Balle de jeu, procède pour sa fabrication et dispositif pour
la mise en couvre do ce procède.
La présente invention se rapporte à une balle de jeu, à un procédé pour sa fabrication, ainsi qu'à un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé.
On sa, it que la, balle de tennis, par exem- ple, est soumise à des conditions très étroites qui sont imposées par un cahier des charges établi d'une façon plus ou. moins arbitraire et qui n'a pas beaucoup de rapport avec les conditions du jeu lui-même.
En effet, le fabricant donne à la balle une certaine dureté par gonflement. Au choc sur la raquette la vitesse initiale de la balle peut être très. grande mais est aussitôt freinée par les poils du feutre de couverture et d'autant plus freinée que ceux-ci sont longs et d'autant moins que ceux-ci sont courts.
L'on remarquera que, depuis le début jus qu'à la, fin de son exi. stenee, 1a balle n'est pas égale à elle-même. En effet, la balle se dégonfle lentement et voit décroître sa, vitesse initiale pour une force de coup de raquette donnée. Les poils du feutre diminuent en longneur et en densité par l'usure, du feutre.
La balle, au fur et à mesure, devient moins freinée et rebondit plus. loin, si bien que les con ditions du début
1 vitesse initiale rapide,
2 vitesse freinée dans l'air,
3 et réception lente sur la raquette se transforment d'une façon complètement -irrégulière
Le dégonflement de la balle et l'usure des bandes de feutre rendent la vie de la balle très courte et irréguliére.
L'on peut conclure que la balle existante ne favorise pas le bon joueur et ne donne pas au jeu de tennis le complet développement . de ses possibilités, c'est-à-dire la possibilité d'un jeu vite et régulier.
Par ailleurs, la durée précaire de la balle actuelle rend ce jeu coûteux.
La balle faisant l'objet de la présente invention permet de remédier à ces ineonvé- nients et est caractérisée en ce qu'elle comprend un corps rempli d'air à une pression sensiblement, égale à la pression atmosphe- rique, ce corps étant formé. do deux calottes hémisphériques réunies par du caoutchouc vulcanisé et constituées par du tissu impré- gné de caoutchouc vulcanisé et présentant une résistance et une élasticité. égales dans le sens de Ja tra. me et dans le sens de la chaîne, ledit. corps étant recouvert extérieurement d'une eouche adhérente imperméable de eaoutehouc vulcanisé.
On assure de la sorte à la. paroi une rigi- dité telle que l'on peut se dispenser, d'une pa-rt, de donner un revêtement textile extérieur a la balle et, d'autre part, de la gonfler.
Eventuellement même, il peut être avantageux de laisser l'intérieur de la balle finie en communication avec l'atmosphère par une ou plusieurs perforations. Dans ces condi tions, il s'établit entre l'atmosphère et l'intérieur de la. balle une égalisation de pression et de température qui assure une constance de bond ou une constance de coefficient de rebo. ndissement rema. rqua. ble à la ballev
Un dessin peut être moulé da, ns ! a couche de caoutchouc reeouvra.ntla.balleextérieure- ment.
Le textile employé peut être constitué par une matière végétale ou animale, ourdie, tis- sée ou foulée. La carcasse textile de chacune des calottes hémisphériques qui la compose peut être formée d'une ou plusieurs couches de tissu dont les éléments textiles peuvent être entrecroises de telle façon que l'ensemble des couches de tissu présente une résistance et une élasticité égales dans. deux directions perpendiculaires.
Le procédé de fabrication selon l'invention est caractérisé en ce que l'on imprègne a coeur du tissu présentant une résistance et une élasticité égales dans le sens de la trame et dans le sens de la chaîne avec un liquide renfermant du caoutchouc coagulabic, en ce qu'on découpe dans ce t-extile des pièces de forme telle qu'elles soient susceptibles d'être embouties en calottes hémisphériques après coagulation, une partie du liquide de coagu- lation étant chassa pendant l'opération d'em- boutissage, en ce qu'on sèche lesdit.
es calottes hémisphériques, en ce qu'on en réunit deux par collage et en ce qu'après avoir revêtu le corps ainsi formé d'une couche imperméable de tissus soudÚ par calandrage a. du caout- ehouc non vulcanise, on vulcanise le tout.
Le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte, pour la vulcanisation finale, un moule de vulcanisation présentant, une aiguille creuse destinée a, établir une commu- nication entre l'intÚrieur de la balle et l'extÚrieur du moule.
Le dessin annexé représente, schématique- ment et Ó titre d'exemple, plllsieurs stades du procédé de fabrication d'une balle selon l'invention, notamment d'une balle de tennis.
Les fig. @ et 3 montrent en coupe, dans deux positions successives, le dispositif employé pour l'emboutissage des calottes ;
la fig. 3 montre, également en coupe, le dispositif de séchage ;
la fig. 4 montre, en coupe transversale, la balle au moment de l'application de la. cein turne de renforcement ;
la fig. 5 montre un fragment de cette ceinture de renforcement en plan ;
la fig. 6 montre, en plan, l'un {les cercles de revêtement, et
la fig. 7 montre, en coupe, le moule de vul canisation pendant la vulcanisation de la balle.
L'imprégnation se fait par tous moyens connus, mais de façon a répartir uniformé- ment et. régulièrement le même poids d'émul- sion ou de dissolutiondecaoutchouccoagu- labile. sur une surface égale pour une épaisseur déterminée.
La coagulation est obtenue ! db façon con- nue, et on procède au dÚcoupage et Ó l'emboutissage des Úbauches de calottes hÚmisphÚriques Immédiatement après coagulation, c'est- à-dire lorsque le caoutchouc est fixé dans le textile mais encore entouré do son liquide, par exemple de son eau de coagulation. Au cours de la déformation provenant de l'em- boutissage, une partie rle cette eau est chassee, mais il en reste une certaine quantité dont on se débarrasse par dessiccation.
Au cours de cette dessiccation, il se pro duitforcementunedéformationdescalottes hémisphériques. C'est pourquoi, dans une fa brication aussi précise que celle de la balle de tennis, on peut pratiquer la dessiccation sur un moule hémisphérique ayant exactement la forme et les dimensions désirées pour la at- lotte. Il est recommandable que, pendant toute cette dessiccation, le rebord de la capsule soit maintenu sur le moule, par exemple ail moyen d'une bague rappelée vers le bas de façon à assurer une adhérence parfaite d ! e la calotte au moule et à éviter. tout retrait irrégu'Iier. Après cette opération, on rogne le rebord des capsules pour obtenir les calottes hérisphériques.
La réunion de deux calottes hémisphéri- ques par leurs bords se fait par exemple au moyen de dissolution de caoutchouc non vul canise.
On applique ensuite sur le joint une bande de tissu soudé par calandrage à du caoutchouc non vulcanisé et, sur les calottes hémisphéri ques, un disque de même tissu également soudé par oattandrage à du caoutchouc non vulcanisé, de façon à constituer un revêtement complet, puis on vulcanise le tout dans un moule lisse ou présentant des aspérités en vue de donner a la surface extérieure de la balle la rugosité voulue afin de diminuer plus ou moins sa vitesse dans l'air.
. Il est avantageux, au cours de cette vulca- nisation en autoclave, de ménager une com munication entre l'intérieur de la balle et l'extérieur du moule, ce qui assure, par la pression de la vapeur qui pénètre dans la. balle, une meilleure application des parois de la balle eontre. la eavité du moule et une vul- canisation beaucoup plus rapide. Le contact de l'air avec la paroi au cours de la vulcani- sation de la balle est ainsi empêché, l'air étant, comme il est connu, nuisible à la vulcanisation.
Un avantage considérable do la balle obtenue au moyen du procédé décrit consiste en ce qu'il est possible de dÚterminer Ó volontÚ la rigidité de la paroi. Ce réglage qui est obtenu en dosant judicieusement les quantités relatives des matières textiles, du caoutchouc et'd'éléments de charge ou d'éléments vulca- nisants absorbÚs par cette mati¯re de façon à obtenir des balles rigoureusement étalonnées en ce qui concerne leur vitesse de départ de la raquette et la hauteur de leur bond. On pourra de la sorte, par exemple, avoir toute une gamme de balles utilisables par les joueurs suivant leur adresse et leur expérience.
A titre d'exemple, pour obtenir une,, du- . reté"comparable, à la dureté de la balle ac- tuelle, on utilisera comme pièce textile une pièce de molleton de 43'5 g au m imprégnée dans un bain de lastex'à 58 % de concentration et essorée régulièrement par un rouleau de 1 kg pour une bande de 10 cm de large. La superposition de deux plis ou épaisseurs donnera da dureté désirée.
Le textile'Ayant été imprégné ià coeur d'une émulsion ou d'une solution de caout chouc coagulable, par exemple du caoutchouc naturel, synthétique ou régénéré con'tenant des éléments nécessaires pour sa vulcanisation et sa conservation, on procède à la coagulation et on découpe à l'emporte-pièce une pièce 1 (fig. 1), circulaire, que l'on place sur une machine à emboutir comportant une coquille femelle 2'et une pièce mâle 3. La coquille femelle possède'des canaux 8 pour l'évacua- tion de l'eau.
On procèd'e à l'emboutissage (fi'g. 2), ce e qui fournit une cazlette 4 avec un rebord 5.
On porte ensuite la calotte 4 sur un moule de dessiccation 6 (fig. 3) qui possède exactement la forme et les dimensions que doit avoir finalement la calotte On place autour du moule une bague 7 po, ur maintenir. le rebord do ta calotte 4 bien appliqué sur le moule sur lequel la calotte achève sa dessiccation. On coupe le pourtour, de la calotte à sa dimen- sion exacte après séchage.
Deux calottes 4, 4'sont plolrgées entière- ment, par exemple en les suspendant au moyen d'une agrafe, dans une dissolution de caoutchouc et, après séchage, on les applique l'une contre l'autre, comme le montre la fig. 4.
Ensuite, on. prend une bande constituée par un tissu, par r exemple par un ruban de canevas 10 soude par calandrage a une feuille 11 de caoutchouc non vulcanisé. Cette bande a, la. longueur déterminée pour former ceinture autour,delaba'IIe,lesdeuxextrémitésche- vauchant légèrement l'une sur l'autre et étant taillées éventuellement ; en biseau de façon a ne pas provoquer de surÚpaisseur.
La bande en questionl est appliquée sllr le joint entre les calottes 4 et 4'. On applique alors sur les calottes elfles-memes'deux cercles 12 de même constitution que la ban. de 3, c'est. dire for mes'du même tissu (canevas) soudé par ea landrageàunefeuilledecaoutchouc non vu. l canisé. La dimension'des cercles 12 est choisie de manière telle qu'après application sur les calottes, Jours bords viennent recouvrir légue- rement les bords de la. bande 1].
On porte alors la balle dans le moule de vulcanisation (fig. 7).
Ce moule est composé de deux moitiés 15, 16 rc) liees par une charnière 17 et susceptibles d'etre maintenues l'une contre l'autre par un verrou 18. Une aiguille creuse 19 pénétre dans l'intérieur du moule et met l'Intérieur'dû ce moule en communication avec l'intérieur de l'autoclave. L'aiguille creuse peut être entourée, à 1'endroit où elle pénètre dans l'intérieur du moule, par une pièce 21 en métal. Ce moule possède soit des aspérités 22, soit des creux 23 disposés suivant un dessin désiré.
Le moule étant ouvert, la balle prête a la vulcanisation est placée dans la moitié 16 et enfoncée dans son logement, sa. paroi est alors transpercée par l'aiguille 19. Le moule est ensuite fermé, le verrou 18 est serré et l'on transporte le moule dans un aut-oelave pour la vulcanisation.
Après vulcanisation, on enlève la balle et on introduit dans l'empreinte laissée par la pièce 21 une pastilule (trou calibré, ce qui permet de diminuer a volonté la, section de passage de l'air à travers la paroi de la balle.
Eventuellament, si on le désire, on pourrait aussi boucher complètement le canal laissé par l'aiguille.
La balle oblienjue par le proelé décrit présente les avantages suivants :
En premier lien, eette balle ne se dé- gonfle pas pour la simple raison qu'clale n'est pas gonflée.
Cette balle possède un bond régulier, c'est-à-dire un coefficient de rel) ondissement qui. ne varie pas avee les variations de tem- pérature
Toujours égale a elle-même pour une forée de coup dû raquette donnée, sa vitesse ini- tiale peut être très grande et rester semblable durant toute son existence.
Sur le sol, on n'observe aucun effet d'amortissement comme avec le feutre, d'où vitesse très grande du sol à la raquette de réception. Do bond du sol à la raquette est donc rapide et régulier puisqu'il n'y a pas d'usure. de feutre.
La banc peut être rendue très visible en utilisant du caoutchouc blanc comme couche extérieure do caoutchouc ; cette balle est lava ble. Elle n'est sensible ni aux différences de température qui peuvent se faire sentir dans les conditions normales de son utilisation, ni ? l'humidité. Elle. reste donc stable par n'Im- porte quel temps.
REVENDICATIONS :
I. Pa. lle de jeu, earactrisée en ce qu'elle comprend un corps rempli d'air Ó une pression sensiblement Úgale Ó la pression atmo sphérique, ce corps étant formé'de deux ca lottes hémisphériques réunies par du caout- chouc vulcanisé et constitué par du tissu im prégné do caoutchouc vulcanisé et présentant une résistance et une élasticité égales dans
le sens de la trame et dans le sens de la chaîne, ledit corps étant recouvert extérieure- ment d'une couche adhérente imperméable de caoutchouc vulcanisé.