Revêtement protecteur, notamment pour toitures-terrasses, toitures cintrées ou en pente, sols de cours, ete. et procédé pour sa construction. Il est d'usage fréquent actuellement de recouvrir les constructions de toitures en ter rasses, de toitures cintrées ou en pente, exécu tées en béton ou en ciment et même quelque fois en bois.
Pour assurer l'étanchéité de ces toitures, on utilise des revêtements imperméables gé néralement constitués par des chapes ou des membranes en asphalte ou en bitume, des feu tres imprégnés, des mastics, des enduits ou des peintures.
Dans bien des cas, ces produits peuvent rester à nu. Cependant, lorsque l'on prévoit sur les constructions une circulation plus ou moins active ou qu'on y doit déposer des ob jets lourds ou susceptibles d'altérer l'étan chéité, il est indispensable de recouvrir le pro duit imperméable d'une protection.
Cette protection est souvent constituée par une chape en béton construite sur sable ou par un carrelage posé à bain de mortier. Elle peut être constituée également par une chape de matière bitumineuse ou asphaltique. Ces protections diverses ont le grave défaut de ne pas permettre l'examen et par consé quent les réparations éventuelles et l'entre tien de la couche étanche sous-jacente.
Il faut, en effet, lorsque l'on veut procé der à une de ces opérations, commencer par démolir la protection existante, ce qui risque d'endommager davantage la couche étanche, puis reconstruire la protection avec des maté riaux neufs lorsque la réparâtion de la couche étanche est faite. On a, en outre, l'ennui d'a voir à descendre et à porter aux décharges publiques les matériaux provenant de la dé molition de l'ancienne protection. Tout ceci constitue un ensemble d'opérations extrême ment onéreux.
On a récemment perfectionné la protec tion des terrasses en recouvrant celles-ci de dalles mobiles placées sur sable et permettant ainsi un accès relativement commode à la couche étanche.
Que ces protections soient placées direc tement sur la couche étanche ou qu'elles soient posées sur une couche de sable, elles offrent l'inconvénient de ne pas permettre une circulation facile de l'eau qui a des dif ficultés à se rendre aux orifices d'évacuation et dont l'action sur l'asphalte ou le bitume n'est pas sans offrir à la longue, quelque danger.
De plus, toutes ces protections n'ont qu'une action calorifuge insuffisante.
La présente invention, faite par M. Albert Campistron, obvie aux divers inconvénients qui viennent d'être signalés.
A cet effet, l'invention a pour objet un revêtement protecteur, notamment pour toitures-terrasses, toitures cintrées ou en pente, sols de cours, etc., caractérisé par des dalles de protection placées les unes à côté des autres et posées, sans être jointoyées, sur une couche portante très perméable reposant elle-même sur une chape d'étanchéité, de fa çon qu'un matelas d'air soit réservé entre cette chape étanche et les dalles de protection et que l'eau provenant de l'extérieur s'écoule rapidement vers les orifices d'évacuation.
L'invention a également trait à un pro cédé de construction d'un tel revêtement. Dans les toitures-terrasses actuellement con nues, sur les reliefs, en raison de l'impossi bilité d'appliquer le même système, le revête ment protecteur de l'étanchéité est générale ment constitué jusqu'ici par un solin en mor tier de ciment épousant la forme du relief et dont la base s'appuie sur la partie horizontale de la forme. Il s'ensuit que, dans la gorge, la couche étanche n'est accessible pour exa men ou réparation, qu'à la condition de démo lir le solin en mortier de ciment, ce qui est coûteux et non sans danger pour le produit d'étanchéité.
On a prévu une construction qui remédie également à cet inconvénient et permet, sans aucune difficulté, l'enlèvement des dalles de la protection horizontale. Elle consiste à éta blir un solin en ciment, en quelque sorte sus- pendu, indépendant de la protection horizon tale et permettant, sans démolition, de déga ger la gorge.
On a représenté sur le dessin annexé, schématiquement et simplement à titre d'exemples, différentes formes d'exécution du revêtement selon l'invention.
Sur ce dessin: La fig. 1 est une vue d'un revêtement protecteur en coupe longitudinale; Les fig. 2 à 5 montrent, en plus, diffé rentes formes de dalles et de plots et diffé rentes façons de les juxtaposer; La fig. 6 représente une forme d'exécution d'un solin suspendu; Les fig. 7 et 8 représentent deux va riantes de ce solin.
Sur la forme 1 est placée, à la façon ha bituelle, la chape étanche 2. Sur cette chape sont placés, dans des positions judicieusement choisies et qui peuvent varier, comme cela ressort des fig. 2 à 5, des plots 3, constitués par une matière bitumineuse imputrescible et qui, tout en étant suffisamment fermes pour supporter non seulement le dallage mais aussi une forte charge que l'on pourrait placer sur celui-ci, jouissent cependant d'une certaine élasticité.
Ces plots peuvent être également consti tués d'autre matière: liège ou agglomérés de liège, bois injecté, feutre ou carton imprégné ou recouvert de bitume ou de goudron, caout chouc, métal creux, etc., bien que ces divers produits n'offrent pas les mêmes avantages et garanties que les plots ci-avant désignés en matière semi-plastique imputrescible.
Sur ces plots 3 sont simplement posées, sans être jointoyées, les dalles 4 constituant la protection. Ces dalles peuvent avoir une forme et une composition quelconques et être juxtaposées de façons diverses comme cela ressort clairement des fig. 2 à 5.
La construction décrite présente les avaxi- tages suivants: a.) La suppression du sable ou du mortier au-dessous des dalles de protection constitue non seulement une économie de prix sensible, du fait de l'amenée et du montage de sable et de son réglage, mais aussi une économie de poids qui varie, suivant l'épaisseur de la couche de sable que l'on place généralement sous le dallage de 30 à 60 kg par mètre carré; b) La pose des dalles et des plots est sim ple et rapide et, par conséquent, d'un prix tris réduit;
c=l II existe, sous la presque totalité du dallage, un vide grâce auquel la chaleur et le son ne se transmettent pas, les plots en ma tière semi-plastique contribuant à la non pro pagation du son et des trépidations; cl) De plus, quelles que soient les pentes ou la forme des toitures ou terrasses, l'eau provenant des pluies pouvant passer par les joints des dalles ou même à, travers celles-ci, circule avec facilité dans tous les sens et se dirige immédiatement vers les orifices d'éva cuation. Il n'y a donc jamais de contact per manent de l'eau et de la couche étanche: e) Les dalles de protection sont amovibles et permettent l'examen facile de la couche étanche, sa réparation rapide et presque sans frais en cas de besoin.
Après la période de ga rantie d'usage elle permet, pour une dépense minime, l'entretien permanent de la terrasse.
On va décrire maintenant le solin sus pendu qui assure la protection des reliefs tout en permettant une visite commode de la couche étanche de ces reliefs. On a supposé sur les fig. 6 à 8 que ce solin était appliqué à une toiture-terrasse munie d'une protection con forme ou analogue à celle représentée sur les fig. 1 à. 5. Il est bien entendu toutefois que ce solin est applicable aux toitures-terrasses mu nies de protections de types différents.
Dans toutes les formes de construction re présentées sur les fi-. 6 à 8, la couche étanche <I>D</I> est posée sur l'enduit de ciment<I>G et H</I> et recouvre les formes de pentes et les reliefs; les éléments amovibles de protection horizon tale (dalles L) sont disposés sur toute la ter rasse et reposent, soit. sur des plots P (fig. 6 et 7)# soit sur du gravier F<B><I>(il,-,.</I></B> 8).
Une feuille C de carton, de feutre bitumé, métallique ou de toute autre matière conve nant pour cette utilisation, est ensuite soudée sur la couche étanche des reliefs, un peu au- dessus du niveau supérieur du dallage et est laissée libre à sa partie inférieure qui vient reposer sur la dalle voisine.
Le solin B est alors exécuté en appliquant le mortier de ciment dans la partie en retrait ou engravée du relief et vient s'appuyer à la base sur la feuille C. Le rôle de cette feuille est uniquement de permettre l'exécution du solin en mortier de ciment et d'empêcher son adhérence avec le dallage. Lorsque le ciment a. fait sa prise il importe peu que cette feuille disparaisse avec le temps.
Ce solin de mortier de ciment tient prin cipalement en place du fait de son agrafage à la construction à la partie supérieure du re trait ou de l'engravure et aussi à l'adhérence très réelle sur le matériau d'étanchéité lors que celui-ci offre, comme la "Callendrite" par exemple, une surface extérieure coriace.
Ce pendant, pour éviter tout décollement ou rup ture du solin provoqué par une cause quel conque, il est recommandé de fixer, préalable ment, dans la partie supérieure du retrait ou de l'engravure, et au moment de l'exécution de ceux-ci, quelques fils de fer A espacés de 30 à 40 cm, dont le prolongement libre sera noyé dans le mortier de ciment du solin.
A défaut de fils de fer placés préalable ment à l'exécution du solin, on peut dans l'en- gravure ou le retrait pratiqué dans la cons truction pour permettre le relief, fixer tous les \?0 ou 25 cm des clous à bateau retenant une bande de grillage métallique qui formera l'armature dudit solin.
La forme de l'engravure ou du retrait pratiqué pour former relief pourra varier, et ce n'est qu'à titre d'exemple qu'on en a repré senté différentes formes sur les fig. 6 à 8.
Avec ce système, si l'on veut examiner ou réparer la couche étanche en un point quel conque du pourtour des reliefs, il suffit de déplacer la dalle voisine de la dalle de rive qui passe sous le solin et de dégager ensuite cette dernière en la faisant glisser à la place de la précédente. L'espace compris entre la base du solin et la couche étanche sous-jacente devenant libre, il est alors loisible d'exa miner cette couche dans la gorge et, éventuel- lement, de la réparer en ce point. Cet espace où l'air circule permet en cas de pluie l'assè chement rapide de la couche étanche et cons- titue un isolement thermique très intéressant.