Canal de ventilation, de fumée, ete. L'objet de l'invention est un canal de ven tilation, de fumée, etc.
Il existe depuis des années des canaux de fumée et de ventilation comportant, d'une part, une gaine intérieure donnant passage à la fumée, d'autre part, une enveloppe extérieure située à distance de la gaine et formant avec celle-ci un passage pour de l'air servant à la ventilation. Ils sont for més de tronçons qui sont placés à la suite les uns des autres et dans chacun desquels la gaine et l'enveloppe, réunies par des nervures, sont venues d'une seule pièce en une matière agglomérée sous pression, en béton par exemple.
Lorsque de tels canaux sont montés en saillie dans un bâtiment et sont revêtus sim plement d'un enduit de plâtre, de mortier par exemple, on constate qu'au bout d'un certain temps les joints entre les tronçons deviennent nettement visibles sur l'enduit.
On a pensé qu'il s'agissait là d'un fait<B>dû</B> à la dilatation inégale de la gaine et de l'en veloppe, par suite du passage de gaz chauds dans la première et de gaz frais dans la se conde. Pour parer à cet inconvénient, on a donc fabriqué de la même façon et en la même matière, mais séparément, les tronçons de la gaine, d'une part, et les tronçons de l'enveloppe, d'autre part, et on les a montés dans les bâtiments indépendamment les uns des autres.
L'expérience a cependant montré qu'au bout d'un certain temps les joints se mar quent sur l'enduit comme dans le cas où la gaine et l'enveloppe sont venues de fabrica tion l'une avec l'autre.
La cause de ce phénomène réside en effet uniquement dans le retrait que subit l'en veloppe une fois mise en place, du fait de sa nature, comme du reste toutes les pièces en béton comprimé.
Pour éviter le marquage des joints en question, on a essayé de faire les enveloppes extérieures entièrement en terre cuite au lieu de les faire en une matière agglomérée sous pression. La terre cuite est une matière inerte sans retrait et ne produit pas de fissures comme le béton. On est malheureusement arrivé à ne fabriquer que des enveloppes de dimensions restreintes (maximum 30 à 40 cm). Au delà de ces dimensions, la fabri cation d'une seule pièce devient très difficile et beaucoup trop coûteuse par suite des dé chets énormes au séchage et à la cuisson.
Comme la plus petite enveloppe nécessaire a déjà la dimension de 40/40 cm, il était indi qué de chercher un moyen d'obtenir des en veloppes en terre cuite de n'importe quelle dimension tout en évitant les inconvénients de fabrication signalés.
Le canal faisant l'objet de l'invention comporte une enveloppe faite de tronçons dis posés à la suite les uns des autres. Il est ca ractérisé par le fait que les tronçons sont formés chacun de plusieurs éléments en terre cuite réunis par des ligatures métalliques pla cées dans des gorges ménagées dans le pour tour des éléments et remplies d'un liant, de façon que chacun des tronçons constitue un seul bloc dont la manutention est facile et qui, n'ayant pas de retrait une fois mis en place, ne donne pas lieu au marquage des joints sur un enduit dont le canal sera pourvu.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, deux formes d'exécution du canal faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en perspective d'un tronçon d'une première forme d'exécution constituée par un canal de fumée et de ven tilation; La fig. 2 est un plan d'une seconde forme d'exécution constituée par un canal double de ventilation.
Chaque tronçon de la première forme d'exécution (fig. 1) comporte une gaine 1 de section transversale rectangulaire, qui est faite d'une seule pièce en. une matière agglo mérée sous. pression, en béton par exemple, et qui est munie d'une nervure d'espacement 2 sur chacune de ses quatre faces; elle pré sente à son extrémité supérieure une saillie annulaire 3 destinée à être logée dans une gorge annulaire correspondante non repré sentée de la gaine du tronçon sous-jacent du canal pour donner lieu à l'emboîtement voulu.
Autour de la gaine 1 se trouve une en veloppe 4. Elle est faite en éléments de terre cuite occupant toute la hauteur du tronçon et comprenant des. éléments 5 en forme d'équerres, ainsi que des. éléments plans 6. Les éléments 5 présentent, sur leurs tranches verticales, des rainures 7 dans lesquelles sont logées des saillies correspondantes 8 dont les éléments 6 sont munis sur leurs tranches verticales, en vue d'obtenir la liaison néces saire entre les divers éléments. Cette liaison est maintenue et demeure, pour le transport et le montage par exemple, à l'aide de liga tures métalliques 9 qui sont placées dans des gorges 10 faisant extérieurement le tour de l'enveloppe 4 et qui .sont noyées .dans un liant 11, du mortier de ciment par exemple.
Grâce à, ce que l'enveloppe 4 est faite en terre cuite, elle ne subit aucun retrait une fois en place dans une construction. Les joints entre ses :divers tronçons ne peuvent donc devenir visibles à la longue à travers un enduit dont elle est couverte. La division de chaque tronçon de cette enveloppe en plu sieurs éléments facilite notablement sa fabri cation, puisqu'ils sont de dimensions relati vement petites.
La section transversale du canal peut avoir une forme non rectangulaire.
La seconde forme d'exécution (fig. 2) est faite de tronçons adjacents, se composant chacun d'un élément 15 en double T, de deux éléments 16 en forme de<B>C,</B> de sorte que le canal de ventilation compte deux passages 17, 18 et est double.
Les tranches verticales des branches de l'élément 15 portent des nervures 8 logées dans des rainures 7 des tranches verticales des éléments 16, ce qui assure l'emboîtement voulu.
Les divers éléments .de chaque tronçon, faits en terre cuite, sont maintenus assem blés par des ligatures métalliques et non re présentées, placées dans des gorges périphé riques et noyées dans du mortier de ciment. Ici .également les. joints entre les tronçons et entre les éléments de chaque tronçon ne peuvent devenir visibles à travers un enduit, parce que la terre cuite ne subit aucun re trait une fois en place.
Le fait .que les deux passages ont une paroi commune diminue l'encombrement du canal.
Le canal selon la seconde forme d'exécu tion peut être simple au lieu d'être double. Il pourrait aussi comporter plus de deux pas sages. Dans ce cas, chacun de ses tronçons pourrait comporter le nombre voulu de pièces en double<B>T;</B> ces pièces en double<B>T</B> présen teraient alternativement des nervures et des rainures afin que les pièces adjacentes puis sent s'emboîter.
Le canal selon l'invention peut être autre qu'un canal de ventilation, .de fumée.