Procédé de réglage avec statisme de la vitesse d'une machine. Lorsque des machines, par exemple deux, travaillent en parallèle par exemple, il est né cessaire pour régler la charge de chacune des machines selon ses caractéristiques propres et sa puissance, et pour répartir ainsi la puis sance totale à fournir sur ces machines, que la, vitesse de chaque machine varie lorsque la puissance qu'elle doit fournir varie. De plus, afin d'obtenir une stabilité complète de marche, il faut qu'à chaque valeur de la puissance développée par la machine corres ponde une seule vitesse bien déterminée de celle-ci. C'est ce que l'homme du métier ap pelle "régler une machine avec statisme".
Il est évident que le statisme peut être positif ou négatif, mais d'une façon générale on choisit de préférence un statisme positif.
Dans les installations connues, le statisme d'une machine est généralement obtenu par la variation de la vitesse de stabilité d'un tachymètre, ou plus exactement en faisant varier le nombre de tours minute du tachy mètre nécessaire pour obtenir sa stabilité, se- lon une fonction de la puissance que doit fournir la machine. On dit alors que le tachy mètre possède du statisme. Il s'ensuit que le tachymètre est généralement relié mécanique ment à .l'organe réglant la puissance de la machine, de manière que cet organe règle simultanément la puissance de la machine et la vitesse de stabilité du tachymètre.
Or, dans des installations hydro-électri ques par exemple, cette liaison mécanique est souvent malaisée à établir et ne laisse en général aucune liberté dans le .choix, de l'em placement du tachymètre.
L'objet de la présente invention est un procédé de réglage avec .statisme -de la vitesse d'une machine, qui élimine les inconvénients cités, par le fait qu'on entraîne un tachy mètre isodrome par un moteur électrique dont on asservit la vitesse, d'une part, à la vitesse de la machine à régler et, d'autre part, à la puissance de ladite machine.
Ce procédé est donc basé sur le fait que pour régler avec statisme une machine, il n'est nullement nécessaire de donner du sta- tisme au tachymètre. En effet, si dans la fonction f <I>(v. N) = V</I> où v = vitesse de la machine à régler, N = puissance fournie par la machine à régler, V = vitesse du tachymètre, on fait: V =constante, on a: v =ï,' (N).
La vitesse de la machine dépend donc bien de la puissance qu'elle fournit.
En outre, le moteur entraînant le tachy mètre étant un moteur .électrique, on s'affran chit de toute liaison mécanique entre le ta chymètre et l'organe de réglage de la puis sance de la machine, d'une part, et l'arbre de la machine, d'autre part. Pour asservir la vitesse d'un moteur électrique à la vitesse et à la puissance de la machine à régler, on a à disposition une multitude de procédés bien connus et qui permettent de faire va rier la vitesse de rotation d'un moteur élec trique de type quelconque selon une fonc tion de la vitesse de la machine à, régler, d'une part, et selon une fonction de la puis sance développée par cette machine, d'autre part.
Pour fixer les idées, prenons le cas type d'un alternateur entraîné par une turbine. Dans ce cas, on peut entraîner tout natu rellement le tachymètre isodrome par un mo teur asynchrone alimenté par l'alternateur. La vitesse de ce moteur étant fonction de la fréquence de son courant d'alimentation, est donc automatiquement asservie à la vitesse de l'aternateur.
Pour asservir encore la vitesse de ce mo teur à la puissance développée par la ma chine, on peut faire varier son glissement se lon une fonction de cette puissance, par exemple, en faisant varier sa résistance d'in duit.
On voit donc que dans ce cas il suffit de prévoir un moteur asynchrone à induit bo biné, alimenté par l'alternateur, et de régler la résistance d'induit par l'organe réglant la puissance de la machine pour obtenir un ré glage avec statisme de l'alterna.teur à l'aide d'un tachymètre isodrome.
Si l'on fait en sorte que le glissement du moteur entraînant le tachymètre soit prati quement nul lorsque l'alternateur développe sa. puissance normale et soit par contre de <B>10%</B> lorsqu'il tourne à vide, le tachymètre isodrome imposant à son moteur une vitesse de stabilité constante, la stabilité de réglage sera réalisée lorsque la vitesse de l'alterna teur à vide sera de 10% supérieure à, sa vi tesse sous charge normale.
Il est évident qu'on peut aussi faire va rier le glissement du moteur asynchrone en alimentant son induit avec un courant de fréquence variable, ou tout autre procédé connu.
Comme rappelé ci-dessus, on peut entraî ner le tachymètre par tous autres types de moteurs électriques. Dans le cas d'un mo teur à courant alternatif shunt par exem ple, on peut faire varier, par exemple, sa tension d'alimentation selon une fonction de la vitesse de la maeliine à régler, par exem ple à l'aide d'un alternateur tachy métrique, ou directement par la machine à régler, et on peut faire varier son champ, par exemple, en fonction de la puissance développée par la machine.
Il est à remarquer que pour le réglage avec' statisme d'une machine, il est indiffé rent que ce réglage soit effectué selon une fonction de la puissance absorbée par la ma chine ou de celle développée par celle-ci, car pour une vitesse donnée, à chaque puissance absorbée correspond une puissance développée déterminée.
Dans le premier cas, on asservit la vi tesse du moteur d'entraînement du tachy mètre isodrome comme décrit ci-dessus, au degré d'ouverture des vannes, c'est-à-dire à l'alimentation, par l'intermédiaire de l'or gane de réglage de la puissance de la ma chine.
Dans le second cas, on. asservit la vitesse de ce moteur par l'intermédiaire d'un appareil de mesure, par exemple à la puissance déve loppée par la machine.
On voit que le procédé, objet de l'inven tion, permet de s'affranchir entièrement de toute liaison mécanique entre la machine à régler et le tachymètre, ce qui présente le grand avantage de laisser le choix de l'em placement de ce dernier entièrement libre.