Dispositif pour le traitement sulfurique des huiles. La présente invention se réfère à un dis positif pour le traitement des huiles et plus spécialement des huiles minérales de grais sage usagées, par une proportion déterminée et réglable d'acide sulfurique, en vue de les épurer. .
Dans cet ordre d'idées, on connaît des dis positifs destinés au traitement de fortes quan- 1;ités d'huile. Ils comportent un compteur d'huile auquel est asservi un groupe moteur- pompe qui introduit -dans l'huile la dose vou lue d'acide sulfurique. Le tout est ensuite soumis à l'action d'un mélangeur, puis cen trifugé pour séparer l'huile épurée des gou drons sulfuriques formés.
L'invention a pour objet un dispositif qui est destiné à rendre les mêmes services, pour des quantités limitées d'huile, par exemple clé l'ordre de quelques centaines de litres par heure.
Il comporte un compteur de l'huile sou mise au traitement et un distributeur-doseur de l'acide constitué par un récipient qui com munique par sa partie inférieure, d'une part, avec un réservoir d'acide situé de manière à pouvoir l'alimenter avec établissement par simple gravité d'un niveau sensiblement le même dans le récipient et le réservoir, avec interposition d'une soupape d'admission, et, d'autre part, avec une canalisation d'amenée de l'acide dans l'huile, avec interposition d'une soupape de refoulement, tandis que la partie supérieure dudit récipient est pourvue d'une fuite réglable d'air et est reliée à une source d'air comprimé,
avec interposition d'un obturateur dont l'ouverture périodique est commandée en dépendance de la marche du compteur d'huile.
Suivant une forme d'exécution de l'objet de l'invention, un électrovalve est interposé sur la conduite d'amenée d'air comprimé au distributeur-doseur, et il s'ouvre périodique ment, pour une brève durée constante, sous la dépendance d'un contact que le compteur d'huile établit, pour un temps toujours beau coup plus long, quand il a été traversé par une quantité donnée d'huile.
D'admission de l'air comprimé dans le récipient-doseur crée au-dessus de l'acide que contient ce récipient, une surpression tempo raire qui chasse une quantité déterminée de cet acide. Chaque portion d'huile correspon dant à un cycle du compteur reçoit ainsi la proportion de réactif nécessaire pour son trai tement.
Lorsque l'arrivée d'air comprimé se trouve interrompue, la surpression cesse au- dessus de l'acide du récipient-doseur, grâce à la fuite de celui-ci et l'acide du réservoir vient réalimenter le récipient-doseur. Celui- ci se trouve ainsi prêt à fonctionner de nou veau.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue schématique d'en semble.
La fig. 2 est une coupe à plus grande échelle, suivant l'axe du récipient-doseur. L'huile à traiter est (aspirée à travers un filtre 28 par un groupe moteur-pompe 3, qui la refoule, sous le contrôle d'une vanne 4, à travers un désaérateur 5 et un compteur 6, et passe de là par la conduite 2 dans un mé langeur 1. Un réchauffeur 3,2 peut être prévu sur la conduite. Le mélangeur reçoit, d'autre part, l'acide par la canalisation 7. Le mé lange d'huile et d'acide se rend, à travers un tamis 36, dans une super-centrifugeuse 26, d'où l'huile épurée s'écoule par 33 dans un bac 35, tandis que les goudrons sulfuriques s'évacuent par le tuyau 34.
En 29 et 30, on a représenté des entonnoirs qui servent, res pectivement, à l'amorçage de la super centrifugeuse et de la pompe 3.
Le distributeur-doseur d'acide comprend un récipient qui est formé d'un tube de verre 8 portant une division et se raccordant haut et bas à des chambres 36, 37,à travers des presse-étoupes 38, 39. Au niveau du dis tributeur-doseur se trouve le réservoir d'acide 12, dont le sommet est normalement en com munication avec l'atmosphère. La, chambre inférieure 37 est reliée à la base du réservoir<B>121</B> par une conduite sur la-, quelle est interposée un tamis 11, et qui aboutit sous une soupape d'admission 10 (fig. ?) de forme plate. La chambre 37 est. reliée, d'antre part, à la conduite 7, avec in terposition d'une soupape de refoulement 9, analogue à 1.0, mais munie d'un ressort de rappel.
La chambre supérieure 3'6 présente une fuite qui est réglable au moyen d'un poin teau 13. Celui-ci est pourvu d'un contre- écrou de blocage 14. Dans cette même cham bre débouche une canalisation qui la relie à un réservoir d'air comprimé 17. Ce dernier est lui-même alimenté, à travers un dia phragme 18 à passage réglable, par un autre réservoir 19, dans lequel un compresseur 20 maintient une pression d'air, limitée par la soupape de sûreté 25. Des manomètres 31 sont prévus sur les réservoirs 17 et 19, ainsi que sur la chambre 36, le désaérateur 5 et le mélangeur 1.
La communication entre le réservoir 17 et la. chambre supérieure 36 du distributeur- doseur est sous la dépendance d'un dia phragme à passage réglable 16 et d'un électro- valve 15. L'enroulement de ce dernier est monté dans un circuit qui est connecté à une source de courant par la. prise 21. Le passage du courant dans ce circuit est sous la dépen dance d'un contact 2? que le compteur d'huile 6 établit à .chacun de ses cycles, qui corres pond, par exemple, au passage d'un litre d'huile.
Ce contact reste établi pendant la moitié de la durée d'un cycle. Il provoque la fermeture du circuit de l'électro-valve par un interrupteur à temps ou minuterie 23, pour une brève durée toujours constante mais ré- 0 <B>0.</B>
able par action sur une vis 24.
Le dispositif ainsi constitué fonctionne de la, façon suivante: A l'oi:igine, le réservoir 12 est plein de réactif ; le clapet 10 ne s'oppose pas au passage du liquide, qui prend le même niveau dans le tube 8 que dans le réservoir 12, au poids du clapet près. Il suffit d'emplir le réservoir 12 de façon que le niveau dans le tube 8 atteigne soit le 0, soit une division caracté ristique de la graduation de ce tube.
Le diaphragme 18 est réglé assez petit, et la soupape de sûreté 25 l'est pour une pres sion donnée, soit par exemple 2 kg. La pres sion dans le réservoir 19 est ainsi maintenue constante pendant tout le fonctionnement. A l'aide de la vis 24, on règle la durée d'ouver ture de l'électro-valve 15; on règle simultané ment le diaphragme 16. Si l'on choisit une durée d'ouverture supérieure à une seconde, le diaphragme 16 doit être assez petit, inver sement, si la durée est courte, par exemple inférieure à 0,2 seconde, le diaphragme peut être grand ouvert.
En desserrant le contre-écrou 14, on ferme le pointeau 13, puis on l'ouvre ,de deux tours, par exemple, et l'on resserre le contre- écrou 14.
On met en route le compresseur 20, ainsi que la pompe 3. On règle le débit d'huile en manoeuvrant la vanne 4 et en le contrôlant sur les chiffres du compteur 6. Ce dernier ferme le contact 22. La vanne 15 s'ouvre, et l'air du réservoir moteur 17 se précipite dans la chambre de détente du doseur 8. Deux actions se produisent: l'air fuit par le poin- teau 13; d'autre part, il pousse le liquide, qui va au mélangeur au travers @du clapet 9, le clapet 10 interdisant le retour au réser voir 12. La vanne 15 s'étant refermée, la pression tombe rapidement, grâce à la fuite. Le clapet 9 se referme.
La descente du liquide dans le tube 8 s'arrête au niveau d'une divi sion. L'air continuant à fuir par le pointeau 13, la pression atmosphérique se rétablit dans la chambre de détente 36. La charge de réac tif du réservoir 12 soulève le clapet 9 et réta blit le niveau dans le tube 8. Ce retour est amorti par la capacité -de fuite du pointeau 13. On est ramené à l'origine du cycle, qui recommence ainsi continuellement.
On observe un temps d'arrêt lorsque le niveau de l'acide arrive @à sa position infé rieure dans le tubs 8. On a donc le temps de lire exactement la division en regard et de noter le pourcentage d'acide, en déduisant le chiffre lu de la division de départ. La ca dence de marche est assez lente (2, à 6 pul sations par minute suivant le débit). Entre deux pulsations consécutives, on a donc le temps de procéder, en cas de besoin, à un nouveau réglage, @à l'aide du volant du poin teau 13. Au bout de trois ou quatre pulsations au maximum, on a obtenu le pourcentage dé siré. Il n'y a plus en principe à toucher à l'appareil.
Un des points intéressants du dis positif représenté est que le ou les moyens de réglage ne sont pas gradués; ce qui est visible à tout instant, c'est le résultat obtenu.
On a fait allusion ci-dessus aux diffé rents moyens de réglage. Théoriquement, il y en a cinq, indépendants les uns des autres, qui peuvent agir sur le pourcentage de réac tif. Ce sont: Le pointeau 13 qui règle la valeur de la fuite d'air, la vis 24, -qui règle la durée d'ouverture de l'électro-valve, le pointeau 16 et le pointeau 18 qui règlent la vitesse de passage de l'air, la soupape 25 qui règle la pression d'utilisation de l'air.
En les combinant de diverses façons, on n'agit pas seulement sur le pourcentage de réactif, mais aussi sur la rapidité de la pul sation et sur la régularité de la cylindrée, donc sur la précision. On peut donc choisir, à la construction, la combinaison de -ces ré glages qui donne les meilleurs résultats, et bloquer ces réglages à l'atelier, sauf un, qui restera manaeuvrable par l'utilisateur, pour le réglage du pourcentage de réactif, toutes les autres conditions étant optima.
Ce n'est qu'après un certain nombre d'essais continus que l'on pourra définir exactement la meilleure valeur à donner aux réglages d'ate lier. Il est certain dès les premiers dosages que c'est le pointeau 13, qui devra rester l'or gane du réglage du pourcentage. Il donne une souplesse de marche et une précision re marquables. La facilité, l'accessibilité du ré glage ainsi que la possibilité de le modifier à tout instant constituent un second point intéressant du dispositif, A mesure que le niveau du réactif baisse dans le réservoir 12, le niveau initial de cha que pulsation baisse d'autant dans le tube 8.
Cette particularité n'influe pas sur le résiil- tat. En effet, le volume du tube de verre étant très petit par rapport au volume total de la. chambre de détente, le volume initial, et par suite le régime de la détente ne sont pas changés par suite de la baisse du niveau. De ce fait, la cylindrée ne varie pas. D'autre part, lorsque le niveau initial de chaque pulsation est très bas, le niveau final n'est pas visible, puisqu'il se situe dans la, chambre inférieure 37. Mais, tant que le ni veau initial est visible, l'observation précé dente s'applique, et la précision n'est pas di minuée. D'autre part, le volume de la cham bre inférieure est tel que le volume d'une cy lindrée n'en occupe qu'une très petite partie.
et le niveau du réactif reste encore très au- dessus de la, tubulure du clapet 9. De ce fait, on ne risque pas que de l'air s'échappe par ce clapet. Le seul inconvénient est qu'on ne peut pas à ce moment lire la valeur du pourcen tage. Il suffit de remplir le réservoir 12 pour ramener le niveau initial à la division vou lue pour faire une bonne lecture. C'est un troisième avantage du dispositif: la précision est sensiblement indépendante du niveau du réactif dans le réservoir, et l'on peut, à tout moment, remplir le réservoir 12 sans arrêter le dosage. On profitera, par exemple, de tous les remplissages pour vérifier le pourcentage.
Un autre avantage du dispositif repré senté est qu'il ne comporte aucune pièce mé canique en mouvement extérieur, aucun présse-étoupe, aucune surface frottante de mandant un graissage, ce qui en fait un ap pareillage robuste.