Procédé de fabrieation de feuilles imperméables pour le recouvrement de parois.
La présente invention est relative à un procédé de fabrication de feuilles imperméables pour le recouvrement de parois et notamment de toits, de plateformes, en vue
de les rendre étanches.
En vue de profiter de l'imperméabilité des feuilles de caoutchouc, on a déjà proposé de recouvrir les toitures, plateformes et autres parois semblables de feuilles de caout chouc vulcanisé.
L'emploi de feuilles de ce genre pour recouvrir des toits n'a, cependant, pas donné des résultats satisfaisants en pratique, parce qu'en présence d'air et sous l'effet du soleil, le caoutchouc vulcanisé s'oxyde.
On utilise généralement en pratique des feuilles de carton imprégnées de bitume ou de goudron.
Ces feuilles présentent l'inconvénient de ne pas résister suffisamment aux variations continuelles de dimensions qu'elles subissent au cours des variations de temperature auxquelles elles sont normalement soumises, à cause du manque d'élasticité du carton qui sert de support à la matière imperméabilisante. Ces feuilles finissent par se déchirer, se durcir et se crevasser, ce qui rend l'imperméabilisation illusoire.
Ces feuilles en carton bitumé ou en carton goudronné présentent en outre l'ineon- vénient qu'en été, quand il fait très chaud, elles laissent souvent s'écouler la matière d'imprégnation, qui se ramollit et dont la liaison avec le support en carton n'est pas intime.
I1 est à noter également que les feuilles en carton bitumé ou en carton goudronné collent très fortement entre elles, si on ne les recouvre pas sur les deux faces d'une couche de sable ou d'autre matière semblable. I1 en résulte que les frais de transport de ces feuilles sont relativement élevés et que, dans le 1cas d'importation dans un pays où les droits de douane sont proportionnels au poids des feuilles, la taxe d'importation est également relativement élevée.
La feuille de recouvrement ainsi obtenue est irrétrécissable. Elle n'a pas d'odeur et est imputrescible. Bien qu'elle ne présente pas la même dureté qu'une feuille de caout chouc vulcanisé, elle résiste aisément à la marche de l'homme.
Par le fait que le bitume ajouté au caoutchouc est intimement mélangé à celui-ci, ce bitume ne peut pas couler, car il est renfermé dans la masse de caoutchouc, même lorsqu'il est soumis à l'ardeur du soleil des tropiques.
La feuille qu'on obtient ainsi résiste parfaitement aux variations de dimensions provoquées par les variations de température auxquelles elle est soumise. Elle résiste éga- lement aux secousses et à tous les agents at mosphériques. Par le fait qu'elle n'est pas vulcanisée, elle ne se durcit pas et se conserve longtemps. Elle est parfaitement imperméable et insensible à la pluie et à la neige. Elle résiste aux acides et aux alcalis. Elle peut être collée ou clouée sur le toit et, après son placement, elle peut être saupoudrée ou peinte dans des buts d'ornementation.
Suivant l'invention, on peut former des feuilles de toute épaisseur désirable pour le recouvrement, ce qui n'est pas le cas des feuilles de carton bitumé ou goudronné.
Pour réaliser l'invention, on a avantage a utiliser du caoutchouc régénéré, non seulement à cause de son moindre prix de revient, mais aussi parce que le caoutchouc régénéré contient déjà le plus souvent une grande partie d'autres substances qui sont très appropriées à former, mélangées au caoutchouc, les feuilles désirées.
On peut évidemment recouvrir par les feuilles obtenues par le proeédé suivant l'invention d'autres parois que les toits, et, notamment, les murs à préserver de l'humidité.
On peut également recouvrir des parois constituées par des tubes contenant des conducteurs électriques. Pour former des feuilles utilisables dans ce dernier cas, on emploie de préférence un mélange contenant des matières isolantes de l'électricité en plus du caoutchouc non vulcanisé et d'autres matières imperméabilisantes.
Lorsque ces feuilles saupoudrées de sable doivent, comme il est souvent le cas, être collées sur un toit, il est indispensable d'enlever le sable pour pouvoir effectuer le collage. Cet enlèvement est difficile et constitue un travail supplémentaire.
La présente invention a pour but d'éviter les inconvénients ci-dessus mentionnés.
Selon le procédé de fabrication de feuilles imperméables qui fait l'objet de l'invention, on mélange intimement du caoutchouc non vulcanisé servant de liant avec d'autres substances insolubles dans l'eau, telles que, par exemple, le bitume, et on lamine ce mélanga dans une calandre, le tout de façon à obtenir une feuille pouvant être enroulée immédiatement après le calandrage, en rouleaux de toute longueur sans qu'il soit nécessaire de la poudrer.
En général, 20% de caoutchouc non vulcanisé suffisent pour lier intimement les autres matières insolubles. La feuille résultant du mélange de caoutchouc et de ces matières n'est pas comparable à une feuille imprégnée, telle qu'une feuille de carton bitumé ou goudronné. Elle est constituée par un mélange intime de toutes les matières qui la constituent et qui sont appropriées au but poursuivi.
Le procédé peut être mis en oeuvre, par exemple en mélangeant une masse de caout chouc régénéré quelconque, comme on peut, par exemple, en trouver dans le commerce, avec une certaine quantité de bitume. Si le régénéré provient d'un pneu d'auto, on peut X mélanger jusqu'à 60% de bitume. On lamine ensuite le mélange obtenu dans une calandre, de façon à faire une feuille, par exemple d'un mètre de largeur, à l'épaisseur désirée.
Cette feuille peut être expédiée immédiatement. Son poids spécifique est faible; son placement est aisé sur n'importe quelle surface, étant donné qu'elle peut épouser facilement la forme de celle-ci. Ce placement peut être effectué sans provoquer la moindre cassure de la feuille.
Les matières isolantes de l'électricité qu'on peut ajouter à cet effet sont, par exemple, le talc, la mica, le kaolin, l'amiante et l'ardoise, réduits dans un état pulvérulent.
Process for the production of waterproof sheets for covering walls.
The present invention relates to a method of manufacturing impermeable sheets for covering walls and in particular roofs, platforms, with a view to
to make them waterproof.
In order to take advantage of the impermeability of rubber sheets, it has already been proposed to cover roofs, platforms and other similar walls with sheets of vulcanized rubber.
The use of sheets of this kind for covering roofs has, however, not given satisfactory results in practice, because in the presence of air and under the effect of the sun, the vulcanized rubber oxidizes.
In practice, sheets of cardboard impregnated with bitumen or tar are generally used.
These sheets have the drawback of not sufficiently withstanding the continuous variations in dimensions which they undergo during the temperature variations to which they are normally subjected, because of the lack of elasticity of the cardboard which serves as a support for the waterproofing material. These sheets end up tearing, hardening, and cracking, making waterproofing illusory.
These sheets of bitumen or tarred cardboard also have the disadvantage that in summer, when it is very hot, they often allow the impregnation material to flow, which softens and whose bond with the support cardboard is not intimate.
It should also be noted that the sheets of bitumen or tar cardboard stick very strongly to each other, if they are not covered on both sides with a layer of sand or other similar material. As a result, the cost of transporting these sheets is relatively high and, in the case of importation into a country where the customs duties are proportional to the weight of the sheets, the import tax is also relatively high.
The cover sheet thus obtained is non-shrinkable. It has no smell and is rot proof. Although it does not have the same hardness as a sheet of vulcanized rubber, it easily withstands human walking.
By the fact that the bitumen added to the rubber is intimately mixed with it, this bitumen cannot flow, because it is enclosed in the rubber mass, even when subjected to the heat of the tropical sun.
The sheet thus obtained is perfectly resistant to the variations in dimensions caused by the variations in temperature to which it is subjected. It is also resistant to shocks and all atmospheric agents. By the fact that it is not vulcanized, it does not harden and can be stored for a long time. It is perfectly waterproof and insensitive to rain and snow. It is resistant to acids and alkalis. It can be glued or nailed to the roof, and after placement it can be dusted or painted for ornamental purposes.
According to the invention, one can form sheets of any desirable thickness for the covering, which is not the case with sheets of bitumen or tarred cardboard.
To carry out the invention, it is advantageous to use regenerated rubber, not only because of its lower cost, but also because the regenerated rubber usually already contains a large part of other substances which are very suitable for use. form, mixed with rubber, the desired sheets.
One can obviously cover by the sheets obtained by the proeédé according to the invention other walls than the roofs, and, in particular, the walls to be preserved from humidity.
It is also possible to cover walls formed by tubes containing electrical conductors. To form sheets suitable for use in the latter case, a mixture containing electrically insulating materials in addition to unvulcanized rubber and other waterproofing materials is preferably employed.
When these sheets sprinkled with sand must, as is often the case, be glued to a roof, it is essential to remove the sand in order to be able to carry out the gluing. This removal is difficult and constitutes additional work.
The object of the present invention is to avoid the drawbacks mentioned above.
According to the process for manufacturing waterproof sheets which is the subject of the invention, unvulcanized rubber serving as a binder is intimately mixed with other water-insoluble substances, such as, for example, bitumen, and laminated this mixed in a calender, the whole so as to obtain a sheet which can be rolled up immediately after calendering, in rolls of any length without the need to powder it.
Typically 20% unvulcanized rubber is sufficient to bond other insoluble materials intimately. The sheet resulting from the mixture of rubber and these materials is not comparable to an impregnated sheet, such as a sheet of bitumen or tar cardboard. It is made up of an intimate mixture of all the materials that constitute it and which are appropriate for the purpose pursued.
The process can be carried out, for example by mixing any mass of regenerated rubber, as can, for example, be found on the market, with a certain quantity of bitumen. If the regenerated product comes from a car tire, you can X mix up to 60% bitumen. The mixture obtained is then rolled in a calender, so as to make a sheet, for example one meter in width, at the desired thickness.
This sheet can be shipped immediately. Its specific weight is low; its placement is easy on any surface, since it can easily follow the shape of this one. This placement can be done without causing the slightest break in the sheet.
Electrically insulating materials which can be added for this purpose are, for example, talc, mica, kaolin, asbestos and slate, reduced to a powdery state.