Instrument pour donner aux cheveux une forme déterminée. La présente invention a pour objet un instrument pour donner aux cheveux une forme déterminée, bouclée ou ondulée par exemple, qui est caractérisé en ce qu'il com porte une partie formant au moins une lame, autour de laquelle on fait passer des cheveux sous forme de boucles successives, et en ce qu'il comporte une seconde partie, prévue pour s'appliquer contre cette première partie afin de maintenir les cheveux ainsi disposés sur elle, en vue de leur donner la forme désirée.
Les fig. 1, 2 et 3 du dessin annexé repré sentent, en perspective et à titre d'exemples, trois formes d'exécution de l'instrument fai sant l'objet de l'invention.
La forme d'exécution représentée sur la fig. 1 est destinée à être employée pour donner aux cheveux une forme bouclée.
Elle comprend une première partie formée de deux lames 1, 2 se terminant en pointe à l'une de leurs extrémités, comme indiqué en l', respectivement 2'. Ces deux lames sont articulées l'une à l'autre, en 3, à leur extré mité opposée aux pointes 1' et 2'. L'articu- lation 3 permet aux lames 1 et 2 d'être dis posées dans un même plan, comme indiqué sur le dessin, pour constituer alors une sorte de fourche, et d'être rabattues l'une sur l'autre.
Une seconde partie 4, également en forme de lame, est articulée en 5, à l'extrémité de la lame 1 opposée à la pointe 1', de manière à se trouver dans le prolongement de cette lame 1 lorsque l'instrument est déployé, comme indiqué sur la fig. 1. Au voisinage de son extrémité libre, la lame 4 présente une fente 6 dans laquelle on peut engager l'extrémité 1' lorsqu'on rabat cette lame contre la lame 1, comme on va l'indiquer plus loin. Les trois lames 1, 2 et 4 peuvent être constituées par exemple en une matière souple telle que du caoutchouc, pourvue éventuellement à son intérieur d'une armature en fil de fer destinée à lui donner une certaine rigidité.
L'instru ment décrit s'emploie de la manière suivante On dispose à plat sur la lame 1 l'extré mité d'une mèche de cheveux à laquelle il s'agit de donner une forme bouclée. Ceci fait, on rabat la lame 2 contre la lame 1 de ma- nièce à pincer l'extrémité de cette mèche, puis on fait tourner l'ensemble constitué par les lames 1 et 2 rabattues l'une sur l'autre, de manière que la mèche qui se trouve ainsi fixée par son extrémité à l'instrument, s'en- roule autour de celui-ci.
Une fois qu'on a donné le nombre de tours voulu, c'est-à-dire par exemple lorsque l'on est arrivé à proxi mité de la racine des cheveux, à force d'en rouler, on rabat la lame 4 contre la lame 2 alors appliquée contre la lame 1, et l'on enfile les extrémités l' et 2' juxtaposées dans la fente 0, de manière à retenir la laine 4 dans la position où on vient de l'amener. Cette lame 4 empêche alors les cheveux de se dérouler de l'instrument.
L'avantage de cette forme d'exécution sur les bigoudis de type connu est que les cheveux, au lieu d'être enroulés sous forme de spires approximativement circulaires, sont enroulés sous forme de spires plates, étant donné la forme des lames 1 et 2. Il en résulte des boucles d'aspect plus esthétique.
La forme d'exécution représentée sur la fig. 2 est destinée à être utilisée pour donner aux cheveux une forme ondulée. Cette seconde forme d'exécution comprend une première partie constituée par deux lames 7, 8 formant ensemble une fourche. Ces lames se terminent en pointe, comme indiqué en 7', respective ment 8'. A l'extrémité de cette première partie, qui est opposée aux pointes 7' et 8', se trouve une seconde partie 9, également en forme de laine articulée en 10 sur la première partie.
La lame 9 peut donc être amenée de la position représentée, où elle est dans le même plan que les lames 7 et 8, à une position dans laquelle elle se trouve rabattue contre ces lames. Une fente 9' pré vue à, l'extrémité libre de la partie 9, et dans laquelle les pointes 7' et 8' peuvent être en filées, permet de retenir la lame 9 contre les lames 7 et 8.
On utilise cette seconde forme d'exécution comme suit: On saisit une mèche de cheveux qu'il s'agit d'onduler, on l'enfile dans l'espace com pris entre les deux lames 7 et 8, on amène l'instrument en le faisant glisser le long de cette mèche au voisinage de la racine des cheveux constituant cette mèche, puis on fait passer cette mèche successivement autour de la lame 7, puis dans l'espace compris entre les lames 7 et 8, puis autour de la lame 8, puis de nouveau dans cet espace, puis encore autour de la lame 7, etc., de manière à décrire les sinuosités représentées en traits mixtes sur la fig. 2. Ceci fait, on rabat la partie 9 contre les lames 7 et 8 et l'on enfile les pointes 7' et 8' dans la fente 9'.
Les cheveux ne peuvent donc plus s'échapper de l'instrument, et il resteront ainsi disposés sur celui-ci autant qu'il faut pour qu'ils prennent la forme désirée. L'avantage de cette forme d'exécution de l'instrument est de donner des ondulations d'un effet très agréable grâce au fait que les parties sur lesquelles les cheveux sont enroulés sont plates, au lieu d'être de section sensiblement circulaire comme c'est le cas de certaïns instruments de type connu.
Dans la troisième forme d'exécution, l'ins trument comprend une première partie 11, en forme de lame, et une seconde partie 12, également en forme de lame articulée à une extrémité de la première, en 13. La partie 12 se termine à son extrémité libre par une pointe 12'. La partie 11 est traversée sur une bonne partie de sa longueur par une fente longitudinale 14. Elle est en outre pourvue, au voisinage de son extrémité libre, d'une autre fente 15, disposée transversalement. C'est dans cette fente 15 que l'on engage l'extrémité 12' de 1a lame 12 lorsqu'on rabat les lames 11 et 12 l'une contre l'autre. Cette forme d'exécution est destinée à, être utilisée pour former des boucles.
On l'emploie de la manière suivante On enfile l'extrémité de la mèche de cheveux à boucler dans la fente 14, puis on fait tourner l'instrument sur lui-même de manière que la mèche de cheveux en ques tion s'enroule autour de la laine 11. Ceci fait, on rabat la lame 12 contre la lame 11 et l'on enfile la pointe 12' dans la fente 15.
Il va de soi que les articulations 3, 5, 10 et 13 peuvent être constituées soit sous forme de charnières, soit sous forme de parties sou ples permettant le rabattement des diverses lames l'une contre l'autre, soit de toute autre manière permettant de réaliser les mouve ments décrits.
Dans des variantes, on pourrait prévoir que ce que l'on a appelé la première et la seconde parties de l'instrument pourraient être formées de pièces distinctes au lieu d'être articulées l'une sur l'autre. Dans ce cas, après avoir enroulé les cheveux autour de la première partie, on relierait l'une à l'autre la première et la seconde parties par leurs extrémités, d'une manière analogue à celle décrite. Un tel instrument en deux pièces séparées est toutefois moins recommandable en pratique, étant donné que l'on risque d'égarer l'un des deux éléments constitutifs.