Appareil destiné à attirer l'attention du publie. La présente invention a pour objet. un appareil destiné à attirer l'attention du pu blie par les mouvements d'au moins un fluide. Il est destiné en particulier à attirer l'attention du public, des passants, etc., sur une réclame ou autre objet se trouvant, par exemple, dans une vitrine, une exposition, etc.
Cet appareil est caractérisé en ce qu'il comporte au moins une colonne creuse en communication à sa partie inférieure avec un vase, ces récipients contenant au moins un liquide, un dispositif étant prévu pour provo quer l'introduction d'un gaz dans le liquide au bas de la colonne et pour provoquer l'as cension du liquide dans cette colonne, le gaz étant éliminé du liquide au haut de cette der nière et le liquide retournant par gravité au bas de la colonne en empruntant un che min différent de celui de son ascension, de manière à effectuer un cycle fermé.
Par l'introduction de bulles d'air ou d'un autre gaz dans le bas de la colonne, ou par ébullition du liquide dans la colonne, on abaisse la densité de la masse fluide, de sorte que l'équilibre des récipients communicants est dérangé. Le liquide allégé s'élève dans la co lonne jusqu'à ce que sa pression hydraulique soit de nouveau égale à la pression du liquide dans le vase communicant. Si la colonne est trop courte pour permettre l'établissement de cet état d'équilibre, le liquide se déverse par le haut de la colonne. En le ramenant dans le. vase communicant, on établit une circula tion continue du liquide dans l'appareil.
Par un arrangement convenable de la forme des récipients et par l'utilisation des propriétés optiques du liquide en combinaison avec l'éclairage, on peut obtenir des effets qui frappent l'oeil.
Il est possible d'employer des gaz ayant une action chimique sur le liquide, par exem ple l'anhydride carbonique ou de l'air conte nant un peu d'ammoniaque, dans le but de provoquer un virement de couleur du liquide (eau teintée par un indicateur de titration).
Le liquide utilisé dans l'appareil peut être un liquide homogène ou plusieurs liquides (deux et même trois) mutuellement inso- lubles. Les différents liquides mutuellement insolubles ont généralement des densités dif férentes, de sorte qu'ils forment dans le vase communicant des couches superposées. La co lonne montante peut être parcourue par le li quide le plus dense qui retombe ensuite à tra vers le liquide surnageant. S'il y a plusieurs colonnes, les différents liquides peuvent s'é lever dans des colonnes différentes. Les cou ches peuvent se distinguer par leurs indices de réfraction, leurs teintes, ete.
On peut aussi mettre en suspension dans le liquide des corps solides, par exemple des paillettes scintillantes. Si la circulation pro cède par ébullition, il est avantageux de choi sir un liquide à point d'ébullition bas. Quand il y a deux liquides, on choisit pour la couche inférieure de préférence un liquide avec un point d'ébullition plus bas que celui de la couche surnageante. On n'emploiera de pré férence que des liquides non inflammables.
.Le reflux du liquide élevé par la colonne peut se prêter à un grand nombre d'effets. Ceux-ci peuvent être de nature mécanique, par exemple une cascade, une roue actionnée par le flux, une petite turbine à réaction, etc.
On peut éclairer spécialement l'appareil pour faire ressortir de manière plus frappante qu'à la simple lumière naturelle le jeu du mouvement des fluides, éventuellement la couleur, la réfraction et la réflection du li quide. En général, un éclairage d'en bas à tra vers le liquide est très effectif. La source de cet éclairage, par exemple une ampoule à in candescence, peut servir comme source de chaleur pour faire bouillir le liquide.
L'éclairage peut mettre en relief le cir cuit entier du liquide ou seulement une par tie, par exemple l'écoulement de la colonne ou le ruissellement d'un liquide lourd à tra vers un liquide léger.
Le dessin annexé représente schématique ment,- et à titre d'exemple, quatre formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 montre en élévation un appareil avec deux liquides attirant l'attention sur une inscription; La fig. 2 est une vue semblable d'un ap pareil avec un seul liquide et pouvant servir de cadre à une réclame; La fig. 3 montre un appareil à deux li quides; La fig. 4 représente également un appa reil à deux liquides, et La fig. 5 est une vue de détail d'une partie de l'appareil de la fig. 4.
Dans la fig. 1, le chiffre 1 désigne un cy lindre en verre, cimenté dans une base mé tallique 4 pourvue d'un puits 5. Le haut du cylindre est fermé par un couvercle étanche \? portant un tube réfrigérant 3 en aluminium. Une ampoule électrique 6 est fixée au fond du puits dans une douille étanche. Le puits est rempli, par exemple, de chlorure de mé thylène 9 (point d'ébullition 42 ) teint en bleu foncé par un colorant insoluble dans l'eau. Le cylindre de verre contient de l'eau 10, par exemple colorée par de la fluorescéine en jaune-vert. La colonne creuse montante 7 en verre est fixée au-dessus de l'ampoule; elle est entièrement immergée dans l'eau.
Entre l'orifice supérieur de la colonne et le fond du cylindre, se trouve une série de lettres 8 en verre creux: Cet appareil fonctionne de la manière suivante: la chaleur dégagée par l'ampoule cause l'ébullition du chlorure de méthylène qui monte dans la colonne et se déverse dans le creux de la première lettre. De là, il re tombe à travers la série des lettres pour re joindre le liquide dans le fond. Les quelques bulles de vapeur qui s'échappent à. travers l'eau sont condensées dans le tube 3 qui pour rait éventuellement être refroidi et retombent. dans le cylindre. Eclairées par l'ampoule, les lettres se présentent en bleu dans un milieu à fluorescence verdâtre et se font remarquer par le mouvement irrégulier du liquide bleu.
L'appareil représenté à la fig. 2 est en tièrement en verre et comporte une colonne montante 1 qui déverse son liquide dans le vase communicant 2 plus large. La partie horizontale 3 contient des électrodes 4 et 5 reliées à une source de courant continu, de sorte que 4 est la cathode. L'appareil peut contenir une solution diluée de sulfate de soude avec un peu de phénolphthaléine. Si on l'éclaire de manière qu'il réfléchisse la lu mière, on suspend dans le liquide des paillettes d'écailles de poisson ou de mica. En faisant passer le courant entre les élec trodes, on provoque un dégagement d'hydro gène à la cathode 4. Le gaz diminue la masse liquide-gaz contenue dans la colonne et pro voque la mise en circulation du liquide.
Le liquide se trouvant dans la colonne étant al- ealin par la, soude formée en même temps que l'hydrogène, est coloré en rouge intense par la phénolphtaléine. L'oxygène dégagé à l'a node 5 s'échappe par le vase communicant qui est trop large pour que son contenu diminue sensiblement de poids. Le gaz remue le li quide, de sorte que l'acide généré à l'anode neutralise rapidement l'alcali apporté par la colonne montante. Le liquide en 2 et en 3 est donc incolore.
On pourrait électroliser d'autres solutions contenant d'autres indicateurs. Ainsi, la méta. crésolsulfonphtaléine tétrabromée vire du jaune au bleu, l'orthocrésolsulfonphtha- léine dibromée du jaune au violet, la phénol- sulfonphthaléine du jaune au rouge, l'alpha- naphtolphthaléine du rouge au bleu, etc.
Le liquide change donc de couleurs au mo ment de son entrée dans la colonne, tandis que le changement inverse se produit quand le liquide se mélange à la solution dans le vase communicant.
Dans la fig. 3, le vase en verre 1 con tient une couche de liquide inférieure 4 qui est entraînée par un gaz insufflé de l'exté rieur dans la buse 3. Pour éviter des pertes par évaporation, on choisit un liquide peu volatil, par exemple le pentachloréthane (point d'ébullition 159 ) qu'on peut teindre en rouge. La couche surnageante .5 est de l'eau. La colonne montante 2 porte un arran gement de cascade 6 au-dessus du niveau de l'eau. Le liquide lourd qui retombe en sui vant la, paroi en forme de cône renversé du vase 1 peut être dirigé par des creux de la paroi pour former des lettres ou des dessins.
Le gaz insufflé dans la buse 3 peut provenir d'un compresseur ou d'un réservoir de gaz comprimé, etc.; la buse peut être remplacée par des tubes poreux, perforés, etc.
Dans la fig. 4, le chiffre 1 représente un pot de verre qui contient une couche d'eau 2 et une couche d'huile minérale 3. Dans l'eau est fixée une cloche 4 qui porte la colonne montante 5. Un tube étroit 6 aboutit dans la cloche et y amène un faible courant d'eau. Dans un dispositif 7, des bulles d'air sont as pirées par le courant d'eau qui les entraîne dans la cloche. La hauteur du tube 6 doit être suffisante pour que la pression hydraulique de sa colonne d'eau allégée par l'air aspiré dépasse la pression dans la cloche. Les bulles d'air amenées dans la cloche actionnent la co lonne montante en diminuant le poids de la masse liquide-gaz contenue dans celle-ci.
De cette manière, on obtient un mouvement circulatoire très fort dans l'eau du pot par l'apport d'une petite quantité d'eau sous pres sion. L'excès d'eau s'écoule par un tube 8 dont on règle la hauteur pour fixer le niveau de l'eau dans le pot à l'endroit voulu d'après le principe du vase florentin. Le haut de la colonne montante est entouré par une petite turbine à réaction 9 représentée en plan à la, fig. 5. Le poids de cette turbine est tel qu'elle flotte sur l'huile en ayant ses orifices de sortie en dessous de la surface 10. L'écou lement de l'eau par les orifices de la turbine détermine un mouvement rotatif, et l'eau re tombe à travers l'huile en pluie fine.
Dans les deux dernières formes, le reflux divisé en gouttelettes retombant sur le li quide ou à travers la couche surnageante, peut donner des effets optiques par un éclai rage et une coloration appropriés. Le li quide plus lourd peut refluer à travers la couche supérieure - différente par la cou leur et la réfraction - dans des tubes de verre formant des dessins ou des lettres, ou bien il peut ruisseler sur des objets solides (lettres, etc.).