Instrument de dessin. L'objet de l'invention est un instrument de dessin.
Il est caractérisé par le fait qu'il com prend en combinaison, d'une part, une verge présentant une coulisse longitudinale, ainsi qu'une graduation et des repères, d'autre part, des curseurs pouvant être déplacés le long de la coulisse et être immobilisés aux points voulus de celle-ci, en vue de permettre notamment le tracé de cercles.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, deux formes d'exécution- de l'ins trument de dessin selon l'invention.
Les fig. 1 et 2 montrent respectivement une première forme d'exécution, quand elle sert au tracé d'ellipses, d'une part, à celui de cercles ou d'angles, d'autre part; Les fig. 3, 4, 5 en sont des coupes par les lignes III-III, IV-IV, V-V des fig. 1 et 2; Les fig. 6 à 11 en sont des vues de dé tail; Les fig. 12 et 13 sont un plan et une vue en bout de la verge de la seconde forme d'exécution;
Les fig. 14 et 15 sont un plan et une vue en bout d'un accessoire de la seconde forme d'exécution.
La pièce servant au tracé des ellipses et présentant deux guides est constituée par une croix 1 (fig. 1 et 2) comportant quatre bran ches 2, 3 de longueurs égales; ses branches ont une section transversale en<B>U,</B> de façon à présenter des rainures longitudinales rec tilignes 4 se croisant et formant les guides; un trou 5 est ménagé en son centre.
Des al longes, telles que 6, servent à augmenter la longueur des branches 2, 3; elles ont exacte ment la même section transversale et sont munies à l'une de leurs extrémités de tenons horizontaux de raccord 7 se logeant dans des trous 8 ménagés, soit dans les branches 2, 3, soit dans d'autres allonges.
La croix 1 et les allonges peuvent être munies d'aiguilles destinées à être plantées dans le.support sur lequel les ellipses seront tracées, Une verge ou règle 9 coopère avec la croix 1 pour le tracé des ellipses. Elle se compose selon les fig. 1 et 2 de deux longues barres parallèles 10, 11 se trouvant à une certaine distance l'une de l'autre et de traverses ex trêmes 12. Les, barres 10, 11 ont une section transversale rectangulaire (voir encore les fig. 3 à 7) et présentent sur leurs faces en regard des battues inférieures 13.
Dans l'une des traverses est ménagée une décou pure 14 en demi-cercle augmentant la visi bilité sur le support sur lequel les ellipses seront tracées. Vers l'autre extrémité de la règle est ménagée une double encoche rectan gulaire 10a, 11a (fig. 1), intérieure, grâce à laquelle l'écartement entre les barres est le même en cet endroit du haut en bas de ces barres.
L'une des barres 10 porte une. gradua tion 15 (fig. 2) en cm et mm, sans chiffres, et peut être munie de distance en distance, par exemple de 5 cm en 5 cm, de repères bien visibles, de cercles et de croix par exemple: ceci permeù de choisir l'une quelconque des. divisions comme 0, sans être gêné par des chiffres.
Une ou plusieurs allonges 90 (fig. 8 et 9) permettent d'augmenter à volonté la longueur de la règle 9; elles ont une section transver sale identique à celle de cette dernière et une disposition générale semblâble. Elles sont re liées à la première partie de la règle ou entre elles par des éclisses 91.
Chacune- de celles-ci est formée d'une plaquette allongée présen tant deux trous 92 et deux rebords extrêmes 93. Dans les trous 92 passent les corps de vis 94 munies de têtes. rectangulaires 95 qui sont logées entre les battues 13 et prennent appui sur les parties supérieures des barres 10, 11; des écrous 96 ayant la forme de cha peaux circulaires moletés assurent le ser rage. Les rebords extrêmes 93 prennent exac tement position entre ces parties supérieures des barres 10, 11.
Les écrous 96 et les vis 94 maintiennent la plaquette 91 sur la pre mière partie de la règle et l'allonge ou sur deux allonges, tandis que les rebords 93 assu rent l'alignement de cette partie -et de ces allonges. La liaison entre la croix 1 et la règle 9 est réalisée au moyen de deux curseurs 16, 17 (fig. 1 et 5) comportant chacun deux par ties superposées 18, 21.
La partie inférieure 18 est rectangulaire en plan, a la forme d'un <B>U,</B> se trouve sous les barres 10, 11 et présente une saillie intérieure<B>19;</B> ses ailes 20 em brassent les faces extérieures de 10 et 11, tan dis que sa saillie pénètre dans les battues 13 de 10, 11.
La partie supérieure 21., rectangu laire en plan, a une . section longitudinale faite de deux rectangles superposés de lon gueurs différentes; elle repose par le premier sur les faces supérieures des barres 10, 11; -le second est logé entre celles-ci. Ces deux parties sont reliées par une vis 2.2 et un écrou 23 affectant la forme d'un chapeau cylindri que moleté; la tête 24 de la vis porte un bloc pivotant 25 en forme générale de prisme droit à bases rectangulaires, se mouvant dans la rainure correspondante 4 de l'une des bran- elles 2, 3 de la croix 1.
Le long de la règle 9 peut se mouvoir un curseur 26 (fig. 1, 2, 3) servant au guidage d'un crayon. Il comporte deux parties super posées 27, 28. Sa partie inférieure 27 elle- même se divise en deux pièces superposées 30, 31; la pièce inférieure 30 a la forme d'une croix; les branches transversales à la règle 9 comportent chacune un logement 32 ren fermant une-bille 33 destinée à rouler sur le support sur lequel l'ellipse sera tracée;
dans les branches parallèles à la règle sont -ména gés deux trous, l'un circulaire 34, - de petit diamètre, devant donner passage avec peu de jeu à une mine de crayon fine, l'autre, 35, en forme de losange, servant au passage aisé et libre de mines plus grosses qui sont main tenues à la main dans l'un des angles aigus du losange.
La pièce 31 de la partie inférieure 27 est rectangulaire en plan, a une section transversale en forme d'U,. se trouve sous les barres 10, 11 et présente une saillie intérieure 36; ses ailes 37 embrassent les faces exté rieures verticales de 10, 11, tandis que sa saillie 36 pénètre entre les battues 13 de 10, 11: Les deux pièces 30, 31 sont réunies par des vis 38; elles emprisonnent les billes 33. La section de la partie supérieure 28 du cou lisseau- 26 transversale aux barres 10, 11, se compose de deux rectangles superposés de longueurs différentes; le premier repose sur les faces supérieures de ces barres 10, 11; le second est logé entre celles-ci.
Les deux parties 27, 28 sont réunies par une vis 39 et un écrou 40 ayant la forme d'un chapeau cylindrique moleté.
Le curseur 26 est réversible.
Lorsqu'on veut tracer une ellipse, on fixe les curseurs 16, 17, - 26 aux endroits voulus de la règle 9, on met la croix 1 en position sur le papier, de façon que son trou central 5 se trouve à l'intersection des deux' axes de l'ellipse à tracer, on loge les blocs 25 des curseurs 16, 17 dans les rainures 4, on intro duit un crayon dans l'un ou l'autre des deux trous 34, 35 et on le déplace, tandis que les blocs se meuvent dans les rainures 4: on ob tient de la sorte. une ellipse telle que 41.
Un quatrième curseur, 42 (fig. 2 et 4), est prévu pour le tracé de cercles. Il se com pose de deux parties superposées 43, 44. Sa partie inférieure 43 est rectangulaire en plan, a la. forme d'un<B>U,</B> se trouve sous les barres 10, 11 et présente une saillie intérieure 45; ses ailes 46 embrassent les faces extérieures verticales des barres 10, 11, tandis que<B>-</B>sa saillie pénètre dans les battues 13 de celles- ci; elle présente un bec 50, dans lequel est pratiquée une encoche 51 en arc de cercle. et on une pointe de centrage 52 est assujettie.
La partie supérieure 44, rectangulaire en plan, a une section longitudinale, perpendi culaire aux barres 10, 11, qui est faite de deux rectangles superposés de longueurs dif férentes; le premier repose sur les faces su périeures des barres 10, 11; le second est logé entre ces dernières. Ces deux parties sont re liées par une vis 47 et un écrou 48 ayant la forme d'un chapeau moleté.
Si l'on désire tracer un cercle au moyen de l'instrument représenté, on immobilise le curseur 42 sur la règle 9 par serrage de l'é crou 48 et on fixe la pointe de centrage 52 au centre du cercle. D'autre part, on immo bilise le curseur 26 le long de la règle, de manière que l'un ou l'autre des trous 34, 35 se trouve sur le futur cercle, puis on trace celui-ci en déplaçant la règle 9 autour de la pointe 52.
Grâce au fait que, \pour le tracé des el lipses et des cercles on introduit dans l'un ou l'autre des trous 34, 35, un crayon tenu à la main, on peut exercer sur ce crayon une pression aussi grande que l'on veut, ce qui permet d'obtenir sur un calque un trait de crayon suffisamment noir et épais pour le ti rage d'héliographies.
Pour le tracé d'angles de grandeurs varia bles arbitraires, on fixe à.l'une des extrémités de la règle 9, sur celle-ci, un bras 60 au moyen de deux vis 61. Le bras 60 dépasse la téralement la règle 9 et porte une règle auxi liaire pivotante 63. La liaison du bras. 60 et de la règle 63 a lieu au moyen d'une vis 62 dont le corps passe dans des tous de ces deux parties, dont<B>là</B> tête se trouve sous la règle 63, ce qui porte un écrou 64 ayant la forme d'un cylindre moleté. En serrant ce dernier, on immobilise les deux règles 9, 63 à l'angle voulu.
Toutes les parties et pièces décrites ci- dessus sont en métal.
En amenant les curseurs à l'endroit de la double encoche 10a, 11a, on peut les sé parer de la règle 9 sans-avoir à les démonter.
Les curseurs 16, 17 ne permettent pas de tracer des ellipses dont les foyers sont très proches l'un de l'autre, autrement dit des ellipses très voisines d'un cercle, parce que leurs dimensions parallèlement à la règle 9 sont relativement grandes. Dans ce cas, on se sert du curseur 70 (fig. 6 et 7) comprenant trois parties superposées 71, 72, 73.
La partie inférieure 71 est rectangulaire en plan, a une section transversale en<B>U,</B> se trouve sous les barres 10, 11 de la règle 9 et présente une saillie intérieure 74; ses ailes 75 embrassent les faces extérieures des barres 10, 11, tandis que sa saillie 74 pénètre dans les"battues 13; elle est munie à l'une de ses extrémités d'un pivot 76 portant un bloc 77 destiné à coulisser dans l'une des rainures 4 de la croix 1 ou le long de la branche transversale d'une pièce 'en: forme de T.
La partie médiane, 72, rectan gulaire en plan, a une section longitudinale faite de deux rectangles superposés de lon gueurs différentes; le premier repose sur les faces supérieures des barres 10, 11; le second est logé entre celles-ci. Quant à la partie su périeure, elle est également rectangulaire en plan,
présente une coulisse 78 et porte à l'une de ses extrémités 80 une cheville cylindri que 79 devant coulisser dans l'autre rainure 4 de cette croix 1 ou dans la rainure de la branche longitudinale de la pièce en<B>T.</B> Une vis 81 sert à relier les trois parties, en com binaison avec un écrou 82 ayant la forme d'un chapeau moleté. En examinant les fig. 6 et 7, on se rend compte que le pivot 76 du bloc 77 et la cheville 79 peuvent être amenés sans difficulté à une très faible distance l'un de l'autre.
Dans ce cas l'on peut utiliser, au lieu de la croix 1, une pièce en forme de<B>T</B> présentant des rainures dans ses diverses branches. Le bloc 77 se déplace dans la rainure de la bran che médiane, tandis que la cheville 79 se meut soit dans la rainure de la branche transver sale, soit le long de la face extérieure longi tudinale de cette branche, qui constitue alors le guide.
On établit l'une des moitiés de l'el lipse au moyen de la pièce en<B>T</B> occupant une position donnée, puis on fait faire à cette pièce une rotation de 180 , de manière qu'elle prenne une. position symétrique à la première par rapport au grand axe de l'ellipse, puis on établit la seconde moitié de celle-ci.
S'il s'agit de tracer des ellipses de petites dimensions, on utilise une croix non repré sentée dont les branches ont des longueurs plus petites que celles de la croix 1.
On peut également se servir du dispositif que montrent les fig. 10 et 11 pour le tracé de cercles. Un curseur 100 peut se mouvoir le long de la verge 9 et y être immobilisé à une position quelconque au moyen d'une vis 101 et d'un écrou non représenté. Il porte en dessous un disque 103 et un bloc 102 pi votants. Le disque et le bloc sont destinés à être logés dans une cavité centrale 104 de même diamètre d'une rondelle de centrage 105 devant être fixée sur le support où les cercles seront tracés, par des aiguilles 106, dont elle est munie.
Au cas où il s'agit de tracer, sur un chan tier par exemple, des ellipses ou des cercles de grandes dimensions, on peut prendre une barrette de bois de grande longueur à laquelle on fixe une pièce susceptible de recevoir le curseur 26 et deux pièces portant des blocs pivotants tels que 25 devant être logés dans les rainurés de la pièce en croix.
Les allonges de la pièce en croix pour raient être reliées à celle-ci et entre elles par un seul tenon 7, au lieu de deux. Elles pour raient être munies d'aiguilles destinées à les maintenir en place sur le support.
Le ou les organes de dessin, au lieu d'être constitués par des crayons, des porte-mines, pourraient être formés de tire-lignes, etc.
Les tire-lignes pourraient être montés de façon qu'on puisse séparer momentanément leur pointe du support, sur lequel les cercles, les ellipses doivent être tracés, sans modifier la position du curseur qui .les porte; ceci pourrait avoir lieu, par exemple; au moyen d'une vis.
Les pièces en forme de croix ou de T et leurs allonges peuvent être munies de repères permettant de les mette exactement en posi tion sur les axes voulus. Les pièces en<B>T</B> peuvent être combinées avec une pièce recti ligne amovible présentant une rainure-guide et servant à les transformer en croix; leurs branches. transversale et longitudinale peu vent d'ailleurs être également reliées l'une à l'autre de façon amovible.
Dans la forme d'exécution décrite, les or ganes de dessin, crayons, tire-lignes, se trou vent dans l'axe longitudinal de la verge 9. Ils pourraient tout aussi bien se trouver en porte-à-faux; sur l'un des côtés de la verge.
La verge 120 de la seconde forme d'exé- cution (fig. 12 et 13) se compose également de deux barres parallèles 121, laissant entre elles une coulisse longitudinale 124, et de deux traverses extrêmes 123. Elle est faite d'une seule -pièce en une matière transparente ou translucide, en, celluloïd par exemple.
A l'une de ses extrémités se trouve un trou d'ai guille 122, à l'autre un trou 125, d'un dia mètre plus grand, 2- mm par exemple: Elle présente sur sa face inférieure, qui sera en contact avec le support, du papier, par exem ple, une graduation millimétrique 126, sans chiffres, et des repères colorés 127: dans ces conditions il est facile de voir directement et exactement où sont les divisions, les repères sur le papier, quelle que soit la position de l'#il.
Les curseurs 128,<B>129</B> peuvent être dépla cés le long de la coulisse 124 et y être immo bilisés en des points quelconques. Ils sont partiellement faits en une matière transpa rente ou translucide de façon qu'on puisse voir le support au travers; l'un d'eux, 128, présente un trou circulaire 130 de petit dia mètre devant donner passage avec peu de jeu à une mine de crayon fixe et un trou<B>131</B> en forme de poire servant au passage aisé et libre de mines plus grosses; dans l'autre sont ménagés deux trous 132 de petit diamètre de vant donner passage à des aiguilles qui servi- ront de centres pour le tracé de cercles.
Lorsqu'il s'agit de tracer des cercles, on place la verge 120 sur le support, on amène les curseurs 128, 129 aux positions voulues dans la coulisse 124 et on les y immobilise; on introduit une aiguille dans l'un ou l'autre des deux trous 132, une mine ou un crayon dans le trou 130 ou 131; il ne reste plus alors qu'à tracer le cercle.
Les fig. 14 et 15 représentent un acces soire permettant de tracer des lignes paral lèles faisant un angle quelconque avec la verge 120. Il comprend une plaque métallique rectangulaire 135, portant près de l'un de ses bords une graduation 138 en degrés. Une règle 139 pivote sur elle en 140 et peut se déplacer par suite le long. de la graduation 138. La plaque 135 et la règle 139 présentent des trous 136, 137 servant à leur fixation à la verge. Pour cela, on enlève les écrous des vis des curseurs, amenés aux -positions vou- lues, on introduit les vis dans les trous, ôn re met les écrous en place et on les serre.
Pour tracer des lignes parallèles faisant un angle quelconque avec la verge 120, on fait courir soit la plaque 135, soit la verge le long d'un guide non représenté, un t & par exemple, après avoir amené la règle 139 et la plaque 135 à faire entre elles l'angle voulu.