Procédé pour l'obturation hermétique et simultanée de plusieurs récipients, récipient obturé par ce procédé et dispositif pour la mise en #uvre de ce procédé. Beaucoup de matières (produits chimiques et industriels des matières alimentaires et chirurgicales stérilisées, etc.) doivent être conservées à l'abri de l'air dans des récipients hermétiquement fermés.
Les méthodes actuellement employées pour obturer hermétiquement des récipients consistent à obturer chaque récipient séparé ment.
La présente invention a pour objet un 1 cédé pour l'obturation hermétique et si multanée de plusieurs récipients, l'obturation pouvant avoir lieu, par exemple, dans le vide, dans un gaz ou dans une vapeur. Cette invention porte également sur un récipient obturé suivant ce procédé et sur un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé.
Le procédé suivant l'invention est caracté risé en ce que l'on dispose, à proximité im médiate de l'ouverture à obturer de chaque récipient, une pièce obturatrice que l'on main tient légèrement écartée de l'ouverture au moyen de substance fusible à plus basse tem- pérature que la pièce obturatrice et solide à la température ordinaire, .de façon à laisser un passage à travers cette ouverture tant que ladite substance fusible est à l'état solide, et en ce que l'on chauffe, et cela simultané ment pour lesdits récipients,
ladite substance fusible pour l'amener à une température suf fisante pour qu'elle fonde, une poussée élas tique sollicitant les pièces obturatrices à ve nir dans une position correspondant à l'obtu ration des récipients étant, pendant cette fu sion, exercée sur les différentes pièces obtu- ratrices, le tout de telle sorte que, une fois ladite substance fondue, d'une part la pièce obturatrice obéisse à la sollicitation de la poussée élastique et, .d'autre part, toute com munication à travers lesdites ouvertures des récipients soit coupée.
La substance fusible pourrait, dans cer tains cars, en se refroidissant, se souder sur lesdites ouvertures -en soudant ainsi les pièces obturatrices sur les ouvertures pour couper la communication à travers celles-ci, Pour mettre en oeuvre le procédé selon l'invention,
on peut employer un dispositif comportant une enceinte étanche pour rece voir les récipients à obturer et des moyens pour chauffer simultanément les morceaux de substance fusible disposés sur les divers réci pients placés dans cette enceinte.
Le dessin annexé illustre, à titre d'exem ple, une forme d'exécution du procédé selon l'invention et représente, à titre d'exemple également, plusieurs récipients obturés au moyen de ce procédé, ainsi que deux formes d'exécution d'un dispositif pour la mise en rouvre du procédé.
Les fig. 1, la, 2 et 3 illustrent cette forme d'exécution du procédé et représentent une première forme d'exécution d'un récipient obturé au moyen de ce procédé.
Fig. 4 représente une deuxième forme d'exécution d'un tel récipient.
Fig. 5 est une coupe partielle du récipient selon fig. 1 à 3 montrant une pièce obtura- trice et un morceau de substance fusible en place sur le récipient, avant l'obturation de celui-ci.
Fig. 5a montre la pièce obturatrice de la fig. 5 en position d'obturation, après fusion de la matière fusible.
Fig. 6 et 6a sont deux vues en perspective montrant chacune une forme d'exécution d'un dispositif pour la mise en rouvre du procédé.
Fig. 7 représente le corps d'une troisième forme d'exécution d'un récipient obturé au moyen du procédé, Fig. 7a montre un détail de ce récipient. Fig. 8 représente ce récipient en entier. Fig. 9 et 9a repréesentent une quatrième forme d'exécution d'un tel récipient.
Voici, par exemple, comment on pourrait mettre en aeuvre le procédé selon l'invention. pour vider d'air et obturer simultanément. plusieurs récipients identiques à celui repré senté aux fig. 1 à. 3.
Le récipient représenté aux fig. 1 à. 3 est une boîte à conserve dont l'un des fonds pré sente une dépression conique b, ayant au fond un trou a. A l'intérieur de la boîte, cette dépression se présente comme une proé minence conique, qui est recouverte à l'inté rieur de la boîte par une pièce conique k, légè rement plus haute que la proéminence co nique et suffisamment plus large,
fixée au fond par un ou deux points de soudure, sans toutefois obturer le trou as. Cette pièce k peut aussi être maintenue en place élastiquement, au moyen d'une moulure circulaire faisant saillie sur la face interne du fond ainsi que le montre la fig. 4. La pièce k est percée à la base de quelques petits trous o. dont les bords sont recourbés en dedans.
La partie conique b du fond et la pièce k forment ensemble un siphon, par l'intermédiaire duquel l'intérieur de la boîte communique avec l'extérieur.
Plusieurs boîtes identiques à celle qui vient d'être décrite sont remplies de la ma tière à préserver du contact de l'air et on ser tit ensuite de façon étanche ou on soude leurs fonds.
On met dans la dépression conique b une pièce obturatrice sphérique, de préférence mé tallique, non-fusible à la température néces- saire pour fondre la substance fusible em ployée et qui est poussée élastiquement dans la dépression conique b.
Cette pièce obtura- trice, ainsi soumise à la pression élastique qui la pousse, est retenue à une certaine dis- tance de l'ouverture à obturer, par un mor ceau de substance fusible solide à la tempé rature ordinaire,
de telle façon que la com- munication soit libre entre l'intérieur du ré cipient et l'extérieur, par l'orifice à obturer.
Dans l'exemple représenté, la bille 1 est incorporée dans le morceau de substance fu sible 2, qui peut avoir la forme d'une pyramide irrégulière, de telle façon à former un bou ton composé, lequel est placé dans la dépres sion conique b.
Dans ce cas, de la substance fusible est disposée entre la bille et la pa roi de la dépression conique b, en maintenant ainsi la bille écartée de l'orifice à obturer, tout en laissant un passage à travers cet ori fice.
On place ensuite les boîtes ainsi préparées ensemble, leurs fonds munis de dépressions tournés vers le haut (fig. 5) dans une enceinte étanche, une étuve par exemple, qu'on ferme hermétiquement.
Des organes sont prévus qui appliquent une pression élastique sur les pièces obturatrices incorporées dans leurs morceaux de substance fusible. Cette étuve fait partie -d'un dispositif comportant une pompe à vide au moyen de laquelle on fait le vide dans l'étuve, ce qui a pour résultat de vider simultanément toutes les boîtes d'air.
On chauffe convenablement cette étuve, jus qu'à atteindre la température de fusion de l'alliage formant le morceau de substance fu sible 2; alors, cet alliage fondant, il coule en v, comme le montre la fig. 5a, dans le siphon formé par la dépression et la pièce k et coupe la communication de l'intérieur des boîtes avec l'extérieur.
Par suite de la fusion de cette matière fusible, la pièce obturatrice sphé rique se trouve libérée et, poussée élastique ment -dans la dépression conique, elle coupe toute communication à travers cette ouver ture et, à la resolidification de la matière fu sible, elle -est retenue par cette matière dans sa position d'obturation. Si la pièce obtura trice est en métal (fer, plomb, zinc, etc.), elle se trouve soudée contre les parois de la dé pression conique en constituant ainsi une fer meture étanche et solide.
On réalise ainsi une obturation hermétique simultanée, par sou dure métallique, de toutes les boîtes disposées dans l'étuve. Si on veut éviter une trop forte augmentation de la température du contenu des boîtes, on agence l'étuve de façon que seul le fond supérieur des boîtes soit chauffé, par exemple au moyen d'un plateau s'appli quant sur ces fonds et chauffé par l'électri cité, la vapeur, l'eau ou autre liquide chaud, circulant dans son épaisseur.
Pour faire fon dre les morceaux de substance fusible, l'é tuve pourrait aussi comporter un plateau muni d'une série de plaquettes, en aluminium par exemple, ces plaquettes étant chauffées simultanément au moyen de résistances élec triques et chauffant chacune par contact le morceau de substance fusible d'une des boîtes placées dans l'étuve. Pour plus de commodité, l'étuve -comporte plusieurs paniers .dans les quels on met les boîtes f et dput chacun est muni d'un. couvercle portant les plaquettes susmentionnées, i (fig. 6).
Au lieu de pla quettes, le couvercle pourrait présenter des bandes de chauffage j en aluminium par exemple (fig. 6a) dont chacune chauffe les morceaux de substance fusible d'une rangée de boîtes f disposée dans le panier. Les cou vercles se rabattent sur les boîtes placées dans les paniers et les plaquettes ou les bandes s'appliquent sur les morceaux de sub stance fusible. L'étuve peut contenir plusieurs de ces paniers. Le courant électrique de chauffage arrive par les contacts y présentés par les couvercles des paniers.
Afin d'accé lérer la solidification de la matière fusible après la fusion, on peut prévoir des moyens pour son refroidissement. Par exemple, le couvercle peut être creux, afin que l'on puisse introduire un agent de refroidissement, de l'eau par exemple, dans ce couvercle pour re froidir rapidement les plaquettes et par suite la matière fondue.
Les paniers peuvent présenter des trous z pour relier leur intérieur à l'intérieur de l'é tuve.
Comme le refroidissement de l'étuve se fait plus vite que celui des récipients qui y sont disposés, quand on cesse le chauffage, une inégalité de pression se crée entre l'inté rieur des récipients et leur extérieur, qui est en même temps l'intérieur de l'étuve, et il se rait possible sans la présence de la pièce ob turatrice que de la vapeur ou de l'air passe de l'intérieur des récipients vers l'extérieur de ceux-ci à travers la substance fusible fondue, justement au moment où cette substance com- menée à se solidifier,
ce qui aurait l'effet très fâcheux et inadmissible !de laisser un petit trou à travers la substance fusible solidifiée. L'obturation de l'ouverture des récipients au moyen de .la pièce obturatrice poussée élasti- quement vers sa position d'obturation pen dant la fusion et le refroidissement de la sub stance fusible obvie .à cet inconvénient en obturant positivement cette ouverture, et per mettant ainsi à la substance fusible en fusion de se solidifier sans être dérangée par le pas sage inopportun d'air ou de vapeur,
La pièce obturatrice permet en outre, dans le procédé décrit, d'ouvrir l'étuve avant même le refroidissement et la solidification de la substance fusible. qui demandent assez de temps pour se faire dans le vide, sans crainte de voir la substance fusible en fusion se dé placer et laisser des trous ît cause de la diffé rence de pression susdite. La poussée élasti que susindiquée empêche la pièce non-fusible d'être chassée.
Le morceau de substance fusible à l'inté rieur duquel est incorporée la pièce obtura- trice peut être fait en un alliage fusible à basse température, par exemple le suivant: bismuth -l. plomb 2, étain 1, cadmium 1, qui fond à 66 C ou tout autre alliage ayant un point de fusion plus bas ou plus haut suivant les besoins. On peut aussi se servir de mor ceaux de toute autre matière fusible conve nable (paraffine, cire, etc.).
Au lieu d'em ployer des morceaux de substance fusible ayant la. forme de pyramides polygonales que l'on dispose dans des trous coniques, on pour rait employer des morceaux d'alliage sphé riques, que l'on disposerait alors dans des dépressions en forme de pyramide polygo nale. Ainsi, dans les deux cas, la communica tion entre l'intérieur des récipients et l'exté rieur serait établie tant que la substance fu sible. à l'intérieur de laquelle est incorporée la pièce obturatrice, est à l'état solide.
Les récipients à obturer, s'ils contiennent par exemple de la. matière chirurgicale ou alimentaire qu'il faut stériliser, pourraient être placés dans un autoclave relié à une pompe à vide. Après avoir extrait l'air de ces récipients en faisant le vide dans cet auto clave, on peut chauffer les récipients en in troduisant de la vapeur dans l'autoclave. Ce chauffage direct par la vapeur fait fondre les morceaux de matière fusible et l'on obtient ainsi l'obturation simultanée des récipients placés dans l'autoclave.
La disposition peut être prévue de façon qu'une stérilisation ou une cuisson du contenu des récipients pré cède leur obturation. cet effet étant obtenu au moyen de cette même vapeur de chauffage qui, tant que les récipients ne sont pas obtu- rés, peut pénétrer dans ceux-ci par l'ouver ture qu'il s'agit d'obturer ultérieurement.
Si l'on emploie un dispositif tel que celui repré senté à la fig. 6 pour mettre en aeuvre le pro cédé, on pourrait chauffer le contenu des boîtes en introduisant de la vapeur dans l'é tuve avant de procéder au chauffage des mor- ceaux de matière fusible au moyen des pla quettes ou des bandes pour faire fondre ceux- ci. Ce chauffage par la vapeur aurait égale ment pour but une stérilisation ou une cuis son.
On peut employer dans ce cas un alliage fondant à une température supérieure à celle de la stérilisation. Si l'on veut être plus sûr de l'adhésion de l'alliage au récipient, on peut badigeonner auparavant les morceaux de cet alliage ou bien la dépression conique avec un décapant.
Dans le dernier exemple décrit, comme la vapeur entre par la petite ouverture dans les récipients mêmes pour stériliser leur contenu, on peut y mettre des substances alimentaires y ajouter de l'eau ou autre solution.
En met- (fruits, légumes, viandes, poisson, etc.) sans tant ces substances dans les récipients à .l'état cru, on peut combiner la cuisson et la stéri- lisation, suivies de l'obturation hermétique, ces trois opérations s'effectuant dans la même étuve et simultanément pour un grand nombre de récipients,
d'où une grande écono mie de temps et de frais et un résultat de beaucoup supérieur à celui des méthodes ac tuelles, la cuisson se faisant par la vapeur et dans le vide.
La pression élastique que l'on exerce pro visoirement sur l'ensemble formé par l'alliage fusible et la bille, afin que la bille soit pous sée élastiquement en position d'obturation lorsque la substance fusible fond, peut être obtenue, par exemple, au moyen d'un ressort agissant de façon que cet ensemble soit poussé vers l'ouverture à obturer.
On peut se servir d'un dispositif analogue à celui de la fig. 6 et présentant des plaquettes pourvues de res sorts agissant sur les pièces obturatrices des récipients et les sollicitant à venir s'appliquer sur les ouvertures à obturer ou bien des res sorts venant se placer sous chaque récipient, Dans une variante du procédé, l'ouverture à obturer peut être fermée par une petite pièce, en caoutchouc par exemple,
poussée par un ressort sur lequel elle est fixée. Le res sort est maintenu soulevé par l'interposition d'un morceau de substance fusible. Lorsque l'on chauffe, cette substance fusible fond, le ressort :s'abaisse et applique la pièce de caoutchouc sur l'orifice qui est ainsi bouché. Si le morceau en substance fusible interposé et placé loin de l'ouverture, la pièce de caout chouc elle-même sert à fermer définitivement l'ouverture (constituée dans ce cas par un simple trou).
Le récipient à obturer pourrait aussi être en verre ou en porcelaine, avec couvercle en métal. L'ouverture à obturer de ce-récipient pourrait aussi se présenter dans la porcelaine ou le verre. Dans ce cas, on peut se servir comme matière fusible de cire ou de paraf fine, par exemple.
Les récipients à obturer pourraient être munis de plusieurs petites ouvertures à fer mer. On pourrait aussi remplacer la pièce k de la boîte selon les fig. 1 à 3 par un peu d'ouate maintenue en place par une bande lette en fer blanc, soudée, ou par une ban- dellette de papier gommé ou simplement par la matière contenue :
dans la boîte. L'air passe par l'ouate, mais l'alliage en fusion est retenu dans la dépression, où il se soude en se soli difiant. La paroi de la boîte pourrait aussi présenter une dépression plus large :dans la quelle la pièce obturatrice serait maintenue par la substance fusible et ayant au fond des fentes fines qui laissent passer l'air et la vapeur avant l'obturation, suais pas l'alliage en fusion.
Quand il s'agit d'une boîte contenant du matériel chirurgical, il est indispensable que cette boîte hermétiquement fermée puisse être ouverte facilement, sans que son contenu soit contaminé pendant la manipulation d'ouver ture, chose qui arriverait fatalement avec les boîtes ordinaires à conserves.
Les récipients, par exemple les boîtes, à obturer :au moyen d'un des procédés décrits, pourraient présen ter chacun un fil métallique u (fig. 7 et 8), placé entre le bord du couvercle t et le flanc de la boîte r. Ce fil, placé avant la soudure du couvercle sur la boîte, court -dans une ri gole m., faite tout autour de la boîte même, et l'un de ses bouts, qui forme bouton ou noeud,
est figé en le passant dans une fente c de la paroi de la boîte, tandis que l'autre, qui se termine par une boucle p (fig. <I>7a),</I> passe par le trou e, fait sur le bord du couvercle et fermé par un point :de soudure. En tirant sur la boucle p de ce fil, on coupe le bord du couvercle tout autour et on ouvre la boîte sans aucun .danger de contamination du contenu. Après ouverture, on sort le fil de la fente.
On peut aussi obturer par les procédés dé crits des boîtes sans couvercle, avec deux fonds sertis ou soudés, présentant un fil entre le flanc et la partie perpendiculaire h du fond, qui s'applique sur la face interne du flanc (fig. 9 et 9a). Le fil court dans ce cas dans une rigole faite soit sur cette partie perpendiculaire du fond, soit sur le flanc de la boîte. L'un des bouts du fil est passé par un petit trou fait sur cette même rigole et soudé là.
Le bout à tirer est passé par un pe tit trou e du flanc à côté de l'agrafe' de ce flanc, fermé aussi par un point de soudure.
On remarquera que, grâce aux procédés décrits, on peut réaliser: <B>10</B> la fermeture de récipients simplement vidés d'air; 20 la fermeture de récipients vidés d'air et :ensuite stérilisés par la vapeur ou, au con traire, la stérilisation par la vapeur suivie de l'évacuation ,de l'air et de la fermeture des récipients; 30 la fermeture de récipients qui ont sim plement été stérilisés par la vapeur;
40 la fermeture des récipients vidés d'air et remplis d'un autre gaz (par exemple d'un gaz inerte).