CH186277A - Procédé de purification des eaux d'égouts et autres liquides résiduels. - Google Patents

Procédé de purification des eaux d'égouts et autres liquides résiduels.

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CH186277A
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  Procédé de Purification des eaux d'égouts et autres liquides résiduels.    La présente invention a pour objet un  procédé de     purification    des eaux d'égouts et  autres liquides résiduels,     contenant    des ma  tières putrescibles en suspension, en enlevant  ces matières de ces liquides. Le     procédé    de       l'invention    peut être employé d'une manière  particulièrement avantageuse dans la pre  mière phase du procédé de purification des  eaux d'égouts et autres liquides résiduels, dé  crit au -brevet suisse no 171383 du 28 avril  1933.  



  Dans les eaux d'égouts brutes ordinaires  et dans les liquides résiduels analogues, les  matières putrescibles consistent en diverses  combinaisons contenant du carbone, de     Plhy-          drogène,    de l'azote, du soufre,     ëtc.,    et elles  sont présentes sous deux formes,     notamment:     la forme insoluble (matières en suspension)       et1a    forme soluble. On a l'habitude, dans  n'importe quelle opération de traitement des  eaux d'égouts, d'enlever les matières inso  lubles les plus grossières et les     phis    lourdes,  par tamisage (filtration grossière).

   Après ce  tamisage, la concentration des matières     pu-          trçsçib!ps    insolubles restant dans l'eau<B>d'é-</B>         gouts    est extrêmement faible, par exemple  pour une eau de ville, moyenne, cette concen  tration est- pour 1 million de parties d'eau,  d'environ 150 à 200 parties de matières so  lides finement divisées ou dispersées, en ma  jeure partie en     suspension    colloïdale. Ces ma  tières putrescibles finement divisées compren  nent des composés simples et complexes ré  sultant de la décomposition des     protéines.     



  Le     procédé,    objet dé la présente invention,  est caractérisé en ce que l'on soumet le li  quide à traiter à une aération, laquelle est  effectuée au     moins        èn        partie    après adjonction,  à ce liquide, de boue formée préalablement  selon le procédé et d'au     moins    un composé mé  tallique soluble propre à former un précipité  basique dans les conditions de traitement,  pour     coaguler    les matières en     suspension    en  une boue     précipitable,    et en ce que l'on sépare  la boue résultante du liquide l'accompagnant,

    la boue séparée étant en partie ajoutée à une  nouvelle portion de liquide à     traiter.     



  On préfère employer, comme composé mé  tallique, un ou plusieurs composés solubles  du fer     ôu    de     l'aluminium,    en     adionotiQn    à      l'eau d'égouts devant être aérée. On peut  employer, par exemple, du sulfate     ferreux,     du sulfate ferrique ou du sulfate d'alumi  nium, ou     n'importe    quel mélange désiré de       ces    composés.  



  Dans la forme d'exécution préférée du  procédé de     l'invention.,.    la boue ramenée dans  le procédé est ajoutée à l'eau d'égouts au com  mencement du traitement     d'aération    ou     très     peu de temps après que l'eau     brute    a     pénétré     dans le récipient d'aération. Le composé mé  tallique peut être ajouté à l'eau d'égouts à  n'importe quelle phase désirée du traitement  d'aération. Lorsque l'on emploie du sulfate       ferrique,        il    est préférable de l'ajouter à l'eau  d'égouts au cours de l'aération entre deux et  quinze minutes avant la fin du traitement  d'aération.

   Le sulfate d'aluminium est égale  ment ajouté de préférence entre     environ    deux  et quinze     minutes    avant la     fin    du traitement  d'aération. Le sulfate ferreux est de préfé  rence-     ajouté    à l'eau d'égouts, entre     dix    et  trente     minutes    avant la fin du traitement  d'aération.  



  De bons     résultats    peuvent être obtenus si  la durée de l'aération     suivant        l'adjonction    du  ou des composés métalliques solubles (sulfate  ferrique, sulfate d'aluminium, etc.) est juste  suffisante pour     permettre    une     dissémination     complète du composé.

   La durée de     l'aération     peut varier     considérablement.    De bons résul  tats peuvent être obtenus si l'aération est  exécutée     pendant    une durée     d'environ    une  demi-heure ou moins et on ne retire que peu  d'avantages supplémentaires, si ce n'est au  cun, en     poursuivant        l'aération    pour une du  rée de temps plus     longue        qu'une    heure en  viron.  



  Si le pH de l'eau d'égouts est 7 ou moins,  vers la fin de la période d'aération et si l'on  désire augmenter le pH à     une    valeur supé  rieure à 7, on peut ajouter     une    quantité d'un  agent alcalin, tel que de la chaux, suffisante  pour augmenter le pH. à la valeur désirée,  avant la fin du traitement d'aération.

   Habi  tuellement, il ne sera pas     nécessaire    ou dési  rable ,d'ajuster le pH de l'eau d'égouts par       l'adjonçtion        d'un    agent     a1Galixi,        vu.    due l'on    a trouvé qu'une précipitation, une sédimenta  tion et une clarification très satisfaisantes,  peuvent être obtenues même lorsque le pH est  considérablement au-dessous de 7. Si l'adjonc  tion d'un agent     alcalin.    est désirée ou requise  pour n'importe quel but, il est préférable  d'ajouter cet agent après que le composé mé  tallique soluble a été additionné et entière  ment     disséminé    dans toute l'eau d'égouts.

    Après l'aération et pour séparer la boue du  liquide l'accompagnant; l'eau peut être intro  duite de préférence dans un     clarificateur        au-          jessous    d'une couche ou d'une couverture de  boue de sédimentation, de telle sorte que le  liquide s'écoule vers le haut à travers la cou  verture de sédimentation et déborde du     cla-          rificateur    en     entraînant    une quantité prati  quement négligeable de matières suspendues.  



  Voici, à titre d'exemple, comment le pro  cédé de l'invention peut     être    exécuté en pra  tique  L'eau d'égouts brute, après avoir été gros  sièrement filtrée     d'une    manière appropriée,  est mélangée avec de la boue ramenée dans le  procédé, dans un récipient d'aération et on  commence     l'aération    du mélange.

   Le récipient  d'aération employé est de préférence du     type     qui permet un     écoulement        continu    du mé  lange subissant le     traitement,    à partir d'une  extrémité d'entrée à une extrémité de     sortie,     et la vitesse d'écoulement est de préférence  contrôlée pour     qu'une    durée d'environ une  heure s'étende entre le moment d'entrée et     Ie     moment de sortie de l'eau d'égouts.     L'aération     de l'eau d'égouts est de préférence     poursuivie     pendant toute sa période de détention dans le  récipient d'aération.  



  Pendant que le mélange subissant le trai  tement     s'écoule    à     travers    le récipient d'aéra  tion, un composé soluble du fer, de préfé  rence sous forme d'une     solution    de sulfate  ferrique contenant     cinquante    grammes par  litres, est ajouté au mélange en un point cor  respondant à un intervalle de temps d'envi  ron deux à quinze minutes avant le moment  de     sortie    du mélange hors du récipient. Une  diffusion rapide de la solution dans tout le  mélange, est produite par l'agitation résultant      de l'aération. L'oxygène de l'air maintient le  fer à l'état. ferrique.

   Lorsqu'un sel     ferreux,     tel que le sulfate ferreux, est employé, l'oxy  gène de l'air transforme le fer à l'état fer  rique.  



  L'eau d'égouts brute introduite, présente  habituellement un pH d'environ 7 à 7,5. Lors  du traitement de coagulation, le fer est pré  cipité, probablement sous forme     d'hydroxyde     ferrique, aussi bien que sous forme de com  posés ferriques organiques simples et com  plexes. Les ions sulfate du sulfate ferrique  ajouté, tendent à abaisser le pH de l'eau d'é  gouts à une valeur inférieure à 7, mais cette  tendance est grandement compensée par les  effets de l'aération et par la boue ramenée  dans le procédé, et l'eau d'égouts, à la fin du  traitement avec le sulfate ferrique, peut avoir  un pH équivalent à celui de l'eau d'égouts  brute d'entrée.

   Pratiquement, tout le fer  ajouté comme sulfate ferrique est précipité,  et on remarque que ce fer précipité, ainsi que  le fer ramené avec la boue, forment une  masse floconneuse     d'hydroxyde    ferrique qui  agit comme un collecteur pour les matières  en suspension. La boue ramenée dans le pro  cédé et le traitement d'aération aident éga  lement la précipitation des matières en sus  pension. L'aération de l'eau d'égout provoque  également     l'oxydation    d'une quantité considé  rable de matières putrescibles dissoutes.  



  La quantité de fer ajoutée à l'eau d'é  gouts, dépend, dans une certaine mesure au  moins, de la     quantité    de matières putrescibles  en suspension dans cette eau. Lors du traite  ment d'eaux d'égouts de ville,     cinq    à     vingt-          cinq    parties de fer par million, produisent une  coagulation et une précipitation satisfaisantes  des solides en suspension et, en général, moins  de vingt parties de fer par million de parties  d'eau, produisent des résultats satisfaisants.

    Lors du traitement de liquides résiduels in  dustriels, tels que     ceux    provenant, par exem  ple, des laiteries ou des fabriques de con  serves, vingt à cinquante parties de fer par  million de parties de liquide, peuvent être né  cessitées pour produire une     coagulation    et       une        précipitation        satisfaisantes    des solides en    suspension. Une aération satisfaisante est "ob  tenue avec 0,25 à 2,9 litres d'air pour 4,5     lî-          tres    d'eau d'égouts traitée.

   Il apparaît que  l'oxygène de l'air employé pour l'aération, est       principalement    utilisé pour oxyder les ma  tières putrescibles et n'est     pas    absorbé par la  boue. Ceci est indiqué par     l'élimination    ra  pide des matières putrescibles dissoutes et par  la présence d'oxygène dissous dans le trop  plein du     clarificateur.     



  Si l'ajustement du pH est     désirable    après  le traitement avec le sulfate ferrique, on peut  ajouter, pendant l'aération, un agent alcalin,  tel que de la chaux, en     quantité    suffisante  pour donner un pH de la valeur désirée. L'a  justement du pH à une valeur supérieure à 7  peut quelquefois améliorer la sédimentation  et la filtration. La chaux est préférable aux  autres agents alcalins, pour cette opération,  parce qu'elle donne des flocons plus denses  et qui précipitent très     rapidemént,        et    parce  qu'elle est peu coûteuse. La chaux est de pré  férence ajoutée à l'eau d'égouts sous forme de  lait de chaux, à raison de 50 grammes de       chaux    par litre de lait.

   Lorsque des matières  putrescibles dissoutes doivent     être    ensuite re  tirées de l'eau d'égouts par un traitement d'é  change de base (zéolite), il est préférable de  régler soigneusement la quantité de chaux ad  ditionnée à l'eau d'égouts, pour obtenir un  pH compris     entre    7,2 et 7,6     environ.     



  Après le traitement à la chaux, l'eau d'é  gouts peut passer     dans    un     clarificateur,    dans  lequel elle est introduite près du -fond, en  montant à travers une couche de boue de sé  dimentation. Le liquide clarifié s'écoule au  haut du     clarificateur    et la boue     sédimentée     est retirée au bas du     clarificateur,    de préfé  rence en étant râtelée ou travaillée d'une au  tre manière mécanique le long du fond du     cla-          rificateur    dans la     direction    de l'orifice de dé  charge de la boue.

   Le     liquide    surnageant est       pratiquement    exempt de matières en suspen  sion et peut avantageusement être soumis à  un traitement d'échange de base comme celui  décrit au brevet no 171383.  



  La boue provenant du fond du     clarifica-          teur        peût        $tre        conduite    en partie dans un      épaississeur et en     partie    dans le récipient       d'aération.    Le liquide clarifié s'écoule au haut  et     la;    boue déposée est     retirée    au bas de l'épais  sisseur. Les produits quittant le     clarificateur     et l'épaississeur peuvent être     combinés    pour  être mis de côté d'une manière appropriée ou  pour     être        traités    subséquemment.

   La boue ve  nant de l'épaississeur contient     environ    3 à 10  de solides, elle peut être conduite en partie  au récipient d'aération et en partie à un fil  tre par     aspiration,    dans lequel sa teneur en  humidité est abaissée.

   Toute la boue utilisée  pour traiter de nouvelles portions de liquide  peut -être obtenue du     clarificateur,    ou bien  toute     cette    boue peut être obtenue de l'épais  sisseur, ou encore une partie peut. être obte  nue, de l'épaississeur et une partie du     elarifi-          cateur.    Environ 20 à 75 % de la boue est ra  mené au récipient     d'aération.    La quantité de  boue renvoyée peut varier     considérablement.     Habituellement, le renvoi de     1:

  a'    boue peut       être    commandé avantageusement de manière à  établir dans le mélange de boue et d'eau  d'égouts soumis au traitement dans le réci  pient d'aération, une quantité de matière en  suspension égale à environ de 2 à 8 fois la       quantité    de     matières    suspendues dans l'eau  d'égouts     brute    reçue.  



  Lors de la réalisation     pratique    du pro  cédé, on préfère     détruire    complètement les       matières    organiques se     trouvant    dans le gâ  teau de filtrage, par incinération. Un four  à incinérer, rotatif,     consistant    en deux par  ties, à savoir une partie de séchage et une  partie de     combustion,    est     admirablement    bien  adapté à ce but. Dans les deux     parties    de sé  chage et de     combustion    de ce four, l'air se dé  place     concurremment    avec les solides et les  gaz.

   La     partie    de séchage     fonctionne    à une       température    qui ne doit pas provoquer la dé  composition ou la carbonisation de la boue, et  la partie d'incinération .fonctionne à une tem  pérature     d'environ   <B>650</B> à 700  'C. Cette tem  pérature     d'incinération    est suffisamment éle  vée pour détruire les matières putrescibles.

   La  température d'incinération est de préférence       maintenue    au-dessous de 700   C, de manière  à     éviter    un     frittage    du résidu.     ZTnç        bpune    par-         tie    de la chaleur nécessaire à     l'incinération    est  obtenue par la combustion de la boue. En fait,  la valeur calorifique de la boue est telle que  pour une opération sur une grande échelle, au  cun     combustible    supplémentaire n'est néces  saire pour l'incinération.  



  Le résidu de     l'incinération    peut être traité  avec de l'acide sulfurique pour en régénérer  du     sulfate    ferrique qui est de nouveau uti  lisé dans     1e_    procédé.  



  La figure unique du dessin     annexé    mon  tre schématiquement une disposition pouvant  être adoptée pour exécuter le procédé de l'in  vention.  



  L'eau d'égouts .brute passe en premier  lieu à travers un tamis grossier et     ensuite    à  travers un fin tamis (non représentés au  dessin) pour enlever les matières solides gros  sières et lourdes. L'eau d'égouts ainsi tamisée  est traitée selon le procédé de l'invention.  



  Dans     l'appareil    représenté au dessin, l'aé  ration de l'eau d'égouts. est exécutée dans     un     long réservoir ou bassin, dont une des     parties     extrêmes reçoit l'eau à traiter et dont l'autre  partie extrême décharge l'eau traitée dans un       clarificateur.    La boue ramenée dans le pro  cédé est ajoutée- à l'eau d'égouts brute au mo  ment où     cette    dernière entre dans le     bassin     d'aération et le mélange complet de la boue  et de l'eau d'égouts est accompli par l'agita  tion avec de l'air.

   Dans cet appareil, la vitesse  d'écoulement de l'eau d'égouts à travers le  bassin d'aération est telle que l'eau reste en  viron une heure dans ce     bassin.    La solution  de sulfate ferrique est ajoutée à l'eau d'égouts  dans le bassin     d'aération    de préférence en un       point        correspondant    à un     intervalle        d'environ     2 à 1.5 minutes avant le moment de refoulement  de l'eau d'égouts dans le     clarificateür,

      mais on  peut prévoir que     l'addition    du sulfate fer  rique puisse se faire en plusieurs     points    entre  l'extrémité d'entrée et l'extrémité de sortie  du     bassin.    S'il est nécessaire d'ajouter     un     agent     alcalin    ou si     cette    adjonction est dési  rable pour l'ajustement du pH de l'eau d'é  gouts,

   on ajoute du lait de chaux entre le  point     d'ajonction    du sulfate ferrique et l'ex  trémité de sortie du récipient     d'aération?    suf-           fisamment    loin du point     d'adjonction    du sul  fate ferrique pour     permettre    une dissémina  tion complète du sulfate ferrique dans l'eau  d'égouts avant l'adjonction de la chaux. Un  diffuseur d'air ordinaire s'étend sur toute la  longueur du .récipient     d'aération    et constitue  une source d'air pour l'aération et l'agitation.  Le diffuseur d'air peut être de n'importe  quelle     construction    appropriée.  



  Le     clarificateur    représenté au     dessin.    com  porte un réservoir présentant un orifice d'en  trée périphérique (s'étendant approximative  ment sur un     tiers    de la     circonférence    du ré  servoir) et déchargeant au fond du réservoir.  Le liquide clarifié déborde dans une auge 6,  du côté opposé du puits de chargement et  s'étendant     approximativement    sur     un    tiers de  la circonférence supérieure du réservoir. Un  râteau 7 déplace la boue se déposant sur le  fond du réservoir, vers l'orifice de décharge  de la boue, placé au centre de ce fond.

   On  comprendra que d'autres formes et     d'autres     types de     clarificateurs    peuvent être employés  pour exécuter pratiquement l'invention. On a  trouvé que l'introduction de l'eau d'égouts  près du fond de la chambre de     sédimentation,     au-dessous d'une masse de boue se déposant  dans cette chambre, favorise matériellement  l'obtention d'un liquide     surnageant,    pratique  ment exempt de matières en suspension.  



  La boue venant du     clarificateur    est pom  pée par     une    pompe 10 jusqu'à l'épaississeur,  lequel présente un râteau 8 et une auge de  trop-plein 9, ou bien cette boue est pompée  en partie jusqu'à l'épaississeur et en partie  jusqu'à l'extrémité d'entrée du récipient d'aé  ration. La pompe 10 communique avec un  conduit 11, qui mène à un conduit 12 de re  tour de la boue. Un conduit de dérivation 13  est prévu pour amener la boue de la pompe  10 et du     conduit    11 à l'épaississeur. Des ro  binets     appropriés    sont prévus sur les con  duites 11 et 13 pour     commander    et distribuer  l'écoulement de la boue dans ces conduits.

    L'eau sortant du     clarificateur    et de l'épais  sisseur peut être     combinée        pour        être    mise de  côté d'une     manière    appropriée ou     pour    être       traitée        subséquemment,        comme,    par exem-         ple,    par des filtres     âséolite,        èommee    décrit     att     brevet ne 171383:

    Une partie de la boue venant de l'épais  sisseur peut être conduite au moyen d'une  pompe 14 et     d'une    conduite 15; à. la     conduite     12 de retour de la boue, menant à     l'extrémité     d'entrée du récipient d'aération. Des robi  nets appropriés sont prévus sur les conduites  15 et 16 pour     commander    et répartir le flux  de boue     dans        ces    conduites.

   Le reste de la  boue provenant de l'épaississeur, est conduit  par la     conduite    16 à un filtre à     aspiration.    Le  gâteau de     filtre    est transporté au     séchoir    et à       l'incinérateur.     



  La boue ramenée au récipient     d'aération     (20 à 75 %, plus ou moins) peut     être        prise    en  tièrement du     clarificateur    - ou     entièrement    de  l'épaississeur, ou encore une partie de cette  boue peut être- prise du     clarificateur    et une  partie de l'épaississeur.  



  Le séchoir et l'incinérateur sont tous  deux des cylindres montés de manière à pou  voir tourner, dans lesquels la matière solide  et les gaz (pour le séchage et     l'incinération)     se déplacent     concurremment.    Ainsi, les gaz  s'échappant de l'incinérateur se déplacent à  travers le séchoir, concurremment avec la  boue, et la boue sèche pénètre dans l'incinéra  teur, de même que des gaz chauds venant  d'un     brûleur    à huile ou d'un autre     dispositif     de chauffage.

   Une: quantité adéquate d'oxy  gène ou     d'un    autre gaz comburant, pénètre  dans l'incinérateur ( en même temps que les  gaz chauds de combustion     d'un    combustible  spécial) pour brûler- les     matières    organiques  et autres     matières    combustibles se trouvant  dans la boue sèche. Les résidus ou les cendres  de     l'incinération    sont déchargés dans un réci  pient     d'emmagasinage    duquel     ils    sont amenés  d'une manière appropriée à une cuve de les  sivage à double fond.

   Dans     cette    cuve, le ré  sidu incinéré est     traité    avec de- l'acide sulfu  rique, tout en étant brassé d'une manière ap  propriée et également chauffé, si     nécessaire,     pour en régénérer du     sulfate    ferrique. Le  contenu de la cuve est fourni à une centri  fuge pour l'enlèvement de l'excès d'acide. Le  gâteau     centrifugé    est lessivé avec de l'eau,           pour        clissouàre    le sulfate ferrique présent et  le résidu insoluble est filtré, puis     mis    de  côté.

   La     solution    de sulfate ferrique régé  néré est ramenée par pompage pour être uti  lisée à - nouveau pour le traitement de ' nou  velles     portions    d'eau d'égouts fraîche.  



  On comprendra évidemment que l'appareil  représenté au     dessin    est simplement     donné    à       titre        illustratif    et -ne doit pas restreindre l'in  vention d'une manière     quelconque.     



  On a     donné    dans la table suivante les ré  sultats journaliers obtenus pendant une pé  riode de onze jours, lors d'essais effectués en       vue    de comparer les résultats     obtenables    par  le procédé de la présente     invention,    avec les  résultats     obtenables    d'un procédé     analogue,          mais    ne comportant pas le renvoi de la boue  et l'aération avant l'adjonction du sulfate fer  rique.

   En     exécutant    les essais du procédé de  l'invention, les 75 %     environ    de la boue obte  nue dans le     clarificateur    (contenant environ  4 % de solides) ont été ramenés directement  du     clarificateur    au récipient     d'aération,    l'aé  ration a été     poursuivie    pendant une heure et  le sulfate ferrique a été ajouté au récipient  d'aération     environ    5     minutes    avant la fin de  la période d'aération. La     consommation    biolo  gique d'oxygène (C.

   B. 0.), la     quantité    de  matières. en suspension, le fer et la chaux sont       indiqués    en     parties    par million.    La consommation biologique     d'oxygène     est déterminée en faisant incuber un échan  tillon de liqueur, avec des bactéries, à une       température        donnée,        habituellement    20' C;  et pendant un temps donné,     -généralement    5.,  10 ou 20 jours.

   On     détermine    la     quantit'6     d'oxygène dissoute dans la liqueur avant et  après     l'incubation    et la différence entre les  deux valeurs trouvées,     exprimée    en parties  d'oxygène par     million    de parties de liqueur,       donne    la consommation     biologique        d'oxygène.     Pour de plus amples renseignements voir       "Solving        Sewage        Problems"    de Fuller et  McClintock, publié par     NeGraw-glll    (New  York et Londres) en 1926, - pages 62, 63 et  125 à 127.  



  L'eau sortant purifiée était le     liquide    sur  nageant du     clarificateur.    Lors de     l'exécution     des essais, de l'eau d'égouts provenant de  deux sources différentes a été traitée, l'eau  venant des sources différentes étant traitée  alternativement, un jour l'une, un jour l'au  tre. Dans le tableau ci-dessous le procédé de  l'invention est désigné comme "Procédé.<B>-A</B>"  et la procédé utilisé pour la comparaison est  indiqué comme "Procédé     B".    On a employé  pour     déterminer    la     consommation    biologique       d'oxygène,    l'essai courant de cinq jours; en  employant de l'eau de dilution contenant des  germes.

    
EMI0006.0054     
  
    Liquide <SEP> brut <SEP> Réactifs <SEP> ajoutés <SEP> Liquide <SEP> résultant <SEP> purifié
<tb>  reçu
<tb>  Date <SEP> <U>_</U>
<tb>  Juillet <SEP> Matières <SEP> Fer <SEP> Chaux <SEP> 0. <SEP> B. <SEP> 0. <SEP> Matières <SEP> en
<tb>  suspension
<tb>  <B>C.B.O.</B> <SEP> en <SEP> sus- <SEP> proc. <SEP> P <SEP> roc. <SEP> Proc. <SEP> Proc. <SEP> Proc. <SEP> Proc. <SEP> Proc.

   <SEP> Proc.
<tb>  pension <SEP> A <SEP> I <SEP> B <SEP> a <SEP> I <SEP> B <SEP> A <SEP> I <SEP> B <SEP> A <SEP> I <SEP> B
<tb>  4 <SEP> 385 <SEP> 280 <SEP> 20 <SEP> 20 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 30 <SEP> 58 <SEP> 18 <SEP> 17  5 <SEP> 290 <SEP> 312 <SEP> 20 <SEP> 20 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 20 <SEP> 40 <SEP> 12 <SEP> 16
<tb>  6 <SEP> 260 <SEP> 140 <SEP> 20 <SEP> 20 <SEP> 0 <SEP> 10 <SEP> 14 <SEP> 45 <SEP> 8 <SEP> 10
<tb>  8 <SEP> 290 <SEP> 372 <SEP> 20 <SEP> 20 <SEP> 0 <SEP> 30 <SEP> 15 <SEP> 28 <SEP> 20 <SEP> 26
<tb>  9 <SEP> 425 <SEP> 484 <SEP> 20 <SEP> 22 <SEP> 0 <SEP> 30 <SEP> 4 <SEP> 34 <SEP> 6 <SEP> 8
<tb>  10 <SEP> 240 <SEP> 276 <SEP> 20 <SEP> 22 <SEP> 0 <SEP> 30 <SEP> 6 <SEP> 21 <SEP> 8 <SEP> 7
<tb>  11 <SEP> 340 <SEP> 280 <SEP> 20 <SEP> 22 <SEP> 0 <SEP> 30 <SEP> 19 <SEP> 56 <SEP> 18 <SEP> 20
<tb>  12 <SEP> 415 <SEP> 495 <SEP> 20 <SEP> 20 <SEP> 0 <SEP> 30 <SEP> 9 <SEP> 36 <SEP> 10 

  <SEP> 12
<tb>  13 <SEP> 335 <SEP> 352 <SEP> 20 <SEP> 22 <SEP> 0 <SEP> 30 <SEP> 16 <SEP> 26 <SEP> 12 <SEP> 14
<tb>  15 <SEP> 220 <SEP> 232 <SEP> 20 <SEP> 22 <SEP> 0 <SEP> 30 <SEP> 16 <SEP> . <SEP> 32 <SEP> 10 <SEP> 8
<tb>  @, <SEP> 16 <SEP> 80 <SEP> 260 <SEP> 20 <SEP> 22 <SEP> 0 <SEP> 30 <SEP> 18 <SEP> 36 <SEP> 14 <SEP> 10         Bien que l'on ait décrit le procédé préféré  comprenant l'emploi de sulfate 'ferrique, on  comprendra que d'autres composés métal  liques peuvent être employés avantageuse  ment selon la présente invention.     Ainsi,    par  exemple, le sulfate ferreux, lorsqu'il est  ajouté à un moment approprié, peut provo  quer une meilleure réduction de la consom  mation en oxygène biologique que celle ob  tenue par l'emploi de sulfate ferrique.

   Pour  cette raison, et du fait que le sulfate ferreux  est moins coûteux que le sulfate ferrique,  l'emploi de sulfate ferreux peut être préféra  ble.     Egalement,    des résultats semblables à  ceux obtenus en employant du sulfate fer  rique, peuvent être obtenus en employant du       sulfate        d'aluminium.    On peut avantageuse  ment employer des mélanges de divers com  posés et des résultats désirables peuvent être  obtenus en ajoutant séparément deux ou plu  sieurs composés. Par exemple, on a obtenu  des     résultats    extrêmement bons en ajoutant  de petites     quantités    de sulfate     d'aluminium     en une ou deux minutes après l'adjonction  finale du sulfate ferrique.

   Les quantités em  ployées de sulfate d'aluminium étaient égales  à     environ    10 % des quantités employées de  sulfate ferrique. On a également obtenu des  résultats très désirables en ajoutant une solu  tion obtenue en dissolvant à la fois du sulfate  d'aluminium et du sulfate ferrique à raison  d'environ une partie de sulfate d'aluminium  pour dix parties de sulfate ferrique.  



  Le procédé de     l'invention    est bien adapté  au traitement de liquides résiduels indus  triels, aussi bien qu'au traitement des eaux  d'égouts ordinaires de     ville    ou de ménage.  Il permet d'obtenir qu'une boue se précipitant  extrêmement rapidement soit produite avec  une très grande élimination des matières pu  trescibles.  



       Il    est courant     d'obtenir,    après un repos de  cinq minutes, un liquide clair     surnageant,.     qui peut être décanté, et on a obtenu des ré  ductions de la consommation en     oxygène    bio  logique de près de 99 %, à de nombreuses re  prises, lors de la mise en     oeuvre    normale du  procédé de l'invention.

Claims (1)

  1. REVÈNDICATIOIv,, Procédé de purification des' eaux d'égouts et autres liquides résiduels, contenant des matières putrescibles en suspension, carac térisé en ce que l'on soumet le liquide à trai ter à une aération, laquelle est effectuée au moins en partie après adjonction, à ce liquide;
    de boue formée préalablement selon 'le pro cédé et d'au moins un composé métallique so luble propre à former un précipité basique dans les conditions de traitement, pour coa guler les matières en suspension en une boue précipitable, et en ce que l'on sépare la boue résultante du liquide l'accompagnant, la boue séparée étant en partie ajoutée à une nouvelle portion de liquide à traiter. SOUS-REVENDICATIONS: 1 Procédé selon- la revendication, effectué avec écoulement continu du liquide en traitement. 2 Procédé selon la revendication, dans le quel on emploie un composé soluble du fer comme agent coagulant.
    3 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 2, dans lequel on emploie du sulfate de fer comme agent coagulant: 4 Procédé selon la revendication et les sous- revendications 2 et 3, dans lequel on em ploie du sulfate ferrique comme agent coagulant. 5 Procédé selon la revendication, dans le quel on emploie un composé soluble de l'aluminium comme agent coagulant.
    6 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 5, dans lequel le- composé employé de l'aluminium est le sulfate d'aluminium. 7 Procédé selon la revendication, dans le quel on soumet l'eau à traiter à l'action d'un composé alcalin, pour en ajuster le pH après l'adjonction à l'eau du composé métallique soluble et de la boue, et avant la séparation de la boue déposée du li quide l'accompagnant. 8 Procédé selon la revendication, dans le quel on aère l'eau à traiter pendant une curée de temps ndn inférieure à une demi-heure.
    9 Procédé selon la revendication, dans le quel on -aère l'eau à. traiter pendant une durée de temps comprise entre une demi- heure et une heure environ. 10 Procédé selon la revendication, dans le quel on ajoute le composé métallique so luble à l'eau à traiter près de la fin de la période d'aération. <B>Il</B> Procédé selon la revendication, dans le quel la quantité d'air employée est com- prise entre 0,25 litre et 2,J0 litrës pour 4,5 litres d'eau traitée.
    12 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 7, dans lequel on introduit le liquide, après traitement à la chaux, dans un clarificateur, près du fond de celui-ci et on le fait passer en montant à travers une couche de boue de sédimen- tation.
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