Instrument de vérification d'au moins une dimension.
La présente invention a pour objet un instrument de vérification d'au moins une dimension.
Dans l'utilisation des instruments de veri- fication, on admet en général qu'il existe une différence de,, touche" variant suivant la personne, et que, dans le travail de précision, il est toujours possible de forcer par exemple un calibre en l'appliquant à une pièce se rapprochant de la dimension maximum tolérée.
En outre, il est possible de produire une dé- formation permanente en forçant le calibre et en provoquant ainsi une usure excessive des taquets de calibrage, ce qui nécessite un réajustage constant de ces taquets. De plus, avec de tels calibres, la machine sur laquelle se trouve la pièce à calibrer doit tre arrtée avant chaque application du calibre.
L'instrument faisant l'objet de la présente invention a pour but de remédier à ces in convénients et est caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux organes de vérification et des moyens élastiques pour réaliser un contact élastique entre lesdits organes de vérification et la pièce à vérifier.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de l'instru- ment faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 montre une première forme d'exé- cution de cet instrument.
La fig. 2 est une coupe transversale suivant la ligne a-b de la fig. 1.
La fig. 3 représente une vue de détail d'une variante.
La fig. 4 montre une deuxième forme d'exécution.
Les fig. 5 et 6 sont des vues de détail en coupe de différentes formes d'organes de vérification.
Les fig. 7 et 8 sont des vues de détail de variantes d'organes de vérification.
Les fig. 9 et 10 sont respectivement des vues en élévation et en bout d'une troisième forme d'exécution.
Les fig. 11 et 12 sont respectivement des vues en élévation et en bout d'une quatrième forme d'exécution.
Les fig. 13 et 14 sont respectivement des vues en élévation et en bout d'une sixième forme d'exécution ; et
la fig. 15 est une vue en coupe d'un dé- tail de construction.
La forme d'exécution représentée à la fig. 1 se rapporte à un calibre pour la verification de dimensions extérieures ; ce calibre com- porte des taquets 2 et 3, de tolérances maxi- mum et minimum, supportés par une branche 4 du corps de calibre et munis chacun à l'extrémité de calibrage de pièces de contact à ressort. Dans ce but, les extrémités de calibrage, comme indiqué sur la fig. 5, pré- sentent chacune un trou axial 5 fermé à l'une de ses extrémités.
Une bille 6 est placée dans ce trou dont on mate l'ouverture de telle façon que la bille 6 soit retenue dans le trou 5. Généralement, la bille est maintenue contre le bord maté du trou 5 par un ressort de compression 7 introduit dans le trou avant le montage de la bille et dont une extrémité vient buter contre la bille et l'autre extrémité contre le fond du trou, le tout étant monte de telle fagon qu'une portion de la bille dé- passe le corps du taquet. Dans la variante représentée à la fig. 6, la bille 6 est remplacée par un piston 6"à extrémité hémisphérique.
Des taquets de tolérance maximum et minimum 8 et 9, supportés par l'autre branche 10 du corps de calibre, peuvent tre réglés en position et ensuite bloqués de te] le fagon qu'ils restent fixes avec le corps de calibre.
Suivant la nature des pièces à vérines, on peut utiliser différents types de taquets pour vérifier par exemple le chemin de roulement de la bague intérieure d'un roulement à billes, chacun de deux taquets opposés comporte une bille à ressort comme indiqué à la fig. 5 ou présente une extrémité de contact arrondie.
Dans la variante d'exécution représentée à la fig. 3, les taquets de tolérance maximum et minimum 2a et 3n) supportbs par la branche 4 du corps de calibre, sont montés de manière à pouvoir céder tout entier élastiquement.
Dans ce but, des ressorts 7"de compression sont disposés dans des trous 5"forés dans les extrémités des taquets, ces ressorts venant buter contre une pièce d'arrt 11 goupillée ou fixée d'une autre façon à l'extrémité de la branche 4. Dans ce cas, chaque taquet comporte une bride 13 à une extrémité, cette bride se trouvant normalement en contact avec le corps du calibre, c'est-à-dire lorsque les taquets sont en position exacte de veri- fication par l'action des ressorts 7", la réac- tion étant supportée par la pièce d'arrt 11.
Dans des variantes, les taquets peuvent pré- senter un épaulement ou une rainure et peuvent tre maintenus en position par un ressort, le trou du corps de calibre comportant un gradin ou une cheville contre lequel vient s'appuyer le taquet.
Dans la forme d'exécution représenté a la fig. 4 et se rapportant également à un calibre pour la verification de dimensions ex terieures, le corps de ce calibre est constitué par deux branches 4a et 10 articulees entre elles. La branche 4"pivote en 13 par rapport à la branche 10"supposée nxe et est normalement maintenue contre une surface de butée 14 de la branche 10a par un ressort 15 ou par un autre moyen élastique, comme par exemple un tampon de caoutchouc.
Dans ce cas, les taquets 2''et et S supportes par la branche mobile 4'sont montes d'une fyon rigide dans ladite brandie et ont un contact élastique avec la pièce à vérifier, cette branche pivotant contre l'action du ressort 15.
Les taquets sont formes suivant la nature des pièces à mesurer, par exemple, comme représenté à la fig. 7, les extrémités libres du taquet peuvent présenter une forme de filet pour la verification de pièces nietées, ou comme représenté à la fig. 8, comportent un rouleau 30 présentant des rainures possédant le profil du filet.
Les extrémités des taquets pourraient également tre conformées de façon à tre utilisées pour la vérincation de dents d'engre- nages.
Dans la forme d'exécution de 1'instrument présenté a la fig. 9, sous forme d'une jauge, les taquets 16 et 17 sont du type représenté à la fig. 5 et sont fixés dans les extrémités fendues du corps 18 de la jauge par un manchon de serrage 19. Le taquet 16 présente un logement axial 20 à l'intérieur duquel sont disposés un ressort 21 et une bille 22.
La bille est retenue en position par un matage de l'extrémité du taquet, une partie de sa surface faisant saillie vers l'extérieur, pour venir en contact avec la pièce à vérifier.
L'autre taquet, 17, est constitué par une tige pleine et son ajustage est effectué en desserrant le manchon de serrage 19 et en donnant un mouvement hélicoïdal au taquet, à l'aide d'une clé que l'on engage dans un trou 23 percé dans l'extrémité libre du taquet. il est bien entendu que dans cette forme d'exécu- tion on pourrait prévoir un autre type de taquet 17.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 11, les deux taquets 24 et 25 sont du typereprésentéà, la fig. 5, c'est-à-dire comportent chacun une bille à ressort 26. Dans une variante, les taquets pourraient tre maintenus normalement dans la position de véri- fication par rapport au corps de l'instrument, par des ressorts, comme il a été décrit en référence à la fig. 3. Un tel instrument est utilisé pour la vérification de la profondeur d'un trou par exemple.
A la fig. 13, l'instrument de vérification est un calibre mâle du type tampon muni de taquets réglables. Dans ce cas également, les extrémités libres des taquets 27 et 28 présentent chacune une bille à ressort 29.
Ces taquets pourraient tre montés élastique- ment dans le corps du calibre comme indiqué à la fig. 3, dans chaque cas un contact élastique entre le calibre et la pièce à vérifier étant réalisé.
Un des avantages des instruments décrits réside dans le fait qu'il n'est pas nécessaire d'employer un corps d'instrument très solide, comme c'est le cas pour les calibres avec organes de vérification montés de façon rigide et offrant un contact non élastique avec la pièce à mesurer. Il est par conséquent possible de fabriquer les corps des instruments décrits en une matière légère et non métallique, par exemple en"Bakelite"ou en"Textolite" avec un renfort métallique. La construction plus légère obtenue de cette façon se prte a une manipulation plus facile de l'instrument, surtout dans le cas de la vérification de grandes dimensions, tout en réduisant la transmission de chaleur des mains.
Un autre avantage réside dans le fait qu'utilisé par plusieurs ouvriers, le mme instrument donnera le mme résultat de vérifi- cation des dimensions d'une mme pièce ; on aura, par conséquent, une, touche" uniforme.
D'autres avantages sont réalisés grâce à la réduction de l'usure des organes de véri- fication, la facilité avec laquelle les instru- ments décrits peuvent tre employés sur des pièces en mouvement, les économies considérables dans le prix de revient et l'augmen- tation de la production qui en résulte.
Les taquets sont fixés de fagon réglable dans le corps de l'instrument au moyen de goupilles 31 fig. 15 traversant le corps de l'instrument perpendiculairement aux taquets, chaque goupille présentant une gorge transversale 32 dans laquelle vient s'engager le taquet, de sorte qu'une fois l'ajustage axial du taquet effectué, ce dernier peut tre bloqué en position en serrant l'écrou 33 à l'extré- mité de la goupille.