Support de chaussette. La présente invention a pour objet un support de chaussette du genre de ceux qui comprennent une partie en ruban destinée à entourer la jambe au-dessus du mollet. Ce support est caractérisé en ce qu'il comprend en outre, pour la suspension de la chaussette, deux parties en ruban dont les directions ont un point de concours à partir duquel ces deux parties s'écartent l'une de l'autre vers le bas, les extrémités de ces parties présentant des organes pour leur fixation à la chaussette.
L'angle compris entre les deux parties de suspension a une valeur qui peut varier entre 90 et 150 et la longueur de ces deux parties, à partie du point de concours de leurs direc tions, peut varier entre 9 et 12,5 cm.
Le dessin ci-acinexé représente, à titre d'exemples, neuf formes d'exécution de l'objet de l'invention.
. Y; -La fi g. 1 montre schématiquement, à " .le du tiers, les valeurs que doivent <B>a</B> approximativement les longueurs des rubans de suspension et leur angle; Les fig. 2 à 10 montrent respectivement les neuf formes d'exécution, et La fig. 11 montre l'une d'elles en position d'emploi.
Comme le montre la fig.11, la chaussette 1 est suspendue, en deux points opposés, au moyen de deux organes d'attache convenables dont les points d'accrochage, indiqués en 2, sont disposés à l'extrémité de deux parties inclinées de suspension 3 d'un même ruban, parties qui se croisent en 4 sur le devant de la jambe, c'est-à-dire sur l'os du tibia sur lequel elles ont un appui fixe; cette région d'appui fixe 4 est maintenue en hauteur par une partie 5 du même ruban qui fait le tour de la jambe au-dessus du mollet et qui se fixe par un organe d'accrochage convenable. La distance du point C (fig. 1), centre de la région 4, à chacun des points 2, est de 10 cm environ et l'angle des deux rubans 3 est d'en viron 1200.
Les deux parties de suspension sont dirigées dans le prolongement des deux bouts du ruban qui entoure la jambe, ce der nier étant plus bas à l'avant qu'à l'arrière.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 2, les parties de suspension 3 forment une seule pièce avec les deux parties 6 et 7 d'un ruban de maintien qui est destiné à faire le tour de la jambe et qui se fixe par un crochet 8 et une agrafe 9. On voit que, de cette façon, les distances des points d'attache de la chaussette au point fixe où se croisent les rubans 3 ne peuvent pas varier et que l'angle de ces rubans 3 reste également in variable.
Dans la forme d'exécution selon la fig. 3, des parties de suspension 3 en ruban forment une seule pièce qui se plie et s'accroche sur un ruban destiné à faire le tour de la jambe 5, comme le représente la figure; si le pli de la pièce qui comprend les parties 3 est fait toujours à la même place, l'angle de ces ru bans et leurs longueurs ne peuvent varier.
Dans les formes d'exécution des fig. 4 et 5, chacune des parties 3 prolonge la partie opposée 6 ou 7 du ruban 5, et ces deux par ties 6 et 7 se fixent l'une sur l'autre, de telle faon que le point de croisée des parties 3 reste fixe ainsi que leur angle.
Dans la forme d'exécution de la fig. 4, cette fixation est assurée par deux boutons 10, tandis que dans la forme d'exécution de la fig. 5, cette fixation est assurée par des coutures 11; au lieu d'être assurée par des coutures, cette fixation pourrait être assurée par collage des deux rubans l'un sur l'autre, par tissage, rivetage ou par tout autre pro cédé.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 6, les parties de suspension 3 sont d'une seule pièce avec les parties correspondantes 6 et 7 du ruban de maintien; les parties de suspension 3 sont passées dans un anneau en ruban 12, disposé comme le montre la figure, et fixé sur les parties 3, de telle façon que ces parties fassent l'angle désiré et aient les longueurs voulues. Comme dans les autres formes d'exécution, les directions des parties 3 ont un point de concours à partie duquel ces deux parties 3 s'écartent l'une de l'autre vers le bas.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 7, les parties de suspension 3 se pro longent au delà de leur point de croisement et se fixent en 13 à un ruban de maintien 5.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 8, le point de croisement des rubans de suspension 3 est relié à un ruban de maintien 5 par un ruban vertical formant patte 14.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 9, les parties de suspension sont des prolongements des bouts de la partie qui en toure la jambe, et sont réunies par un passant assez serré 15 qui reste fixe pendant l'emploi.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 10, le passant 15 ci-dessus est rem placé par un anneau de forme quelconque 16 qui peut être fixé au ruban. Il va sans dire que les supports des fig. 9 et 10 repré sentent aussi des organes de fixation à l'ex trémité des parties de suspension, ces organes n'ayant pas été représentés au dessin.
Pour toutes ces formes d'exécution, la force qui agit sur la chaussette en chacun des points 2 peut se décomposer en deux forces élémentaires (voir fig. 1I) dont l'une, B, est horizontale et tend à appliquer parfaitement sur la jambe le derrière de la chaussette.
Le ruban de maintien pourra comporter un organe d'accrochage réglable situé, de pré férence, à une distance du devant de la jambe comprise entre 5 et Il centimètres.
Un des avantages obtenus par les sup ports décrits est que, par suite des mesures indiquées, les pièces métalliques peuvent tom ber franchement en dehors des parties où elles s'appuyeraient sur un os en provoquant dou leur ou blessure, et cela par tous les usagers dont la taille est comprise dans les limites normales. Ces pièces métalliques sont en outre protégées contre tout contact direct avec la peau.
Un autre avantage de la plupart des supports décrits est que tout l'effort de sus pension est arrêté au point fixe de croisement des parties de suspension et ne peut se trans- mettre au ruban de maintien dont la tension peut donc être coii,idérablement réduite, son seul objet étant de maintenir le point de croisement immobile. La tension de support proprement dite étant indépendante du ruban de maintien, la chaussette reste donc iuimo- bile sans que les mouvements de la marche ou de la course puissent la faire tourner; d'autre part, la contraction du ruban de maintien peut être réduite à un point tel que la circulation du sang n'en est plus gênée.
Un autre avantage des supports décrits est d'ajouter à cette action des parties de sus pension une seconde action horizontale au col de la chaussette, comparable à celle d'une jarretière. En effet, l'inclinaison et la lon gueur des parties de suspension sont calcu lées pour permettre d'exercer, sur les deux côtés opposés de la chaussette, des forces obliques et équilibrées, appliquées de telle sorte qu'elles peuvent se décomposer, avec le maximum d'efficacité, en deux forces verticales assurant le maintien de la chaussette vers le haut,
et en deux forces horizontales dirigées d'arrière en avant et s'exerçant sur une dis tance suffisante pour appliquer parfaitement sur la jambe le derrière de la chaussette et contribuer ainsi à son maintien en l'empê chant notamment de se tasser sous le talon de la chaussure.