Dispositif de transmission de mouvement d'un organe menant à un organe mené. La présente invention a pour objet un dis positif de transmission de mouvement d'un organe menant -à un organe mené, qui est caractérisé en ce qu'il comporte, d'une part, au moins une masse entraînée par l'un de ces organes et, d'autre part, au moins une came reliée à l'autre de ces organes et contre la quelle, au moins lors de la transmission de mouvement, cette masse vient s'appliquer avec une certaine force en exerçant ainsi une action tendant à entraîner l'organe mené, cette came, lorsqu'il y a mouvement relatif entre les organes menant et mené,
faisant alors dévier ladite masse de telle façon qu'il s'ensuive une réaction tendant aussi à entraî ner l'organe-mené, des moyens étant prévus pour permettre dans ce cas à cette masse de subir ultérieurement une déviation de sens contraire sans qu'il s'ensuive une annulation de cet effet d'entraînement.
Premier <I>cas:</I> Considérons (fig. 1) un rouleau de masse m, représenté pour simplifier sous forme d'un point A, figé à une tige<I>A B,</I> dont l'extrémité B décrit une droite M M' avec une vitesse , constante V. Le point A est assujetti à se déplacer suivant un profil<I>C D E G</I> compre nant deux fractions de circonférence<I>C D</I> et E G, toutes deux Langeantes à une droite <I>L L'</I> parallèle à<I>M</I><B>N.</B> La partie<I>D E</I> de ce profil est parallèle<I>à L L'.</I> L'arc<I>C D a</I> pour centre 0 et pour rayon<I>r,</I> et l'arc<I>E G</I> a.
pour centre 0' et pour rayon .B. Nous supposons en outre que<I>MM'</I> et<I>L L'</I> sont disposées dans un plan horizontal, de sorte qu'il n'y ait pas; lieu de tenir compte de l'action de la pesan teur.
Lorsque le point A décrit l'arc<I>C D,</I> il est animé à chaque instant d'une vitesse angu laire co autour du centre 0. A cette vitesse angulaire correspond une force centrifuge F <I>=</I> ma)'<I>r</I> Cette force est dirigée sur le rayon<I>0 A</I> et peut être décomposée en deux forces F'# et F". La première, F, tend à entraîner le profil<I>C D</I> parallèlement<I>à L L'</I> vers la droite sur la fig. 1. La force F" tend à appliquer le profil<I>C D</I> sur la base L<B><I>E.</I></B>
Lorsque le point A sera parvenu en D, son action sur le profil cessera et ne repren dra qu'à partir du point E et jusqu'en G.
Supposons le point<I>A</I> parvenu en<I>A'; B</I> est alors en B'. Le point A est à ce moment animé d'une vitesse angulaire w' autour de 0', et à cette vitesse angulaire correspond une force f telle que <I>f = mu>', R</I> Cette force est dirigée suivant le rayon <I>0' A'</I> et peut être décomposée en deux forces <I>f'</I> et<I>f".</I> La composante<I>f'</I> tend à entraîner le profil<I>E G</I> parallèlement à<I>L L'</I> mais vers la gauche sur la fig. 1, tandis que f" tend à appliquer ce profil sur la base L L'.
En prenant un cas particulier (fig. 2), nous allons montrer l'ordre de grandeur rela tif des forces<I>F et f</I> et de leurs composantes <I>F' .et f'.</I>
Supposons que<I>R = 2 r</I> et que l'arc <I>C D</I> =<B>90'.</B> L'angle<I>G 0' E</I> est tel que r = 2r . cos a, c'est-à-dire col a = ¸ et a = 60 .
La longueur F, P (fig. 2) est alors égale à. 2<I>r</I> lin<I>a</I> = 1,72 r.
Pour obtenir les vitesses angulaires moyennes correspondant au parcours des ares<I>C D</I> et E G, nous pouvons prendre comme unité de temps les espaces parcourus par le point B puisque nous avons supposé la vi tesse de ce point constante. Supposons que B se déplace sur la parallèle menée par 0 à L L', que la longueur B A = 2 r. L'angle <I>B' C 0</I> est alors égal à a. Il est alors facile de montrer que, pendant le parcours de l'arc <B><I>C D.</I></B> le point<I>A</I> et la bielle tournent de 90 pendant un temps proportionnel à 0,72 r et que, pendant le parcours de .l'arc E G, le point A et la bielle tournent -de 60 pendant un temps proportionnel â 2 r. Les vitesses angu laires de A le long de<I>C D</I> et le long de<I>E G</I> seront donc dans le rapport de 125 à 30.
Si nous supposons la vitesse angulaire du point A constante pendant le parcours des arcs en question, les forces<I>F et f</I> auront pour valeurs
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<I>F <SEP> = <SEP> m <SEP> .</I>1252 <SEP> <I>. <SEP> r</I> <SEP> =15625 <SEP> <I>. <SEP> m <SEP> r</I>
<tb> f <SEP> =m.302.2r=1800.mr En D et E, on a comme valeurs pour F' et f':
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<I>Fi=F=15625mr</I>
<tb> <I>f' <SEP> = <SEP> f</I> <SEP> . <SEP> lin <SEP> 60 <SEP> <SEP> = <SEP> 1550 <SEP> <I>m <SEP> r</I> On voit de ce qui précède que l'effort f' sollicitant le profil vers la gauche peut aisé ment être de l'ordre du dixième de l'effort F' sollicitant ce même profil vers la droite sur le dessin.
On peut tracer un diagramme re présentant les variations de F' et de f' en fonction des .déplacements de B.
Sur la fig. 3, on a porté en abscisse les déplacements de B en prenant comme origine l'endroit correspondant à la position de B pour laquelle A coïncide avec C. En ordon née, on a porté les valeurs de F' (positives) et de f' (négatives).
Si l'on admet que le profil. C D E<I>G</I> se déplace en produisant un travail, sous l'effet des forces qu'exerce sur lui le point A, on voit que le travail moteur et le travail résis tant sont représentés par les surfaces hâchu- rées sur la fig. 3.
Pour simplifier, on négligera le travail résistant et l'on évaluera la force moyenne correspondant à la force variable F'; soit ) cette force moyenne. Un calcul facile montre qu'elle a pour valeur
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C'est cet effort que nous supposerons pour simplifier agir constamment sur le profil <I>C, D</I> pendant la durée où le point<I>A</I> est en contact avec lui.
Le point<I>A</I> parcourt le profil<I>C D</I> pen dant un temps t ayant pour valeur
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L'espace parcouru par le profil <I>C D</I> (avec une vitesse v) pendant ce temps, sera
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Pendant le reste de la course, on fait ab straction de la longueur D E et, comme on néglige le travail résistant correspondant au déplacement du point A, le long de E G, on a. un déplacement de B égal à 2 r lorsque A passe de E en G.
Ce déplacement se produit pendant un temps
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Le profil se déplace pendant ce temps d'une distance
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Désignons par 99 une force qui, agissant sur le profil pendant tout le temps du dé placement de A le long de<I>C D</I> et<I>E G,</I> pro duit un travail égal à celui de la fonce 0 lorsque<I>A</I> parcourt l'arc<I>C D.</I> Le déplacement du profil lorsque A l'a complètement par couru, est calculé de la façon suivante: Le :déplacement de B, .en supposant la longueur D E nulle, a pour valeur: r . (2 sin a + 1).
Le temps correspondant est
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A ce temps correspond un déplacement du profil
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En écrivant que c .e on obtient
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désignant par K une constante. Par conséquent
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et le travail correspondant sera T = K". (V-v)2.v Cette expression permet, -en se donnant une valeur de V = a, de tracer la courbe représentant la variation de T en fonction de v.
La fig. 4 représente l'allure de cette courbe.
Cette courbe coupe l'axe des .abscisses à l'origine. Elle a un maximum pour et présente un minimum coïncidant avec
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une racine double pour la valeur v = a. <I>Deuxième cas:</I> Ce cas diffère de :celui selon fig. 1 pax le fait qu'on néglige ici la masse m @du rou leau représentée par le point A (fig. 5) et que l'on suppose que le point A est soumis à une force IF, constante en grandeur et en direction et perpendiculaire<I>à L L'.</I>
La force F, peut être décomposée en une force<B>Fil</B> suivant la normale en<I>A</I> au profil <I>C D,</I> et en une autre force F', suivant<I>A B.</I>
La force F", donne, d'une part, une oom- pos!ante F, qui tend à déplacer le profil vers la droite parallèlement<I>à L L'</I> et, d'autre part, une composante F"",, qui tend û appli quer le profil sur la base<I>L L'.</I>
Un raisonnement analogue peut se faire lorsque le point<I>A</I> est venu en<I>A'</I> sur da partie E G. Mais pour cette position, la com posante F'2, parallèle à<I>L L'</I> est toujours' beaucoup plus petite que F, pour -les deux raisons suivantes: 1o parce que<I>A'</I> ,se trouve sur l'arc<I>E G</I> et que<I>0' A'</I> fait toujours un ;rand angle avec<I>L L';</I> 20 parce que l'inclinaison habituelle se fait vers l'arrière par rapport au sens du mouvement.
Si nous considérons la force 0, qui serait la force moyenne résultant de l'intégration de la. force F'1 le long de l'arc<I>C D,</I> nous voyons que F'1 et par conséquent 01 sont rigoureu sement proportionnels à F,. Si en particu lier<I>Y</I> est la vitesse de<I>B,</I> et si F, est pro portionnel à Y2, on a Fl=Kv2F'1 = K'v2 01=K"v2 Si l'on admet une disposition correspon dant à celle de la. fig.
2, 4 parcourt le profil <I>C D</I> pendant un temps égal à t ayant pour valeur
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L'espace parcouru par le profil a pour valeur
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Pendant le reste du parcours, il n'y a pas de travail et si l'on fait abstraction de la partie<I>D E,</I> on a pour le déplacement de<I>B</I> la valeur 2 r.
Le temps correspondant est:
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L'espace parcouru par le profil est alors
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En choisissant une force ql qui, agissant constamment, produit le même travail que 01 pendant le parcours e, on a
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Cette force donne un travail Tl - K''' .v2 Pour une valeur donnée de Y, cette courbe est une parabole d'équation Tl = k . v2.
<I>Troisième cas:</I> Si l'on superpose maintenant (fig. 6) la courbe du troisième degré (p) obtenue lors de l'étude du premier cas, et la parabole (q) que l'on vient de trouver en examinant le second cas, on obtient une courbe résultante (s).
Cette courbe montre que, en désignant par<I>a</I> la valeur de régime de<I>v,</I> on obtient entre 0 et
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une augmentation rapide de la puissance transmise, tandis qu'entre
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et a, cette puissance transmise reste comprise entre deux limites relativement étroites.
Il est à remarquer que l'on peut à vo lonté déformer les deux courbes <I>p</I> et<I>q.</I> En effet, le rayon de courbure r du profil n'entre pas dans l'expression de la courbe q, et, par conséquent, celle-ci ne dépend que de la masse m et du régime Y de l'organe menant.
La fig. 7 représente deux autres courbes <I>p q</I> donnant une résultante s différant de celle représentée sur la fig. 6 pour ce qui est des régimes compris entre et a.
On conçoit qu'au moyen
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d'un dispositif du genre qui vient d'être examiné, on puisse -entrainer ;linéairement un mobile opposant une résistance B, ceci à tout régime variable et bien que le mobile A soit attelé à un système dont un des points B est animé d'une vitesse constante. Ce dispositif est avantageux par le fait que le couple de démarrage est important.
La démonstration qui vient d'être faite, en supposant ales déplacements linéaires pour simplifier, pourrait naturellement être éten- due au cas où le point B serait assujetti à se mouvoir sur un cercle. On est alors conduit à. enrouler la droite <I>L L'</I> suivant un cercle concentrique au premier.
Les fig. 8 à 14 représentent schématique ment, à titre d'exemples, sept formes d'exé cution du dispositif faisant l'objet de l'inven tion.
Dans le cas de la fig. 8, le dispositif com prend deux manivelles 1, l', diamétralement opposées par rapport à un arbre menant 2, sur lequel elles sont calées. A l'extrémité libre de chacune de ces manivelles est arti culée une bielle 3, respectivement 3', portant un rouleau 4, respectivement 4', destiné à être appliqué, sous l'effet de la force centri- fuge,
due à la .rotation de l'arbre 2, contre l'intérieur d'une chambre 5 appartenant à un organe mené capable de tourner autour d'un arbre non représenté, coaxial avec l'arbre 2. Dans ce qui suit, on va considérer unique ment le cas du .rouleau 4, les choses se pas sant pareillement .et simultanément pour le rouleau 4'. L'arbre 2 tourne à vitesse cons tante, dans de sens de la flèche 6. Le rouleau 4 étant dans la position représentée, com mence à attaquer sans choc une rampe 7 du profil 5 constituant une came obligeant ce rouleau 4 à dévier :de sa trajectoire circulaire, pour se rapprocher de l'axe de rotation.
Du fait de cette :déviation, la rampe 7 subit une réaction correspondant au premier cas de l'étude théorique précédente, et qui tend à entraîner cette rampe dans le sens de la flèche 6, Si l'on suppose que l'organe menant tourne à la vitesse de régime, et que l'organe mené est tout :d'abord immobile, on voit que, lorsque le rouleau 4 parcourt la. rampe 7, l'organe mené :est sollicité à suivre l'organe menant grâce :à .ladite réaction, dépendant de la courbure de la rampe 7.
Lorsque le rouleau 4 atteint le sommet 8 de la rampe, d'action d'entraînement due à la réaction susdite prend fin et le rouleau 4 effectue une déviation dans le sens contraire de la précédente, pour venir se retrouver au même rayon qu'à l'origine, après avoir par couru une rampe opposée 9, qui est de préfé rence plus longue et de courbure moindre que la rampe 7. En pure théorie, on pourrait ad mettre qu'à partir de 8, le rayon passe brus quement à la valeur initiale. Dans ce cas, il n'y aurait aucune influence retardatrice due à la déviation rétrograde du rouleau le long de la rampe 9, mais par contre, il y aurait un choc -dû au saut par le rouleau sous l'effet de la force centrifuge et -du changement brusque :de rayon du profil 5.
Par suite du parcours répété du rouleau 4 sur la rampe 7, l'organe mené s'accélère et il arrive un moment où la vitesse relative du rouleau 4 par rapport à la rampe 7 tend à s'annuler. Au moment où le synchronisme est atteint, le rouleau 4 s'immobilise quelque part le long de la rampe 7, et l'entraînement a lieu uniquement sous l'effet de l'action due à .la force centrifuge qui a été étudiée au cours du deuxième cas de l'étude théori que.
Cette action, comme on l'a vu, est indé- pendante du rayon de courbure de la rampe 7, et cela se comprend puisqu'alors le rouleau 4 est immobile par rapport à cette rampe et ne subit plus de déviation du fait de cette rampe.
Il est clair .que les, rampes 7' et 9' sont identiques respectivement aux rampes 7 et 9, et que ce que l'on a décrit :à propos du rouleau 4 est valable pour le rouleau 4'.
Le dispositif symétrique selon fig. 8 est avantageux pour des raisons d'équilibrage. Il est clair que l'on pourrait multiplier le nombre des rouleaux et le nombre des rampes.
Dans le cas,de la fig. 8, la bielle 3 pousse le rouleau 4. Il est -en effet plus avantageux d'agir ainsi que @de faire tirer le rouleau 4 par une bielle.
Dans le cas de la fig. 9, le rouleau 4 est porté par un bras rectiligne 10, coulissant radialement dans un bras 11 calé sur l'arbre menant 2. Un ressort 12, qui n'est d'ailleurs pas indispensable, sollicite le rouleau 4 à res ter en contact avec le profil 5, relié à l'organe mené, même lorsque l'arbre 2 est immobile.
Le fonctionnement de cette forme d'exé cution ne diffère pas essentiellement de celle de la fig. 8. En effet, tant que l'organe mené tourne à une vitesse inférieure à celle de l'arbre menant, le rouleau 4 .subit une dévia tion en parcourant la rampe 7, déviation pro duisant une réaction tendant à entraîner l'or gane mené et dépendant @de la courbure de la rampe 7.
Au cours de la déviation rétro grade le long ,de la rampe 9, l'effet retarda teur dû à la déviation de sens contraire est très faible, pratiquement négligeable par rapport à l'effort d'entraînement exercé sur la rampe 7. Le fait d'avoir supprimé la bielle 3 de la fig. 8 ne modifie pas essentiellement le fonctionnement.
La forme .d'exécution :selon fig. 10 est analogue à celle de fig. 9 et n'en :diffère que par le fait que le rouleau 4 -est relié à l'arbre 2 par un losange articulé 13. Dans ce cas, on a d'ailleurs prévu un rouleau 4' pareillement relié à l'arbre moteur et disposé symétrique ment au rouleau 4. Il y a alors, comme dans le dispositif de fig. 8, deux rampes 7, 7' ser vant à l'entraînement de l'organe mené.
Dans le cas de la fig. 11, le rouleau 4 est relié à l'arbre menant 2 par l'intermé diaire d'un. bras élastique 14 cédant d'une certaine quantité lorsque le rouleau 4 coopère avec la. rampe 7 et restituant l'énergie ainsi emmagasinée dès que le rouleau 4 quitte la rampe 7 et arrive sur la rampe 9. Cette liai son élastique offre l'avantage de diminuer sensiblement l'importance de l'effet retarda teur dit à la déviation rétrograde de la masse 4 le long de la rampe 9.
La fig. 12 représente une forme d'exécu tion dans laquelle le rouleau 4 est relié à une manivelle 1 par l'intermédiaire d'une bielle de longueur variable, comprenant une partie 15 coulissant dans une partie tubu laire 16, un ressort 17, disposé à l'intérieur de cette partie 16, sollicitant constamment le rouleau 4 à s'écarter le plus possible du point d'articulation de la bielle sur la manivelle. Le fonctionnement .de cette forme d'exécution est tout à fait analogue à celui de la fig. 8.
Cette disposition présente toutefois l'avan tage que l'on a indiqué à propos de la fig. 11, à savoir que l'énergie emmagasinée par le ressort 17 lorsqu'il cède pendant le parcours de la rampe 7 par le rouleau 4, est restituée durant le parcours de la rampe 9 et permet ainsi d'obtenir une diminution de l'effet re tardateur.
Dans la forme d'exécution suivant fig. 13, l'organe mené est solidaire d'un organe pré sentant une chambre de profil 5, comme dans le cas de la fi-. 8 Cet organe mené est éga lement solidaire d'une autre pièce de profil 5a. Les profils 5 et 5a constituent en quelque sorte une coulisse pour le rouleau 4. La rampe 7 joue le même rôle que dans les formes d'exécution précédentes.
Au moment où le rouleau 4 quitte la rampe 7 et atteint la po sition représentée en traits pleins, il rencontre une rampe 7a appartenant au profil 5a, qui est profilé de manière à faire dévier ce rou leau par rapport à la trajectoire qu'il sui- vrait si la partie faisant suite à la rampe 7 (partie 9) n'existait pas, c'est-à-dire si le profil 5 passait brusquement du rayon mini mum au rayon maximum. La rampe % subit, du fait de la déviation du rouleau 4, une ré action tendant à entraîner l'organe mené.
Ainsi donc, le rouleau 4 produit un effet d'en traînement non seulement pendant sa dévia tion due à la rampe 7, mais également pen dant sa déviation rétrograde qui, au lieu de s'effectuer librement sous l'effet de la force centrifuge, comme dans les formes d'exécu-, tion précédentes, a lieu de manière contrainte, sous l'action de la rampe 7A.
Au moment où le rouleau 4 cesse d'être soumis à l'action -de la rampe 7a, il se retrouve appliqué par la force centrifuge contre la partie 18 de rayon maximum du profil 5.
Dans toutes les formes d'exécution dé crites jusqu'ici,. on a eu affaire à un rouleau tournant dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation des arbres avenant et mené.
Fig. 14 montre une autre forme d'exécu tion dans laquelle le rouleau tourne autour d'un axe parallèle à la composante princi pale de la déviation que la came fait subir à ce rouleau lorsqu'il y a mouvement relatif entre les organes menant et mené. En effet, l'arbre menant 19 est solidaire d'un plateau 20, disposé concentriquement à une pièce 21, de section annulaire, concentrique à l'arbre menant et solidaire d'un arbre mené non re- i présenté.
La tranche de la pièce 21 présente une partie 22, 22', située dans un plan per pendiculaire à l'arbre 19, et deux rampes 23, 23', jouant le même rôle que la rampe 7 dans les formes d'exécution précédentes. Une t rampe 24, 24' fait suite à la rampe 23, 23' et joue le même rôle que la rampe 9 des formes d'exécution précédente. Un galet 25 roule sur les parties 22, 23 et 24 lorsque l'arbre menant 19 tourne dans le sens de lai flèche 26.
L'axe de ce galet est supporté par un étrier 27, relié par un parallélogramme articulé 28 à une pièce 29 fixée au plateau <B>2</B> 0. Des moyens non représentés agissent ver- ticalement sur l'étrier 27 pour appliquer cons tamment le galet, avec une certaine force re- présentée en 30, contre la tranche de la pièce 21.
Lorsqu'il y a mouvement relatif entre l'arbre menant et l'arbre mené, c'est-à-dire lorsque ce dernier tourne moins rapidement que .le premier, le galet 25 dévie de sa tra jectoire plane au moment où il attaque la rampe 23. Cette déviation produit une réac tion sur cette rampe tendant à entraîner la pièce 21. Une fois la rampe 23 dépassée, le galet redescend le long de la rampe 24, sous l'effet de la force 30.
Dans ce cas, comme dans les autres formes d'exécution décrites, la déviation rétrograde du galet 25 revenant dans la position primitive sur la partie 22 détermine une réaction opposée à la première mais beaucoup plus faible que celle-ci.
Lorsque le synchronisme est réalisé entre les arbres menant et mené, le galet s'immo bilise dans une position d'équilibre quelque part sur la rampe 23 et alors l'entraînement n'a lieu que sous l'effet -de l'action due à la force 30. Cette force peut être obtenue par action centrifuge d'une masse tournant avec l'arbre 19 et agissant sur l'étrier 27, par l'in termédiaire d'un levier.
Cette force pourrait aussi être constante. Me pourrait encore va rier suivant la position relative du galet par rapport à la pièce 21, selon toute loi fixée d'avance, par exemple grâce à une came qui tournerait en même temps que la pièce 21 et qui agirait sur l'étrier 27 par l'intermédiaire d'un ressort. On pourrait ainsi obtenir par exemple que la force 30 soit maximum au mo ment où le galet est en contact avec la rampe 23, et minimum au moment où il se trouve sur la rampe 24.
Le profil 9, dans les formes d'exécution représentées, est prévu pour permettre le re tour sans choc du rouleau 4 en position éloi gnée de l'axe de rotation. Ce profil peut na turellement être établi de manière qu'à la vitesse de régime, la pression du rouleau sur cétte rampe 9 soit aussi faible qu'on le dé sire. Dans certains cas, il peut être avantageux de prévoir que la came constituée par la rampe 7 soit commandée de manière à venir progressivement en position de coopération normale avec .le rouleau 4.
On a indiqué sché matiquement .sur la fig. 11 une disposition de ce genre. Dans ce cas, la partie comprenant les rampes 7 et 9 est constituée par une pièce pivotant autour d'un axe parallèle à l'arbre 2 et située en 31. au début de la rampe 7. Des moyens extérieurs non représentés permettent d'effacer complètement la rampe 7 du profil circulaire 32, en sorte que le galet ne subit aucune déviation au cours de sa rotation. Ces mêmes moyens permettent de faire apparaître progressivement la rampe 7.
Une telle dispo sition permet de faire démarrer l'arbre me nant 2 et de l'accélérer jusqu'à la vitesse de régime, sans que le galet 4 rencontre de ré sistance, et de n'amener le galet 4 à coopérer avec la rampe 7 qu'une fois cette vitesse de régime atteinte. Une construction de ce genre est intéressante pour l'utilisation du @dispo- sitif comme démarreur.
On pourrait naturel lement prévoir, par exemple dans le cas des fig. 8, 9 et 10, que ce soit non pas la rampe 7 qui soit amenée progressivement en posi tion de coopération avec le rouleau mais que ce soit .celui-ci qui puisse être amené pro gressivement en coopération avec la rampe 7. De tels moyens obligeraient donc le rouleau 4, ù rester @à un diamètre plus faible que celui de la région 8 (fig. 8), tant qu'il ne doit pas y avoir coopération entre le rouleau et la rampe 7. Ces moyens permettraient la coopé ration progressive en laissant croître progres sivement la distance du rouleau 4 à l'arbre 2.
Ce que l'on dit à propos des diagrammes suivant fig. 6 et 7 et à propos de la force 30, montre que la courbure de la came sur la quelle le rouleau 4 ou le galet 25 agit pour i produire l'entraînement de l'organe mené, et la valeur instantanée de .la force avec laquelle ce rouleau ou ce galet -est appliqué sur cette came, peuvent être ch isies de telle façon que, lorsque la vitesse de l'organe mené :
croît s à partir -de zéro sous l'effet de l'entraînement ,dû au dispositif, la loi de variation de la puissance transmise de l'organe menant à l'organe mené se rapproche autant qu'on le désire de toute loi figée d'avance. Dans les formes d'exécution suivant fïg. 8 à 13, le rouleau 4 est dévié par la ou les rampes 7 de sa trajectoire normalement cir culaire. On pourrait naturellement prévoir que cette trajectoire dont il est dévié soit non pas circulaire mais, par exemple, ellip tique ou de toute autre forme désirée.
Ceci pourrait entrer en ligne .de compte dans le cas où il s'agirait de transmettre le mouve ment d'un organe menant ayant une vitesse de rotation constante, à. un organe mené de vant recevoir une vitesse périodiquement va riable suivant une certaine loi ou l'inverse.
Les dispositifs décrits peuvent être utili sés notamment comme accouplements, comme embrayages, comme démarreurs et comme va riateurs de vitesse, ainsi qu'on vient préci sément de l'indiquer.
Ils présentent l'avantage de permettre la transmission de puissance de l'organe menant à, l'organe mené, sans autre perte que celle due au frottement de roulement du rouleau ou galet.