Montre électrique ou électronique
La présente invention a pour objet une montre électrique ou électronique, dépourvue de mécanisme de remontage manuel, indiquant le quantième et le jour de la semaine et comprenant une tige de commande susceptible d'occuper trois positions axiales distinctes.
Dans une exécution connue de montre-calendrier (mémoire exposé suisse Nu 17548/67) une tige de commande pouvant occuper trois positions axiales distinctes est en liaison par un pignon coulant et une roue de correction avec un renvoi pivoté sur un levier. Dans la seconde position de la tige, ce renvoi est en prise avec un mobile correcteur pivotant dans une ouverture allongée d'un levier de correction de date de façon à entrer en prise, suivant le sens de rotation de ladite tige, soit avec l'indicateur de quantième, soit avec une roue de correction du jour. Dans la troisième position de la tige, ledit renvoi est en liaison avec la roue de minuterie et est dégagé du mobile correcteur. Le levier de correction de date présente un bras qui est en contact avec la tirette, lorsque la tige occupe ses positions de correction de date et de mise à l'heure.
Le principal désavantage de cette exécution réside dans la correction de la date et du jour dans la même position de la tige de remontoir. Ainsi, lorsque par exemple, I'utilisateur fait une fausse manoeuvre, il ne peut plus faire la correction sans faire un tour complet par exemple au disque de quantième.
En vue d'obvier à ce défaut majeur, la présente invention a pour but d'avoir une seule opération de correction par position de la tige de commande. La montre qui en est l'objet est caractérisée par une bascule principale commandant le pignon coulant et portant un renvoi qui est en prise, lorsque la tige de commande occupe sa première ou sa deuxième position, avec un mobile correcteur baladeur pivotant dans une rainure d'une bascule auxiliaire, ce mobile étant en prise, dans la première position et pour un sens de rotation de la tige de commande, avec l'indicateur du jour de la semaine, et, dans la deuxième position et pour l'autre sens de rotation de la tige de commande, avec l'indicateur du quantième, ledit mobile étant, dans la troisième position, hors de prise d'avec le renvoi qui, lui, est alors en prise avec la roue de minuterie.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention. On n'a représenté au dessin que ce qui est nécessaire à la compréhension de l'invention.
La fig. 1 est une vue en plan de cette forme d'exécution.
Les fig. 2 et 3 sont des vues analogues, montrant d'autres positions de fonctionnement.
La montre représentée est une montre électrique ou électronique, dépourvue de mécanisme de remontage manuel, indiquant le quantième et le jour de la semaine et comprenant une tige de commande I susceptible d'occuper trois positions axiales distinctes. Nous appel le rons première position la position enfoncée, deuxième position la position intermédiaire, et troisième position la position tirée vers l'extérieur.
Une tirette 2, pivotant en 3, présente un plot 4 engagé dans une gorge 5 de la tige de commande 1. Sur un carré de la tige 1 est monté coulissant un pignon coulant 6 présentant à sa partie inférieure une denture droite 7.
Dans une gorge 8 du pignon coulant 6 est engagée l'extrémité libre d'une bascule principale 9 pivotant en 10 sur le bâti de la montre et soumise à l'action d'un ressort de rappel 11. La bascule principale 9 présente un bras 12 à l'extrémité duquel pivote un renvoi 13 constamment en prise avec la denture 7 du pignon coulant 6.
Dans le voisinage du renvoi 13 est disposée une bascule auxiliaire 14 soumise à l'action d'un ressort de rappel 15 et présentant une rainure arquée 16 que traverse une goupille 17 fixée dans le bâti de la montre.
Dans une autre rainure arquée 18 de la bascule auxiliaire 14 pivote un mobile correcteur baladeur formé d'une roue 19 et d'une étoile 20 solidaires entre elles. L'étoile de correcteur 20 est destinée à agir, comme expliqué plus loin, soit sur une étoile des jours 21, soit sur un indicateur de quantième 22. On aperçoit en 23 la roue de minuterie. Une goupille fixe 24, plantée dans le bâti de la montre, contribue à positionner la bascule auxiliaire 14.
Le fonctionnement est le suivant:
Lorsque la tige de commande occupe sa première position, ou position enfoncée, les pièces occupent la position montrée en fig. 1. La bascule auxiliaire 14, sous l'action du ressort 15, appuie par son bec 25 contre la tirette 2 et est positionnée en outre par la goupille fixe 24. Quant à la goupille 17, elîle se trouve à l'extrémité supérieure de la rainure 16. Dans cette position de la bascule auxiliaire 14, la roue de correcteur 19 est en prise avec le renvoi 13.
Si l'on fait tourner la tige de commande 1 dans le sens de la flèche A, le renvoi 13 tourne dans le sens de la flèche B, de sorte que l'effort tangentiel exercé par le renvoi 13 sur la roue de correcteur 19 déplace vers le bas de l'axe 26 du mobile correcteur 19, 20 dans la rainure 18 de la bascule auxiliaire 14, ce qui met l'étoile de correcteur 20 en prise avec l'étoile des jours 21. Cette dernière est solidaire d'un disque, non représenté, sur lequel figurent les noms des jours de la semaine. En tournant la tige 1 dans le sens de la flèche A, on peut donc corriger l'indication du jour. Si l'on fait tourner la tige 1 dans le sens inverse, I'effort tangentiel exercé par le renvoi 13 sur la roue 19 déplace l'axe 26 dans la rainure 18, de sorte que l'étoile de correcteur 20 sort de prise d'avec l'étoile des jours 21.
La longueur de la rainure 18 est telle que lorsque l'axe 26 arrive à son extrémité supérieure, l'étoile de correcteur 20 n'empiète pas dans la trajectoire des dents de l'indicateur de quantième 22. Par conséquent, une rotation de la tige 1 dans le sens inverse de celui de la flèche A n'exerce aucune fonction.
Si l'on tire la tige de commande I dans sa deuxième position, ou position intermédiaire, on obtient la position illustrée sur la fig. 2. La tirette 2 a tourné dans le sens horaire et a libéré le bec 25 de la bascule auxiliaire 14, de sorte que cette dernière, sous l'action de son resssort 15, s'est déplacée vers le haut jusqu'à ce que la goupille 17 arrive au bas de la rainure 16, le côté gauche de la bascule 14 glissant contre la goupille 24. De ce fait, le mobile de correcteur 19, 20 s'est rapproché de l'indicateur de quantième 22, la roue 19 restant en prise avec le renvoi 13.
Si l'on fait tourner la tige de commande 1 dans le sens de la flèche C (sens inverse de celui de la flèche A, fig. 1), le renvoi 13 tourne dans le sens de la flèche D, de sorte que l'effort tangentiel exercé par le renvoi 13 sur la roue de correcteur 19 déplace vers le haut l'axe 26 du mobile correcteur 19, 20 dans la rainure 18 de la bascule auxiliaire 14, ce qui met l'étoile de correcteur 20 en prise avec l'indicateur de quantième 22, sur lequel figurent les chiffres 1 à 31, apparaissant successivement à travers un guichet du cadran (non représenté). En tournant la tige 1 dans le sens de la flèche C, on peut donc corriger l'indication du quantième.
Si l'on fait tourner la tige 1 dans le sens inverse, I'effort tangentiel exercé par le renvoi 13 sur la roue 19 déplace l'axe 26 dans la rainure 18, de sorte que l'étoile de correcteur 20 sort de prise d'avec l'indicateur quantième 22, sans cependant entrer en prise avec l'étoile des jours 21. Par conséquent, une rotation de la tige 1 dans le sens inverse de celui de la flèche C n'exerce aucune fonction.
Il convient de remarquer que lorsque la tige 1 passe de la première à la deuxième position, la bascule principale 9 n'a pas bougé, car la tirette 2 n'entre pas en contact avec elle.
Si l'on tire la tige de commande 1 dans sa troisième position, ou position tirée vers l'extérieur, on arrive dans la position illustrée sur la fig. 3. La tirette 2 agit sur la bascule principale 9 et la fait tourner d'un certain angle dans le sens horaire, de sorte que le renvoi 13 entre en prise avec la roue de minuterie 23. En même temps, la bascule principale 9 agit sur la bascule auxiliaire 14 et la fait tourner dans le sens antihoraire autour de la goupille 17, le bec 25 s'engageant dans une échancrure 27 de la tirette 2. Par suite de ce mouvement de la bascule auxiliaire 14, le mobile de correcteur 19, 20 s'est déplacé vers la droite, de sorte que la roue 20 n'est plus en prise avec le renvoi 13. La goupille 24 n'est plus en contact avec la bascule auxiliaire 14.
Le mobile de correcteur 19, 20 est maintenant fou dans la rainure 18 et son axe 26 peut occuper une position quelconque.
Si l'on fait tourner la tige 1 dans un sens ou dans l'autre, sa rotation est transmise par le renvoi 13 à la roue de minuterie 23, ce qui permet d'opérer la mise à l'heure de la montre.
Lorqu'on repousse la tige de commande 1 dans sa première position, le ressort 1 1 ramène la bascule principale 9 dans sa position primitve; de même, le ressort 15 et la tirette 2 ramènent la bascule auxiliare 14 dans sa position initale.
On voit donc que la montre décrite et représentée est d'un maniement très simple. On peut opérer la correction rapide du jour par rotation de la tige 1 dans un sens déterminé, lorsque cette tige 1 est dans sa première position, et la correction rapide du quantième par rotation de la tige 1 en sens inverse, lorsque la tige 1 est dans sa deuxième position. La mise à l'heure se fait par rotation de la tige 1 dans un sens quelconque, lorsque la tige se trouve dans sa troisième position.
La troisième position actionne un stop-seconde non représenté.