Procédé pour la réception sélective d'ondes électromagnétiques. Pour trier les ondes électriques de diffé rentes fréquences, on n'a pas! employé, jus qu'à présent, qu'un seul moyen, à savoir la résonance. Or, les, phénomènes de résonance sont régis: par des équations différentielles linéaires.;
ils vérifient donc le principe de la superposition des petits mouvements. et donnent, pour un ensemble quelconque d'ondes incidentes., un effet total qui est ri- goureusement égal à<U>la</U> somme des. effets. sé parés de chacune de ces ondes agissent isolé ment.
Ceci a pour conséquence pratique qu'il est impossible, en employant les méthodes exis- tantes de sélection, de recevoir une onde mo dulée sans capter en même tempes toutes les oscillations disposées entre l'onde porteuse et les ondes latérales.
On est donc.forcé soit de sacrifier la largeur de<B>la,</B> bande passante en faveur de la sélectivité, soit, au contraire,, de renoncer à la sélectivité pour obtenir une bande passante suffisamment large.
Un tel état de choses est évidemment très gênant non seulement pour le développement de la radiophonie, mais encore pour La création d'un :
système vraiment pmatique de multi- communication téléphonique par fil, ainsi que pour l'établissement d'un système de té lévision sur ondes relativement longues per mettant d'obtenir des transmissions. de grande portée.
Ira présente invention @a pour but de Ten dre possible un triage d'ondes électriques qui ne soit pas basé sur la résonance.
Le moyen qui doit remplacer cette dernière consiste dans la variation périodique de la résistance intérieure d'un tube thermionique. Cette va nation peut être produite soit par un souf flage magnétique ou électrostatique faisant dévier les électrons qui se dirigent de la ca thode du tube vers son anode,
soit par une polarisation variable de la grille d'une lampe à trois ou à plusieurs électrodes, soit par d'autres moyens analogues.
Il est connu qu'un champ magnétique per- pendiculaire au courant deconvection allant df- la cathode à, l'anode d'un tube thermionï- que augmente la résistance intérieure de ce dernier. Cette variation de la résistance inté rieure est une fonction de l'intensité .du champ, mais elle est indépendante de la di rection de ce champ pourvu qu'il reste per pendiculaire au courant de convection.
Si, pour un tube donné, on établit la courbe figurant sa résistance intérieure en fonction du champ de soufflage appliqué, on pourra trouver dans cette courbe des régions sensiblement rectilignes dans lesquelles la résistance intérieure du tube peut "être consi dérée comme une fonction linéaire du champ.
Pour ces régions on pourra écrire: e=Q.+qIHI o étant la résistance intérieure du tube sou mis au soufflage; o. sa résistance intérieure en de tout champ de soufflage; H l'intensité du champ; et q une constante.
On, voit que o est fonction de la valeur absolue de H car la résistance intérieure du tube est indépendante de l'a direction du champ pourvu que ce dernier reste perpen diculaire au courant électronique allant de la cathode à l'anode.
I.es fi-. 1 et \? représentent les deux vues d'une diode D munie d'un dispositif de souf flage. Celui-ci est constitué par une paire de bobines 8, et<B><U>S</U></B><I>.</I> fixées à l'intérieur de l'am poule de part et d'autre du courant de con- vection allant de la. cathode Ii à l'anode A.
Les bobines sont situées de telle façon que le champ de soufflage est perpendiculaire au trajet des électrons. Les bobines S, <I>et</I> 82 peuvent être actionnées soit par un courant continu produisant un champ de soufflage constant, soit par un courant alternatif pro duisant un champ de soufflage oscillant.
Que l'on -suppose maintenant qu'on ap plique soit à la cathode, soit à l'anode de la diode D Une tension variable E de la forme E - Eo sin w t et que le champ de soufflage oscille exacte ment suivant le même rythme que la tension E. c'est-à-dire suivant l'équation H - Ho sin w t Si la résistance intérieure de la diode est une fonction linéaire de H. on pourra écrire
EMI0002.0046
1 étant le courant;
sortant de la diode (par exemple son courant-plaque), o, sa résistance intérieure en l'absence de tout soufflage et une constante.
Si l'on .s'arrange de façon à rendre qHo grand par rapport à p", I pourra, être consi déré comme sensiblement égal à
EMI0002.0059
En augmentant qH, on pourra rendre le coefficient
EMI0002.0062
ausisi petit que l'on veut;
quant à l'expression elle représente une fonction discontinue
EMI0002.0065
qui est égale à -I- 1 dans tout intervalle compris entre
EMI0002.0067
et qui est égale à - 1 dans tout intervalle compris entre
EMI0002.0069
Le courant-plaque Ip aura donc tantôt la valeur
EMI0002.0071
tantôt la valeur -
EMI0002.0072
Ces considérations montrent qu'on peut atténuer et même pratiquement effacer toute oscillation électrique (entretenue ou <RTI
ID="0002.0080"> modulée) au moyen d'un soufflage magnétique syn,- chronsé à cette oscillation, à condition de donner au champ de soufflage une amplitude suffisamment grande, c'est-à-dire d'employer un soufflage suffisamment puissant.
On obtient un effet complètement diffé rent dans le cas où le soufflage magnétique n'est pas synchronisé à l'oscillation appli quée à la diode.
Que l'on admette, par exemple, que cette oscillation a la forme E = Eo sin (c) -I- Ot <I>(1)</I> tandis que le champ de soufflage varie sui vant l'équation: <I>H - Ho</I> sin co t<I>(2)</I> Dans ces conditions, le courant-plaque<I>I p</I> de la diode aura la forme:
EMI0003.0018
Si qHo est grand par rapport à qo, le pre mier des deux termes de la somme
EMI0003.0023
sera pratiquement effacé, tandis que le deuxième terme
EMI0003.0027
osoillera entre les valeurs
EMI0003.0030
quelle que soit la valeur de qHo. En effet, l'expression
EMI0003.0034
représente une fonction périodique de t,
de période
EMI0003.0037
fonction dont les valeurs osGid- lent entre -
EMI0003.0040
Il est évident que cette fouetion peut être développée en série de Fourier -dont le terme fondamental aura la forme a .cos co t (a étant une constante).
Il s'ensuit que le courant-plaque<I>1 p</I> con tiendra une composante ayant la forme <I>a</I> cos ce <I>t; a</I> étant une constante déterminée par l'égalité;
EMI0003.0054
Il est facile ,de montrer, à .l'aide .de consi- dérations graphiques très simples, .que la va leur de a est située entre
EMI0003.0061
et
EMI0003.0062
Si l'on désigne par om la valeur maxima qu'atteint la résistance intérieure de la diode sous l'action du soufflage, on aura:
EMI0003.0066
et par suite:
EMI0003.0068
Ces formules montrent qu'une onde .élec trique est plus. affaiblie par un soufflage sYn- chronisé avec cette onde que par un .soufflage non synchronisé avec elle. Le soufflage ma gnétique oscillant représente donc un moyen de sélection, au même titre que la résonance.
En effet, si l'on applique à une :diode, munie.d'un ,dispositif de soufflage, 1a somme de deux oscillations de :différentes fré- quenGeis:
<I>A</I> sin u) <I>t</I> -f- B sin (co et si, en même temps, on soumet la diode à un soufflage synchronisé avec l'une de ces deux oscillations, par exemple en faisant va- rier le champ de soufflage H suivant l'équa- tion:
<I>H</I> = Ho sin co <I>t</I> l'oscillation <I>A</I> sin ui <I>t</I> donnera naissance à un courant alternatif de pulsation co ayant une amplitude plus petite que
EMI0003.0113
tandis que l'oscillation B -sin (c) -f- n)
t fera apparaître un .courant modulé de pulsation porteuse co qui aura une amplitude supérieure à
EMI0004.0001
Plus le rapport #-' est grand, c'est-à-dire o plus le soufflage est énergique, plus la dis position est sélective.
Il est facile d'accentuer l'affaiblissement de l'onde qu'on désire supprimer par le souf flage magnétique synchronisé; il suffit, pour obtenir ce résultat, de soumettre l'ensemble d'ondes déformé pair le soufflabe à tune am plification<I>apériodique</I> qui laisse passer non seulement les fréquences fondamentales des courants (ou tensions) obtenus, mais aussi toute la suite de leurs harmoniques.
Dans ces conditions, les amplificatrices seront attaquées non pas par les ondes fonda mentales, mais par les pointes de tension qui seront très grandes pour les ondes non syn chronisées (pour lesquelles elles auront la valeur
EMI0004.0017
.
et très petites pour les ondes synchronisées (pour lesquelles leurs valeurs seront inférieures
EMI0004.0019
Si l'on règle con venablement le seuil d'admission (par exem ple en amplifiant en push-pull et en faisant fonctionner chacune des deux amplifica trices presqu'au régime d'une détectri se),
on pourra arriver à ne faire passer que les Sé ries des pointes
EMI0004.0023
en ar-rk^#tant complètement les fluctuations d'amplitude
EMI0004.0027
On voit qu'il est pocaible. aa moyen d'un soufflage synchronisé. d'éliminer d'ii#n en semble d'oscillations., une oscillation déter minée, en laissant subsister toutes les autres.
Il est évident que tout ce qui vient d'être Fxpasé s'applique non seulement aux ondes entretenues, mais aussi aux ondes modulées.
Toutefois, le problème à résoudre en pra tique consiste à supprimer, dans tut ensem ble d'ondes incidentes, tous les éléments de cet ensemble, à. l'exception d'une seule onde modulée (l'onde à recevoir).
Pour arriver à une solution absolument générale de ce problème (solution qui soit in dépendante de la nature et de la disposition des brouilleurs et des perturbations), on peut faire passer l'ensemble à trier par un système de tubes thermioniques dont les résistances intérieures varient suivant le même rythme que celui de la résultante de l'ensemble des brouilleurs ou, plus exactement, que celui de la composant "haute fréquence" de cette ré sultante.
Ce résultat peut être obtenu de diverses façons qui toutes dérivent de l'idée suivante: On se sert de deux réceptions parallèles, comportant chacune un système de tubes à résistance intérieure variable. Ces variations de la rési:
stanoe intérieure peuvent être obte nues soit par un soufflage magnétique ou qlectrostatique à l'intérieur des tubes. soit par une polarisation variable de leurs grilles cit d'autres électrodes quelconques contenues dans ces tubes. Dans l'une des deux réceptions parallèles,
le soufflage magnétique ou élec trostatique ou le.s changements périodiques de la polarisation des grilles sont produits pa.r l'oscillation porteuse de l'onde à recevoir et, pa,r suite, sont synchronisés avec cette os cillation, ainsi que ceci est exposé plus haut.
Dans l'autre réception, le soufflage ou la, po larisation variable sont produits par une oscillation (lui a la même fréquence que l'os cillation porteuse de l'onde à recevoir, mais qui est en quadrature avec cette porteuse.
Il 'ensuit que, dans la première des deux réceptions, l'oncle à recevoir sera éliminée, tandis que, dans la deuxième, elle sera main t(.nue. Dans les deux réceptions, chaque oscil lation perturbatrice sera transformée en un couple d'oscillations situées symétriquement de part et d'autre de la porteuse de l'onde à recevoir. Le mécanisme de cette formation a été exposé et expliqué ci-dessus.
En effet, il résulte de ce qui a été expli qué à la suite des équations (l.) et (2) (page 3 de ce mémoire). que si une onde E" sin (w -I- il) i est soumise à l'action d'une variation de ré sis.tance intérieure qui se produit d'après la loi - Oo -\- quo @sin co t@,
l'onde maintenue cuira la forme Eo sin j t, cos c) t car le deuxième terme Eo cos<B> I</B> t sin a) t sera très affaibli par rapport au premier.
Or l'onde Eo ,sin 71 t cos co <I>t</I> représente un ensemble de deux ondes, à savoir
EMI0005.0023
Ces deux -ondes ont évidemment la même amplitude et leurs fréquences respectives sont situées de part et d'autre de la fréquence
EMI0005.0029
La méthode de triage à employer con siste essentiellement à se servir du produit de la
première réception, c'est-à-dire de l'en semble d'ondes dans lequel l'onde à recevoir est supprimée, en vue de faire varier la ré- sistance intérieure d'un ou :
de plusieurs tubes thermioniques à travers, lesquels on laisse passer le produit de la deuxième réception, c'est-à-dire l'ensemble -d'ondes contenant aussi bien. l'onde à .recevoir que toutes 'les perturbations. A cet effet, on peut appliquer le produit de la première réception soit aux bobines de soufflage situées dans, des diodes à soufflage,
soit aux grilles de commande de tels ors autres tubes thermioniques montés en diodes à grilles. Dans. les. deux cas, on s'arrangera de façon que le produit de la deuxième réception soit appliqué aux ca- thod-es @ou aux anodes, des tubes en question.
Toutefois., pour arriver à l'élimination effective de tous, les brouilleurs et de toutes les perturbations, il sera nécessaire de prendre les mesures supplémentaires suivantes:
<B>10</B> Avant d'appliquer les produits de la première et @de, la deuxième réception aux diodes, à soufflage ou aux diodes à grilles, i1 faudra enlever à ces..deux ensembles (à l'aide de filtres "p'm's'e-bas" ou "passe-haut") soit toutes les oscillations dont les,
fréquences sont inférieures à celle de la porteuse de l'onde à recevoir, soit toutes les oscillations dont les fréquences sont supérieures à celle de cette porteuse.
En effet, si l'on néglige de prendre cette précaution, on verra apparaître, à la sortie clos diodes à soufflage ou des diodes à grilles, des courants I ode la forme
EMI0005.0096
Cette équation (3) présuppose les dévelop- pements analytiques. suivants:
On admet .que l'ensemble des ondes qui agit sur le récepteur peut être représenté comme suit: e=A(1 +k sin Pt) sin cut+a <I>sin</I> (cv+e)t Dans cette expression, s symbolise l'en semble des ondes incidentes.
<I>A (1</I> + <I>k</I> sin JQ <I>t)</I> sin co <I>t</I> désigne l'onde modulée à recevoir (en vue d'abréger l'écriture, on suppose que cette onde n'est modulée que par une seule fré- quence, à savoir
EMI0005.0125
;
a sin (co + e) t ,dé signe une onde perturbatrice quelconque dont la fréquence est écartée de
EMI0005.0131
de celle de la porteuse de l'onde modulée à recevoir.
En faisant passer l'ensemble s par un tube themmionique dont la, résistance inté- rieure O varie suivant la loi '0 <I>_</I> '0o + qHo 1 sin m t, on obtiendra à la sortie l'onde P <I>a</I> sin e t cos c)
t p étant une constante (coefficient -d'affai- blissement).
En faisant passer le même ensemble E par un tube thermionique dont la résistance intérieure varie suivant la loi p \ü" -- qFI@ I cos cu t@ on obtiendra l'ensemble d'ondes:
p'[-4(l +1c sirr <I>QI)</I> sin cota cos<I>et</I> yin mt] Lorsqu'on applique ce dernier ensemble au circuit cathodes-anodes d'un push-pull de diodes à. grilles:
en soumettant en même temps les grilles de ce push-pull à l'action de i oncle <I>a</I> sin E t cos (v <I>t</I> on obtient à la sortie un courant-plaque I qui s'écrit ainsi qu'il est indiqué dans l'équa tion (3) ci-dessus.
Dans l'équation (3), tous les termes du numérateur ont la même composante haute fréquence (à avoir: sin w t).
Cela veut dire que la variation de la résistance intérieure représentée par le dénominateur agit de la même façon sur chacun de ces. termes. Si elle affaiblit les brouilleurs, elle affaiblit dans les mêmes proportions les modulations à recevoir; si elle: laisse passer celles-ci, elle ne pourra pas arrêter les brouilleurs. Par conséquent, il n'y aura pas de triage.
On obtiendra un effet tout différent en ayant soin d'enlever aux produits ses deux réceptions soit leurs bandes latérales supé rieures, soit leurs bandes latérales inférieures. Dans ces conditions, les courants I sortant des diodes à soufflage ou à grilles auront la forme:
EMI0006.0052
On voit que le terme
EMI0006.0053
sera éliminé, tandis que le terme
EMI0006.0055
ne pourra. pas. s'évanouir.
Quant à cette égalité (4), elle dérive direc tement de l'égalité (3) lorsqu'on admet qu'aussi bien l'ensemble des courants repré senté par le numérateur que celui représenté par le dénominateur sont simultanément sou mis à un filtrage électrique passe-bas ou passe-haut dont une des frontières coïncide avec la fréquence porteuse
EMI0006.0063
En effet, 1I <I>(I</I> -,- k sin S2 <I>t)
</I> -f-- <I>a</I> cos e t sin O )t
EMI0006.0070
En éliminant (par filtrage passe-bas et passe-haut) tout ce qui est au-dessous, res- pectivement au-dessus de la fréquence
EMI0006.0078
ainsi que cette fréquence elle-même, on ob tient pour le numérateur
EMI0006.0081
et pour le dénominateur
EMI0006.0082
c'est-à-dire les expressions qui figurent dans la formule (4).
20 Pour éviter toute déformation des mo- dulations qu'on désire recevoir, il faut adjoin- dre à l'ensemble incident une perturbation artificielle, c'est-à-dire une oscillation en gendrée par un oecillaIeur local.
Si Q sin (co 8) t est l'expression de cette perturbation artificielle, elle devra sa tisfaire aux conditions suivantes.:
a) L'amplitude Q devra être grande par
EMI0007.0016
Conformément à .ce qui se trouve exposé plus haut, la somme
EMI0007.0023
se trouvera effacée par la variation de la résistance intérieure .du ou des tubes utilisés. En. effet:
EMI0007.0030
Quant au terme
EMI0007.0032
il,donnera naissance à un système de courants qui pourra facilement être épuré -de toutes perturbations par des procédés connus.
En effet, on sait que:
EMI0007.0039
rapport aux amplitudes des brouilleurs et des modulations à recevoir; b) La fréquence devra être pratique ment inaudible (> 10.000
EMI0007.0048
p-ér./sec.).
En effet, la "perturbation artificielle" donnera aux courants I sortant des diodes à soufflage ou à grilles, la forme suivante: Le terme qui nous intéresse peut donc être mis sous la. forme:
EMI0008.0003
Toujours d'après ce qui est exposé ci-dessus, l'onde
EMI0008.0006
est effacée par la variation de la résistance intérieure synchronisée avec cette onde, tan dis, que l'onde
EMI0008.0009
dont .la composante hante fréquence est en qii:a,drat;ure avec la variation de la résistance intérieure, est maintenue.
Le terme considéré se ramène donc à l'onde:
EMI0008.0016
Or, cette expression peut être représentée (le la façon suivante:
EMI0008.0021
Le premier terme de cette somme représente la modulation à recevoir sous la forme de son onde latérale supérieure ou inférieure.
Le deuxième terme peut être représenté comme suit:
EMI0008.0028
EMI0008.0029
Or, on sait que
EMI0009.0001
est égal à
EMI0009.0002
On ,sait aussi que est égal à
EMI0009.0005
EMI0009.0006
On en conclut immédiatement que:
10
EMI0009.0008
Si R est grand par rapport à a, cette expression est sensiblement égale à
EMI0009.0011
D'autre part, comme e est grand par rapport à a et Q, un simple triage pam résonance ou par filtrage électrique permet d'éliminer les termes en
EMI0009.0022
en ne conservant que le terme
EMI0009.0024
Or,
ce terme a une amplitude très petite, car Q est grand par rapport à a. 20 De même:
EMI0009.0029
s Ici encore, on peut éliminer, à l'aide de procédés connus, les termes en sin<I>2 $</I> t et cri sin<I>(5</I> + e) <I>t</I> et ne conserver que le:
terme
EMI0010.0005
qui a une amplitude très petite par rapport à
EMI0010.0008
On voit que l'adjonction. d'une perturba tion artificielle - dont l'amplitude est sen siblement plus élevée que celle des modula tions à recevoir et dont la fréquence est écar- tée de celle de la porteuse de l'onde à rece voir d'un nombre de leilocy des dépassant les limites de l'audibilité - permet d'éliminer l'ensemble des perturbations. par la,
variation synchronisée de la résistance intérieure d'une lampe sans que les modulations i recevoir soient déformées par cette variation.
La fi-. 3 représente, uniquement à, titre d'exemple un des dispositifs possibles des tiné à. la, mise en pratique du procédé décrit plus haut.
On suppose que la variation de la résis tance intérieure des tubes thermioniques est produite par une polarisation variable de leurs grilles. A cet effet, les tubes en ques- tion sont montés en diodes à grilles, aucune tension constante n'étant appliquée à leurs anodes. Chaque élément agissant est coin- posé de deux diodes à grilles montées en ,.push-pull", de façon à laisser passer les deux alternances.
Il est évident qu'on pourra., sans sortir des! limites de l'invention, rempli- cer cette disposition pam toute autre donnant k même résultat, c'est-à-dire a.3surant la.
pos- sibilité de varier d'une façon périodique la résistance intérieure d'un ou de plusieurs tubes thermioniques. On pourra, par exem ple, substituer à la, polarisation variable des grilles ou autres électrodes faisant partie d'un tube à plusieurs électrodes un soufflage magnétique ou électrostatique, produit à l'aide de bobines, ou de plaques de s@ouf- flage,
on pourra également se servir de pen- todes, heptodes ou oetodes sans les transfor mer en diodes à grilles, etc..
On suppose, d'autre part, que le dispositif destiné à la mise en pratique du procédé dé crit plus haut est muni d'un changeur de fréquence, non représenté sur le dessin et analogue à ceux employés dans les récepteurs dits "super hétérodynes". PCh désigne la plaque de la changeuse de fréquence.
L'en semble d'oscillations sortant de cette plaque est amplifié d'une façon apériodique par l'amplificatrice A." de préférence une pen tode à pente fixe.
Le circuit grille de cette amplificatrice est attaqué en même temps par une oscillation locale (par la ,perturba- lion artificielle" définie plus haut) engen- drée par l'oscillateur 0 et ayant une fré quence qui s'écarte de la moyenne fréquence utilisée d'un nombre de périodes dépassant sensiblement la fréquence maxima des modu lations à recevoir (pour la radiophonie,
cet écart devra dépasser 10 à<B>15</B> hiloeycles; pour la télévision, il sera évidemment beau coup plus grand).
Les deux réceptions parallèles caractéri sées plus haut sont figurées sur le dessin par deux rangées parallèles de dispositifs (rangée supérieure et rangée inférieure). Dans la rangée sizl?érieixre, l'onde modulée à recevoir est éliminée;
dans la rangée inférieure, cette onde est conservée. Dans chacune de ces ran gées, l'ensemble d'osci-l-lations qui sort de la, plaque de l'ampli fi cat7-ice <B>-1,</B> passe d'abord par un "push-pull" de diodes à grilles, PPl et PPl' respectivement dont il attaque soit les cathodes, soit les anodes (sur le schéma, figuré sur le dessin,
l'ensemble en question est appliqué aux cathodes du .,push-pull").
'F représente un filtre à quartz, à bande pmsiante tré s étroite (par exemple. dune tren taine ou d'une quarantaine de cycles) qui sert à, extraire de l'ensemble sortant de Al Z'oscüllation porteuse de l'onde à recevoir.
Cette oscillation est employée à varier sui vant sa cadence la. polarisation des grilles des deux "push-pull" de diodes à grilles.
Am- plifiée par l'amplificatrice A2, elle attaque les grilles du "push-pull" PP,, situé dans la rangée supérieure, ce qui fait que la résis tance intérieure des deux lampes formant ce push-pull varie rigoureusement suivant le rythme de la porteuse de l'onde à recevoir.
D'après ce qui a été exposé ci-dessus, cette variation synchronisée de la résistance inté rieure de lampes formant le push-pull supé rieur PP, produit un affaiblissement notable de foude modulée à recevoir.
Quant au push-pull de la rangée infé rieure PPI', ses grilles sont soumises à l'ac tion d'une oscillation qui .a la même fré quence que la porteuse de l'onde à recevoir, mais qui est en quadrature avec cette por- tEuse. En effet, l'oscillation .sortant du filtre F attaque la grille @de l'amplificatrice AZ à travers un système d'impédance Q permet tant le décalage de phase de 9 .
En sortant <B>J</B> de la plaque<B>A,,</B> elle attaque les grilles du push-pull inférieur PP,', en sorte que le rythme de la variation de la résistance inté rieure de ce push-pull est d'écalé de<B>Ï</B> par <B>u</B> rapport à celui de la variation de la résis tance intérieure du push-pull PP, de la ran gée supérieure.
L'action produite par les push-pull de diodes à grilles se trouve accentuée par une amplification apériodique à seuil d'admission réalisée par les deux push-pull AA,, AA,' composé chacun de deux amplificatrices (par exemple par deux pentodes à pente va riable).
Les cathodes .de ces amplificatrices sont mises à la masse à travers ,les potentiomètres Pml et Pmi respectivement, ce qui permet de rendre les grilles des amplificatrices suffi samment négatives par rapport aux cathodes de ces lampes et de créer ainsi un seuil d'ad mission de,
valeur convenable.
F. (respectivement Fp') sont deux filtres "passe-haut" ou "passe-bas" qui coupent toutes les oscillations, situées soit au-dessous, soit au-dessus de la porteuse de l'onde à re- cevoir. Les amplificatrices Ag @sresspeotivement A3')
sont destinées à compenser les pertes en intensité produites par la polarisation va riable, pertes qui ne sauraient être complète- ment récupérées par l'amplification à seuil d'admission.
PP, (dans la rangée inférieure) représente un troisième push-pull de diodes à grilles, pu.ssh-pulldont les cathodes sont attaquées par l'ensemble d'oscillations venant de A3' (et contenant l'onde modulée à recevoir ainsi que tantes les perturbations)
et dont les grilles sont soumises à l'action de l'ensemble venant .de A3 et ne contenant que les pertur- bations.
Les .éléments AAI! sont des amplificateurs montés en push-pull avec seuil d'admission, qui servent à l'amplification des oscillations venant de la rangée inférieure avant qu'elles ne soient conduites au détecteur D.
Les cathodes de ces amplificateurs montés en push-pull sont >reliées. à la terre par Vin- termédiaire du potentiomètre P% ayant pour but liajustage judicieux du seuil d'admis sion.
Enfin, D est un détecteur, dont la grille est soumise à l'action de l'ensemble venant de PP, et à celle de la porteuse de l'onde à re cevoir venant de F à traversa l'amplifica- trice Ap.
Finalement, après détection, le produit de l'ensemble est conduit à un dispositif de ré ception BF (basse fréquence) quelconque.
Le mécanisme du fonctionnement du dis- positif représenté sur le -dessin n'a pas besoin d'être expliqué, car il est exposé plus haut d'une façon détaillée.
Il est évidemment possible de remplacer la disposition qui vient d'être décrite par quelques autres dispositifs basés sur l'utili- sation d'une variation synchronisée de la ré sistance intérieure de lampes thermioniquess. On peut, par exemple, utiliser des méthodes de compensation différentes,
en établissant deux réceptions parallêles, d'une manière analogue à Belle dont on procède dans la disposition précédemment décrite. Dans la première de ces réceptions, l'onde modulée à recevoir serait supprimée; dans la seconde, cette onde serait maintenue; et les produits des deux réceptions seraient ensuite détec tés séparément.
On obtiendrait ainsi deux systèmes (le courants à basse fréquence, dont le premier -- dérivant de la première récep tion - représenterait les modulations de toutes les ondes modulées agissant sur le ré cepteur, à, la seule exception de l'onde à rece voir, alors que le second - dérivant de la seconde réception - représenterait les modu lations de toutes les ondes modulées inci- dentes, y compris de l'onde à, recevoir.
En retranchant un de ces deux systèmes de l'au tres. on obtiendrait les modulations à rece voir. débarrassées de toutes les perturba- tons.
Il est pareillement possible, pour certaines a<B>a</B> pplica-tions (par exemple pour établir une communication téléphonique en multiplex sur lin circuit unique) de substituer à la disposi tion représentée sur le dessin annexé une autre basée sur le principe suivant:
On supposera qu'un circuit. unique ap porte lilusieurs communications téléphoniques situées sur plusieurs courants porteurs dont les fréquences différent les unes des autres d'un nombre déterminé de cycles, lequel nom bre est fixé d'avance et reste inchangé. En pareils cas:, on peut trier dans l'ensemble (les oscillations incidentes tous les courants porteurs, par exemple à l'aide d'un nombre correspondant de filtres au quartz dont cha cun laisserait passer une bande de fré quences: très étroite.
Pour séparer une conversation donnée, on peut alors soumettre l'ensemble incident à, l'action de tous les courants porteurs à la seule exception de celui qui transporte la conversation à recevoir.
Dans ces conditions, tous leü courants mo dulés incidents seront affaiblis notablement. à. la, seule exception du courant à recevoir.