Dispositif de correction des excès d'écarts parallactiques dans nu appareil de prises de vues stéréoscopiques. La présente invention concerne un dispo sitif de correction des excès d'écarts parallac- tiques .dans un appareil -de prises de vues stéréoscopiques et ans lequel les deux objec tifs de l'appareil de prises .de vues sont ren dus mobiles l'un par rapport à l'autre, de manière que l'écartement entre ces deux objec tifs varie selon la distance de l'objet sur lequel l'appareil est mis au point.
Selon l'invention, un télémètre à coïnci dence ou d'un autre type sert à commander mécaniquement les organes de mise au point de l'objectif et le réglage de ce télémètre est en outre relié aux deux cames qui font mou voir -les porte-objectifs mobiles.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme .d'exécution -de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue schématique en plan illustrant le principe de cette forme d'exécu tion de l'invention. La. fig. 2 représente, en élévation verti cale et en vue de face, l',ens@@ble des deux objectifs de l'appareil de prises -de vues et du dispositif commandant la variation de l'écar tement entre -ces objectifs en synchronisme avec la mise au point.
La fig. 3 est une vue en plan d'une partie du dispositif représenté sur la fig. 2.
Dans la prise de vues stéréoscopiques, l'écart des deux objectifs -de prises de vues est dans la majorité des cas de 65 mm, distance moyenne de l'écartement oculaire.
Les axes des deux objectifs sont parallèles et les images obtenues ne sont superposables que pour l'infini. Plus les sujets se rappro chent de l'appareil de prises de vues, plus l'écart parallactique augmente.
Dans deux clichés stéréoscopiques, les objets situés à l'infini étant superposés exacte ment, les écarts parallactiques des différents plans croissent ou décroissent en fonction inverse de leur distance aux objectifs et en fonction inverse également de la distance focale de ces derniers.
L'oeil est chargé de l'accommodation en superposant ces différents plans lors de l'exa- m-en ou de la, projection des clichés; son tra vail et sa. fatigue seront d'autant plus grands que les écarts parallactiques seront plus im portants. Ces parallaxes ne peuvent être sup primées, mais il y a gros avantage à pouvoir les diminuer.
Ceci peut être obtenu en s'a.rran-o:#-,ant pour que, lors de l'examen ou de la. projection des deux stéréogrammes, la conjugaison des points homologues ne soit plus à. l'infini, mais faite par exemple sur les plans principaux du sujet, c'est-à-dire ceux sur lesquels l'aeil et l'intérêt se fixent de prime abord.
Si l'on photographie un personnage à. :i m dans un jardin, que les premiers plans se trouvent à. 2 m et les plans les plus éloignés à 10 m, il est évident que l'examen de la pho tographie portera surtout sur le sujet prin cipal. Or, par la méthode habituelle (objectifs fixes à 65 mm d'entr'axes), aucun de ces plans ne se superposera. et l'oeil n'accommodera pas sans fatigue les différents écartements des différents plans .du tableau, à commencer par les plus rapprochés qui seront ceux dont. les écarts parallactiques seront les plus grands.
On peut faire coïncider les deux image: du personnage par rapport à un système de référence qui sera, pour la vision directe au stéréoscope les axes des deux oculaires ou. pour le cinématographe, l'emplacement des perforations déterminant le cadre de l'image, en décentrant les deux objectifs de prises de vues, en les rapprochant l'un de l'autre d'une quantité telle (proportionelle à la distance focale) que les eux images du pei:sonnage soient superposables par rapport au système de référence choisi.
La parallaxe normale restera, à. très peu de chose près, la même, mais elle sera nulle sur le sujet choisi, diminuée proportionnelle ment sur les plans plus rapprochés, augmen tée sur les plans plus éloignés.
Quel que soit le procédé employé, ceci est primordial pour le cinématographe en relief. Toutefois, il est â considérer que, lorsque la conjugaison des points homologues se fait sur des centres assez rapprochés, de 2 à 6 m par exemple, il en résulte des excès d'écarts parallactiques assez, grands pour les infinis et, pour des points à 8 m par exemple, des excès d'écarts parallactiques ég < rlement gê nants pour les premiers plans situés de 1 à m. capables de crcser une fatigue -d'accom modation.
Il est donc avantageux de partir d'un ré- 11-lage qui laisserait un certain écart sur le sujet principal, par exemple '/1" de mm, de façon que l'aeil, par accoutumance, puisse accommoder plus facilement les faibles écarts parallactiques du sujet principal et les écarts plus grands des premiers et arrières plans, ces derniers écarts étant toutefois diminués en raison de l'écart admis pour le sujet prin cipal.
Ceci dit, le profil .des cames servant à commander l'écartement ou le rapprochement des objectifs petit être déterminé de la façon suivante Soit, les deux objectifs l et ? d'axes opti ques ÏX et X'Y' parallèles et écartés de 65 mm, ces deux objectifs photographiant un sujet .:4 placé < r 2 m du plan des centres opti ques des objectifs passant par O O' (on sup pose les plans nodaux confondus dans le plan 001).
Le plain de la pellicule 3 est parallèle à ce plan O O'.
travers l'objectif 1, l'image de _4 vien dra en E. A travers l'objectif 2, cette image viendra. en D.
La. correction de l'écart parallactique con sisterait èt, déplacer l'objectif 2 d'une quantité telle que l'image (le .1 donnée par cet objectif @? vieillie en C, c'est-à-dire qu'elle soit super posable à E.
Si l'on déplace toutefois l'objectif 2 de la valeur<I>CD,</I> l'image<I>D</I> du sujet l1 viendra. à un écart près, très petit, se placer en C et les deux images seront à peu prés superposables par rapport au .système de références choisi, c'est-à-dire l'aboutissement des axes optiques des deux objectifs sur la pellicule photogra phique. _ On peut donc écrire:
EMI0003.0004
Dans le .cas envisagé ci-dessus, et si la distance focale des objectifs est par exemple de 35 mm, on en tire:
EMI0003.0005
Soit<I>CD =</I> 1,l3.
Les deux objectifs étant mobiles, il faut donc les rapprocher de
EMI0003.0007
soit 0,56 mm pour que les images d'objets placés sur le plan A.13 soient à peu près superposables. Ce déplacement des objectifs varie évidemment avec la distance du plan<I>AB</I> au plan 0 0'.
En recommençant ce calcul pour diffé rents plans<I>AB</I> -de mise au point situés là 1 m, 2 m, 3 m, 5 m, 10 m, etc., et en traçant la courbe des déplacements <I>CD</I> trouvés, on peut constituer le profil de la came à réaliser pour obtenir automatiquement la distance entre les deux objectifs qui correspond au plan sur le quel la mise au point est faite.
Mais, lors d'une prise -de vues cinémato- graphiques, l'opérateur de prises de vues a toujours de la difficulté à savoir exactement la distance à laquelle se trouve l'appareil du personnage qu'il veut suivre et qui, naturel lement, peut se déplacer constamment. Il y aurait donc avantage à connaître d'une façon continue la :distance de mise au point.
Ceci constitue un des buts principaux de cette invention et en particulier pour l'appli cation au cinématographe en relief.
Un télémètre à coïncidence (ou d'un autre type) sert, comme cela existe dans certains appareils de photographie, à commander méca niquement les organes de mise au point de l'objectif.
Ce télémètre permet à l'opérateur .de main tenir d'une façon continue le plan de mise au point sur le personnage -ou le plan princi pal choisi alors que, jusqu'à présent, on uti- lisait pour cela une simple lunette dite "loupe de visée".
On suit ce personnage dans le vi seur du télémètre qui pourra être muni d'un cadre déterminant le champ à photographier et on maintient en coïncidence les deux images vues dans le télémètre. La manoeuvre de coïn cidence amène le plan de Taise au point sur le sujet choisi puisque télémètre et mise au point des objectifs de prises de vues sont cou plés mécaniquement.
Mais, du fait de la mise au point, les -deux objectifs se .rapprochent ou s'écartent puisque .leurs cames sont com- mandées par cette même mise au point. La parallaxe se trouvera donc corrigée sur le plan de mise au point correcte.
Dans le mode de réalisation représenté, schématiquement à titre d'exemple, sur les fig. 2 et 3, un axe a, muni d'un filetage al, entraîne un écrou<I>d</I> lié au bâti <I>e é</I> qui sup- portie les porte-objectifs b et c et qui peut se déplacer en translation parallèlement au plan de la fig. 1 sur les guides j et<B>1'.</B>
Cet axe a reçoit son mouvement -de rota tion, par un système connu et non décrit, de l'axe -de réglage qui, .dans le télémètre (non figuré), permet de faire. coïncider les deux images télémétriques.
Ledit axe porte en outre à son extrémité une vis tangente <I>f</I> commandant un axe<I>g</I> transversal qui porte deux pas -de vis inverses permettant de déplacer en sens. inverse .dans le plan de la fig. 2, les cames -de correction parallactiques <I>h</I> et<I>h'</I> coulissant dans des glis sières fixes<I>i</I> et ?".
Les montures de chaque porte-objectif b c peuvent glisser dans des glissières prévues dans le bâti e é et sont constamment main tenues éloignées l'une de l'autre par les res sorts<I>m</I> et Mn, -de sorte que,des -doigts n et n\ portés par ces montures viennent constamment buter sur les cames m et M'.
Lorsque les objectifs avancent ou reculent selon la mise au point faite télémétriquement, les deux cames avancent ou reculent et, par l'intermédiaire des doigts<I>n</I> et n, forcent les deux objectifs à s'éloigner ou se rapprocher d'une .distance qui -correspond au profil des cames.