CH198445A - Procédé pour produire des effets mécaniques à la suite de variations de température, et appareil pour sa mise en oeuvre. - Google Patents

Procédé pour produire des effets mécaniques à la suite de variations de température, et appareil pour sa mise en oeuvre.

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CH198445A
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Constantin Chilowsky
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  Procédé     pour    produire des effets mécaniques à la suite de variations de température,  et appareil pour sa mise en     #uvre.       La présente invention a pour objet un pro  cédé et un appareil dans lesquels des varia  tions de     température,    produites par exemple  par des     actions    électriques ou par des rayon  nements     thermiques,    donnent lieu à des actions  mécaniques, et par là éventuellement à d'au  tres effets, par exemple à la fermeture ou       l'ouverture    d'un courant électrique en fonc  tion desdites variations de température.  



  Suivant     ce    procédé, on soumet en vase clos  à. l'action des variations de température envi  sagées une matière solide à grande surface  active,     susceptible,    sous l'action des élévations  de température,     de,dégager    une substance ga  zeuse qui est adsorbée d'une façon réversible  pendant les abaissements de température, et  on utilise les variations de pression et de vo  lume de gaz ainsi produites pour effectuer  une action     mécanique.     



  Il est     notamment    prévu     d'utiliser    cette  action mécanique pour     établir    ou interrompre    un circuit électrique, l'appareil faisant ainsi  fonction de relais.  



  Comme matière à     _grande    surface active,  on peut     employer    des gels -de silice ou d'alu  mine, des terres     absorbantes,    et tout particu  lièrement du charbon actif, susceptible     comme     on le sait d'adsorber et de dégager lors des       variations    de sa     température    de grandes quan  tités de certains gaz et vapeurs.  



  Comme substance gazeuse, gaz ou vapeurs,  on     utilisera    tout particulièrement ceux dont  l'adsorption varie fortement au voisinage de  la     température    ambiante.  



  Dans le cas où le     corps    adsorbant utilisé  est du charbon     actif,    il est particulièrement  prévu d'utiliser l'anhydride carbonique, ou  aussi,     éventuellement,    le gaz ammoniac, l'an  hydride sulfureuse ou tout autre gaz ou va  peur fortement     adeorbable    au charbon actif.  



  L'anhydride carbonique est particulière  ment indiquée, puisque un volume de charbon  actif, qui en est saturé sous     pression.    atmq-      sphérique et à température ordinaire, en dé  gage, lors d'une élévation de température, à  raison environ d'un volume égal de gaz par  degré d'élévation de température, sous pres  sion constante, ou d'une variation de     pression     de 30 grammes par centimètre carré si le vo  lume est maintenu constant, l'espace mort  étant négligeable. De faibles variations de  température peuvent donc donner lieu à. un  travail mécanique appréciable du gaz,     suscep-          tible    de mettre en action, par exemple, des  contacts     électriques.     



  Il est prévu, par exemple, de placer du  charbon actif (dont la quantité, dans certains  cas, peut être très faible) dans une capacité  fermée à parois minces et à capacité thermi  que aussi faible que possible, cette capacité       étant    en communication avec le     reste    de l'ap  pareil permettant de fermer et d'ouvrir le con  tact électrique sous l'action des variations de  volume et de pression du gaz dégagé dans  ladite capacité.  



  En particulier, il est prévu d'utiliser des       dispositifs    différentiels comportant deux ca  pacités symétriques remplies de charbon actif,  dont l'une seulement est soumise à l'action de  la     température    ou du rayonnement. Ainsi  l'appareil réagit suivant la différence de tem  pérature des deux capacités; par contre, les  variations de     température    ambiante agissant  symétriquement sur les deux capacités ne pro  duisent pas d'action sur les contacts.  



  On peut ainsi réaliser des relais électriques  en chauffant par un courant électrique pri  maire le charbon actif contenu dans l'une de  ces capacités (généralement avec le récipient  qui le     contient)    et en obligeant les gaz dé  gagés à faire le travail mécanique de ferme  ture ou d'ouverture du contact. Ce travail  peut être effectué par tout dispositif     mano-          métrique    (soufflet métallique, tube manomé  trique, etc.) convenablement placé entre les  deux     capacités    symétriques à charbon actif.  



       Mais    l'on obtient une sensibilité et commo  dité particulières en utilisant pour fermer et  ouvrir les contacts une colonne de mercure  placée entre lesdites capacités à charbon actif.  Cette colonne étant repoussée dans un sens ou    dans l'autre     sens    par les gaz dégagés ou ab  sorbés, ferme ou ouvre le     contact    électrique.  En employant des grandes masses de charbon  et une colonne de mercure de grande section  libre, on peut réaliser des relais puissants et  des disjoncteurs; d'autre part, on peut réaliser  des relais très sensibles avec     des    colonnes de  faible section et des     masses    de charbon très  petites.  



       Ires    grands avantages dudit procédé con  sistent en ce qu'il suffit pour produire le tra  vail voulu de chauffer seulement le charbon  actif, seul ou avec le récipient de faible ca  pacité qui le contient, la masse à chauffer  pouvant ainsi être     localisée    dans un espace  restreint, aucune     condensation    n'étant à crain  dre dans le     reste    de l'appareil, qui peut avoir  au besoin des dimensions et une     masse    beau  coup plus grandes, si l'on choisit convenable  ment le gaz et l'ordre de grandeur des pres  sions, le gaz étant     réadsorbé    au charbon quand  celui-ci se refroidit.

   Il devient ainsi possible  de réduire au besoin les masses à chauffer et  les     capacités    thermiques de     ces    masses res  pectives à des valeurs     excessivement    faibles,  tout en réalisant un travail relativement con  sidérable. En utilisant pour fermer les con  tacts des     petites    colonnes de mercure à faible  section, on parvient à des relais tellement sen  sibles, qu'ils peuvent être influencés à dis  tance par le rayonnement thermique visible  ou invisible, la chaleur de rayonnement don  nant lieu sans autre à une action mécanique  fermant directement les     contacts.     



  Il est particulièrement prévu de concentrer  fortement le rayonnement sur une masse de  faible capacité thermique par des moyens op  tiques, ce qui permet d'obtenir des variations  de     température    relativement élevées. On ob  tient ainsi un système de télécommunication  à faisceaux dirigés de rayonnement, les fais  ceaux pouvant être des faisceaux de lumière       ordinaire    (phare, projecteur, signaux dirigés,  etc.) ou des faisceaux de lumière invisible, en  particulier infrarouge, obtenue éventuelle  ment d'un ensemble de radiations en absor  bant la lumière visible par des filtres, et pou  vant constituer ainsi une     télésignalisation    ou      télécommunication secrète.

   On compense pour  ainsi dire     l'absence    d'un effet     spécifique    photo  électrique par la possibilité d'utiliser la tota  lité ou presque totalité du rayonnement     tber-          mique,    très grand par rapport au rayonnement  visible, et de le concentrer sur des capacités  thermiques extrêmement faibles.  



  Le cas est prévu où le     charbon    actif est  placé dans une chambre à parois transparentes,  de préférence de façon à être isolé     thermi-          quement    autant que possible de la paroi du  récipient. Il absorbe dans ce cas directement  le rayonnement qui lui     parvient    à travers la  paroi transparente. Mais le cas est également  prévu où le rayonnement est absorbé par la  paroi du récipient     contenant    le charbon.

   Dans  ce cas, on choisira dans la règle un récipient  à parois très minces, ayant une masse aussi  faible que     possible    et constituant avec le char  bon qu'il contient un ensemble     thermique    qui  sera de préférence isolé     thermiquement    autant  que possible du reste de l'appareil, notamment  du tube à     colonne    de mercure, employé dans  la plupart des cas.  



  Il .est aussi prévu, et notamment dans ce  dernier cas, que les chambres contenant le  charbon, ou,     éventuellement,    tout l'appareil,  soient placées dans un vase clos en verre dans  lequel on fait un vide élevé de façon à suppri  mer la convection thermique, comme on le  fait dans des bouteilles destinées à conserver  la chaleur ou le froid. Les parois de     cette     enveloppe peuvent éventuellement être argen  tées, sauf aux endroits en     face    des capacités  qui doivent être éclairées. De cette façon, on  peut     obtenir    avec le même rayonnement des  températures notablement plus     élevées.     



  Lorsque le     dispositif    doit suivre de pris  des variations rapides de l'apport de chaleur,  il faudra au     contraire    favoriser l'évacuation  de la chaleur.  



  Dans le cas d'utilisation comme corps ab  sorbant du charbon actif et de l'action des gaz  sur une colonne de mercure en vue de la fer  meture et de l'ouverture     d'un    contact,     cette          mano;uvre    de contact peut avoir lieu dans le  gaz même adsorbé et dégagé par le charbon    actif. On utilise tout     particulièrement    dans ce  cas, comme gaz, ceux qui sont difficilement  décomposables par des étincelles électriques et  tout particulièrement l'anhydride carbonique.  Il est prévu aussi d'utiliser ce gaz sous pres  sion élevée, par exemple plusieurs atmo  sphères, ceci pour augmenter sa rigidité di  électrique.

   On s'arrangera de façon à n'avoir à  couper que des courants électriques relative  ment faibles en utilisant au besoin dans ce  but des relais secondaires, pouvant d'ailleurs  être aussi des relais du genre ici décrit.  



  En vue de     permettre    de couper des cou  rants plus grands dans le même gaz qui est  adsorbé ou dégagé par le charbon, il est aussi  prévu d'utiliser des gaz qui ne sont     décompo-          sables    ni par     l'étincelle    ni par l'arc, et sont  en même     temps    suffisamment     adsorbables    au  charbon actif, et notamment les gaz inertes à  poids atomique élevé comme le     krypton    et tout  particulièrement le     xénon.     



  Mais il est aussi prévu de diviser la co  lonne à mercure en deux ou plusieurs parties  et d'opérer la rupture du courant dans un  espace compris     entre    ces parties, cet espace  étant rempli d'un     autre    gaz     non-décomposable     tel que l'hydrogène. .  



  Il est enfin aussi prévu de construire des  relais, en particulier des relais de puissance,       non-différentiels,    à une seule capacité chauf  fée à charbon actif, en chauffant cette capa  cité à des températures notablement plus éle  vées que celles atteintes par les     variations     normales de la     température    ambiante, en ré  servant à la     colonne    de mercure, par exemple,  un parcours suffisamment long jusqu'à la fer  meture du contact.  



  Surtout en     cas.    d'utilisation de terres ac  tives, gel de silice, etc., on peut aussi utiliser  la vapeur d'eau, les vapeurs de liquides orga  niques, de même que des hydrocarbures ga  zeux de faible poids moléculaire.  



  Des     dispositifs    mis en     action    par des fais  ceaux de rayonnement concentrés peuvent être  utilisés dans -de nombreux     cas    à la place de  cellules photoélectriques avec l'avantage de  pouvoir     fermer    directement le courant électri  que sans amplificateur - au relais sensible,      d'être extrêmement simples et bon marché, et  d'être sensibles à tout rayonnement thermi  que, duquel on peut     d'ailleurs    à volonté sépa  rer par filtre les rayonnements que l'on désire  ou ne désire pas employer.  



  Parmi ces nombreuses applications,     il    est  notamment prévu la protection contre le vol,  la signalisation des incendies, le comptage  d'objets, etc.  



  Il est tout particulièrement prévu d'appli  quer ce procédé à l'intercommunication entre  véhicules en mouvement, tels que: automo  biles, avions, navires, de même qu'entre ces  véhicules et des postes fixes: aérodromes,  ports, phares, etc.  



  Pour la protection efficace des dispositifs  contre la lumière du jour, on peut disposer un  nombre plus ou moins grand d'élément tels  que décrit, en une ou plusieurs rangées dans  un même plan exposé au rayonnement inci  dent, l'ensemble de ces éléments sensibles jux  taposés occupant toute la surface où le rayon  nement de la source en question, concentré  dans une tache lumineuse de l'ordre de gran  deur de chacun des éléments sensibles, peut  se déplacer suivant l'angle, essentiellement  variable, entre l'axe du     faisceau    incident et  l'axe de l'appareil récepteur. Tous les dispo  sitifs sensibles sont mis en parallèle soit direc  tement, soit par l'intermédiaire d'un relais se  condaire commun sur le dispositif ou signal à  actionner     (sonnette,    lampe, servomoteur, etc.).

    Ainsi, il est prévu de réaliser     l'intercommuni-          cation    entre les automobiles et les     camions    en  vue de la signalisation pour dépassement à  l'aide des phares des voitures.  



  Par des     rangées    d'éléments sensibles juxta  posés, on peut réaliser une sorte de télévision  grossière, cet ensemble d'éléments sensibles  juxtaposés constituant l'organe de réception  d'une image projetée par un système optique  approprié.     Dans    un autre plan correspondant,  généralement beaucoup plus grand, est dispo  sée une multitude de lampes électriques,

   cha  que lampe liée électriquement à un élément  sensible     correspondant.    Toute configuration de  rayons suffisamment intenses projetés sur le       petit    organe récepteur par une radiation ther-         inique    visible ou invisible sera     reproduite     agrandie sur le tableau de lampes relié par un  câble     comprenant    une     multitude    de fils au ré  cepteur, le tout étant alimenté par une source  de courant.     Les    deux organes peuvent être       placés    à. une     distance    quelconque l'un de l'au  tre.

   On peut réaliser     ainsi    une télévision de  réclame en projetant sur l'organe récepteur  l'image d'un film de réclame, qui est repro  duit sur un grand tableau de lampes     placé     dehors. On peut aussi réaliser d'une façon  analogue un appareil     permettant,    à travers le  brouillard, d'apercevoir ou de contrôler la pré  sence d'un ou plusieurs feux de signalisation,       tels    que phares côtiers pour un navire, ou  phare de signalisation d'atterrissage sur les  aérodromes pour un aéroplane, et de détermi  ner la distance de l'avion ou du navire     des-          dits    phares dont on connaît les positions rela  tives,

   leurs images étant projetées sur un en  semble d'organes sensibles par un système op  tique approprié fixé à     cet    ensemble.  



  L'invention peut aussi être employée pour  établir soit des thermomètres ou des     cannes     pyrométriques pour les températures ne dé  passant pas les     limites    admissibles pour l'uti  lisation des     substances    dont on se sert, par  exemple du charbon     actif,    soit des organes  sensibles aux variations de température pour  buts d'avertissement, de     réglage    ou autres.  



  L'organe actionné par le gaz dégagé peut  aussi être par exemple un soufflet, de préfé  rence métallique, une membrane flexible, une  coquille manométrique ou tout autre organe  semblable.  



  Le dessin ci-joint se     rapporte    à     divers     dispositifs suivant l'invention donnés à titre  d'exemple.  



  La     fig.    1 représente un relais à charbon  actif à deux     capacités.     



  La     fig.    2     représente    un relais de     puiçsance     avec limitation du courant de chauffage.  



  La     fig.    3     représente    un relais avec réglage  de la     contrepression.     



  La     fig.    4     représente    un relais à stabilisa  tion des ménisques de     mercure    par     des        parties          coniques    du tube à mercure.      La     fig.    5     représente    lin     relais    à charbon  actif à une seule capacité.  



  La     fig.    6 représente un relais à trois co  lonnes de mercure.  



  La     fig.    6b représente un relais à deux  colonnes de mercure.   La     fig.   <B>7</B> représente un relais à membrane.  La     fig.        7b        représente    un relais à     basculage.     La     fig.    8 représente un relais à contact sec  et à organe élastique.  



  La     fig.    9 représente un     bolo-relais,        c'est-à-          dire    un relais actionné par rayonnement, dont  la matière active est chauffée par le rayonne  ment à travers le récipient     transparent    qui le  contient, à tube de     court-cireuitage.     



  La     fig.    10 représente un     bolo-relais    où le  charbon actif est chauffé par rayonnement  avec le récipient qui le contient.  



  La     fig.    11 représente un     bolo-relais    à     dis-          position    rectiligne.  



  La     fig.    12     représente    un     bolo-relais    du  même genre placé dans une capacité à vide et       utilisé    pour l'allumage     automatique    d'une  source lumineuse.  



  La     fig.    13 représente en     coupe    une pastille  de matière active renfermée dans un récipient  formé     .d'un    dépôt électrolytique.  



  La     fig.    14 se rapporte à un dispositif  formé de plusieurs relais.  



  La     fig.    15 représente un dispositif formé  de plusieurs     bolo-relais,    pour     l'intercommuni-          cation    entre     véhicules.     



  Les     fig.    16 et 17 représentent schémati  quement la     juxtaposition    des éléments en cas  de télévision.  



  La     fig.    18 représente un     dispositif    à souf  flet     manométrique.     



  La     fig.    19 représente schématiquement un  thermomètre ou pyromètre dans lequel est mis  en     #uvre    le procédé selon l'invention.  



  La     fig.    20     représente    un relais     électrother-          mique    à mode de chauffage :de la     matière     active     autre    que celui de la     fig.    1.  



  La     fig.    1 représente     schématiquement    un  relais     électrothermique    à charbon actif et à  colonne de mercure. Il     comporte    un tube en<B>U,</B>  par exemple en verre, 1, contenant la colonne       a-    mercure 2, l'électrode 3, le contact 4. Les    deux extrémités du tube 1 sont en communi  cation avec deux petits récipients de faible ca  pacité thermique 5 et 6. Ces deux récipients  sont de préférence semblables et sont remplis  de préférence d'une même quantité de charbon  actif, de même qualité. Ils peuvent être en  verre ou de préférence en métal, par exemple  eu platine et à parois minces.  



  Ils sont réunis au tube 1 par des     tubulures     7 .et 8 de faible     section    et faible épaisseur,  lesquelles, grâce à cela, transmettent peu la  chaleur entre lesdits     récipients    et la masse du  tube 1.  



  Le récipient 5 comporte comme moyen de       obauffage    un enroulement 9 traversé par le  courant électrique primaire. Les extrémités du  tube 1     comportent    des bouchons poreux 10 et  11 laissant passer le gaz mais ne laissant pas  passer le mercure (par exemple en amiante,  plâtre, etc.). En vue de la protection du char  bon actif contre l'adsorption de vapeur de  mercure, une poudre absorbant ces vapeurs  (par exemple poudre d'argent ou d'or) peut  être incorporée dans ces boutons, ou bien le  bouchon peut être constitué en deux parties  séparées entre lesquelles se trouve le métal ab  sorbant (poudre, mousse, feuilles     extra-minces     de métal battu, etc.).  



  Le     fonctionnement    de l'appareil est le sui  vant:  Le charbon     saturé    à température ordinaire,  par exemple d'anhydride carbonique, à une  pression, par exemple, de 1 à 5 kg/cm', dé  gage ce gaz lorsque la température monte et  le réabsorbe quand la température du char  bon baisse.

   Normalement, les capacités 5 et 6  sont en équilibre thermique avec la tempé  rature ambiante et la pression de gaz dans  les deux capacités est la même.     Mais    dès  qu'on chauffe par un courant électrique tra  versant .l'enroulement 9 la capacité 5 et le  charbon qu'elle     contient,    par     suite    du dégage  ment de gaz la pression dans cette capacité  augmente et la colonne de mercure est chas  sée jusqu'à la fermeture par le contact 4 et  la colonne 2 d'un courant secondaire fourni  par la batterie 12 à l'aide de l'électrode 3.  



  Il est bien entendu qu'on obtient     un    re-           lais        différentiel    au point de vue     électrique     en chauffant non pas une, mais les deux  capacités par des courants de différentes in  tensités.  



  La     fig.    2 représente un relais semblable  pour des courants secondaires puissants. Il  est muni d'un godet de mercure 4' en lieu  et place du simple contact 4 de la     fig.    1.  Un contact supplémentaire 13 est prévu pour  limiter l'échauffement de 5, quand le dépla  cement de la colonne est trop grand. Le  charbon actif contenu dans 5 et 6 est indiqué  par 14 et 15.  



  Bien entendu, les récipients 5 et 6 peu  vent avoir toute forme appropriée (ramassée,  effilée, à grande ou faible surface suivant  qu'on désire un refroidissement rapide ou  lent. Dès la cessation du chauffage, les tem  pératures de 5 et 6 s'égalisent et le mercure  revient à sa position normale. Le dispositif  de la     fig.    2 peut fonctionner comme     cligno-          teur;    dans ce but, on peut notamment chauf  fer automatiquement tantôt l'une, tantôt l'au  tre de ses capacités, les branchements du cou  rant de chauffage étant commandés automa  tiquement par les déplacements de la colonne  de mercure.  



  Pour éviter que de faibles variations de  pression produites par exemple accidentelle  ment par de grandes variations de tempéra  ture ambiante ou par suite d'une légère dissy  métrie soit dans la quantité ou la qualité de  charbon remplissant les deux récipients ne  puissent troubler le fonctionnement de l'ap  pareil, on peut créer ou maintenir artificiel  lement une faible dissymétrie dans un sens  déterminé entre les capacités 5 et 6 de façon  à maintenir l'une des colonnes de mercure  légèrement appuyée contre le bouchon corres  pondant.

   Cette dissymétrie est prise telle que  l'application contre un des bouchons se main  tienne à toutes les températures dans les limi  tes de température ambiante envisagées. .Le  contact de fermeture de courant secondaire  peut être placé dans ce cas tout près du     mé-          r_isque    de la colonne qui n'est pas appliquée  contre le bouchon, et au cas d'utilisation de  contact de rupture celui-ci peut être placé    juste     au-dessous    du bouchon contre lequel  appuie la colonne. Le moindre déplacement  de la colonne produit par le chauffage de  la capacité correspondante ferme alors un     des          contacts    et ouvre l'autre suivant le besoin.

    Cette dissymétrie peut être produite par  exemple:  a) par chauffage très léger et constant  d'une des     capacités,    par exemple par un fai  ble courant électrique constant;  b) par différence de qualité ou quantité  de charbon actif contenu dans les deux capa  cités;  c) par différence de     saturation    des deux  charbons par le gaz (excès de gaz dans une  des     capacités),    etc.  



  La     fig.    3 représente le cas où cette dissy  métrie est créée et maintenue par un léger  chauffage     constant    de la capacité 6 par le  courant de la batterie 12' à travers la résis  tance 16 et     l'enroulement    9'. Par ce chauf  fage, la colonne de mercure est maintenue  dans sa position     dissymétrique    contre le bou  chon 10.

   Dès que, en fermant le contacteur  17, on envoie le courant à     travers    l'enroule  ment 9 et que la température du charbon  actif en 5 a de ce fait dépassé celle en 6,  la colonne de mercure quitte le bouchon 10,  ouvre le contact 4" et ferme le contact 4,  pour revenir à son     ancienne        position    quand  le courant en 9 sera coupé.  



  La     fig.    4 montre le cas où la position de  la colonne de mercure     est    stabilisée par le  fait que les deux ménisques aboutissent et  s'emmanchent dans des     étranglements    coni  ques 18 et 19 du tube 1. Les contacts et en  particulier le contact 4 sont prévus dans cet  espace conique. De     petites    dissymétries de  pression en 6 et 5, pouvant se former à une  grande     variation    de la température ambiante,  sont insuffisantes pour faire pénétrer les mé  nisques dans les espaces coniques et pour fer  mer le     contact    4. Par     contre,    la chauffe de 5  donne     une    pression suffisante pour fermer  ce contact.  



  I1 est bien entendu que dans les cas où  l'on désire une     sensibilité    pas trop grande,  on peut simplement ménager au-dessus des      deux ménisques entre les ménisques et les  bouchons des distances suffisantes pour que  les faibles variations accidentelles de pres  sion soient     équilibrées    par la différence de  niveau de mercure et ne produisent pas de  fermetures de courant, les contacts étant pla  cés dans ce cas tout près des bouchons.  



  Au cas' de relais sensible à courant se  condaire relativement faible, on utilise comme  gaz de préférence ceux qui tout en présentant  une grande variation d'absorption dans l'in  tervalle de température ambiante,     présentent     aussi une grande stabilité     contre    la décompo  sition par l'étincelle, tel que par exemple  l'anhydride sulfureuse     (S02)    et tout parti  culièrement l'anhydride carbonique<B>(CO,).</B>  Toutefois, dans les relais     à@    puissance et à  potentiel élevés,

   ces gaz risquent de se dé  composer et il est     prévu    alors     d'utiliser    les  gaz     inertes    à poids     atomique    élevé tel que  par exemple le krypton et tout particulière  ment le xénon.  



  Des moyens sont toutefois prévus pour  éviter l'utilisation de ces gaz rares et chers.       Ainsi    dans la     fig.    5 la colonne de mer  cure 2 est en relation avec l'unique capacité  à charbon     actif    5 par l'anhydride     carbonique          (CO,        .)        traversant        le        bouchon        poreux        10.        Par     contre, une longue colonne d'hydrogène se  trouve au-dessus du mercure dans la branche  droite du tube en<B>U;

  </B> le godet 2' de mercure  représentant le contact du courant secondaire  se trouve à une distance suffisante du mé  nisque de mercure. La pression d'hydrogène  est prise telle que, à la plus basse des tem  pératures ambiantes envisagées, le mercure  soit tout près du     bouchon    10, et à la tempé  rature la plus élevée des températures am  biantes le     mercure    soit au voisinage du go  det 2' sans encore faire le contact. Il suffit  de chauffer 5     à,    une température notablement  supérieure à la température ambiante, par  exemple à 100  , pour fermer le contact à  toute température ambiante.  



  Les     fig.    6 et 6b montrent des dispositifs  où le gaz absorbé par le charbon ne produit  que le déplacement du mercure, par contre  la     rupture    du courant a lieu dans un autre    gaz inerte tel que l'hydrogène.     Dans    ce but,  on utilise deux ou trois colonnes de mercure  dans le même tube suivant     fig.    6. La colonne  20 est en communication avec 5 par exemple  par l'intermédiaire d'anhydride carbonique,  de     même    que la colonne 21 avec 6. Entre les  colonnes 20 et 21 est intercalé une troisième  colonne 22 séparée de 21 et 20 par une co  lonne d'hydrogène et éventuellement par des  bouchons     poreux    23, 24.

   Les contacts 25 et  26 sont placés dans l'atmosphère d'hydro  gène au-dessus des ménisques de la colonne  22. On voit que les variations de la tem  pérature ambiante     n'influent    pas sur la posi  tion de la, colonne 22, les déplacements de  20 et 21 restant symétriques. Par contre, la  chauffe de 5 produit la     fermeture    du con  tact 25.  



       Il    est évident que la troisième colonne  22 peut     éventuellement    être supprimée, si  l'on dispose par exemple un bouchon 27 con  tenant les électrodes comme l'indique la       fig.    6b. ;  Un résultat analogue peut être obtenu en  agissant sur le mercure par l'anhydride car  bonique non pas directement, mais par l'inter  médiaire d'un organe élastique étanche tel  que soufflet, membrane ondulée, etc.

   Un tel  dispositif est indiqué dans la     fig.    7, où le  gaz carbonique libéré par le charbon contenu  dans la capacité chauffée 5, par l'intermé  diaire d'une membrane 34', fait monter la  colonne de mercure jusqu'au godet 2', les ca  pacités et les membranes pouvant être dispo  sées symétriquement par rapport à un     olan     horizontal, l'espace entre la colonne de mer  cure et la membrane supérieure étant rempli  par un gaz     inerte        non-décomposable    tel que  l'hydrogène.  



  Dans le cas de     relais    à grande puissance,  il est prévu également d'utiliser le     dispositif     'de la     fig.    7b. Dans cette figure, la partie du       dispositif-    qui est semblable aux dispositifs  précédents comporte de préférence     deux    élar  gissements du tube, 28 et 29,à moitié rem  plis par le mercure et en communication avec  les capacités à charbon 5 et 6. Ce système  est     mécaniquement    lié à un basculeur à mer-      cure 30, l'ensemble pouvant pivoter autour  d'un axe 31. En chauffant la capacité 5, on  chasse le mercure de la capacité 28 en 29.

    Sous l'action du poids de mercure en 29,  l'appareil bascule à droite avec le basculeur  30 et le mercure 31' ferme le contact entre  la borne 32 et l'un des godets 33 du courant  de puissance. De cette façon, l'action méca  nique du gaz du charbon actif et la ferme  ture et l'ouverture du courant ont lieu dans  des espaces différents hermétiquement sépa  rés l'un de l'autre et remplis de différents  gaz. Ceci permet de porter la puissance du  contacteur à toute valeur voulue. Bien en  tendu, le basculeur à mercure 30 peut être  le cas échéant remplacé par un contacteur à  contacts secs.  



  La     fig.    8 représente un relais à contact  sec composé de deux organes élastiques sem  blables, notamment deux soufflets métalliques  34 et 35 hermétiquement clos et communi  quant avec deux capacités 5 et 6 contenant  du charbon actif, chaque soufflet et le réci  pient correspondant étant remplis de gaz car  bonique ou autre gaz     absorbable.     



  Les soufflets sont réunis entre eux par  la pièce rigide 36, servant de contact mobile.  Le contact. fixe est représenté par 37. Les  parties extérieures des soufflets sont. fixées  rigidement à un châssis solide 38.  



  En chauffant 5 par le courant électrique,  on oblige le soufflet 34 à se dilater en com  primant 35. La pièce 36 se déplace, appuie  sur le contact 37 et ferme le courant. I1 est  bien entendu que les pièces élastiques peu  vent être constituées non seulement par des  soufflets mais aussi par tout autre récipient  élastique, tel que coquille manométrique, tube       manométrique,    etc.  



  La     fig.    9 montre un     bolo-relais,    39 et 40  sont deux capacités en matière transparente  au rayonnement thermique de même que, dans  la plupart des cas, à la lumière visible (pra  tiquement en verre). Ces capacités contien  nent du charbon actif. De préférence, le  charbon a la forme d'une lame mince ayant  sa face orientée perpendiculairement au  rayonnement incident et de dimensions se    rapprochant de préférence des dimensions de  la tache ou point. de lumière concentrée. Pra  tiquement, les lames 41 et 42 peuvent être  des disques ronds ou des plaquettes carrées  de quelques millimètres à quelques dixièmes  de millimètres de diamètre et d'une épais  seur de l'ordre de quelques dixièmes à un  centième de millimètre.

   Ces lames sont de  préférence placées au milieu des capacités 39  et 40à une certaine distance des parois. On  prend soin de réduire au minimum les con  tacts directs du charbon avec le verre pour  porter au maximum son isolation thermique  de la paroi. Dans le même but, il est prévu  éventuellement de placer un peu de duvet  entre la plaque de charbon (du côté     non-          exposé    au rayonnement) et la paroi corres  pondante.  



  Le rayonnement émis par une source ap  propriée, par exemple un phare, est forte  ment concentré par la lentille 44 (en verre,  de préférence, n'absorbant pas le rayonne  ment thermique).  



  Les deux capacités 39, 40 sont réunies  par un tube en     (1    1, contenant la colonne à  mercure 2, le tube comportant les contacts  4 et 4'; 10 et 11 sont des bouchons poreux.  Au moment. de la. projection du rayonne  ment sur le charbon 41, sa température aug  mente, la pression du gaz en 39 devient plus  élevée qu'en 40, la colonne de mercure se  déplace et ferme le contact 4. 43 représente  un tube réunissant éventuellement les deux  branches du tube 1. Ce tube 43 provoque une  sorte de     court-circuitage    de ces tubes, mais  à grande résistance. Il est généralement  bourré d'amiante ou d'une masse poreuse de  façon à ce que les différences de pression  entre ces deux canaux puissent lentement et  même très lentement s'égaliser.

   Ce tube peut  également être en métal à diamètre intérieur  très faible, écrasé, s'il le faut, pour en ré  duire ultérieurement la section.  



  Le     court-circuitage    indiqué et convenable  ment réglé tend continuellement à. égaliser la  pression dans les deux capacités 39 et 40,  mais tout changement brusque de rayonne  ment incident sur l'un des charbons actifs      41 et 42 produit immédiatement un déplace  ment correspondant de la colonne de mercure  et     une    fermeture ou une ouverture des con  tacts correspondants.  



  Dans la     fig.    9, le charbon actif 41 est sup  posé constamment     soumis    à un rayonnement,  ce     rayonnement    étant de temps en temps brus  quement interrompu par exemple par le pas  sage d'un objet quelconque (cas de comptage  ou d'ouverture automatique de portes, etc.) La  colonne de mercure s'appuie     normalement    con  tre le bouchon 11. Dès que le rayonnement  concentré par la lentille 44 est coupé, la co  lonne est aspirée contre le bouchon 10 et  ferme le contact 4'. Dès le rétablissement du  faisceau de rayonnement, la colonne est re  jetée vers l'ancienne position et touche le  bouchon 11.  



       Il    est évident qu'au cas où normalement  le     rayonnement    est supprimé et seulement  de temps à autre rétabli, le même résultat  peut être obtenu en faisant tomber le rayon  nement .à travers la     lentille    44' indiquée en       pointillé    sur le charbon actif 42.     Il    est éven  tuellement indiqué de placer les contacts 4  et 4' à différentes hauteurs de façon que le  contact 4' soit fermé et le     contact    4 ouvert à  l'état d'équilibre sous l'action de la pesanteur  sur la colonne de mercure, qui s'établit à la  longue si l'on fait usage du     tube    de     court-          c:

  ircuitage    43, dont l'emploi n'est d'ailleurs,       bien    entendu, que facultatif.  



  La     fig.    10 représente un autre mode de  réalisation du relais à rayonnement dans le  quel le charbon actif est chauffé par le rayon  nement en même temps que l'enveloppe de la  capacité qui la contient,     cette    enveloppe ayant  des parois très minces et, par conséquent, une  capacité thermique très faible.  



  Dans la     fig.    10, 45 et 46     représentent    de  telles capacités semblables et contenant des  quantités de préférence égales de charbon actif.  Elles sont réunies au tube en<B>U</B> 1 par des tu  bulures 47, 48 très minces, en verre ou aussi  en métal (par exemple en     platine).    10 et 11  sont des bouchons poreux.

   On     prendra.    soin  que les espaces libres et remplis de gaz     au-          dessus    et au-dessous des bouchons soient ré-    duits au minimum pour assurer un bon fonc  tionnement de l'appareil. 9 représente un en  roulement facultatif de chauffage du réci  pient 45 pouvant servir au réglage de l'appa  reil et pour créer au besoin une dissymétrie  dans un but déjà mentionné. Le rayonnement  est concentré sur 46 par un miroir ou une  lentille 44.  



  Pour servir à la     communication    à distance  à la place des cellules photosensibles, il est  prévu de donner aux capacités contenant la       matière    active des dimensions très faibles, par  exemple     d'utiliser    des capacités tubulaires  d'un diamètre de fraction de millimètre et  même, dans certains cas, de faible fraction de  millimètre, l'épaisseur des parois se rappro  chant du centième de millimètre. Bien en  tendu, toutes autres formes de ces capacités,  telles que des formes sphériques, peuvent être  utilisées.  



  Lesdites capacités peuvent être munies de  feuilles en argent mince soudées sur ces réci  pients pour augmenter la surface de réception  du rayonnement.  



  La     fig.    11 représente, agrandie, une forme  de réalisation de relais à rayonnement à tubu  lure droite. Ce relais est constitué essentielle  ment en un tube droit en verre 49 comportant  la colonne de mercure 2 et une électrode tubu  laire, -qui a servi au remplissage, 3. Un tube  de platine est soudé dans chaque extrémité  du     tube    en verre 49; ces tubes en platine com  portent quatre parties: les parties tubulaires  45 et 46 remplies de charbon actif : les par  ties 47 et 48 aplaties pour diminuer l'espace  nuisible mais laissant quand même passer les  gaz; les parties 50 et 51 tubulaires     non-          aplaties    et soudées dans le' verre.

   Ces parties  50 et 51 contiennent les bouchons poreux 52  et 53, et     portent    les protubérances 54 et 55  servant de contact pour la colonne de mercure.  56 et 57 représentent des feuilles très minces  en métal soudées aux capacités correspon  dantes, noircies et servant à absorber le rayon  nement incident et à le transmettre à la capa  cité et au     charbon    actif. Normalement l'une  de ces feuilles est     exposée    au rayonnement.  Les dimensions des feuilles 56 et 57 peuvent      être celles de la tache de rayonnement con  centré, quand cette tache concentrée est plus  grande que la capacité elle-même.  



  Pour réduire au minimum les pertes de  chaleur des capacités, il est prévu de placer  ces capacités ou les dispositifs entiers dans  une plus grande capacité à vide élevé, pour  supprimer le refroidissement par convection  de gaz. Dans     ce    cas, des équilibres de tempé  ratures plus élevées peuvent être obtenus; le  cas est représenté dans la     fig.    12 où 58 repré  sente une enveloppe en verre à l'intérieur de  laquelle est fait un vide très élevé.  



  La     fig.12    représente schématiquement une  capacité contenant le charbon actif, la paroi  métallique mince 45' de cette capacité étant       formée    par un dépôt électrolytique directe  ment sur un noyau solide en charbon actif  45". 8 représente un tube mince en platine  enfoncé dans le noyau 45". On utilise de. pré  férence pour ce dépôt électrolytique le platine  ou l'argent<B>-,</B> 56' est une feuille en argent. mince  noircie soudée au dépôt électrolytique 45'.  



  Il est tout particulièrement prévu d'utili  ser les dispositifs décrits par groupes plus ou  moins nombreux d'éléments juxtaposés, no  tamment pour résoudre le problème     d'inter-          communication    optique entre des objets en  mouvement relatif et en particulier entre des  véhicules en marche (voitures automobiles,  avions, navires) ou entre     ces    véhicules et des  postes fixes.  



  Des dispositifs suivant l'invention se prê  tent à. cette application tout particulièrement  à     cause    de     l'extrême    petitesse qu'on peut don  ner à leurs éléments sensibles, et de la possi  bilité qui en résulte d'employer une très forte  concentration -du rayonnement.  



  La. fi-. 15 représente schématiquement un  1e1 dispositif comportant des nombreux élé  ments semblables à celui décrit dans la     fig.   <B>Il</B>  mais avec la différence que les feuilles noir  cies en argent mince sont soudées normalement  à. l'axe du dispositif.  



  On voit que les colonnes de mercure 2 des  dispositifs sont toutes mises en parallèle par  le conducteur électrique 61 et liées à un pôle  de la batterie 59 en passant par un dispositif    électrique d'utilisation, représenté par une  lampe de signalisation 60. Les contacts de fer  meture et d'ouverture du     courant    sont des  dispositifs individuels qui sont liés à l'autre  pôle de la batterie 59 par le     conducteur    62.  En vue de concentrer la lumière plus forte  ment, une petite lentille 63 est placée devant  chaque élément sensible 46, ces lentilles étant  étroitement juxtaposées,     ce    qui permet au be  soin d'espacer convenablement ces dispositifs.  



  Suivant la direction de la lumière inci  dente dans certaines limites d'angle sur la  lentille 64, faisant partie du récepteur, le  faisceau est fortement. concentré sur l'une des       lentilles    63 et par conséquent sur l'un des  éléments sensibles 46 qui s'échauffe et re  pousse la colonne de mercure 2 jusqu'à ce  qu'elle ferme l'un des     contacts    du conduc  teur 62.  



  On voit que tant que, avec changement  d'angle d'incidence, la tache du     faisceau    con  centré se déplace d'un élément à l'autre, l'un  au moins des contacts reste fermé et le signal  60     reste    allumé. Dans la     fig.    15, la tache con  centrée repose sur l'élément le plus bas dont  on voit la colonne de mercure déplacée à gau  che et qui ferme le contact. On peut disposer  les éléments sensibles non pas en une rangée,  mais dans plusieurs. Plus on juxtapose d'élé  ments, plus on peut     concentrer    la lumière sur  un élément et plus on peut augmenter l'angle  d'incidence admissible pour l'appareil.

   De       cette    façon, par exemple, un camion portant  à l'arrière le     récepteur    décrit peut recevoir les  demandes de passage des voitures qui veulent  le dépasser par simple allumage des phares  le jour.  



  Il est évident que plus la lumière est con  centrée, plus on est protégé contre l'action nui  sible de la lumière ambiante du jour. Il est  bien entendu que l'utilisation des     lentilles    63  est facultative.  



  Comme les dispositifs décrits sont dans la  plupart des cas des dispositifs différentiels  comportant deux éléments, il est prévu en cas  de juxtaposition de plusieurs éléments d'uti  liser les deux éléments sensibles du même dis-           positif    en les plaçant de préférence à des dis  tances suffisantes l'une de l'autre.  



  La     fig.    14 montre cette disposition, les  quatre éléments 56-57, 56'-57' et les deux  dispositifs étant juxtaposés. La tache du fais  ceau concentré     passant,d'un    élément à l'autre  ferme le contact de l'un ou de l'autre côté de  la     colonne    de mercure.  



  La     fig.    16 montre schématiquement la dis  position et la     juxtaposition    dans le même plan  d'une multitude d'éléments sensibles 45 dis  posés en plusieurs rangées et dont la     fig.    17       donne    le détail.  



  On voit sur la     fig.    17 que les colonnes de  mercure des dispositifs, dont les capacités sen  sibles 45 sont juxtaposées dans le même plan,  sont réunies ensemble par un câble, mais que  les contacts 4 sont individuellement réunis  chacun à une lampe 60 de façon à     ce    que cha  que colonne en fermant un contact     corres-          pondant,    allume une lampe individuelle. Il est       prévu    de disposer les éléments 45 sur une  petite surface exposée à un rayonnement con  centré.

   Par contre, on peut disposer les lampes  plus espacées sur un tableau au besoin beau  coup plus grand, les deux     assemblages    pou  vant     être    installés dans des endroits différents  et étant réunis par un câble à multiples brins.  L'ensemble des dispositifs 45 forme ainsi une       sorte        d'aeil    ou de tache sensible d'un nerf  optique, et le tableau -de lampe 60 reproduit       agrandie    l'image qui tombe sur l'ensemble des  éléments 45.  



  Grâce à l'extrême petitesse des éléments       sensibles,    il devient ainsi possible de repro  duire sur le grand tableau des lampes 60 les       distances    angulaires de plusieurs sources     lu-          mineuses,    et, si l'on connaît les distances de  ces sources entre elles, d'en déduire la distance  du dispositif à ces sources. Les dispositifs à  matière adsorbante ,étant sensibles à l'infra  rouge très poussé qui traverse facilement le  brouillard, il est prévu, par exemple sur un  navire, de contrôler la distance des côtes mu  nies de phares, ou sur un avion de mesurer la  distance d'un aérodrome, toutes ces mesures  pouvant être déduites du tableau placé en face  de l'observateur.

           Il    est prévu de donner au .dispositif de       réception    une     orientation    variable à l'aide  d'une télécommande appropriée, et de     "scru-          ter"    ainsi l'espace.  



  Il est également prévu d'utiliser l'ensem  ble décrit pour réaliser la télévision grossière  de réclame, c'est-à-dire de projeter sur l'en  semble des éléments sensibles un film de ré  clame et de reproduire ce film sur un tableau  de lampes beaucoup plus grand. On obtient le  très grand avantage, par rapport aux     dispo-          sitifs    connus, de pouvoir employer un tableau  sensible de dimensions     relativement    faibles,  placé à faible distance du film.  



  Il est prévu que les ensembles formant les  récepteurs peuvent être     introduits    dans une       capacité    à vide élevé en vue     d'augmenter    la       sensibilité.     



  La     fig.    18 montre la capacité 5 contenant  le charbon actif reliée à un boîtier de forme  cylindrique 65 par la tubulure 66 qui, au  besoin, peut être longue, mince et flexible.  



  A l'intérieur du     boîtier    65 se trouve le  soufflet métallique 34, limité en haut d'une       façon,    étanche par le plateau 67 formant gui  dage du soufflet, l'orifice inférieur du .souf  flet étant soudé de façon étanche au fond. du  boîtier 65; 68 est une tige solidaire au .pla  teau 67, guidée par l'orifice 69. Un ressort  antagoniste 70 peut être prévu pour étendre  le soufflet 34. Un chauffage de la capacité 5  et de son charbon actif dégage le gaz adsorbé  qui comprime le soufflet, et le refroidissement  et l'adsorption du gaz qui s'en suit produit  une détente du soufflet aidé par le ressort  antagoniste.

   Le noyau 68 sert à transmettre       ce    travail     mécanique.-          Dans    la     fig.    20, se rapportant à un relais       électro-thermique,    la matière active est con  tenue dans le tube 71 qui est en matière po  reuse ou bien muni d'orifices 72 et est placé  dans une enveloppe étanche 73 isolée par le  flasque 74. du     tube    71. La colonne du charbon  actif du tube 71 est chauffée par le courant  électrique     provenant    de la source indiquée au       dessin,    soit par passage direct du courant à  travers la matière active ou à travers le tube  71.

   Les gaz sortent du tube 71 dans la capa-      cité 73 et agissent sur l'organe élastique par  la tubulure 66, l'action pouvant dans ces con  dition être     particulièrement    rapide.  



  Dans la     fig.    19, les gaz développés en 5  suivant la température du milieu dans lequel 5  est plongé agissent à travers le bouchon 10 sur  la colonne de mercure 2'. Le déplacement de  celle-ci permet de mesurer la température de 5  sur l'échelle 75: la liaison de 5 avec le tube 1  peut être directe ou obtenue par une longue  tubulure 66. Le tube en<B>U</B> 1 peut être rem  placé par un dispositif manométrique quel  conque.  



  Dans les appareils décrits, il conviendra  de réduire autant que possible les espaces ne  contenant pas de matière active, ces espaces  étant nuisibles en ce qu'ils réduisent les dif  férences de pression qui résultent d'un déga  gement de gaz donné.  



  S'il est préférable que les organes sensi  bles soient entourés de vide, les tubes à mer  cure ou autres dispositifs d'utilisation de  l'énergie mécanique disponible peuvent être  hors des enceintes à vide, pourvu, bien en  tendu, qu'ils soient reliés auxdits organes sen  sibles.  



  Un chauffage électrique     desdits    organes  sensibles peut avoir lieu non seulement au  moyen d'un fil enroulé autour ou d'un arran  gement tel que prévu en     fig.    20, mais aussi  par un fil tendu à peu de distance dudit or  gane qui rayonne vers celui-ci.  



  Il est également prévu, comme il a été déjà  dit, d'argenter intérieurement les récipients à  vide     contenant    les capacités sensibles, sauf  dans la zone de pénétration du rayonnement.  



  Bien entendu, le chauffage de la matière  active et du récipient peuvent avoir lieu non  seulement par le courant électrique et le  rayonnement, mais, suivant les cas, par tout  autre source de chaleur, par exemple: flamme.  réaction chimique ou phénomène physique dé  gageant la chaleur, etc.  



  Dans le cas où le charbon actif est chauffé  directement par le passage d'un courant élec  trique à travers la     matière    active elle-même,  il est prévu, ou bien de tasser de la poudre    de charbon actif dans un tube isolant ou bien  de faire des agglomérés en charbon actif avec  addition des poudres     inertes    et     non-conduc-          trices    pour augmenter la résistance électrique,  ces agglomérés ou     comprimés    sous forme de  galets, rondelles, baguettes, etc. pouvant se  superposer convenablement dans une enceinte  appropriée; ou bien encore de faire des dépôts  minces de charbon actif sur des supports ap  propriés.  



  On peut utiliser aussi de longs tubes mé  talliques parcourus par le courant de chauf  fage et contenant la poudre de charbon actif.  Un enroulement chauffant un long     tube    de  l'extérieur peut aussi être employé.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Procédé pour produire des effets mécani ques à la suite de variations de température, caractérisé en ce qu'une matière adsorbante est placée avec une substance gazeuse dans une enceinte et exposée auxdites variations de température, les variations de volume et de pression qui en résultent étant utilisées pour produire lesdits effets mécaniques. <B>SOUS-REVENDICATIONS:</B> 1 Procédé selon la revendication I, dans le quel la matière adsorbante est du charbon actif. \? Procédé suivant la revendication I. dans lequel la substance gazeuse est de l'an hydride carbonique.
    3 Procédé suivant la revendication I, dans lequel les variations de volume et de pres sion sont utilisées pour agir sur une co lonne de mercure qui contrôle un contact électrique. 4 Procédé suivant la revendication I, dans lequel les variations de volume et de pres sion sont utilisées dans un dispositif ma- nométrique à organe déformable. 5 Procédé suivant la revendication I, dans lequel les variations de volume et de pression sont employées pour l'indication de la température à laquelle se trouve la matière adsorbante.
    nEVENDÎCÀTt0e <B>Il:</B> Appareil pour la mise en oeuvre du pro cédé selon la revendication I, dans lequel un flux primaire d'énergie chauffe une matière adsorbante placée dans une enceinte avec une substance gazeuse, et les effets mécaniques produits par les variations de pression et de volume déterminées par le chauffage servent à commander un courant électrique.
    SOUS-REVENDICATIONS 6 Appareil selon la revendication II, com prenant deux enceintes sensibles à matière adsorbante et substance gazeuse, dont on utilise l'action mécanique différentielle pour la commande du courant électrique, ces deux enceintes étant placées dans les mêmes conditions ambiantes, l'une d'elles étant seule soumise aux variations de tem pérature dues aux variations -du flux' pri maire d'énergie.
    7 Appareil selon la revendication II et la sous-revendication 6, caractérisé par le fait que l'une des enceintes est agencée pour être soumise à un rayonnement ther- mique concentré, le courant électrique étant ainsi commandé par ledit rayonne ment. 8 Appareil selon la revendication II, carac térisé par le fait qu'il est agencé pour la signalisation à distance à l'aide d'un rayonnement constituant le flux primaire d'énergie..
    9 Appareil selon la revendication II et la sous-revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs dispositifs sensibles au rayonnement juxtaposés, chacun d'eux ne pouvant recevoir des signaux que d'une zone restreinte de l'espace. 10 Appareil selon la revendication II et les sous-revendications 6, 8 et 9, caractérisé par le fait que les dispositifs sensibles au rayonnement utilisés pour la signalisation comprennent chacun une enceinte agencée pour être soumise au rayonnement trans metteur du signal et une autre soumise aux mêmes conditions ambiantes que la première, mais soustraite à l'action dudit rayonnement.
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Cited By (1)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
DE1183987B (de) * 1959-03-20 1964-12-23 Telefunken Patent Elektrischer Waermeschalter mit zwei gasgefuellten Hohlkoerpern an den Enden eines mit fluessigem Metall gefuellten Rohres

Cited By (2)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
DE1183987B (de) * 1959-03-20 1964-12-23 Telefunken Patent Elektrischer Waermeschalter mit zwei gasgefuellten Hohlkoerpern an den Enden eines mit fluessigem Metall gefuellten Rohres
DE1214766B (de) * 1959-03-20 1966-04-21 Telefunken Patent Elektrischer Waermeschalter mit zwei gasgefuellten Hohlkoerpern an den Enden eines mit fluessigem Metall gefuellten Rohres

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