Procédé pour recouvrir des objets métalliques avec d'autres métaux. L'invention se rapporte à un procédé pour recouvrir des objets métalliques avec d'autres métaux. Jusqu'à présent les objets métalli ques, et en particulier les tôles, étaient recou verts en les décapant au préalable et en les plongeant ensuite dans un bain du métal de recouvrement fondu. Ce procédé ne donne pas entière satisfaction au point de vue de la ré gularité de la surface de recouvrement for mée, ainsi que du point de vue de son adhé rence au métal à recouvrir. Le manque d'adhérence est surtout remarqué aux en droits où l'objet, tel que la tôle, doit être recourbé. A cet endroit, le métal protecteur a tendance à s'écailler.
Il a aussi été déjà pro posé de chauffer des bandes de tôle continues à une température voisine de la température de recuit, et d'immerger immédiatement après ladite tôle dans le bain de fusion du métal de recouvrement, des précautions étant prises contre l'oxydation du métal à recouvrir entre les deux traitements. Cette méthode, quoique théoriquement très économique, n'a pas donné des résultats entièrement satisfaisants. La présente invention permet d'atteindre une économie égale, en évitant les incOnvé- nients du procédé décrit ci=dessus.
Selon le procédé qui en fait l'objet, on transforme la couche superficielle de la sur face à recouvrir en formant avec le métal de ladite couche une combinaison chimique, on reconstitue la couche métallique sur la sur face dudit objet en décomposant ladite com binaison, ce double traitement chimique ayant pour effet de transformer la structure métallographique superficielle de l'objet en augmentant sa propriété d'adhérer au métal de revêtement, et on introduit ledit objet dans un bain de revêtement en fusion Une façon d'obtenir cette double réaction est de chauffer le métal à recouvrir dans une atmosphère, oxydante, dans le but de former une couche extrêmement fine d'oxyde.
Cette couche pourra varier en couleur du jaune clair jusqu'au, gris en passant par le pourpre dans le cas où l'objet est en acier. Dans ce but, il suffira da chauffer ledit objet en atmo sphère oxydante jusqu'à 170 à 500 C envi- ron. Puis l'objet passe dans un four réducteur à recuire dans lequel l'atmosphère sera ré glée de façon à avoir un effet réducteur. Il est avantageux de faire passer l'objet à travers le four à oxyder et le four réducteur à une tem pérature supérieure à celle susmentionnée, dans le cas où la surface de l'objet reste en contact avec l'atmosphère oxydante pendant un temps assez court.
Dans son passage à tra vers le four réducteur, la surface de l'objet métallique perd complètement son oxydation et il se forme un dépôt de métal réduit ayant les propriétés susmentionnées. L'oxydation a aussi pour avantage de débarrasser la surface du métal de toutes impuretés organiques, de façon à rendre inutile tout autre décapage.
LTne autre forme d'exécution du procédé pour oxyder puis réduire consiste à mouiller d'eau la surface du métal, ce traitement étant suivi par un séchage,. puis par la réduction dans le four à réduire. On peut aussi utiliser de la vapeur d'eau contenant des substances appropriées, telles que du gaz carbonique. Les méthodes de ce genre peuvent être em ployées en combinaison avec un chauffage préalable donnant lieu à une oxydation préa lable. Ces points seront développés plus loin. Pendant l'opération de mouillage et de sé chage, une couche très fine d'un composé oxy géné se forme sur la surface du métal.
Pour préserver le métal, après son passage par le four réducteur, d'une deuxième oxyda tion avant que ledit métal passe dans le bain de fusion du métal de recouvrement, on peut faire passer l'objet métallique à travers une chambre de refroidissement dans laquelle l'atmosphère est contrôlée. Dans ce but, on peut, par exemple, désoxyder et contrôler l'atmosphère de ladite chambre de refroidis sement. En effet, la vapeur d'eau, l'acide carbonique (C02), etc., ont des effets oxy dants, et leur présence a rendu impossible jusqu'à présent de refroidir la surface du métal à recouvrir sans y faire apparaître une couche d'oxyde.
Pour remédier à cela, on peut, par exem ple, se servir des corps présentant de gran des surfaces chauffées qui s'oxydent facile- ment, comme, par exemple, la tournure (paille) de cuivre, la limaille de fer, etc. On peut aussi employer un métal fondu dont la surface reste constamment en contact avec l'atmosphère à désoxyder. Ce moyen peut être réalisé par un cylindre tournant r6guliè- rement et immergé en partie dans le métal fondu. La surface de ce cylindre est de pré férence brossée pour enlever l'oxyde de métal fondu formé sur la surface du cylindre pen dant son contact avec l'atmosphère à désoxy der.
Souvent on est obligé de prendre des pré cautions contre l'oxydation de la surface du bain de métal de recouvrement: A cet effet, on peut placer ledit bain à l'extrémité de la chambre de refroidissement, ainsi que les ap pareils de chauffage et de refroidissement qui peuvent être nécessaires pour traiter l'ob jet, par exemple la bande, recouvert avant qu'on puisse l'exposer à l'air libre.
Lorsqu'il s'agit de tôle, il est préférable de porter celle-ci, avant de l'introduire dans le bain de recouvrement, à une température voisine du point de fusion dudit bain. Or, la bande sort du four réducteur à recuire à une température bien plus élevée. On peut utiliser les calories contenues dans la tôle sortant du four et parcourant la chambre de refroidisse ment pour chauffer la partie de la bande qui entre dans le four et, en particulier, la partie qui passe à travers la chambre d'oxydation.
Cela présente un intérêt considérable, car moyennant un certain réglage, on peut arri- ver à réduire en puissance les appareils de chauffage dans la chambre d'oxydation. Dans ce but, on peut disposer l'appareil de façon que la tôle passe à travers les chambres de préchauffage et d'oxydation, se dirige dans le four réducteur à recuire et se retourne de 180 pour revenir dans la même direction, mais en sens inverse de la partie précédente de la bande, la chambre de refroidissement et la chambre d'oxydation étant dans ce cas dis posées de façon que les parois de la chambre de refroidissement puissent céder directement les calories de la bande recuite à l'atmosphère de la chambre d'oxydation.
En continuant son chemin, la bande arrive à une tempéra- turc un peu supérieure au bain de métal de recouvrement fondu et cède le reste de ses calories en descendant à la température de ce bain, ce qui permet d'éviter le chauffage con tinu du bain de fusion. Il est d'ailleurs pos sible d'utiliser la chaleur cédée par la bande de tôle dans la chambre de refroidissement pour surchauffer la vapeur d'eau, dans le cas où l'oxydation de la tôle dans la chambre oxydante est faite par un mélange d'air et de vapeur projeté sur la bande de tôle.
Dans l'application de l'invention, il est aussi possible de travailler sur plusieurs ban des à la fois, ce qui augmente considérable ment la production. Un deuxième avantage de cette manière d'opérer est de ralentir le re froidissement des tôles dans la chambre de refroidissement, ce qui peut être très utile pour obtenir un métal très doux. On peut aussi réaliser plusieurs recouvrements. Dans ce dernier cas, la tôle entre successivement dans les bains de fusion, ces derniers étant disposés dans l'ordre des températures de fu sion décroissantes.
Une autre variante prévoit le remplace ment du four réducteur de la forme classique par un bain de recuit, ledit bain étant consti tué par une substance ayant un point d'ébulli tion élevé, du plomb par exemple. Cette sub stance a un effet réducteur sur la tôle. Dans cette variante, - la partie antérieure du bain peut être chauffée à une température supé rieure à celle de la partie postérieure. La protection de la tôle entre le bain réducteur et le bain de recouvrement est, par exemple, constituée par un recouvrement de matière granuleuse étanche, ce produit étant plus lé ger que celui du bain. Cette substance peut aussi avoir un effet réducteur sur le métal à protéger.
Le dessin annexé représente, schématique ment et à titre d'exemples, plusieurs formes d'exécution de l'appareil pour la mise en oeu- vre du procédé, l'objet à recouvrir étant une bande continue, pratiquement infinie, obte nue, par exemple, en soudant les extrémités de tôles laminées.
La fig. 1 représente une première forme d'exécution de l'appareil; La fig. 2 représente un appareil où la bande de tôle est aspergée par des pulvérisa teurs avant le traitement thermique; La fig. 3 représente un appareil compre nant un bain de recuit, dans lequel le métal est immergé après oxydation superficielle; La fig. 4 représente une autre forme d'exécution; La fig. 5 représente un appareil pour un traitement simultané de plusieurs bandes; La fig. 6 représente un appareil compre nant plusieurs bains métalliques;
Les fig. 7 et 8 montrent différents dispo sitifs de désoxydation des gaz de l'atmo sphère du four; Les fig. 9, 10 et 11 représentent divers dispositifs de manutention de plusieurs ban des de tôle; La fig. 12 représente un appareil où deux bandes de tôle sont traitées simultanément. La chambre d'oxydation travaille par récu pération de chaleur, l'oxydation y étant pro duite par un mélange d'air et de vapeur sur chauffée.
Dans la fig. 1, on voit une bande 10 dé roulée du rouleau 9 et passant à travers un four d'oxydation 1 où la chaleur est obtenue par des résistances électriques 33, par exem ple. C'est dans ce four que se forme la cou che d'oxyde sur les deux faces du métal. La bande 10 pénètre ensuite dans le four réduc teur à recuire 2, chauffé également par les résistances 33. L'atmosphère du four réducteur à recuire doit être réductrice. A cet effet, est prévu en 14 un appareil quelconque connu pour empêcher la pénétration de l'air exté rieur. La manière dont on crée cette atmo sphère réductrice sera décrite plus bas.
A la sortie du four réducteur à recuire est prévue une valve 36 dont la hauteur est réglable par vis 37, de manière à laisser un espace très réduit empêchant la libre commu nication des gaz entre le four réducteur à re cuire et la chambre de refroidissement 38. Ladite chambre de refroidissement est munie d'isolateurs thermiques réglables pour per- mettre de régler la température dans ladite chambre.
La bande passe ensuite sur une poulie folle 46 et descend dans le bain de revêtement 41 où elle passe sous une poulie 58; elle sort de l'autre côté en passant entre des rouleaux essoreurs 15. La bande est ensuite refroidie en la faisant passer sur les poulies 59, astrei gnant la bande à parcourir un certain espace en contact avec l'air atmosphérique avant d'être enroulée en 11.
La chambre de refroi dissement 38 a une cloison verticale 39, qui s 'élar, oit à l'extrémité en formant une cloche 40. Les bords de ladite cloche sont immergés dans le bain de revêtement 41. La bande mé tallique 10 passant par le four réducteur à re cuire 2 est ainsi immergée dans le bain de recouvrement sans être exposée à l'air libre.
La partie du bain où se produit l'immersion étant portée, par la bande qui entre, à une température supérieure à celle de la partie où sort la bande, le bord de la cloche 40 sert aussi d'isolement entre les deux zones. On prévoit un tube 19 par lequel on peut in troduire des gaz réducteurs, de l'hydrogène, par exemple, dans la chambre de refroidisse ment. L'extrémité de cette chambre étant her métiquement fermée par le bain en fusion, les gaz réducteurs ne peuvent s'échapper qu'en pénétrant dans le four réducteur à recuire et, de là, par l'ouverture 14 formant l'entrée de la bande.
A cet endroit, les gaz chauds peuvent brû ler au contact de l'air libre. Comme il n'est pas toujours possible d'obtenir des gaz entiè rement privés d'oxygène, puisqu'an ne peut pas empêcher une légère diffusion de l'air atmosphérique, on peut prévoir des moyens de désoxydation dans la chambre de refroidis sement. Ces moyens sont surtout utiles pen dant la mise en marche de l'installation quand le mélange de gaz réducteurs, prove nant d'une source convenable, et d'air se trou vent auparavant dans ladite installation peut provoquer une explosion au contact de la bande métallique chaude.
Ce dispositif de désoxydation indiqué en 18 est de n'importe quel genre. Dans l'exemple, il est constitué par un rouleau tournant d'une façon régulière et entraînant dans son mouvement de rota tion une couche du métal fondu dans lequel se trouve à moitié immergé ledit rouleau. Une brosse en amiante est prévue pour enlever de la surface du rouleau les oxydes formés. Le métal de recouvrement 41 est contenu dans un bac 44 en métal. Des éléments chauffants 33 sont prévus pour fondre le métal de recou vrement au commencement de l'opération.
Cette opération une fois amorcée, le chauf fage du bain devient dans beaucoup de cas inutile, la température de la bande de tôle étant suffisante pour maintenir le métal de recouvrement à l'état liquide.
On n'a pas prévu l'introduction de fon dants, car en général cette introduction est inutile.
La fig. 2 représente la bande 10 qui est immergée d'abord dans un bain d'eau 26. L'eau peut contenir des substances déca- pantes. Ensuite, la bande entre dans une chambre 28 où l'atmosphère est chargée de vapeur d'eau introduite par les buses 27. La bande passe ensuite à travers un séchoir formé d'une série d'appareils chauffants 13 disposés de part et d'autre de la bande.
La plupart des autres éléments indiqués sur la fig. 2 sont analogues à ceux décrits dans la fig. 1, la différence consistant en ce que la bande qui émerge du bain de recouvrement est protégée du contact avec l'air atmosphé rique. Le dispositif protecteur 60 est fermé dans sa partie antérieure par le métal de re couvrement fondu 41 et dans sa partie pos térieure par un bain obturateur 16 constitué, dans l'exemple décrit, par de l'eau. Des gaz non oxydants sont admis dans le capot 60 par un tuyau 19'.
Ce tuyau d'admission fermé, l'ensemble du capot 60 et des obturateurs forme un espace hermétiquement clos.
Une valve d'échappement 20 est prévue pour renouveler les gaz. Un refroidissement à l'eau du capot peut être obtenu au moyen de jets d'eau 61 frappant la surface dudit capot; ce refroidissement étant éventuellement né cessaire pour ne pas porter notamment le bain obturateur à l'ébullition. L'eau est arrêtée par une gouttière 62 et évacuée par un entonnoir <B>63.</B> En émergeant du bain 16, la bande est enroulée en 11. Elle peut être séchée, au préa lable, par des dispositifs de chauffage 13'.
La fig. 3 montre la tôle 10 entrant dans le four oxydant 1; ensuite, elle passe dans le bain de recuit 24 qui remplace le four de recuit. Dans son passage à travers ledit bain la tôle est guidée par des poulies 64, 65 dis posées de la façon voulue aux endroits dési rés. Des éléments de chauffage 33 sont dispo sés à la partie antérieure du bain. Des élé ments d'isolement thermique 57 recouvrent le bain de recuit et sont ajustables de façon à permettre le réglage de la température. La tôle passe ensuite sur une poulie 66 qui se trouve à l'intérieur du récipient 22 contenant une matière pulvérulente étanche à l'air, du poussier de charbon par exemple, puis des cend dans le bain de métal de recouvrement.
Dans la fig. 4, la tôle 10 passe par un bain oxydant 26, de l'eau par exemple, con tenu dans un bac 25. La bande passe ensuite sur une poulie folle dans un four 68 où la tôle est recuite. Elle descend ensuite dans un bain de refroidissement 45 constitué, par exemple, par du plomb, en passant sur les poulies 46. En sortant du bain 45, la bande pénètre dans le bain de fusion du métal de recouvrement 41', ce bain étant disposé d'une façon flottable.
La caractéristique de ce dis positif est que la bande est chauffée dans le bac de recuit 68 par passage d'un courant électrique à travers la bande de tôle elle- même. Une électrode 132 du générateur 29, qui doit être d'un voltage bas et d'un ampérage élevé, est électriquement en contact avec le bain mouillant 26, l'autre électrode 32 étant placée dans le bain de refroidissement 45.
Avec ce dispositif, il faut une grande attention pour éviter de court-circuiter le générateur, mais, ce point étant réglé, on peut connaître exactement le régime calorifique de la tôle à chaque instant dans le four 68, dans lequel la couche d'oxyde formée dans le bain 26 est transformée en une couche fine de dépôt mé- tallique, de la même substance que le métal à recouvrir.
Le dispositif décrit ci-dessus peut fonc tionner d'une façon encore plus avantageuse èn faisant varier la pression dans la chambre 68. Un robinet d'arrivée des gaz réducteurs est indiqué en 19, une valve de sortie des gaz est représentée en 20. Les bains 26 et 45 forment des obturateurs hermétiques à la condition que le niveau de liquide dans cha que bain soit à une hauteur suffisante. Au cas où l'atmosphère réductrice contiendrait une certaine quantité<B>dé</B> gaz oxydants pou vant être apportés par la bande de tôle, une évacuation continue peut être effectuée, par exemple, par une pompe à vide placée à l'ex térieur.
La fig. 5 représente un ensemble d'appa reils, permettant de manipuler plusieurs tôles à la fois. Les bandes entrent séparément dans le four oxydant 1 en communication avec l'atmosphère, le chauffage dudit four étant réalisé sur la fig. 5 par des résistances élec triques 33. Elles passent ensuite dans le four réducteur à recuire 2, chacune passant sépa rément entre des rouleaux d'étanchéité 14. Ces tôles passent ensuite sur des galets d'é cartement 35, sont ramassées ensemble sur deux rouleaux 70 dans la chambre de refroi dissement.
Dans celle-ci, plusieurs poulies 71, 72 font circuler l'ensemble des tôles qui passent enfin sur la-poulie 73 pour descendre dans le bain de fusion 41 du métal de recou vrement dans lequel se trouvent placées des poulies 58 et 75, sous lesquelles passent l'en semble des tôles pour sortir écartées par des poulies 74. De cette façon, chaque tôle est accessible au métal fondu des deux côtés.
La fig. 6 représente un dispositif de re couvrement d'une tôle par plusieurs couches différentes de métal de recouvrement. La tôle est supposée sortir de la chambre d'oxy dation; elle entre dans le four réducteur à re cuire 2. Ensuite, elle passe dans la chambre de refroidissement où se trouvent plusieurs bains composés de métaux fondus de recou vrement, ces métaux étant disposés dans l'or dre des points de fusion décroissants. En sor- tant de chaque bain, la bande est renvoyée sur des poulies 59, 59', 59" qui se trouvent à une distance suffisante pour permettre le refroidissement de la couche formée, et des cend ensuite dans le bain suivant, les renvois étant effectués dans les bains par l'intermé diaire des poulies 58, 58', 58" immergées dans le métal fondu.
La bande de tôle passe enfin sous la pou lie 47 et sort de la chambre dé refroidisse ment en traversant un dispositif d'étan chéité 17.
La fig. 7 donne le détail d'un appareil de désoxydation des gaz, placé dans la chambre de refroidissement. Le bain de métal liquide 78 dans lequel plonge le cylindre 18 est ré chauffé par des résistances électriques 13", la surface du cylindre étant nettoyée comme on l'a indiqué plus. haut par une brosse en amiante 55.
La fig. 8 représente un autre mode de désoxydation desdits gaz: Une pompe 50 as pire les gaz de la chambre de refroidissement par un tube 51 et les refoule par le tube 52 dans le fond du bain de métal liquide. Des chicanes 53 font circuler les gaz refoulés dans le métal liquide, de façon à atteindre le plus de surface de métal possible. Les oxydes for més étant plus légers que le métal fondu sur nageront sur la surface du bain. Les gaz re viennent enfin dans l'atmosphère de la cham bre de refroidissement en traversant un con- denseur 54 destiné à débarrasser les gaz des vapeurs métalliques qui auraient pu, éven tuellement, se mélanger à eux.
La, fig. 9 se rapporte à un dispositif trai tant un nombre assez élevé de tôles. Il est analogue à celui indiqué sur la fig. 5. Mais le four réducteur à recuire est vertical. La dis position verticale dudit four est très avanta geuse du point de vue du rendement et de ce lui de la fabrication. En effet, la température se règle automatiquement et va en décroissant de haut en bas.
La bande de tôle 10 supposée traitée dans le four oxydant passe dans la chambre 95 qui sert à la fois à obtenir une étanchéité meilleure de la chambre de réduction et à ren dre accessible ladite chambre. De la chambre 95 la bande passe dans le four de réduction. La chambre 95 est munie d'un couvercle 92, ledit couvercle plongeant dans un joint li quide d'étanchéité 93. Les tôles entrent réu nies dans la chambre 95, ce qui donne une étanchéité meilleure. Elles sont séparées en suite dans ladite chambre pour pénétrer dans le four réducteur de recuit.
La fig. 10 représente une solution parti culière dans laquelle. les tôles passent dans le bain de recouvrement sans y être guidées par des poulies. Cela présente l'avantage de ne pas être obligé de placer des pièces en acier dans le bain, ce qui est particulièrement im portant dans le cas où le point de fusion du métal de recouvrement est assez élevé.
Dans certains cas, comme le montre la fig. 10, la chambre de refroidissement est sé parée de la, chambre de solidification 60 par des cloisons 97.
La fig. 11 prévoit un dispositif de recou vrement de bandes de tôle d'un seul côté seu lement. Les bandes superposées 10, traitées dans la chambre -d'oxydation et dans le four réducteur de recuit, sont amenées par les ga lets 46 dans le bain de fusion du métal de re couvrement 41. Elles y sont séparées deux par deux sur les rouleaux 58, 58', 58". Les bandes peuvent être ensuite réunies sur des rouleaux 59, 59', 59" et amenées sous la sur face du second bain de fusion 41' en étant guidées par des rouleaux 108, 108', 108". La tôle supérieure est recouverte des deux côtés en la déviant par la poulie 109 et l'amenant sous la surface par le rouleau 111 et la sor tant finalement du bain sur les rouleaux 110.
La fig. 12 donne un ensemble comprenant un four oxydant chauffé par récupération de la chaleur apportée par les tôles sortant du four à recuire. Les deux tôles 10 entrent ap pliquées l'une contre l'autre dans la chambre oxydante 1, puis sont écartées l'une de l'au tre par des rouleaux 26 et 26'. Des buses 27, <B>27'</B> et 27" projetant de la vapeur surchauffée sont disposées de façon à atteindre les deux surfaces de chacune des deux tôles. Les ban- des passent ensuite à travers le joint étanche 14, puis elles pénètrent l'une contre l'autre dans le four réducteur de recuit où elles sont réchauffées.
A l'extrémité de ce four l'une d'elles tourne autour du galet 40 et l'autre autour du galet 40' et elles reviennent en chauffant par radiation directe les bandes marchant en sens inverse, après quoi, à la sor tie de ce four, elles pénètrent, l'une contre l'autre, dans la chambre de refroidissement 45. Des appareils de chauffage 33' sont dis posés pour régler le régime de refroidissement des bandes avant leur immersion dans le bain de recouvrement. Les appareils de chauffage 33 sont disposés entre les deux parties des tôles, de façon que ces deux parties forment un écran et protègent les murs intérieurs du four contre les radiations.
A la fin du par cours devant les appareils de chauffage 33, les bandes ont déjà atteint leur température de recuit, mais la partie des bandes qui se trouve en face des appareils de chauffage 33 peut avoir une température un peu plus éle vée que le côté qui fait face aux parois du four. Pour égaliser les températures, un écran 16 est disposé dans le prolongement des ap pareils de chauffage 33 et pendant le par cours des bandes à l'abri de cet écran, les températures des feuillards s'égalisent.
Ainsi chaque grain est maintenu à une température suffisamment élevée de recristallisation et pendant un laps de temps suffisant pour que les changements métallographiques désirés se produisent. Dès ce moment, les bandes su bissent un refroidissement partiel jusqu'à une température de 50-100 C plus élevée que la température du bain de métallisation et ce refroidissement, dont la vitesse en chaque point dépend de la caractéristique du métal de la bande qu'on veut obtenir s'effectue en cédant aux parois conductrices de la cham bre de refroidissement, la plupart de la cha leur disponible des bandes qui arrivent à cette partie de l'appareil comme décrit ci-dessus.
On a également prévu des appareils de chauf fage 3 y au commencement de la chambre de refroidissement, ainsi que dans la chambre oxydante, ces derniers servant principalement pour le démarrage ainsi que pour permettre le réglage de la vitesse de passage- des ban des. Par un tube 19, on envoie des gaz réduc teurs dans la chambre de refroidissement, en les faisant remonter jusqu'au four réducteur de recuit. Le bain 41 est maintenu à la tempé rature de fusion par les deux tôles 10. Toute fois, pour fondre le métal de recouvrement, on prévoit des appareils de chauffage 33.
Bien entendu, les appareils et dispositifs décrits peuvent être l'objet de nombreuses additions et modifications.
Il est à remarquer que dans tout ce qui précède un bain obturateur d'une chambre close aura une différence de niveau variable suivant le rapport de la pression des gaz dans ladite chambre à celle exercée sur la sur face du bain extérieur, la position des ni veaux sur les dessins n'ayant été donnée qu'à titre d'exemple.
L'inventeur a trouvé d'ailleurs que la pression des gaz à l'intérieur de la chambre de recuit, qui est d'ailleurs la même que celle qui règne dans la chambre de refroidissement, a un effet considérable sur l'adhérence du mé tal de recouvrement, ainsi que sur les proprié tés physiques du métal à recouvrir lui-même. Ainsi, si l'on porte la pression susmentionnée à une valeur déterminée optima, on obtient une adhérence aussi bonne avec un mélange de gaz moins onéreux. Dans le cas d'une sur pression, on obtient, d'autre part, un avantage au point de vue de l'étanchéité, en ce qui con cerne l'infiltration des gaz atmosphériques de l'extérieur vers l'intérieur de la chambre.