Procédé et dispositif pour l'émission de télécinéma. L'invention est relative à un procédé pour l'émission de télécinéma et à un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé.
Le procédé selon l'invention pour l'émis sion de télécinéma est caractérisé par le fait que les différentes parties de l'image à émettre sont projetées successivement sur les éléments correspondants de l'analyseur et que ces éléments sont analysés lorsque leur éclaire ment respectif a cessé, la période de temps consacrée à l'analyse de l'ensemble desdits éléments étant plus longue que celle consa crée à l'éclairage dudit ensemble tout en coïncidant partiellement avec cette dernière période.
Le dispositif selon l'invention pour l'émis sion de télécinéma suivant le procédé ci-des sus est caractérisé par le fait qu'il comporte un obturateur mobile intercalé dans le fais ceau de rayons, issu de l'image du film, et pourvu d'au moins une fente déterminant l'éclairage des éléments de l'analyseur.
Ce procédé et ce dispositif peuvent s'ap pliquer à toute installation de télécinéma établie suivant l'habitude et comportant un appareil de projection, un analyseur d'image et un poste d'émission radioélectrique.
Le procédé revendiqué et les parties de ladite installation concernant plus particuliè rement l'invention font l'objet de la descrip tion suivante, à laquelle on a joint un dessin explicatif.
La fig. 1 de ce dessin représente un dia gramme indiquant les temps morts d'éclairage. La fig. 2 représente un diagramme indi quant, dans une forme d'exécution du procédé suivant l'invention, le déroulement des opé rations en fonction du temps.
La fig. 3 montre schématiquement, à titre d'exemple, une réalisation d'une partie du dispositif de projection conformément à l'in vention.
Parmi les méthodes d'analyse des images employées actuellement, celle dite "d'entre- lacement des images" présente de sérieux avantages qui la font généralement adopter; cependant cette méthode, dans ses différents modes d'application, entraînait également, jusqu'à ce jour, l'aggravation de certains inconvénients habituellement rencontrés dans l'état présent de la technique.
Bien que l'invention s'applique à d'autres méthodes, on supposera dans ce qui suit que le procédé revendiqué est associé à la mé thode d'entrelacement des images; en effet, ledit procédé est particulièrement avantageux dans ce cas, étant donné qu'il élimine prati quement les susdits inconvénients inhérents aux différents modes d'application de la mé thode d'entrelacement des images, modes que l'on va rappeler ci-dessous.
Dans un premier mode, où l'on analyse les différents éléments de l'analyseur pendant que ce dernier reçoit la projection de l'image entière du film à téléviser, on est obligé d'admettre le même temps mort pour l'analyse que pour l'éclairage, ainsi que représenté sur le diagramme (fig. 1) où<I>0</I> 12 est le temps consacré à une image du film.
Ce temps mort se compose, en premier lieu, du temps ii 12 nécessaire au remplace ment d'une image du film par la suivante, soit environ '/s du temps consacré à l'émis sion d'une image du film et, en second lieu, d'un temps 1s t° égal au précédent imposé par la nécessité d'éclairer de la même façon les images entrelacées successives.
Ce temps mort est donc égal à '/a du temps consacré à l'émission, il en résulte une diminution correspondante de la netteté de l'image émise.
Un autre mode (dit "méthode de mémoire') a été proposé, dans lequel on éclaire violem ment la totalité des éléments de l'analyseur pendant une fraction de quelques centièmes du temps t, qui est en général de '/ro de seconde consacré à chaque image entrelacée et au début de ce temps, et on analyse ensuite dans l'obscurité. Cette méthode per met l'analyse sensiblement pendant la totalité de la période t, mais elle présente cependant l'inconvénient d'un affaiblissement progressif de ladite luminosité depuis les premiers élé ments analysés jusqu'aux derniers.
Le procédé revendiqué a pour effet de faire pratiquement disparaître le clignotement que l'on observe dans l'image réceptionnée lorsqu'on applique l'un ou l'autre des modes précédents, en particulier il permet de réduire par rapport à la méthode de mémoire le décalage maximum existant entre la fin de l'éclairement et l'analyse d'un élément. On donne avantageusement à ce décalage maxi mum, pour chaque image entrelacée, une valeur égale â la durée de remplacement d'une image du film par la suivante, soit du susdit temps i.
On limite ainsi à une valeur acceptable la variation de luminosité d'une partie de l'image émise â une autre. Cependant, afin de répartir cette variation sur l'ensemble de l'image, on fait suivre avantageusement à l'écart de temps entre 1a fin de l'éclairement d'un élément de l'analyseur et l'analyse du même élément une loi, sensiblement linéaire en fonction du rang dudit élément relative ment à l'analyse.
Cette manière de procéder est représentée sur la fig. 2 où l'on a porté en abcisses les temps et en ordonnées le rang des différents éléments de l'analyseur pris dans l'ordre d'analyse.
Dans ce graphique, on a limité par des traits continus les zones d'analyse A et par des traits mixtes les zones d'éclairement I'. Le point 0 pris comme origine des temps coïncide avec le moment où l'image du film vient de prendre sa position, et T est le moment correspondant pour l'image suivante. Le point C est le moment où commence le déplacement de la première image du film, et (.'i le point homologue pour la première. image entrelacée.
Le point M d'abcisse t est le moment séparant l'analyse des deux images entrelacées considérées. Ces dernières sont analysées de la même façon.
En ordonnées, le point 0 représente l'élé ment de l'analyseur correspondant au coin en haut et à gauche de l'image du film, et le point 1T représente le dernier élément analysé.
Aux points e et ci, respectivement d'ab- cisse OC et OCi, l'éclairement du dernier élément N doit prendre fin dans chaque image entrelacée.
Aux points ira et 2s, respectivement d'ab cisses 1l11 et<I>T,</I> l'analyse de l'élément<I>N</I> prend fin également dans chaque image. L'analyse des différents éléments se déroulant linéaire ment dans le temps, la zone d'analyse f1, pour la première image par exemple, sera limitée pour chaque image entrelacée par deux droites sensiblement parallèles à la diagonale Om, et très voisines de cette droite <I>0m</I> puisque l'analyse de chaque élément a lieu dans un temps très court.
Connaissant les moments respectifs où chaque élément sera analysé, on peut déter miner la période d'éclairage pour chacun d'eux.
Conformément à l'invention, on répartit l'ensemble de ces périodes d'éclairage pen dant une partie au moins du temps consacré à l'analyse. De préférence, on étale pour chaque image entrelacée la période totale d'éclairage depuis le commencement de la période d'analyse jusqu'au moment corres pondant, pour la deuxième image entrelacée, au début du temps mort d'éclairage dont il est parlé plus haut.
La zone L' représentant la période d'éclai rage est donc limitée dans le sens des abcisses croissantes par une ligne que l'on s'arrange à rendre sensiblement confondue avec la droite Oc i pour la première image (111e pour la deuxième).
D'autre part, on fait débuter la période d'éclairage pour chaque élément à un mo ment convenablement écarté de la fin de ladite période. Dans l'exemple représenté dans le diagramme, on a ainsi limité la zone E dans le sens des abcisses décroissantes par la ligne Od di pour la première image (Md2 da pour la deuxième), la partie dd t (d2 <B>da)</B> étant sensiblement parallèle à la droite Oci (,lfc) et décalée suivant les abcisses d'environ 1/3 de<B>001.</B>
Si l'on considère maintenant un élément quelconque, de rang p, on voit qu'il est éclairé à partir du moment ei pendant le temps ei e2, puisqu'il reste dans l'obscurité pendant un temps e2 ai, inférieur au temps mort G111 égal<I>à CT,</I> qu'il est analysé enfin pendant le temps très court a i a2, un cycle identique se répétant pour la deuxième image entrelacée en pi <I>es e4</I> an ca4.
Pour mettre en aeuvre le procédé qui vient d'être décrit, il suffit de projeter sur chaque élément la partie correspondante du film, pendant la période de temps respective ei <I>et,</I> et à cet effet on peut utiliser le dis positif selon l'invention qui est réalisé avan tageusement de la façon suivante.
Ce dispositif comporte un obturateur mo bile constitué par un disque 1 tournant autour de son axe et muni d'une fente 2. Ce disque est intercalé dans le trajet des rayons issus de l'image du film et dont le faisceau est coupé par le plan du disque suivant un rec tangle 3.
Le bord extérieur de la fente 2 a la forme d'une spirale d'Archimède, de sorte que, pour une vitesse de rotation uniforme, la vitesse de balayage soit constante et le développement de cette spirale est tel que le balayage ait lieu pendant 2/s de tour du disque 1. La largeur radiale de la fente est sensiblement égale au tiers de la différence entre les dimensions radiales extrêmes de ladite fente, ce qui donne ainsi à ei es une valeur égale au tiers de la période totale d'éclairement OCi d'une image entrelacée.
Enfin, le disque 1 est entraîné à une vitesse de rotation
EMI0003.0041
tours par seconde, dans le sens indiqué par la flèche, ce qui corres pond à 50 tours par seconde si le film défile à 25 images par seconde comme il est courant.