Dispositif éléctro-mécanique de remontage périodique de pendules ou minuteries similaires. La présente invention se rapporte à un dispositif électromécanique de remontage périodique pouvant être utilisé, notamment, pour le remontage des pendules, pendulettes ou minuteries similaires.
Pour que de telles pendulettes soient sus ceptibles d'intéresser les usagers il faut, d'une part, que leur encombrement soit le plus réduit possible et, d'autre part, que l'énergie électrique nécessaire pour effectuer l'opération de remontage soit suffisamment faible pour que la durée de la pile d'alimen tation soit d'une ou plusieurs années. Par l'adoption d'une intensité peu élevée et de remontages suffisamment espacés dans le temps, on peut obtenir une durée d'utilisa tion de la pile qui n'est, pratiquement, limi tée que par les conditions de conservation de la pile elle-même. Les conditions d'encom brement conduisent, par ailleurs, à l'adoption d'une pile de faible voltage.
La faible valeur du voltage et de l'inten sité ne permettent pas d'utiliser, pratique ment, la fermeture d'un contact ordinaire, pour provoquer la mise en marche du moteur. En effet, la présence des poussières, l'oxy dation des contacts, conséquence des fréquen tes coupures du circuit, font que, après un certain temps de fonctionnement, le circuit ne se ferme plus, lors de la manoeuvre du contact, ou que la résistance dudit contact devient telle que la résistance électrique de l'ensemble du circuit est trop élevée pour que le moteur puisse fonctionner. D'où nécessité de procéder à de fréquents nettoyages des contacts,
nécessité incompatible avec la qua lité exigée d'une pendule.
Pour remédier aux inconvénients résul tant de l'utilisation des contacts ordinaires on a proposé de provoquer les ouvertures et fermetures du circuit électrique du moteur par déplacement des balais dudit moteur. Cependant cette disposition n'a pas donné, à l'usage, entière satisfaction du fait que dans les systèmes proposés le, ou les, balais mo biles, venaient simplement s'appuyer sur le collecteur du moteur sans que lesdits balais glissent sur le collecteur. Or, le moteur uti lisé étant de faible puissance il en résulte que le ressort qui appuie le balai sur le col lecteur ne devra développer qu'une faible pression. Dès lors les mêmes inconvénients que ceux précédemment indiqués apparais sent à nouveau.
En effet, les poussières qui se déposent sur le collecteur et les balais mo biles, suffisent très souvent, pour empêcher le circuit du moteur de se fermer. D'autre part, l'o=xydation du collecteur et des balais introduit des résistances électriques supplé mentaires suffisamment élevées pour empê cher le démarrage du moteur.
Le dispositif objet de l'invention sup prime ces inconvénients. Les frotteurs, ou balais, au lieu de venir simplement s'appuyer sur le collecteur, viennent en prise par un mouvement de glissement qui provoque, au point de contact, le nettoyage du collecteur et des balais.
L'efficacité de cette disposition se trouve renforcée si on utilise des balais en forme de couteau.
Le dessin représente, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution du dis positif suivant l'invention, appliqué à une pièce d'horlogerie.
La fig. 1 en est une vue arrière de l'en semble du mécanisme. Seuls les organes né cessaires à la compréhension de l'invention ont été figurés. De plus, pour la clarté de la représentation la platine arrière support d'organes a été supposée enlevée; La fig. 2 est une vue en profil-coupe sui vant la ligne des flèches 4 de la fig. 1; La fig. 3 est une vue avant de l'ensemble barillet-pièce de mise en marche-roue de re montage et roue d'entraînement du méca nisme de minuterie;
La fig. 4 une vue de profil de l'ensemble de la fig. 3 les différents organes ayant été espacés pour mieux montrer leur disposition. On va maintenant en se reportant à ces différentes figures expliquer le fonctionne ment du dispositif de remontage périodique.
On voit que, dans la position indiquée sur les figures, la pièce 5 de mise en marche du remontage est entraînée par la goupille 6 soli daire du barillet 7. Ladite goupille 6 en traîne, d'autre part, la roue dentée 8 en prise avec le mécanisme d'horlogerie classique dont le détail n'a pas été représenté. Ainsi donc l'entraînement normal du mécanisme de la. pièce d'horlogerie est obtenu par l'action du ressort du barillet 7 qui agit, par l'intermé diaire de la goupille 6, sur le mécanisme ainsi qu'il vient d'être expliqué; la goupille 6 effectuera donc un mouvement de rotation autour de l'axe du barillet, dans le sens indi qué par la flèche. Dans l'exemple figuré on a supposé que ladite goupille parcourt un tour complet en une heure.
La pièce 5 qui peut tourner librement autour de son axe possède deux goupilles 9 et 10 diamétralement opposées. Cette dis position des goupilles a été adoptée pour ob tenir un remontage toutes les demi-heures. Ladite pièce 5 étant entraînée par la gou pille 6, il en résulte que toutes les demi- heures l'une des goupilles 9 ou 10 viendra en prise avec le levier de mise en marche et d'arrêt 11. Nous supposerons, ainsi qu'il a, été figuré, que la goupille 9 vient buter sur l'extrémité du levier 11. La pièce 5 continuant à être entraînée par la goupille 6, la goupille 9 va déplacer le levier 11 qui pivote autour de l'axe 12 entraînant le cliquet 13 dont l'axe 14 est solidaire dudit levier 11.
Lorsque la goupille 9 a provoqué un certain déplacement du levier 11 le cliquet 13 abandonne la dent de la roue à rochet 15 sur laquelle il se trou vait et tombe dans la dent suivante. Un court instant après cette man#uvre la goupille 9 continuant son mouvement de rotation libère le levier 11 qui, sous l'action du ressort 21 revient à sa position initiale; dans son mou vement de retour le levier 11. entraîne le cli- quet 13 qui agit sur la roue à rochet 15 pro- voguant une rotation de ladite roue corres pondant à l'avance d'une dent.
Sur le même axe que la roue à rochet 15 se trouve montée une came 16 sur laquelle vient prendre appui l'extrémité du bras 17 d'un levier à deux bras. A l'extrémité du deuxième bras 18 eet montée une pièce iso lante 19 supportant les deux balais 22 et 23 coopérant avec le zollecteur 24 du rotor 47 d'un moteur électi ;que. Ces deux balais 22 et 23 sont en forme de couteau, c'est-à-dire qu'ils ont. une forme telle que leur rigidité soit suffisante et que la surface qui vient en contact avec le collecteur soit la. plus réduite possible de façon à obtenir avec une faible pression desdits balais sur le collecteur, un nettoyage efficace des parties en contact.
Ce résultat est obtenu dans l'exemple de réalisa tion représenté au dessin, par l'utilisation d'une pièce en forme de<B>L.</B> Dans la position figurée, on voit que le bras 17 prenant appui sur un bossage de la came 16, seul le balai 22 est en prise sur le collecteur. Le circuit d'alimentation du moteur est ouvert. Lorsque, ainsi qu'il a été expliqué, la roue à rochet 15 avance d'une dent sous l'ac tion du cliquet 13, le levier 11 ayant été entraîné, puis libéré, par la goupille 9 de la pièee a, la, came 16 dont l'axe est solidaire de 15 effectue une rotation qui a pour effet de faire tomber l'extrémité du bras de levier 17 dans un creux, sous l'action du ressort 46.
Dans ce mouvement le bras 18 pivote autour de l'axe ?0 provoquant le déplacement des balais \?2 et 23. Le balais 23 vient en prise sur le collecteur 24 et le rotor 47 du moteur démarre, l'alimentation en courant électrique étant assurée par les conducteurs simples 25 et 26 reliés par l'intermédiaire des bornes 27 et 28 aux deux pôles d'une pile d'alimenta tion. Le champ nécessaire au fonctionnement du moteur est fourni par l'aimant 29 se ter minant par les deux pièces polaires 30 et 31.
On remarquera que la mise en place des balais s'effectue par glissement desdits ha lais sur le collecteur ce qui provoque un net toyage assurant un bon contact électrique en empêchant l'introduction de résistances sup plémentaires de contact.
Pendant son mouvement de rotation, le rotor 47 entraîne, par l'intermédiaire d'en grenages 32, 33, 34, 35, 36 et 37 la roue 38 de remontage du ressort 39. Sur ladite roue 39 sont placées deux goupilles 40 et 41 dia métralement opposées. Après un temps de remontage du ressort correspondant à une demi-heure environ de fonctionnement de la pendule, une des goupilles 40, 41 solidaires de la roue 39 vient buter sur l'extrémité du levier 11 et provoque de la même façon qu'il a été décrit pour la mise en marche du dis positif de remontage, l'avance d'une dent de la roue à rochet 15. Cependant, dans ce cas, l'extrémité du bras 17 qui se trouvait dans un creux de la came 16 va être soulevée sur un bossage, par le mouvement de ladite came solidaire de la roue 15.
Le déplacement du bras 17 va avoir pour effet de faire pivoter le bras 18 autour de l'axe 20 et de ramener les balais dans la position indiquée sur la figure. Le balais 23 abandonne le collecteur et le moteur n'est plus alimenté.
Cependant, par suite de son inertie, le rotor 47 tournera encore un court instant ce qui permettra à la goupille 40 de dégager nettement l'ex\trémité du levier 11 de façon à ne pas gêner l'opération suivante de mise en marche du remontage et cela en entraî nant par son action sur la goupille 9, la pièce 5. Cette rotation supplémentaire du rotor aura, d'autre part, pour effet de provoquer, après la suppression du courant, un nettoyage dudit collecteur, par l'action du balais 22 toujours en prise sur le collecteur.
L'opération de remontage qui suivra sera effectuée sous l'action de la goupille 10 de la pièce 5 et l'arrêt sera provoqué par l'ac tion de la goupille 41 de la roue de remon tage 38.
Il est bien évident que l'on pourrait pré voir la pièce 5 de toute forme désirée et pos sédant un nombre quelconque de goupilles pour provoquer le remontage après un laps de temps déterminé, remplacer l'entraîne ment du mécanisme de la pendule par une goupille solidaire du barillet, par un entraî nement par roues dentées, et cela sans sortir du cadre de la présente invention.
Le mécanisme proprement dit 45 de la pièce d'horlogerie est soustrait à l'action de l'aimant 29 du moteur électrique par la pré sence de l'écran magnétique 44 (fig. 2).