Montre à calendrier. L'invention a pour objet une montre à calendrier, comportant au moins un organe indicateur de calendrier, généralement une aiguille ou un disque, auquel est communiqué un mouvement d'avancement angulaire sau tant, par le mouvement de montre lorsque la commande est automatique. Cet organe (ai guille ou disque) est solidaire en rotation d'une roue dentée à sautoir destinée à coopé rer avec une bascule d'impulsion, en vue de la commande volontaire de cet organe indi cateur, lorsqu'il s'agit de rectifier la position angulaire de l'organe indicateur de calen drier.
L'invention concerne exclusivement les moyens pour la commande volontaire du ou des organes indicateurs de calendrier; par conséquent, elle est applicable non seulement aux montres à calendrier simple et à calen drier mixte, mais surtout aux montres à ca lendrier automatique. Dans les montres à ca lendrier simple, tous les organes indicateurs de calendrier sont commandés à la main, c'est-à-dire volontairement. Dans les montres à calendrier mixte, au moins un des organes indicateurs de calendrier est à commande volontaire, tandis qu'au moins un autre organe indicateur de calendrier est à commande auto matique.
Enfin, dans les montres à calen drier automatique, tous les organes indica teurs sont commandés automatiquement par le mouvement de montre. Or, dans toutes les montres à calendrier connues jusqu'à ce jour, quelle que soit leur complexité, il est prévu, pour la commande volontaire des organes in dicateurs de calendrier (aiguille ou disques), au moins un organe de commande volontaire, mais généralement plusieurs de ces organes lorsque le calendrier comprend, par exemple, des organes indiquant le quantième, respec tivement le jour de la semaine, respective ment le mois, respectivement la lunaison. Ces organes consistent chacun soit en un poussoir, soit en une targette, etc., faisant saillie sur le pourtour de la montre, ce qui confère à celle-ci un aspect peu esthétique.
L'invention a pour but de simplifier les moyens servant à la commande volontaire .,; du ou des organes indicateurs du calendrier, en évitant l'emploi de tout. organe, tel que, par exemple, poussoir, targette, etc., faisant saillie sur le pourtour de la montre, surtout dans les montres à calendrier automatique.
A cet effet, la bascule d'impulsion mentionnée est pivotée sur le bâti du mouvement et s'étend, par l'une de ses extrémités, dans le champ d'action d'un cliquet de commande adapté à un élément mobile de la boîte, par exemple une lunette ou un rehaut de lunette, de manière que l'on puisse à volonté mouvoir cet élément de boîte et amener le cliquet de commande en regard de cette extrémité de ladite bascule pour actionner celle-ci par un mouvement de va-et-vient communiqué audit élément de boîte.
Ce dispositif permet ainsi de commander volontairement, par exemple à l'aide de la lunette ou du rehaut de glace et d'un seul cliquet de commande, un ou plusieurs organes indicateurs de calendrier, l'un après l'autre.
Le dessin annexé montre, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'objet de l'in vention. en l'occurrence une montre à calen drier automatique.
La fig. 1 représente la montre vue en plan, une portion du cadran et de la lunette étant supposée détachée, le mécanisme de calendrier est en grande partie visible; la fig. 2 est une coupe transversale de la lunette; la fig. 3 montre, à plus grande échelle, une coupe suivant la ligne III-III de la fig. 2, le cliquet de commande passant au- dessus du bec de la bascule destinée à action ner un mobile du calendrier automatique;
la fig. 4 est une même vue que la précé dente, le cliquet d'impulsion occupant cepen dant une autre position de son fonctionne ment; la fig. 5 est une coupe suivant la ligne V-V de la fig. 4.
Le dessin représente une montre ronde à calendrier automatique. Elle comporte une boîte dont la carrure 6 porte un pendant 7 et, accrochée à un cran 8, une lunette 9. Dans cette lunette est ajusté, à frottement gras, un rehaut tournant 10 portant la glace de protection 11. Ce rehaut comporte, à l'ex térieur, une zone molletée ou cannelée 12. afin que l'un puisse aisément faire tourner le rehaut à la main sur la lunette 9.
Dans la carrure est fixé le mouvement de montre de construction habituelle. La pla tine 13 du bâti du mouvement supporte non seulement la cadrature, mais encore tous les organes du mécanisme de calendrier automa tique commandés par le mouvement de montre. Sur la platine est également fixé le cadran 14 recouvrant tous les organes mon tés sur cette platine.
En plus des aiguilles habituelles de la montre, trois aiguilles de calendrier se meu vent sur le cadran 14, chacune en regard d'inscriptions ou de chiffres disposés en cercle sur le cadran. Ces trois aiguilles (non représentées) ont un mouvement sautant et avancent à des intervalles de temps réguliers. La première indique le nom du jour de se maine; elle est posée sur l'axe 15 d'une étoile 16 à sept branches. La seconde aiguille est posée sur l'axe 17 d'une roue-étoile 18, à 31 dents; elle indique le quantième du mois. La troisième aiguille est posée sur l'axe 19 d'une étoile à 12 branches; elle indique le mois. Chacun des mobiles 16, 18 et 20 est muni d'un sautoir 21, respectivement 22, res pectivement 23.
L'étoile 16 est commandée par une gou pille 24 d'une roue dentée 25, de manière qu'elle fasse un septième de tour toutes les 24 heures. La roue 25 est commandée par un mobile 26 du mouvement de montre et porte une seconde goupille 27, qui actionne toutes les 24 heures la roue de quantième 18. Cette roue engrène dans un renvoi 28 portant un doigt d'impulsion 29 destiné à actionner, tous les 31 jours, l'étoile 20 des mois.
Sur le bord de la platine 13 sont pivotées trois bascules 30, respectivement 31, respec tivement 32. chacune sur une vis à portée 30', respectivement 31', respectivement 32' et sou mises chacune à un ressort de rappel 33. Ces bascules servent respectivement à la com mande volontaire, de l'extérieur de la montre, des trois aiguilles du calendrier automatique, lorsqu'il y a lieu de remettre à jour le calen drier, c'est-à-dire de rectifier la position d'une, de deux ou de toutes les aiguilles de calendrier.
A cet effet, un bec antérieur 34 des bascules agit sur la denture du mobile respectif 16, 18 ou 20 et fait tourner le mo bile d'une dent, toujours suivant le même sens de rotation, chaque fois que la bascule est actionnée à l'encontre de son ressort de rappel. Les bascules sont maintenues immo biles à leur position initiale, en s'appuyant chacune contre une butée fixe sous l'action de leur ressort de rappel respectif.
Alors que dans les montres à calendrier habituelles, ces bascules possèdent chacun un organe de com mande indépendant (poussoir, targette, etc.) faisant saillie sur le pourtour de la carrure de boîte, dans la montre représentée, les trois bascules peuvent être actionnées, l'une après l'autre, au moyen d'un unique cliquet de com mande 35 pivoté en 36, dans une dépression intérieure circulaire 37 du réhaut tournant 10. A cet effet, chaque bascule s'étend, par un bec 38 possédant un plan incliné 39, dans le champ d'action du bec du cliquet de com mande 35.
Le corps du cliquet 35 étant d'une épaisseur moindre que son extrémité formant le bec, seul le bec de ce cliquet peut entrer en prise avec le bec 38 des bascules lorsqu'on fait tourner .le rehaut 10 sur la lunette 9. Un ressort de rappel 40 agit sur le cliquet 35 et tend toujours à pousser ce dernier contre une goupille d'arrêt 41 plantée dans le rehaut 10, respectivement à mettre le bec du cliquet en prise avec le bec 3,8 de l'une des bascules (fig. 3 à 5).
Lorsqu'on fait tourner le rehaut 10 sur la lunette 9 suivant le sens de rotation d'une aiguille de montre, le cliquet de commande 35 passe au-dessus du bec 38 des bascules 30, 31. et 32, cependant que son bec, plus épais que le corps du cliquet, bute contre le plan incliné 39 du bec 38 (fig. 3), ce qui a pour effet que le cliquet 35 cède en pivotant, à l'encontre du ressort de rappel 40, pour fran chir le bec 38 et reprendre ensuite sa posi tion initiale en s'appuyant de nouveau sur la goupille 41 (fig. 4). Cette position est per ceptible par un léger choc provoqué par la chute du cliquet sur la goupille 41.
Dès lors, on peut actionner la bascule, en communi- quant au rehaut un petit mouvement de rota tion en sens contraire de celui d'une aiguille de montre, de façon que le bec crochu du cli= guet 35 vienne buter de revers contre le bec 38 et l'entraîne, afin de communiquer à la bascule, en l'occurrence la bascule 30, le mou vement pivotant requis ayant pour effet de faire avancer d'une dent l'étoile 16 dont l'axe porte l'aiguille indiquant les jours de la se maine.
On peut répéter indéfiniment cette fonc tion, en communiquant au rehaut 10 un mou vement de va-et-vient d'un angle fort limité.
Pour remettre à jour une autre aiguille du calendrier de la montre, on fait tourner le rehaut, toujours suivant le sens de rotation d'une aiguille de montre, pour amener le cli- quet de commande 35 en regard du bec 3,8, soit de la bascule 31, soit de la bascule @ 32. Comme il est déjà dit plus haut, l'instant où le cliquet 35 s'enclenche derrière le bec 38, est perceptible par un choc.
Toutefois, étant donné que tout le mécanisme est dissimulé sous le cadran et rehaut, on pourrait prévoir des repères pour reconnaître l'emplacement du cliquet de commande 35, d'une part, et des becs 38 des bascules 30, 31, 32, d'autre part. Les repères relatifs aux becs 38 pour raient être marqués, par exemple, sur le ca dran ou sur la lunette, le repère du cliquet 35 par contre sur le rehaut, par exemple sous forme d'une partie lisse colorée 42 du rehaut, comme représenté en fig. 1.
Il est bien entendu que le cliquet de com mande 35 pourrait être adapté à tout autre élément mobile de la boîte et susceptible de remplir la fonction requise. Il pourrait être supporté, par exemple, par une lunette tour nante ou par un curseur de la boîte. Un cur seur conviendrait surtout dans les montres à quantième ou à calendrier simple (à com mande manuelle). L'emploi du curseur serait indispensable dans certaines montres de forme polygonale (rectangulaire), où l'or- gave de commande (curseur) aurait néces sairement un mouvement rectiligne et non pas angulaire.