Dispositif hydraulique à flotteur, sensible à de petites variations de niveau. La présente invention a pour but la réali sation de dispositifs hydrauliques à flotteur, sensibles à de petites variations de niveau et applicables en particulier dans les canaux ouverts et les, conduits d'irrigation par exem ple, et destinés à permettre par exemple des indications de niveau, des détections de va riations de niveau, ou soit directement, soit par l'intermédiaire d'organes de régulation appropriés, le maintien d'un niveau ou d'un débit constant ou variable entre des limites prédéterminées.
La présente invention a pour objet un dispositif hydraulique à flotteur, sensible à .de petites variations de niveau, caractérisé par une combinaison d'un flotteur oscillant à immersion variable, et d'au moins un or gane exerçant un couple antagoniste à celui dudit flotteur.
Les fig. 2 à 17 du dessin annexé repré sentent, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution et applications .du dispositif sui vant la revendication. La fig. 1 montre schématiquement le fonctionnement d'un flotteur ordinaire; La fig. 2 représente un dispositif établi conformément à l'invention, en équilibre in différent, et pour lequel le niveau critique passe par l'axe d'oscillation, le couple opposé .à celui :du flotteur étant dû à un poids;
La fig. 3 représente un dispositif analo gue à celui qui est montré à la fig. 2, le couple antagoniste étant dû à une capacité immergée; La fig. 4 représente un dispositif analo gue à celui qui est montré à la fig. 2, le couple antagoniste étant dû à un ressort spiral;
La fig. 5 représente un dispositif ana logue à celui montré dans les fig. 2, 3 et 4, mais susceptible d'une course .d'amplitude double, du fait que les deux couples anta gonistes s'exercent -dans. des sens. différents selon que l'ensemble du dispositif est situé dans la première ou la seconde moitié ,de sa course totale;
La fig. 6 montre un dispositif analogue à celui montré à la fig. 2, mais dans lequel le niveau critique est supérieur au plan de l'axe; La fig. 7 représente un dispositif ana <B>l</B> ôgue à celui montré à la fig. 2, mais non en équilibre indifférent, .et susceptible de fonctionner avec un décrément positif ou né gatif;
dans cette figure, le dispositif est éga lement montré pourvu d'un organe amortis seur d'oscillation; La fig. 8 représente une réalisation cir culaire ou en tambour du dispositif objet -de l'invention, fonctionnant également avec ren versement du sens -des deux couples antago nistes, comme il en est à la fig. 5, et assu rant également un amortissement des oscilla tions;
La fig. 9 représente une vanne oscillante fonctionnant suivant un principe analogue à celui des dispositifs précédents; La fig. 10 représente de face l'obturateur d'une vanne du type de celle montrée à la fig. 9, fonctionnant en combinaison avec un canal ouvert de section évasée; La fig. 11 représente une vanne oscillante avec une évacuation aval en conduite fermée, l'amont étant à l'air libre;
La fig. 12 représente l'application d'une vanne oscillante suivant fig. 10, en cas de dénivellation importante entre amont et aval, l'installation représentée assurant le niveau constant en amont; La fig. 13 représente une vanne analogue à celle montrée à la fig. 11, mais dans la quelle le flotteur et la vanne se trouvent situés de part et d'autre de l'axe d'oscilla tion, l'installation représentée assurant le ni veau constant en aval; La fig. 14 représente un dispositif établi conformément à l'invention, dans une appli cation particulière à un bac à niveau cons tant;
La fig. 15 montre schématiquement, en plan, le mode d'utilisation .de vannes de ré glage de niveau amont, dans un système de prises d'irrigation; La fig. 16 est une vue en élévation de l'installation montrée à la fig. 15; La fig. 17 représente schématiquement, en coupe longitudinale, un canal divisé en tronçons dont chacun est commandé par une vanne oscillante.
Les flotteurs utilisés habituellement pour détecter des variations de niveau sont à im mersion quasi constante, la variation d'im mersion ne provenant que de l'effort -de ma noeuvre nécessaire pour déplacer les appareils commandés et vaincre les frottements de la transmission.
Un tel flotteur est représenté fig. 1. Pour une variation de niveau H, le déplacement du flotteur est, dans les conditions optima, de H; quand il s'agit de commander des ap pareils avec -de très faibles variations -de ni veau, on est donc obligé de donner au flot teur -de grandes dimensions pour obtenir le travail disponible nécessaire pour faire par courir aux appareils commandés leur course utile.
A titre d'exemple, on a représenté à la fig. 2 un dispositif comprenant le flotteur proprement dit F, porté par un bras W, oscil lant autour de l'axe 0; le volume du flot teur est limité par deux parois cylindriques C', CZ d'axe 0, par deux faces latérales planes perpendiculaires à l'axe 0 et par un fond plat A dont le plan X passe par l'axe.
Un couple antagoniste est créé par un contrepoids P porté par un bras Bz, et situé de telle façon que le centre de gravité G de l'ensemble de l'appareil se trouve sur une per pendiculaire au plan X passant par 0.
Quand on enfonce le, flotteur en le fai sant tourner autour de son axe 0, le couple correspondant à la poussée d'Archimède sur le flotteur augmente, mais le couple antago niste augmente également. On peut établir l'appareil de façon que les deux couples oppo sés soient égaux pour toutes ses positions quand le niveau passe par l'axe. Pour un appareil établi dans ces condi tions, si le niveau monte légèrement, le couple appliqué au flotteur l'emporte et l'appareil tourne jusqu'à ce que la face A du flotteur vienne affleurer la surface de l'eau.
Si, au contraire, le niveau vient à baisser au-dessous de l'axe, le couple antagoniste l'emporte, et l'appareil tourne de toute sa course possible, cette course pouvant être limitée au moyen d'une butée ou d'un flot teur supplémentaire f (fig. 2). Dans le cas de la fi-. 2, cette course sera au maximum d'un angle droit.
La variation de niveau H nécessaire pour faire tourner l'appareil, dans un sens ou dans l'autre, suivant le sens. de la variation de niveau par rapport à l'axe, devra être suffi sante pour vaincre l'effort de manoeuvre des appareils commandés et les frottements. La course utile étant beaucoup plus grande que celle du flotteur de la fig. 1, le travail dis ponible pour une. même variation de niveau et un flotteur de même section sera considé rablement plus grand.
On voit donc qu'il suffit que le niveau varie d'une très petite quantité H, au-dessus ou au-dessous du niveau de l'axe, pour que l'appareil fasse toute sa course. Le niveau de l'axe est donc un niveau critique.
Dans l'exemple de la fig. 2, le couple antagoniste résulte de l'action d'un contre poids. Sans sortir du cadre de l'invention, on peut réaliser le couple antagoniste conjugué de toute autre manière appropriée.
A titre d'exemple, on a représenté à la fi-. 3 un appareil où le couple antagoniste est obtenu par l'effet de la poussée de l'eau sur un corps complètement immergé M; c'est donc ici le poids d'eau déplacé par M qui joue le rôle du contrepoids de l'exemple de la fig. 2. On voit que le corps M est monté réglable sur son levier pour pouvoir modifier le couple antagoniste.
On a montré à la fig. 4 un appareil où le couple antagoniste est réalisé au moyen d'un ressort spiral S attaché, d'une part, à l'ensemble mobile et, d'autre part, à un point fixe N, la forme du flotteur étant calculée pour correspondre à la loi de variation du couple antagoniste du ressort avec l'angle.
La forme du flotteur décrite dans l'exem ple de la fig. 2 n'est pas la seule possible; il suffit que la loi de variation du couple appli qué au flotteur soit convenablement conju guée avec la loi de variation du couple anta goniste pour obtenir l'effet désiré, ce qui per met bien des variantes de réalisation.
On a représenté à la fig. 5 un flotteur où les parois cylindriques C', CZ et les faces latérales ont été prolongées au-dessous du fond A, pour former un caisson E à orifice inférieur rectangulaire R par où l'eau accède à la face<I>A</I> en remplissant le caisson<I>D</I> ainsi formé.
Les prolongements des parois étant très minces n'introduisent pas de couples supplé mentaires appréciables, et l'appareil peut fonctionner comme celui de la fig. 2 quand la face A est plus bas que le niveau.
Au cours de l'oscillation de l'ensemble, la face active A du flotteur F peut monter plus haut que le niveau, en aspirant de l'eau dans le caisson E.<I>La</I> face <I>A</I> se trouve alors en dépression, et le couple dû à l'ensemble flotteur-caisson est changé de signe. Le couple dû au poids de l'appareil est lui aussi changé de signe, puisque le centre de gravité G est passé -de l'autre côté -de 1a verticale de l'axe. L'équilibre est donc toujours possible.
De cette façon, la course utile du flotteur peut être portée à environ deux angles droits. A fin de course, l'orifice R se découvre et le caisson E se vide brusquement; cet effet peut être utilisé dans certains appareils, ce qui permet de disposer intégralement du côuple antagoniste. Dans d'autres cas, on peut éviter cet effet au moyen d'une butée limitant la course, ou tout autre dispositif produisant le même effet.
Le niveau critique des appareils décrits en référence aux fig. 2, 3, 4 et 5 est le niveau de l'axe de rotation. On peut réaliser un ap pareil dont le niveau critique soit différent de celui de l'a-xe. A titre d'exemple, on a représenté, fig. 6, un appareil suivant l'in vention qui n'est autre que celui de la fig. 2 auquel on a adjoint un contrepoids supplé mentaire p suspendu par un câble à un tam bour T solidaire de l'appareil et casé sur l'axe.
Si le contrepoids p est disposé du même côté que le flotteur, comme représenté, le nou veau niveau critique est au-dessus de l'axe; si le -contrepoids p eàtdisposé -de l'autre côté, le nouveau niveau est plus bas que l'axe. On peut régler le niveau en changeant le poids<I>p</I> ou le diamètre du tambour<I>T.</I>
On peut obtenir le même résultat sans introduire d'erreur importante en remplaçant le contrepoids <I>p</I> et son tambour<I>T</I> par une masse additionnelle V (fig: 6) fixée à l'ap pareil et passant par l'horizontale de l'axe dans la position moyenne. Ceci revient à dé placer le centre de gravité de G en G'.
On peut calculer ;la position de G' et le poids total de l'appareil de telle façon que le nou veau niveau critique reste sensiblement le même pour toutes les positions de l'appareil. En rendant la masse additionnelle V coulis sante sur une barre rectiligne passant par l'axe, on peut disposer d'un moyen simple dé réglage de niveau critique.
Dans certains cas, il peut être commode de changer le niveau critique à distance; la masse V peut alors être commandée électri quement par exemple.
On a représenté à la fig: 7 un appareil analogue à celui de la fig. 2, mais où le bras BZ portant le poids P ne passe pas par l'axe O et se trouve vertical dans la position re présentée.
Dans cette position, si l'on déplace le poids de P en P', le centre de gravité de l'en semble se déplace verticalement de G en G', et le couple -dû au poids total appliqué en G' reste le même que quand il était appliqué en G. Si toutefois on fait tourner l'appareil dans le sens qui enfonce le flotteur, le niveau étant à l'axe, le couple -dû au flotteur sera le même que dans le cas de la fig. 2, alors que le couple dû au poids sera visiblement plus petit. Le flotteur l'emportera donc et ramè nera l'appareil à la position de la fig. 7, où l'équilibre est réalisé.
Pour obtenir l'équilibre pour une position plus basse du flotteur, il faut diminuer le couple du flotteur, et par conséquent abaisser le niveau.
On voit donc que l'appareil de la fig. 7, avec son poids décalé en P', a une position d'équilibre différente pour chaque niveau, et n'est plus en équilibre indifférent à un niveau déterminé. La position de l'appareil étant liée au niveau, on peut utiliser cette propriété pour transmettre à distance des variations de niveau, ou actionner des appareils dont la position doit dépendre du niveau et doit va rier régulièrement avec celui-ci.
On appellera "décrément" de l'appareil la variation de niveau pour laquelle il fait toute sa course utile.
Suivant que G' sera au-dessus ou au dessous de G, le décrément changera de signe. Il est évidemment réglable en déplaçant P.
La possibilité de régler le niveau critique comme il a été montré fig. 6, ou de créer un décrément réglable suivant fig. 7, est évi demment également possible dans le cas où le couple antagoniste conjugué est réalisé par un corps immergé, un ressort, etc.; il suffit de conjuguer convenablement les lois de va riation du couple du flotteur et du couple antagoniste.
On a représenté à la fig. 8 un appareil muni .d'un dispositif amortisseur des oscilla tions. Il se compose d'un tambour creux dont une partie F, formant un compartiment étan che, joue le rôle de flotteur grâce aux cloi sons d'étanchéité Ci, CZ. L'eau peut pénétrer dans l'intérieur du tambour par l'orifice b et agir ainsi sur la cloison C''';
l'air passe par l'orifice<I>a.</I> L'orifice <I>a</I> est ainsi placé par rapport à l'orifice b, que le premier peut se substituer au second, à une certaine position angulaire de l'ensemble, pour permettre au dispositif de travailler avec un couple inversé. Les orifices a et b sont calculés de façon à ralentir suffisamment les échanges par b, si bien que, lorsque le niveau extérieur oscille, le tambour se met à la position correspondant au niveau moyen. L'appareil de la fig. 8 peut fonctionner comme celui de la fig. 5.
Le contrepoids P est calculé de manière à donner tel décrément que l'on veut, corres pondant à la course totale utile qui est voi sine de deux angles droits.
Cet appareil peut servir à la mesure des niveaux ou à la commande d'appareils divers. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'in vention, on peut utiliser tout autre dispositif amortisseur approprié. A titre d'exemple, on a représenté en fig. 7 une palette amortis- seuse D qui se révèle particulièrement effi cace et simple.
Les appareils. du genre de ceux décrits aux fig. 7 et 8 peuvent servir à commander le limiteur d'ouverture d'une turbine hydrau lique, ou tout autre organe approprié du ré gulateur de cette machine, de façon que le niveau amont reste entre des limites impo sées qui correspondront au décrément de l'ap pareil.
La commande peut être réalisée directe ment par des moyens mécaniques, axes, câbles, etc. ou par l'intermédiaire d'une commande à distance, électrique, pneumatique, hydrau lique ou autre, d'un type connu.
De la même façon, les appareils suivant l'invention peuvent commander des vannes régulatrices de niveau, actionnées par servo moteur. Dans ce cas, l'appareil de commande sera placé -dans le bassin dont le niveau doit être réglé, ou dans tout autre puits ou bassin communiquant; il commandera directement ou au moyen de relais le distributeur des servomoteurs des vannes.
La source d'énergie du servomoteur est indifférente quant à l'objet de l'invention, qui peut s'adapter à tous les types connus de vannes automatiques de réglage de niveau à servomoteur.
L'appareil suivant l'invention peut aussi être utilisé à la commande directe de vannes automatiques 'Vans relais ni servomoteurs. La vanne doit être alors d'un type rotatif ou oscillant, quasi équilibré, et montée direc tement sur l'arbre de l'appareil qui se trouve, par exemple, dans un puits latéral au pertuis de la vanne, puits communiquant. avec le côté de la vanne où le niveau doit être réglé. Au lieu de disposer l'appareil de commande dans un puits latéral, il est souvent commode d'incorporer l'appareil suivant l'invention à la vanne même, dont il fait alors partie inté grante.
A titre d'exemple, on a représenté à la fig. 9 une vanne automatique destinée à ré gler à niveau constant la partie amont du canal dans lequel la vanne est placée.
La vanne est du type à secteur tournant autour d'un axe 0. Le tablier de la vanne est réalisé au moyen du flotteur F de com mande à immersion variable, dont la paroi Cz a été prolongée latéralement et par-dessous, de manière à s'adapter exactement aux parois du canal, dans la position fermée.
Grâce au prolongement K de la paroi C2, la face A du flotteur se trouve dans une zone d'eau morte où la pression est sensiblement la pression moyenne amont; la paroi C2 étant cylindrique et d'axe 0, le niveau aval ne peut créer aucun couple.
Outre le contrepoids principal P, la vanne peut être munie de deux masses réglables Vl et V2. L'ensemble de ces contrepoids et du poids de la vanne réalise le couple antago niste opposé à celui du flotteur.
La masse Yl peut servir à changer le ni veau critique de réglage, comme il a été vu dans la description de la fi-. 6.
La, masee VZ peut servir à .créer un décré ment de niveau dans un sens ou dans l'autre, ou au contraire à corriger un décrément exis tant, par suite d'une malfaçon de la vanne, ou pour toute autre raison.
Quand le débit amont varie, le niveau amont tend à varier, ce qui rompt l'équilibre de la vanne: celle-ci se déplace alors dans le sens qui rétablit le niveau. Pour un .débit donné, la vanne ne peut avoir qu'une posi tion d'équilibre, c'est celle qui donne à la vanne l'ouverture nécessaire pour laisser pas ser le débit venant de l'amont en maintenant le niveau à la cote fixe.
Le dispositif de commande étant réglé comme darse le cas @de la fig. 2, la vanne n'est plus en équilibre indifférent en toute position, comme ce serait le cas -ën eau dormante, mais à sa position asservie au débit.
Ira position -de la vanne se trouve donc liée au débit, et la vanne peut régler à ni veau constant quand le débit varie de zéro à la valeur maximum dont le canal est capable. La vanne est également stable si l'on intro duit un décrément -de niveau, décrément qui est alors lié au débit. On dit que le décré ment est positif quand le niveau monte avec le débit, et.qu'il est négatif dans le cas con traire.
La vanne peut ainsi fonctionner avec un décrément positif ou négatif. La réalisation d'un fonctionnement stable avec décrément négatif, jugée impossible avec les types con nus de vannes automatiques, est susceptible d'applications industrielles intéressantes, comme il sera indiqué ci-après.
On a représenté à la fig. 10 une vanne vue de face, .du type de celle montrée à la fig. 9, agissant dans un canal ouvert a parois, évasées.
Le canal étant de section semi-circulaire, la face CZ a été prolongée comme il a été dit plus haut. Avec cette disposition, on voit que, dès que la vanne est ouverte, elle laisse un jeu important j entre son contour extérieur et les parois du canal; il en résulte que les frottements ne sont pas à craindre, et que la sensibilité de la vanne est très grande.
Dans la position fermée, la vanne pour rait avoir tendance à se coincer; tout au moins, les frottements sur les parois devien nent de toute façon importants. Le flotteur supplémentaire f (fig. '9) a été prévu de façon à décoller la vanne au -départ. Comme il sort aussitôt de l'eau, il n'introduit pas d'erreur dans le réglage automatique.
La vanne a été représentée fig. 9 avec son axe à l'aval; sans sortir du cadre de l'in vention, on peut aussi disposer l'axe à l'amont, ce qui revient, sur la fig. 9, à per muter les niveaux amont et aval. Dans ce cas, c'est la paroi C' qu'il faut prolonger au lieu de C, de façon que le flotteur f soit disposé 'du côté du pivot o.
<B>lino</B> vanne telle que celle qui est repré sentée à la fig. 9 créée une perte de charge très faible au débit maximum, car alors la face A du flotteur affleure le niveau, et seule la partie K de la paroi CZ trempe en core .dans l'eau.
Si, exceptionnellement, le débit dépassait la valeur maximum prévue, la vanne conti nuerait à lever sans introduire de perte de charge supplémentaire.
On pourrait d'ailleurs. réaliser une perte de charge rigoureusement nulle à plein débit en commandant la vanne à secteur par un flotteur conjugué, monté dans un puits laté ral, comme il a été dit plus haut. Cette com plication sera généralement inutile dans les canaux à faible pente tel que celui repré sent6 à la fig. 1,0, car, dans ce cas, les, vi tesses sous la vanne sont assez faibles pour que le prolongement K -de la paroi CZ n'ait pas besoin d'être très long pour que la pres sion sur la face A soit pratiquement égale à la pression amont.
Quand l'aval est à forte pente, les: vitesses seront plus grandes et il sera nécessaire de disposer d'un prolongement K plus long pour ne pas introduire d'erreurs, ou de compenser ces erreurs par le réglage approprié de la masse Y'.
On a représenté à la fig. 11 une vanne de réglage ,de niveau amont, le départ aval ayant lieu en conduite fermée. Le fonction nement est analogue à celui de la vanne re présentée fig. 9. On a indiqué une cloison fixe ou écran L destinée à éviter de trop grandes vitesses près de la face A du flot teur; celui-ci peut être muni d'une palette amortisseuse <B>D</B>, comme il a été déjà vu fig. 7.
On peut -disposer des tôles de renfort U si cela est nécessaire, à condition qu'elles soient assez minces pour ne pas introduire d'erreur appréciable ou que cette erreur soit compensée exactement dans le calcul -du flot teur. La cloison L devra naturellement être pourvue des fentes nécessaires au passage des renforts U.
On a représenté à la fig. 12 une vanne de réglage de niveau amont, où le niveau à régler est considérablement plus haut que l'axe de la vanne; dans ce cas, il peut être commode d'amener le liquide à la vanne par une embouchure, ou même une conduite.
La cloison Q est fixe, ainsi que la cloi son L, cette dernière étant destinée à réduire les vitesses sur la face A du flotteur. Le fonctionnement se fait de la même façon que pour les vannes. précéd emmment décrites.
On a représenté fig. 13 une vanne .desti née à régler automatiquement un niveau aval, l'eau arrivant, dans le cas considéré, par une conduite. On voit que, quand le niveau monte, le flotteur fait aussitôt fermer la vanne C3 qui, ici, se trouve de l'autre côté de l'axe 0 par rapport au flotteur F. Le .débit dimi nuant, le niveau revient à la cote normale.
La vanne peut être construite comme ré glant à niveau exactement constant, ou avec tel décrément que l'on veut. Ces éléments, niveau -de réglage ou décrément, étant d'ail leurs réglables comme dans le cas des vannes à réglage de niveau amont précédemment décrites.
Si le débit s'écoule à l'aval par un orifice ou un déversoir, le niveau étant maintenu constant par la vanne,<B>le</B> débit est lui-même constant. On voit donc que la vanne de ré glage -de niveau aval peut être utilisée pour régler à débit constant. Ceci peut être utilisé dans les restitutions à -débit constant de bar rages en rivière, les prises d'eau d'irrigation, les alimentations de filtres. -à sables, etc.
La fig. 14 représente un flotteur oscil lant F à couple antagoniste suivant l'inven tion, utilisé pour maintenir constant le ni veau dans un bac Y se vidant par un petit orifice, le débit de cet orifice étant ainsi rendu constant.
L'appareil est réglé, comme celui .de la fig. 2, pour être en équilibre indifférent quand le niveau est à une cote critique, celle de l'axe par exemple. Le volume du flotteur constituant une fraction importante de la ca pacité du bac, on ne saurait déplacer le flot teur sans changer le niveau.
On voit donc que le flotteur réglera le niveau constant en s'enfonçant progressivement .dans le bac de manière @à compenser exactement le débit de l'orifice. Grâce à cette disposition, un débit intermittent provenant du robinet R peut être rendu constant à l'orifice de sortie du bac. La position du flotteur, étant liée à la quantité de liquide dans le bac, peut servir à indiquer cette quantité.
Quand le flotteur arrive à fin de course vers le bas, il cesse de régler, il faut alors ouvrir le robinet B pour faire le plein et il faut ensuite le refermer quand le flotteur arrive à fin de course vers le haut. Cette manaeuvre !de fin de course peut être commandée par le flotteur lui- même, par des procédés connus. En mesurant le temps mis par le flotteur pour parcourir une fraction ou la totalité de sa course vers le bas, on peut étalonner l'orifice de vidange du bac.
On a représenté aux fig. 15 et<B>16,</B> en plan et en élévation, un schéma d'utilisation d'une vanne -de réglage de niveau amont dans un système .de prises d'irrigation.
Les prises ont été réalisées sur le canal amont au moyen d'orifices Z', ZZ, Z3 débitant dans des canaux latéraux. L'emplacement -de la vanne de réglage est marqué W.
Par suite des pertes -de charge, la pente superficielle du canal varie avec le débit, et l'on voit que, pour que l'erreur dans le réglage du niveau de la prise Z3 ne soit pas trop grande, il faut consentir une légère erreur de signe contraire à la prise Zl. Dans, ce<I>cm,</I> le ni veau s'établira suivant SI à plein débit et suivant S2 à petit débit.
Quand on dispose d'un canal d'amenée d'une assez grande longueur, comme on l'a conventionnellement représenté à la fig. 17, et par suite de la pente nécessaire à l'écou lement, le niveau à débit nul se tiendra en S , de telle façon que le canal sera presque vide vers l'amont. ,Si l'on veut utiliser la capacité d'accumulation -du canal, on peut disposer de vannes de réglage de niveau en -des:
points Wi, WZ, W3, W4, et le niveau ià débit nul s'établira alors en échelons, permettant d'uti liser convenablement la capacité de débit du canal. Suivant le mode d'application prévu, il pourra être plus commode d'utiliser soit des vannes de réglage de niveau aval, soit des vannes de réglage de niveau amont, les premières étant employées quand on règle le débit, à l'extrémité aval du canal, et les secondes quand on règle le débit à l'origine amont du canal.
Des dispositifs de réglage @à distance du niveau pourront être utilisés pour comman der simultanément les vannes W', W2, W3, W4, etc., et de cette façon permettre des dé marrages rapides et des arrêts rapides de l'écoulement dans le canal.