Procédé permettant de réunir l'une à l'antre deux extrémités se recouvrant d'un lien constitué par un ruban métallique. L'objet de l'invention est un procédé per mettant de réunir l'une à l'autre deux extré mités se recouvrant d'un lien constitué par un ruban métallique.
Ce procédé est caractérisé en ce que, le ruban étant en place sur l'objet à lier, on dé coupe simultanément au travers des deux épaisseurs de ses extrémités se recouvrant, au moins deux couples de languettes orientés en sens inverse l'un de l'autre et dont on replie simultanément les languettes de l'un d'un côté, celles de l'autre de l'autre côté du lien, de sorte que chaque couple de languettes re pliées en comprend une qui, découpée dans une extrémité du: ruban, passe au travers de l'ouverture provenant du découpage de la languette correspondante dans l'autre extré mité, l'orientation des languettes repliées étant telle que la traction à laquelle est sou mis le lien tend à faire pénétrer la première languette précitée dans l'ouverture correspon dante de l'autre.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, quelques manières de réunir l'une à l'autre deux extrémités d'un ruban métal lique, en se conformant au procédé selon l'invention.
Les fig. 1 et 2 représentent, la première en perspective et la seconde en vue latérale, une liaison comportant quatre couples de lan- 'guettes.
Les deux extrémités à réunir d'un même ruban métallique sont désignées ici par a et b. Les quatre languettes de l'extrémité a portent les références d, <I>a2,</I> a3 et a4, les qua tre languettes de l'extrémité b recouvrant l'extrémité a portent les références correspon dantes V, b2, b3 et b4. Les couples de lan guettes sont donc constitués par d, b1, par a2, bz, par a3, b3 et par a4,
b4. Le lien étant maintenu tendu autour de l'objet à attacher, ces languettes ont été découpées simultané ment au travers des deux extrémités du ru ban se recouvrant, le moyen utilisé pouvant être quelconque et ne faisant pas partie de l'invention.
Comme le montre le dessin, les couples de languettes<I>a',</I> b1 <I>et</I> a2, b2 sont de direction opposée à celle des couples de languettes a', b' et a4, b4, autrement dit par rapport au plan du ruban, les deux premiers couples sont recourbés extérieurement d'un côté de celui-ci et les deux autres couples de l'autre côté. Ainsi, chaque couple comprend une languette qui, découpée dans une extrémité du ruban, passe au travers de l'ouverture provenant du découpage de la languette cor respondante dans l'autre extrémité.
Ainsi, pour le couple a', b', on voit que la languette a' passe bien au travers de l'ouverture pro venant du découpage de la languette b'. L'o rientation des languettes repliées est d'autre part telle, que la traction à laquelle est sou mis le lien, et que montrent les flèches des fig. 1 et 2, tend à faire pénétrer la première des languettes ci-dessus, donc par exemple la languette a', dans l'ouverture laissée par l'autre b', tandis que, si l'orientation était in verse, la traction du lien aurait pour effet d'extraire les languettes des ouvertures cor respondantes et il n'y aurait aucune liaison.
En réalité, les deux extrémités du lien ne conservent pas la position représentée aux fig. 1 et 2, car, une fois les languettes dé coupées et le lien abandonné à lui-même, les extrémités<I>a</I> et<I>b</I> se déplacent l'une par rap port à l'autre dans la direction des flèches, jusqu'à ce que chaque languette d'un couple soit venue se crocher dans l'ouverture corres pondante de l'autre languette.
La fig. d montre, pour une languette sup posée découpée dans l'extrémité a et désignée par a', comment on peut augmenter la rigi dité de ladite languette, en lui donnant une forme légèrement cintrée.
I1 est évident qu'au lieu de quatre cou ples de languettes, on pourrait en avoir seu lement deux, mais on pourrait aussi en avoir plus de quatre, leur nombre restant de préfé rence pair, afin de pouvoir en orienter un même nombre dans chaque direction. Les fig. 4 à 6 montrent également une liaison comportant quatre couples de lan guettes, mais celles-ci sont trapézoïdales au lieu d'être rectangulaires, comme cela se voit dans l'exemple précédent. Pour ces languettes trapézoïdales, la petite base du trapèze con stitue l'extrémité libre et sa grande base cor respond à la section par laquelle la languette reste attachée au ruban.
Les ouvertures cor respondantes sont naturellement aussi trapé zoïdales, puisqu'elles sont formées par le dé coupage des languettes. Les références des fig. 4 à 6 sont les mêmes que précédemment, c'est-à-dire que les deux extrémités du ruban sont désignées par a et b et les couples de languettes par les mêmes lettres, munies d'in dices correspondants.
La fig. 4 montre le lien encore tendu et au moment où, les languettes ayant été dé coupées, elles ont déjà été recourbées de part et d'autre du plan du ruban.
La fig. 5 montre le même lien, abandonné à lui-même, ses extrémités a et b s'étant lé gèrement déplacées l'une par rapport à l'au tre et, comme il a été dit plus haut, dans un sens tendant à faire pénétrer l'une des lan guettes de chaque couple dans l'ouverture de la languette correspondante. Mais étant donné la forme trapézoïdale de ces parties, on voit, comme l'indique la fig. 5 et plus en détail la fig. 6 à plus grande échelle, que la base plus large de la languette pénétrante viendra se coincer en c contre les bords convergents de l'ouverture.
Ce coincement aura pour ef fet de donner plus de rigidité à la liaison ainsi obtenue, car il cause en particulier un rapprochement des deux extrémités se recou vrant, qui sont ainsi d'autant plus fermement appliquées l'une contre l'autre que la traction est plus forte.