Briquet à pierre pyrophorique. La pierre pyrophorique d'un briquet est généralement poussée contre la molette par un seul ressort qui se détend au fur et à mesure que la pierre s'use, de sorte que pour assurer la formation de l'étincelle jusqu'à usure complète de la pierre, on est obligé soit de prévoir une possibilité de retendre le ressort, soit d'utiliser un ressort très long dont la pression n'est que peu modifiée par le rac courcissement de la pierre.
Or, pour avoir la possibilité de retendre le ressort, il faut prévoir au moins un organe, vis, rochet, etc., accessible de l'extérieur du briquet, ce qui, en général, nuit à l'esthétique de celui-ci. D'autre part, l'emploi d'un long ressort oblige de loger ce dernier, soit dans le corps du briquet, soit horizontalement au- dessus de ce corps, ce qui oblige alors de donner au briquet une largeur excessive égale au moins à la longueur totale du ressort comprimé, augmentée de celle de la pierre neuve et du diamètre de la molette.
La présente invention a pour but de per mettre de remédier à ces inconvénients, et a pour objet mi briquet à pierre pyrophorique ne présentant aucun moyen de réajuster, au cours de l'usure de la pierre, la pression avec laquelle cette dernière est poussée contre la molette. Ce briquet est caractérisé par le fait que la pierre est poussée par un dispositif qui comprend au moins deux ressorts à bou din non situés dans le prolongement L'un de l'autre et intercalés entre la pierre et un point fixe.
On pourrait, par exemple, grâce à l'emploi d'au moins deux ressorts, agencer le dispositif de.poussée de façon que, tout en conservant les avantages d'un dispositif comprenant un seul ressort long, il puisse être monté entière ment à l'extérieur du corps du briquet tout en conservant au briquet une forme élancée.
Le dessin annexé représente; schématique ment et à titre d'exemple, une forme d'exé cution de l'objet de l'invention constituée par un briquet à combustible liquide.
Le récipient à combustible 1 porte sur sa face supérieure une molette 2 montée sur un axe. 3 commandé par une couronne 4 faisant saillie en dehors du récipient. Le support de l'axe 3 comporte un prolongement 6 dans lequel est ménagé un logement cylindrique 7 et sur l'extrémité de cet axe est articulée une pièce 8 comportant un prolongement tu bulaire logeant la pierre pyrophorique 9, comme décrit dans le brevet No. 185487.
En position de fonctionnement, cette pièce se trouve en regard d'une autre pièce 10 com portant un logement cylindrique, dans lequel coulisse un piston creux 11 présentant une saillie 12 traversant une fente longitudinale de la pièce 10 et permettant d'actionner le piston à la main lors de l'introduction de la pierre 9. Comme on le voit sur le dessin, le piston 11 pénètre dans le logement contenant la pierre 9 et maintient ainsi la pièce 8 en position.
Entre la pièce 10 et le bord adjacent du récipient 1 est ménagé un espace vide 13 dans lequel est logé un levier 14 oscillant sur un pivot 15, et dont les extrémités sont situées en regard du logement 7 et du piston 1l.. Il comporte, à son extrémité inférieure 16, une ouverture dans laquelle vient se loger le bout d'une tige-guide 17 pénétrant dans le ressort à boudin 18. Cette tige est retenue en posi tion par une goupille 19 contre laquelle s'ap puie l'extrémité du ressort 18 dont l'autre extrémité est placée dans le logement 7 et prend appui contre le fond de celui-ci. L'autre extrémité 20 du levier 14 comporte une petite saillie fixe pénétrant dans une extrémité d'un ressort à boudin 21 logé dans le piston 11.
22 représente le couvercle du briquet arti culé en 23.
Le fonctionnement de ce dispositif se com prend sans autre. Les deux ressorts 18 et 21 travaillent à la compression, et sont disposés parallèlement l'un à l'autre. Ils ont même diamètre de fil et même enroulement, c'est- à-dire même diamètre et même pas, et sont montés en série au moyen du levier 14.
Ils agissent donc sur la pierre 9 comme le ferait un ressort en une seule pièce ayant même diamètre, même diamètre de fil et même pas que les ressorts 18 et 21 et dont la longueur serait égale à la somme des longueurs de ces ressorts. Le tout est dimensionné de façon due lorsque les ressorts sont parvenus à leur allongement maximum, c'est-à-dire lorsque la pierre est presque entièrement usée, ils exercent encore sur celle-ci une pression suffisante pour assurer le bon fonctionnement du briquet. Comme on le voit dans cette forme d'exécu tion, la poussée du ressort 18 sur son point d'appui se fait dans le même sens que celle du ressort 21 sur la pierre 9.
Au fur et à mesure que la pierre 9 s'use contre la molette 2, le piston 11 pénètre dans la pièce 8. Pour introduire une nouvelle pierre, on repousse le piston Il en arrière contre. l'action des ressorts 18-21 au moyen du bouton 12, jusqu'à ce que la pièce 8 soit dé gagée et puisse pivoter latéralement, comme décrit dans le brevet No. 185487.
Le guide 17 pourrait, dans certains cas, être supprimé, ou bien on pourrait prévoir un guide analogue sur l'extrémité 20 du levier 14. On pourrait munir le dispositif de plus de deux ressorts montés cri série, de manière à obtenir un allongement relatif plus petit, et les différents ressorts pourraient ne pas être disposés parallèlement les uns aux autres.
Le dispositif décrit ci-dessus, à titre d'exem ple, présente le grand avantage de pouvoir être logé dans des briquets de très petites dimensions. En effet, les ressorts peuvent être disposés dans des vides laissés par la cons truction du briquet.
Les différents ressorts du dispositif décrit ne présentent pas nécessairement les mêmes caractéristiques élastiques, ni les mêmes di mensions.
Il est évident que le dispositif de poussée peut comporter plus de deux ressorts.
Dans la forme d'exécution décrite, les res sorts du dispositif de poussée travaillent en série, c'est-à-dire que ce sont les effets de leurs allongements respectifs sur le déplace ment de la pierre qui se superposent. On pourrait cependant aussi construire d'autres dispositifs dans lesquels ces ressorts ou une partie de ceux-ci travailleraient en parallèle, c'est-à-dire que leurs efforts se superposeraient. Il suffit, par exemple, de disposer deux res- sorts à boudin de diamètres différents l'un dans l'autre et disposés entre la pierre et un point fixe pour réaliser un dispositif de ce dernier type.