Procédé pour le traitement thermique de matières, notamment de caoutchouc, et dispositif pour sa mise en aeuvre. La présente invention comprend un procédé pour le traitement thermique de matières, no tamment de caoutchouc, ainsi qu'un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, quelques dispositifs pour la mise en oeuvre du procédé que comprend l'inven tion.
Les fig. 1 et 2 illustrent, schématique ment, deux formes d'exécution du procédé que comprend l'invention; Les fig. 3 et 4 montrent, respectivement en coupe longitudinale et en coupe transver- sale schématique selon IV-IV de fig. 3, une forme d'exécution du dispositif que comprend l'invention :
Les fig. 5 et 6 montrent, en coupe trans versale schématique, respectivement deux au tres formes d'exécution du dispositif que comprend l'invention; La fig. 7 montre, en coupe schématique, un autre dispositif pour la mise en oeuvre du procédé que comprend l'invention; Les fig. 8, 9 et 10 montrent, schématique ment, trois autres dispositifs pour la mise en ceuvre du procédé que comprend l'invention;
Les fig. 11 et 12 montrent schématique ment (parties en coupe) deux autres disposi- tifs pour la mise en oeuvre du procédé que comprend l'invention.
Lorsqu'on veut traiter thermiquement des matières, par exemple du caoutchouc naturel ou artificiel, pour le vulcaniser, on peut s'y prendre, par exemple, comme suit: Gomme matières initiales, on peut prendre du latex, des gommes, des crêpes de caout chouc, des feuilles fumées, des régénérés, des synthétiques, etc., et on y incorpore les ingré dients habituels nécessaires à la vulcanisation tels que le soufre, des plastifiants, des accélé rateurs ou autres.
On pourrait tout aussi bien traiter des matières telles que du plâtre, du ciment, des produits céramiques, des matières synthétiques, de la caséine durcie, de la por celaine, de la houille à distiller, des mélanges de substances solides et liquides, par exemple du charbon et des hydrocarbures, etc. Dans ce qui suit, on supposera qu'il s'agit de la vulca nisation ou du traitement thermique de caout chouc, étant entendu que les procédés et dis positifs décrits peuvent être appliqués avec les mêmes avantages au traitement thermique d'autres matières, notamment celles dont ques tion ci-dessus.
Le procédé que comprend l'invention est caractérisé en ce qu'on soumet les matières à chauffer à l'influence d'un champ d'induction électrique. Suivant une forme d'exécution particulière de ce procédé, on incorpore, en outre, dans lesdites matières, des substances propres à être chauffées par induction (par courants de Foucault et hystérésis) quand elles sont placées dans lui champ électroma gnétique alternatif, de préférence à fréquence élevée.
Parmi ces substances on peut citer, à titre d'exemple: des particules ou poudres de métaux tels que l'aluminium, des matériaux ferromagné tiques, de l'antimoine, du zinc; des sels métalliques pulvérisés tels que des carbures, par exemple des carbures de fer, du carborundum, ete., des sulfures de plomb ou de zinc et autres; des métalloïdes tels que du carbone (noir de fumée ou carbon-black), du graphite; des électrolytes tels que des dissolutions salines, du carbonate d'ammonium ou de so dium par exemple.
Ces substances, en étant chauffées par ef fet d'induction, conservent leur forme primi tive, telles que les poudres d'aluminium ou de fer, ou subissent, par chauffage, une trans- formation favorable au produit à obtenir.
C'est ainsi, par exemple, que le zinc ou l'an timoine, en présence d'une quantité de soufre supérieure à celle nécessaire à la vulcanisation désirée, forme, en étant phauffé, un sulfure de zinc ou d'antimoine dont la présence dans le caoutchouc peut être voulue ou recherchée.
D'autre part, en incorporant dans la masse, à la fois une poudre métallique telle que le zinc et un oxydant énergique tel que l'eau oxygénée ou des persels (perborates, perchlorates), on obtient, par le chauffage, de l'oxyde de zinc qui constitue une des charges couramment utilisées. En incorporant dans la masse de l'eau et de la poudre d'aluminium impure (amalgame), il se forme de l'alumine et de l'hydrogène qui, en se dégageant, rend la masse traitée spongieuse ou poreuse.
L'incorporation des substances indiquées plus haut a lieu de la manière couramment appliquée pour l'introduction des charges et à l'aide des mêmes appareils, la répartition des- dites substances dans la masse de latex, de crêpe, ete., étant aussi uniforme que possible.
Le traitement de la masse peut avoir lieu, si l'on veut, dans une ambiance de fluide comprimé (air, vapeur ou autre) ou au con traire raréfié.
Une dépression peut, par exemple, favo riser la formation par foisonnement de ma tières spongieuses ou poreuses, ou l'évacua tion de matières volatiles dégagées pendant l'échauffement. Une surpression peut, entre autres avantages, empêcher un gonflement nuisible de la matière.
Les quantités de substances à introduire dans la masse dépendent, entre autres, de leur nature, de leur grosseur, des caractéristiques du champ électromagnétique utilisé pour leur chauffage et des particularités du produit qu'on désire obtenir.
A titre d'exemple, on peut citer que, dans le cas de la poudre d'alu minium, on peut incorporer de 5 à<B>30%</B> et, par exemple, environ<B>10%</B> en volume de la masse traitée. Egalement à titre d'exemple on peut donner la composition suivante:
feuilles fumées de gomme . . . 100 parties en poids oxyde de zinc . . . 5 " soufre . . . . . . 3 poudre d'aluminium . 30 " accélérateur , . , . 1 " La masse étant ainsi préparée, on l'intro duit dans un champ électromagnétique alter natif produit par un four à induction, de ma nière que les particules ou les substances puissent s'échauffer dans la masse traitée par les courants induits et effectuer l'échauf fement au sein même de cette masse.
Les fré quences à utiliser dans ces fours peuvent être celles des réseaux ordinaires (50 périodes ou davantage), des moyennes fréquences et, pour beaucoup d'applications, des hautes fré quences suivant les conditions de travail, la nature et les dimensions des masses traitées et des substances incorporées et des qualités exigées du produit final.
C'est ainsi que pour des matériaux ferromagnétiques et avec un dispositif à induction à noyau fermé, des fré quences de 50 périodes peuvent être suffisân- tes, que pour des particules d'aluminium et avec un dispositif à circuit ferromagnétique ouvert, des fréquences plus élevées de l'ordre de 20.000 à 100.000 peuvent convenir et qu'avec du "carbon black" des fréquences de l'ordre de 200.000 à.. 300.000 ou beaucoup plus élevées peuvent être nécessaires.
En ce qui concerne le mode de constitution du dispositif à induction, celui-ci est agencé de toute manière appropriée quelconque et peut comporter, par exemple, un circuit os cillant avec self et capacité (cas de fréquences moz ennes et hautes).
Pour la mise en oeuvre du procédé que comprend l'invention, on peut distinguer les cas suivants: 10 Traitement de pains libres d'une masse, obtenue comme indiqué, sans intervention d'aucun moule, ce qui convient, par exemple, à.
l'obtention de blocs spongieux; 2c Traitement d'une masse, obtenue comme indiqué, dans des formes ou des moules indifférents aux courants induits (pièces ban- delées, cuisson en moule de grès, etc.); <B>30</B> Traitement d'une masse, obtenue comme indiqué, dans des formes ou moules chauffant également par induction à un degré approprié et, par exemple, métalliques, de ma nière que ceux-ci puissent contribuer au chauffage du produit depuis l'extérieur.
Pour une poudre suffisamment fine et uniformément répartie, on peut dire que la chaleur naîtra en chacun des points de la masse suivant une intensité qui dépend, prin cipalement, de l'intensité du champ inducteur, de la grosseur des particules, de la nature de celles-ci et de la quantité introduite. On peut obtenir ainsi, en un temps extrêmement court, de l'ordre de quelques minutes (5 à 10 mi nutes, par exemple), les températures à envi sager pour le traitement du caoutchouc, c'est- à-dire en partant de la température ordinaire, une température de<B>170'</B> C environ et, plus spécialement entre 100 et 140 C,
quelles que soient les dimensions et la forme des pièces traitées.
Dans le cas où on désire que la masse soit plus fortement vulcanisée à la partie centrale qu'aux parties extérieures, il suffit d'accroî tre la grosseur des particules ou leur pourcen tage dans la région qu'on désire chauffer da vantage ou d'introduire dans cette région une substance susceptible de développer un échauffement plus rapide.
On peut également procéder à la cuisson de gommes ordinaires auxquelles on ajoute les ingrédients et charges habituelles, dans un moule métallique, en soumettant celui-ci à l'action d'un champ inducteur de manière que la chaleur, qui se développe uniquement dans le moule, chauffe la masse par apport exté rieur comme pour la cuisson par la méthode habituelle.
Une variante de cette dernière forme d'exécution du procédé consiste à enrober la masse, avant de la soumettre à la vulcanisa tion ou au traitement envisagé; d'une poudre conductrice ou d'un mélange conducteur de ma tières pulvérulentes, par exemple une poudre d'aluminium mélangée à du talc, l'ensemble étant ensuite chauffé par induction.
On peut également mettre au contact de la masse à traiter des pièces conductrices telles que des tôles d'aluminium ou de fer, des grillages métalliques, etc., qu'on incorpore définitivement dans la masse de manière que ces pièces forment des armatures, à elles seu- les ou en combinaison avec les entoilages or- dinaires.
On procède, dans ce cas, au chauffage de ces pièces conductrices par un effet d'induc tion comme expliqué plus haut.
Cette forme d'exécution du procédé con vient particulièrement au cas où il s'agit de la vulcanisation de pièces de grande éten due et de faible épaisseur, telles que des ta pis, bandes ou courroies à base de caoutchouc ou analogue, qu'on vulcanise, par exemple, en les enroulant sur un tambour qu'on introdui- sait. jusqu'ici, dans un autoclave ou analogue.
On peut appliquer, sur une des faces de la pièce, une tôle ou un grillage métallique de dimensions sensiblement égales à celles de la pièce et enrouler l'ensemble sur un tambour de manière que deux spires voisines soient sé parées par l'élément conducteur. On soumet alors l'ensemble à un champ électromagnéti- que en l'introduisant dans un four à induc tion approprié.
On peut également incorporer l'élément conducteur, comme armature, dans la masse à vulcaniser et procéder ensuite comme il vient d'être dit.
Une telle forme d'exécution du procédé peut, bien entendu, être appliquée avec les mêmes avantages, à des masses, des articles ou objets de dimensions moindres.
Conformément à. une deuxième forme d'exécution du procédé que comprend l'in- vention, on procède comme suit, en se réfé rant aux fi_ g. 1 à 10 du dessin ci-annexé.
Après avoir donné à la masse à traiter 1 toute forme voulue, on l'introduit entre deux pièces métalliques 21 et 22 propres à former les électrodes ou systèmes d'électrodes d'un condensateur électrique, ces électrodes étant simples ou multiples et étant fixes ou animées d'un mouvement relatif. On relie les dites électrodes par des fils 3' et 32 respecti vement aux bornes d'une source de courant al- ternatif 4, à fréquence relativement élevée et, par exemple, de l'ordre de 1 à 10 millions par seconde ou davantage.
L'ensemble formé par les éléments 1, 2' et 22 constitue -u véritable condensateur dans lequel l'échauffement de la masse a lieu probablement par un effet de viscosité ou hystérésis diélectrique quand une ten sion alternative convenable est appliquée aux bornes du condensateur.
Dans les condensateurs ordinaires, on s'évertue à réduire autant que possible l'im portance des effets calorifiques pour amélio rer le rendement du condensateur. Ici, au contraire, on agence le condensateur et on choisit ses caractéristiques de manière telle que lesdits effets soient tels qu'on obtienne un échauffement convenable de la masse 1 sans tenir compte du rendement capacitif du condensateur Au besoin, on peut influencer le degré d'échauffement,
de manière à augmenter ou à diminuer l'effet calorifique dans les pro- portions voulues, en incorporant dans la. masse, par combinaison ou mélange et uni formément ou non, des substances telles que la silice, le noir de fumée, des oxydes ou sul fures, certaines résines, des matières pro téiques (caséine), etc., parmi lesquelles la si lice a la propriété de diminuer le dégage ment de chaleur et le soufre celle d'augmen ter ce dégagement.
On peut également interposer entre les électrodes et la masse à traiter 1 un ou plu sieurs diélectriques de nature différente de celle du caoutchouc et qui, par effet diélec trique, s'échauffent plus ou moins que le caoutchouc pour obtenir finalement un ef fet thermique convenable pour l'ensemble. Dans le même ordre d'idées,
on peut adopter pour les électrodes un métal plus ou moins conducteur de la chaleur ou calorifuger d'une manière convenable les faces internes et/ou externes de ces électrodes pour favori ser ou empêcher les pertes de chaleur vers l'extérieur, On peut aussi, dans certains cas, donner aux électrodes une configuration telle que le champ ou induction électrique, au cours de l'échauffement, présente des concentra tions, ou au contraire des affaiblissements, dans telle région où l'on veut augmenter ou diminuer l'effet thermique, Par exemple,
en utilisant des électrodes non parallèles entre elles ou encore des électrodes coniques don nant lieu à un "effet de pointe".
L'ensemble constitué par les électrodes et la matière à traiter, ou tout au moins une partie de cet ensemble (électrodes ou matière à traiter) peut parfois être avantageusement établi dans une enceinte dans laquelle on fait régner une surpression ou une dépression d'air, de vapeur, ou de tout autre fluide ap- propriè.
Une dépression peut par exemple, dans le cas d'une distillation, favoriser le départ et la récupération des produits volatils, et dans le cas d'une fabrication de matière spongieuse ou poreuse, favoriser le foisonne ment de la masse.
Une surpression peut, au contraire, em- pècher ce foisonnement si ce dernier est re connu nuisible. Elle peut avoir encore d'au tres avantages tels que celui de favoriser cer taines réactions chimiques se faisant avec di minution de volume ou celui de permettre l'augmentation du champ électrique actif, sans effet disruptif nuisible.
Le cas échéant, on peut combiner l'é chauffement obtenu par effet diélectrique à l'aide d'un condensateur avec celui provoqué par des courants de Foucault, en procédant simultanément, comme indiqué plus haut, à la mise au contact de la masse de caoutchouc 1 de particules ou pièces métalliques ou au tres, susceptibles de s'échauffer dans un champ magnétique alternatif produit de pré férence par un enroulement inducteur dis posé convenablement par rapport à la masse à traiter.
Par cette combinaison ou superposition des deux effets susindiqués, on peut amélio rer ou faciliter l'échauffement de la masse à traiter et simplifier les conditions électri ques à remplir, pour obtenir finalement un échauffement de la masse en vue de la sou mettre à- un traitement thermique, tel que la vulcanisation, pour laquelle les températures à envisager sont de l'ordre d'environ 100 à 170<B>0</B> C.
Ën procédant suivant la deusi.ème forme d'exécution indiquée, on obtient, dans un temps très réduit si on le désire et d'une ma nière simple et efficace, l'échauffement "à caeur" de toute la masse à traiter sans que les qualités ou les propriétés du caoutchouc soient altérées ou influencées.
C'est ainsi, par exemple, qu'avec une composition de: 100 parties en poids de feuilles fumées, 10 d'oxyde de zinc, 3 de soufre, 1 d'un accélérateur et à volonté des matières colorantes, on peut obtenir, avec une source alternative de 300 watts et d'une fréquence d'environ 10 millions par seconde, alimentant un con densateur dont les électrodes sont écartées de 3 à 10 cm environ, un échauffement de 10 à 15 C par minute d'une masse de caoutchouc de l'ordre de 1 dm' établie entre ces électro des.
Il est à noter que le mode de fonctionne ment du condensateur implique un chauffage u iforme de toute la masse et qu'il suffit d'interrompre le fonctionnement du conden sateur pour arrêter le chauffage aussitôt que celui-ci est devenu suffisant.
Les fig. 1 à 6 illustrent quelques formes d'exécution du procédé que comprend l'in vention.
La fig. 1 représente une forme d'exécu tion du dispositif que comprend l'invention. Ce dispositif est formé par un condensateur constitué par deux électrodes planes 21 et 22, ce qui convient, par exemple, au traitement de toutes feuilles, plaques et tapis en caout chouc, à celui du caoutchouc spongieux, à celui des tissus gommés et, d'une manière gé nérale, au traitement du caoutchouc dont les faces latérales, d'étendue finie ou indétermi née, sont sensiblement parallèles entre elles.
La fig. 2 illustre une forme d'exécution du procédé que comprend l'invention, consistant à vulcaniser l'enrobage en caoutchouc 1 d'un fil ou câble métallique. On constitue l'électrode 21 par le fil à enrober et l'électrode 22 par un manchon cylindrique dont l'axe est confondu avec celui du fil 21.
L'ensemble constitué par 1e fil 2Ï et sa gaine non vulcanisée 1 peut avancer d'une manière continue et à la vi tesse voulue suivant l'axe du manchon 2z, en étant plus ou moins écarté de la face interne de ce dernier.
De préférence; on effectue la vulcanisation aussitôt qu'a lieu l'enrobage avec de la gomme ou du latex et après avoir, le cas échéant, procédé à l'entoilage dudit ensemble.
Les fig. 3 et 4 se rapportent à une autre forme d'exécution du dispositif que com prend l'invention, ce dispositif étant consti tué par un condensateur cylindrique permet- tant d'obtenir une pièce en caoutchouc 1 de forme tubulaire. Dans ce cas, on constitue l'électrode 2' par un noyau métallique et l'é lectrode 22 par un moule coaxial en plusieurs pièces et dont la face interne est à un écar tement sensiblement constant de la face ex terne du noyau 21.
L'intervalle ainsi obtenu est fermé latéralement par des flasques iso lants 5 et 6 fixés d'une manière appropriée sur le noyau 2' de manière à éviter la poro sité du caoutchouc.
Sur la fig. 5, on a montré une forme d'exécution du dispositif selon l'invention, permettant l'obtention d'une pièce 1 de forme annulaire, telle qu'un bandage pour roue. Dans ce cas, on établit la masse à vulcaniser entre deux électrodes métalliques annulaires 2' et 22 d'un condensateur alimenté comme expliqué plus haut. Dans ce cas particulier, la frette, qui généralement sert de support à la, gomme, est utilisée comme électrode 22.
Au cas où la pièce de caoutchouc 1 doit com- porter des saillies ou des creux à sa face ex- terne, on peut obtenir ces parties façonnées en appliquant sur la face interne de l'élec trode 21 une ou plusieurs pièces telles que 7 en une matière diélectrique, telle qu'un pro duit. à base de résine synthétique par exem ple.
On conserve, de cette manière, un écarte- ment pratiquement constant entre les électro des 2' et 22, avantageux au chauffage uni forme de la masse 1, La fig, 6 illustre une forme d'exécution du procédé;
permettant le traitement d'une enveloppe de pneumatique 1., dont la forme extérieure irrégulière nécessite l'interposition de pièces de remplissage 8 en une matière isolante diélectrique, entre le noyau intérieur 21 tel que "water-bag" et le moule extérieur 22, afin que l'écartement entre les faces en regard des électrodes reste suffisamment constant.
Dans les formes d'exécution précédentes du procédé, on a admis que les électrodes 21 et 22 sont fixes. On peut toutefois, et comme montré sur les fig. 7 à 10, prévoir un mouve ment relatif entre ces électrodes, par exemple une rotation, une translation ou un mouve ment plus complexe, la masse à traiter parti cipant ou non à ce mouvement.
Dans les formes d'exécution du procédé illustrées aux fig. 7 à 10, on a supposé qu'il s'agit de la vulcanisation d'une masse 1 en caoutchouc engagée, d'une manière perma nente ou temporaire, sur un noyau métalli que cylindrique, ladite masse 1 pouvant être enrobée, comme à l'ordinaire, de bande lettes 12.
Dans la forme d'exécution illustrée en fig. 7, on utilise le noyau métallique comme une des électrodes 21 d'un condensateur, l'au tre électrode 2= étant constituée par une pièce métallique qu'on monte sur un support fixe 21 à une distance plus ou moins grande de la face externe de la masse 1 et à laquelle on donne une forme telle qu'elle se trouve à un écartement pratiquement constant de la face externe du noyau et qu'elle s'étende tout au moins sur toute la longueur de la masse 1.
Sur la fig. 7, on a constitué l'élec trode 2' par une pièce cylindrique dont l'axe est parallèle à. celui de l'électrode 2'-, étant entendu que toute autre forme, par exemple celle d'une portion de cylindre, pourrait con venir. .
Comme pour les exemples précédents, on relie les électrodes 2' et 22 respectivement par des fils 3' et 32à une source de courant alternatif 4, de fréquence convenable.
On entraîne l'électrode 2' suivant un mouvement de rotation continu autour de son axe par une transmission à courroies 22 ac tionnée par un moteur électrique 23. Par une telle disposition, on obtient que, par suite de la rotation du noyau, les parties de la masse en caoutchouc 1, qui passent en tre les électrodes, sont chauffées uniformé ment sur toute l'épaisseur de la masse et sont soustraites ensuite à l'action du conden sateur jusqu'à ce qu'elles se présentent à nou veau dans l'intervalle séparant les électrodes. Il est à noter que les pertes de chaleur, à la surface de la masse, sont négligeables sur tout que l'enrobage par les bandelettes cons titue un bon calorifique.
On peut d'ailleurs, comme montré sur la fig. 8, subdiviser l'é lectrode fixe 2' en plusieurs éléments 2a, ré gulièrement répartis autour de l'électrode centrale 21, ces différents éléments 2a étant branchés sur le même fil 3' aboutissant à une borne de la source 4.
Au lieu que l'électrode centrale 2' soit ro tative et que la ou les électrodes extérieures soient fixes, on pourrait faire tourner ces der nières autour de la masse 1 et du noyau 21 qui la supporte. .
Dans la forme d'exécution représentée en fig. 9, le noyau métallique rotatif 24, portant la masse 1, n'est pas relié à une des bornes de la source 4 et ne joue donc pas le rôle d'une électrode du condensateur. Les électrodes 2' et 2' sont constituées toutes deux comme celle montrée sur la fig. 7 et elles sont éta blies à poste fixe dans un même plan diamé tral du noyau 24.
De cette manière, le flux est transmis, par effet d'induction électri que, d'une des électrodes au noyau 24 et de celui-ci à l'autre électrode en traversant la masse de caoutchouc en deux endroits diamé tralement opposés. Egalement dans ce cas, on peut prévoir deux groupes d'électrodes multiples analogues aux électrodes 2a mon trées sur la fig. 8.
Dans la forme d'exécution du procédé re présentée en fig. 10, on constitue une élec trode 2' par le noyau central et l'autre par une pièce annulaire 2', coaxiale avec l'élec trode 21 et écartée plus ou moins de la face extérieure de la masse 1.
L'électrode centrale 2= peut ère fixe ou rotative et l'électrode 22 est déplacée axialement et suivant un mou- vement alternatif par rapport à la masse 1, en montant ladite électrode sur un écrou 25 susceptible de coulisser le long d'une tige fi letée 26, entraînée en rotation par une trans mission 22. Un inverseur de rotation (non montré) intervient automatiquement pour faire tourner la tige 26 en sens inverse quand l'électrode 22 est arrivée au bout de sa course.
Quelle que soit la forme d'exécution adoptée, on constate que le condensateur réa lisé possède une surface et, par suite, une ca pacité relativement faibles, ce qui permet d'adopter une source de courant alternatif de fréquence suffisamment élevée sans être limité par les dimensions des électrodes.
Dans le cas particulier où il s'agit de pièces métalliques et plus particulièrement des cylindres métalliques massifs, portant un enrobage en caoutchouc, on peut procéder comme suit et comme indiqué sur les fig. 11 et 12.
Généralement, on procédait jusqu'ici à la vulcanisation de l'enrobage de caoutchouc en introduisant la pièce métallique, portant une couche de gomme et entourée de bandelettes, dans un autoclave à vapeur d'eau. La gomme, mauvaise conductrice de la chaleur, empêche le métal de s'échauffer par la vapeur, de sorte que les couches de caoutchouc sont d'autant moins cuites qu'elles sont plus rap prochées de l'âme métallique. II s'ensuit une mauvaises adhérence au métal et une cuis son irrégulière et insuffisante à proximité de la pièce métallique.
Suivant une forme d'exécution du pro cédé selon l'invention, on remédie à ces in convénients en réchauffant le métal avant ou pendant la cuisson en soumettant l'ensemble à l'action d'un champ magnétique alternatif à haute, moyenne ou basse fréquence.
. Si on procède à un tel chauffage de l'âme métallique pendant la cuisson à l'autoclave, on obtient à la fois un chauffage de la gomme depuis l'intérieur (par l'âme métal lique) et depuis l'extérieur (par le fluide chaud de l'autoclave), ce qui permet d'obte nir une cuisson plus régulière et plus rapide. Comme on procède, dans ce cas, au trai tement dans une enceinte fermée, on peut, si on le désire, faire intervenir un effet de pression ou de dépression avec les avantages indiqués plus haut.
Sur la fia,. 11, on a illustré, à titre d'exemple, une forme d'exécution du procédé suivant laquelle un cylindre d'acier 10, par exemple de 2 mètres de long et de 80 cm de diamètre, est préparé et recouvert d'un en robage 11 en caoutchouc (souple, demi-dur ou dur).
L'enrobage est, comme d'usage, for tement entouré de bandelettes 12 et l'ensemble est soumis, avant cuisson, à un chauffage préalable, ou bien en introduisant ledit ensemble à l'intérieur d'un bobinage parcouru par un courant alternatif de manière à former ainsi une self dont le cylindre constituerait l'âme, ou bien, comme montré sur la fi,-.<B>11,</B> en établissant dans un bobinage 13 une âme mé tallique feuilletée 14 en forme de<B>U</B> entre les branches de laquelle on interpose le cylindre métallique 10 avec son enrobage 11.
On règle l'intensité du courant de manière que la masse métallique atteigne, par exemple,<B>160'</B> en 10 minutes.
L'ensemble ainsi préchauffé est introduit ensuite dans un autoclave où il est traité comme à l'ordinaire. La durée de la cuisson est toutefois très notablement réduite par rapport à la cuisson du même cylindre non soumis à un chauffage préalable comme in diqué plus haut et, en outre, la vulcanisation et l'adhérence du caoutchouc sont bien plus régulières et uniformes.
On peut également procéder comme indi qué sur la fig. 12, en établissant le bobinage 13 de la self, convenablement isolé, à l'inté rieur d'un autoclave 16. Dans ce bobinage, on introduit le cylindre 10 avec son enrobage 11 à vulcaniser et on fait reposer l'ensemble sur des supports 15 de manière qu'il soit centré par rapport à la bobine 13. On fait ensuite passer le courant alternatif dans la bobine, ce qui chauffe l'âme métallique par effet d'in duction et on introduit simultanément la va peur dans l'autoclave, de manière que l'en- robage 11 soit chauffé à la fois depuis l'inté rieur et depuis l'extérieur.
Bien entendu, on, pourrait également in corporer, dans ce cas, dans l'enrobage 11, des particules susceptibles d'être chauffées en étant introduites dans un champ électroma gnétique et soumettre L'âme métallique, préa lablement ou simultanément, à un échauffe ment par self comme expliqué.
D'autre part, on pourrait adjoindre à la self un dispositif de condensateur annulaire dont une des électrodes serait constituée par l'âme métallique et l'autre par une enveloppe métallique auxiliaire et obtenir ainsi un échauffement du caoutchouc par self et par hystérésis diélectrique.
Dans l'un ou l'autre cas, on peut, évidem ment, faire succéder à cette opération un traitement à l'autoclave.
Ensuite de quoi, on réalise un traitement thermique qui permet d'obtenir, d'une ma nière très simple, l'échauffement homogène de. matières les plus diverses et surtout des articles épais, sans que la durée du chauffage dépende des dimensions de la masse traitée.
Par contre, pour les traitements thermi ques utilisés jusqu'à ce jour, on chauffe l'ex térieur de la masse et il en résulte qu'il est pratiquement impossible d'obtenir un échauf fement uniforme de la masse, la surface pré sentant toujours un excès de chauffage par rapport à la partie centrale ou, pour une surface normalement chauffée, le coeur de la pièce n'est pas suffisamment cuit.