Dispositif propulseur. L'objet de la présente invention est un dispositif propulseur qui est caractérisé en ce qu'il comprend deux parties, un rotor et une partie de la nacelle relativement fixe, à l'avant de laquelle est disposé le rotor, les surfaces extérieures du rotor et de la nacelle étant de révolution autour d'un axe commun le long duquel le dispositif est destiné à avan cer en bloc, une partie extérieure annulaire du rotor présentant une courbure semblable à la courbure du plan supérieur d'une aile épaisse d'avion et ayant un bord d'attaque si tué du côté intérieur de la partie annulaire,
et en ce que des moyens sont prévus pour diri ger un courant de fluide de travail tout d'a bord approximativement parallèlement à l'axe vers le centre du rotor et ensuite radialement et en arrière sur la partie extérieure annu laire sous un angle d'incidence tel que le fluide, après avoir quitté le rotor, est dirigé dans un courant annulaire divergent vers la partie antérieure de la nacelle qui présente é 01 ..alement, une courbure semblable à. la cour bure du plan supérieur d'une aile épaisse d'avion.
Les moyens qui produisent le courant de fluide de travail peuvent comprendre des lames faisant saillie sur le bord annulaire de rotor, l'arête intérieure de chaque lame étant, de préférence, disposée en avant sur l'arête extérieure dans le sens de son mouvement ro tatif. Cette arête intérieure peut être dispo sée de manière que la tangente à. la lame à l'arête intérieure forme un angle de 40 à 60 avec le rayon passant par le bord d'attaque de la lame.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention et une variante.
La fig. 1 est une vue schématique du pro fil de l'ensemble du rotor et d'une partie de la nacelle. La fig. 2 est une vue de face du rotor. La fig. 3 est une vue de côté du rotor par tiellement en coupe axiale.
La fig. 4 est une vue en coupe axiale de la variante.
Le dispositif représenté comprend une plaque 1 munie de lames 2, le tout étant fait pour tourner autour d'un axe X-X par des moyens moteurs d'un genre quelconque, non- représentés, mais de préférence logés dans la partie fixe 3.
La plaque 1, clavetée sur l'arbre moteur 4, présente, à son centre, une surface convexe la, dont la convexité est tournée vers l'avant, qui est reliée à une autre surface convexe l .b pla cée de manière analogue, mais présentant une courbure semblable à la courbure du plan su périeur d'une aile épaisse d'avion et ayant un bord d'attaque 1" situé à la périphérie de la première surface la (fig. 3<B>)</B>. Ce bord d'attaque produit une déflection initiale favorisant le courant du fluide vers l'arrière du plan de ro tation, surtout quand l'appareil se meut en avant.
La convexité de la. partie la peut être plus ou moins prononcée et peut aller jusqu'à for mer un cône dont le sommet serait en avant, par exemple, quand l'appareil fonctionnerait dans l'eau.
Les surfaces de travail des lames 2 ont en chaque point une inclinaison d'environ 45 de grés par rapport au rayon vecteur, ce qui leur donne une forme convexe tournée dans la direction M de la rotation.
Ces lames sont venues de fonte avec le ro tor qui est. lui-même en une ou en plusieurs parties; elles peuvent aussi être fixées à ce dernier, ou à une plaque transversale et ré glable axialement, disposée derrière le rotor, de manière que les lames puissent coulisser à. travers des ouvertures de ce dernier, pour di minuer la force centrifuge agissant sur le ro tor et qui pourrait le déformer.
Ainsi, les lames solidaires en rotation du rotor sont mo biles par rapport à. ce dernier dans la direc tion de l'axe X-X, de manière à pouvoir va rier la partie des lames faisant saillie à l'a vant de la surface lb. Lorsque le dispositif fonctionne, la rota tion du rotor pourvu de lames produit une aspiration de fluide de travail approximative ment parallèle à l'axe vers le centre du rotor. Puis, par l'action des lames, le fluide est di rigé, dans un courant à peu près radial, sur la partie convexe lb du rotor et, depuis le bord extérieur du rotor, dans un courant an nulaire divergent sur la surface convexe 5 de la nacelle.
L'effet de ce courant est, en pratique, de créer deux forces aérodynamiques agissant. l'une sur la surface convexe du rotor et, l'au tre, sur la surface convexe de la nacelle et qui tendent à faire avancer la nacelle avec le rotor dans la direction de l'axe X-X.
Soit<I>AB</I> le diamètre du propulseur et Cn celui de la section transversale maximum, nécessairement plus grand que AB. Si l'on joint<I>A</I> à C, la corde du profil ANC est dé- terminée, lequel profil est semblable à celui du plan supérieur d'une aile épaisse d'avion.
Le courant approximativement radial de l'air quittant le bord du rotor provoque sur la sur face ANC une réaction<I>Q,</I> qui peut être dé composée en deux forces: L'une, P, perpendiculaire à l'axe de rota tion, correspondant à la poussée de sustenta tion, mais ici équilibrée dans toutes les direc tions et ne produisant aucun effet sauf si une disposition spéciale modifie la symétrie des forces agissant sur les parties inférieures et supérieures de la nacelle.
L'autre, une force T parallèle à l'axe de rotation, mais en direction opposée à la résis- tance de l'air, puisqu'elle est dirigée vers l'a vant.
Cette force T est la force désirée de pro pulsion.
Il est possible, sans modifier le principe de l'invention, d'ajouter un anneau profilé, soit à l'avant du rotor, comme montré en 6. pour protéger les lames, soit autour du bout. avant de la nacelle, comme montré en î, mais ces variantes ne sont pas indispensables pour assurer le fonctionnement normal de l'appa reil. Le propulseur peut être claveté sur un arbre qui peut être horizontal, vertical ou de toute inclinaison.
Un avantage du dispositif réside dans le fait que, d'une part, le fluide rencontre les lames sous un angle d'incidence qui est tou jours petit, ce qui rend le fonctionnement in dépendant de la vitesse vers l'avant et permet que le couple du rotor contrebalance la trac tion sans soumettre le fluide à un effet cen trifuge dû à une rotation et que. d'autre part, le courant est livré vers l'arrière du plan du rotor, de la périphérie de celui-ci vers la sur face du corps à mouvoir, sous un angle d'in cidence correspondant à une poussée maxi mum, de sorte que la nacelle doit être profilée d'après le but désiré et l'élément dans lequel le mouvement doit s'accomplir.
Quand l'appareil se meut, sa vitesse V composée avec la vitesse V, du courant de fluide, donne une vitesse relative V,. qui fait avec la corde 13D un angle d'incidence il qui diminue quand la vitesse V croît.
A chaque valeur -de il correspond, pour la dépression, un coefficient K variant d'un maximum pour un angle donné i, à zéro pour un très petit ou même négatif angle i,.
K est le coefficient de dépression sur la surface ANC qui est soumis à une force de traction dans le cas représenté.
Au départ et aux lentes vitesses de trans lation, on sera au bénéfice d'une valeur très élevée de la traction, grâce à un grand coeffi cient K.
Quand la vitesse augmente, la valeur de K diminue en même temps que l'angle i,, mais de manière qu'à chaque instant on ait prati quement l'équation: Puissance utilisée = effort de traction X vitesse dans des conditions de très haut rendement quelle que puisse être la vitesse instantanée.
Ainsi, les avantages qu'on peut retirer d'un propulseur ordinaire à pas variable sont obtenus automatiquement par le dispositif objet de l'invention.