Procédé pour la reproduction sculpturale d'un objet<B>à</B> trois dimensions par la photographie instantanée. La présente invention a pour objet un procédé pour la reproduction sculpturale d'un objet<B>à</B> trois dimensions par la photo graphie instantanée.
Le p.#,océdé suivant la présente invention permet de reproduire sculpturalement; un ob jet tel qu une personne (en pied ou en buste), ainsi que de reproduire facilement et exacte ment,<B>à</B> échelle agrandie ou réduite, des sculptures existantes.
On sait, qu'il existe d'autres procédés de reproduction sculpturale photographique, pro cédés dits de sculptophotographie, suivant lesquels on prend,<B>à</B> des intervalles de temps minimes, les divers profils, par exemple d'une figure humaine, profils qui forment entre eux certains angles définis. On peut dire que par ces procédés de soulptophotographie on enregistre un relief cartésien polaire de l'ob jet solide<B>à</B> reproduire.
L'inconvénient principal de ces procédés connus réside en ce que les profils enregis- très ne se rapportent pas tous au même ins tant, car leur enregistrement exige un certain temps d'environ 4<B>à 5</B> secondes.
Un autre inconvénient réside en ce que le sujet ou l'objet<B>à</B> reproduire doit être monté sur une plateforme tournante et qu'un appa reil photographique spécial tel qu'un appa reil cinématographique ou autre dispositif connu est nécessaire pour l'acheminement de la matière sensible.
Avec ces procédés, une installation sculptophotograpliique ne peut donc être que relativement coûteuse et son service exige forcément une technicité spéciale.
Le procédé selon l'invention est caracté risé en ce qu'on projette sur l'objet<B>à</B> repro duire un faisceau de plans lumineux paral lèles que l'on photographie dans une direction perpendiculaire auxdits plans parallèles et en restant<B>à</B> la même distance de l'objet<B>à</B> repro duire. Le fait que l'enregistrement s'effectue par photographie instantanée permet de re produire des aspects fugitifs de la vie ou de sujets mobiles. Par exemple, on peut enregls- trer photographiquement une personne ou un cheval en pleine course en disposant con venablement les dispositifs<B>à</B> cet effet.
Afin de mieux mettre la présente inven tion en lumière, on a représenté, au dessin an nexé, une installation permettant la mise en #uvre du procédé selon l'invention.
La fig. <B>1</B> montre en coupe horizontale (suivant la ligne<B>1-1</B> de la fig. 2), un studio ou laboratoire d'enregistrement sculpto- photographique permettant la mise en #u- vre du procédé; La fig. <B>52</B> est une coupe verticale perspec- tivement déformée et faite suivant la ligne 21-2 de la fig. <B>1;</B> La fig. <B>3</B> est un schéma d'un écran<B>à</B> uti liser dans certaines formes d'exécution du procédé.
Dans ces figures, où des symboles de réfé rence identiques désignent des pièces corres pondantes, deux appareils photographiques <B>1</B> et 2 sont mis au point sur le même sujet <B>3</B> placé au centre du studio, par exemple sur un fauteuil 4, le studio étant obscur ou pres que obscur. Le sujet est éclairé de devant et de derrière par deux projecteurs<B>5</B> et<B>6</B> qui dirigent sur le sujet des faisceaux de plans lumineux parallèles ainsi qu'il sera mieux expliqué ci-après. Le studio peut comprendre une chambre fixe et aussi une chambre noire mobile.
Il est<B>à</B> remarquer ici en passant qu'un laboratoire fermé et obscur n'est néces saire que lorsque l'opérateur travaille<B>à</B> la lumière artificelle, alors que lorsqu'il tra vaille<B>à</B> la lumière solaire (voir ci-après), on peut se dispenser de la chambre noire, et il suffira pour les besoins d'interposer entre le soleil et le sujet<B>à</B> reproduire un écran com portant des lignes obscures alternant avec des lignes transparentes, ainsi qu'il est indiqué, par exemple,<B>à</B> la fig. <B>3.</B> Il est préférable que les lignes obscures<B>9</B> aient une largeur plusieurs fois supérieure<B>à</B> celle des lignes transparentes<B>10.</B> L'écran rayé peut être placé, par exem ple,
en<B>11</B> et 12 dans les appareils projec teurs eux-mêmes ou<B>à</B> courte distance de la face et du dos du sujet, ainsi qu'il est indi qué en<B>13</B> et<B>13' à</B> la fig. <B>1.</B> Dans les deux cas, il est nécessaire que les plans lumineux qui frappent la face du sujet ou de l'objet <B>à</B> reproduire soient parallèles entre eux.
Pour parvenir<B>à</B> ce résultat, on pourra munir les appareils projecteurs<B>5</B> et<B>6</B> de len tilles ou de miroirs propres<B>à</B> produire un faisceau de rayons parallèles de diamètre suffisant ou bien on pourra utiliser un fais ceau de rayons solaires dirigé sur l'objet<B>à</B> reproduire<B>à</B> travers ledit écran rayé<B>13, 13'.</B>
Pour obtenir qu'un faisceau de rayons so laires vienne frapper convenablement le sujet placé dans le studio, un système de miroirs ou tout autre système optique approprié peut être employé, ou bien on peut opérer en plein air ainsi qu'il est dit ci-dessus.
Dans la pratique, la distance entre les plans lumineux peut varier de<B>1 à 5</B> mm, mais il va sans dire que ces chiffres ne sont donnés qu'à titre tout<B>à</B> fait indicatif, aucune limite fixe n'ôtant imposée dans le choix de la distance entre les plans lumineux paral lèles, cette distance dépendant des dimen sions du sujet ou de l'objet et des détails qu'on désire reproduire. Chaque plan lumi neux comprend une nappe de lumière propre ment dite dont l'épaisseur peut varier d'une fraction de millimètre<B>à</B> plusieurs millimètres et au delà.
Si, par exemple, les plans lumineux<U>ont</U> une épaisseur de<B>0,25</B> mm et que la distance entre les plans lumineux soit de 2,5 <B>mm il</B> tombera environ<B>60</B> plans lumineux sur la figure d'une personne, ce qui veut dire qu'il <B>y</B> aura environ<B>60</B> lignes d'intersection entre la surface faciale et les plans susindiqués.
Si, la disposition étant celle que montre <B>la</B> fig. <B>1,</B> on prend une photographie au moyen de chacun des appareils<B>1</B> et<B>2,</B> cha que photographie aura enregistré<B>30</B> profils ou<B>30</B> lignes d'intersection pour la partie antérieure de la tête et un égal nombre de profils pour la partie postérieure. Les appareils projecteurs<B>5</B> et<B>6</B> ou sui vant le cas les écrans rayés lâ et<B>13'</B> doivent être placés de manière que le faisceau de plans provenant d'un appareil projecteur donné ou d'un écran donné coïncide exacte ment avec un autre faisceau de plans éma nant de l'autre appareil ou de l'autre écran.
L'objet<B>à</B> reproduire sera coloré si possi ble au moyen d'une poudre (par exemple un fard) ou autre enduit actinique.<B>1</B> On établit ensuite un certain nombre de silhouettes (en carton, contreplaqué ou au tre matière) dont l'épaisseur est égale<B>à</B> l'intervalle entre deux plans lumineux con sécutifs et dont les profils sont égaux<B>à</B> ceux qui sont photographiés (et éventuellement agrandis ou réduits) après quoi on pourra assembler toutes ces silhouettes, de manière à former un solide qui est géométriquement semblable au sujet ou<B>à</B> l'objet photographié. Par la réunion des silhouettes complémen taires, on obtient, d'autre part, un solide creux qu'on peut employer directement comme matrice ou moule pour la reproduc tion.
Ce procédé peut être assimilé au vieux procédé pour la construction des cartes en relief suivant lequel on découpe dans du carton ou d'autres matières convenables les profils des courbes de niveau et on les colle ensemble.
Les inégalités des surfaces résultant du fait que le relief de celles-ci est discontinu seront compensées en remplissant les gradins existant d'un profil<B>à</B> l'autre au moyen d'une substance plastique convenable, comme du mastic de sculpteur.
Pour transposer la photographie du sujet' enregistré de la façon indiquée ci-dessus, on peut aussi procéder de la manière suivante: Au moyen d'un pantographe, on reporte sur la pièce<B>à</B> laquelle on travaille chaque courbe de niveau sans qu'il soit nécessaire de découper la photographie ou d'en faire des silhouettes en bois ou analogues ainsi qu'il a été dit ci-dessus. Un tel pantographe peut être, par exemple, du type communément em- ployé dans la construction de modèles de na vire d'après des plans sur lesquels les divers profils du na-vire considéré se rapportent<B>à</B> des niveaux différents.
<B>A</B> l'extrémité reproductrice de ces panto graphes on utilise communément de petites fraises<B>à</B> découper la cire ou le bois. Dans le cas de reproduction de sculptures on pourra employer au lieu d'une fraise un poinçon ou un couteau convenablement façonné.
Après qu'on aura tracé chaque courbe de la photographie, on augmente la masse plas tique perpendiculairement au plan de la courbe qu'on<B>y</B> a<B>déjà</B> gravée, d'une épaisseur égale<B>à</B> la distance entre les lignes médianes des divers plans lumineux qui ont déterminé la formation des silhouettes ou profils sur la photographie, ou on l'augmente d'une quan tité proportionnelle suivant l'échelle d'agran dissement; ou de réduction adoptée pour la sculpture.
La dernière touche<B>à</B> l'ouvrage sculptural ainsi obtenu est donnée manuellement par des artistes. Pour reproduire statuairement; en marbre ou en bronze la reproduction solide ainsi obtenue on effectue les moulages habi tuels qui n'ont pas<B>à</B> être décrits.
Les silhouettes agrandies peuvent aussi servir comme contrôle lorsqu'on traduit le modèle de glaise en une #uvre monumentale, facilitant ainsi le travail de sculpteur.
On peut aussi donner au plan lumineux la même épaisseur qu'au plan obscur et consi dérer comme des profils successifs les lignes de séparation entre un plan lumineux et un plan obscur.
<B>A</B> titre de contrôle, on pourra employer des appareils de prise de vues photographi ques supplémentaires 14 et<B>15</B> permettant d'enregistrer les régions qui ne peuvent pas être photographiées par les appareils<B>1</B> et 2.
La prise de vues peut aussi s'effectuer au moyen de deux appareils cinématogra phiques synchronisés afin qu'on puisse choi sir parmi beaucoup d'autres les deux photo graphies qui con-viennent le mieux pour la reproduction.