Véhicule léger à pédales. La présente invention a pour objet un véhicule léger à pédales, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour transmettre aux roues avant directrices le mouvement des pédales, lesdites pédales étant indépen- dantes des roues directrices relativement aux mouvements d'orientation de celles-ci.
Le dessin annexé montre, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'invention: Fig. 1 en est une vue de côté, la carros serie simplement schématisée et le détail de la transmission de mouvement non figuré pour ne pas surcharger le dessin.
Fig. 2 est une demi-vue en plan avec coupes des pédaliers et de la transmission de mouvement, le support libre supposé ramené dans le plan horizontal.
Fig. 3 en est une coupe suivant HI-III (fig. 2).
Fig. 4 est une de côté à grande échelle d'un siège.
Fig. â est une vue en plan de l'armature du véhicule. Fig. 6 montre en perspective une variante de réalisation d'un siège.
Le véhicule représenté en fig. 1 comporte non un châssis ià proprement parler, mais un corps formé par une armature tubulaire construite à la façon d'un fuselage d'avion. Elle est constituée par un certain nombre de traverses tubulaires 1 réunies par deux ran gées du tubes longitudinaux ou longerons 2 et par des jambes tubulaires obliques 3, le tout constituant un ensemble parfaitement rigide dans tous les sens malgré une très grande légèreté. Comme montré, l'un des lon gerons supérieurs 2a est notablement incliné vers l'arrière au droit des sièges.
L'armature ainsi constituée reçoit une carrosserie 4 appropriée qui est préférable ment établie conformément au brevet n o 229764, ladite carrosserie comportant no tamment au droit des sièges une partie échan crée 5 qui correspond à l'abaissement de l'armature réalisé par le longeron oblique 2a. Les traverses tubulaires 1 et le profil en plan de la carrosserie sont dimensionnées de telle manière que ladite carrosserie vienne se fixer en place aux extrémités desdites tra verses, extrémités qui peuvent, par exemple, être pourvues de bouchons en métal, en bois ou en matière élastique telle que le caout chouc, par l'intermédiaire desquels la fixa tion est assurée.
On réalise ainsi un mon tage extrêmement rapide de la carrosserie sur l'armature, ce qui facilite considérablement l'exécution des réparations éventuelles à des organes difficilement accessibles de l'exté rieur.
L'armature repose sur deux essieux anti- roulis qui sont préférablement établis con formément au brevet no 231626. L'essieu avant. est suspendu par l'intermédiaire de ressorts de compression 6 prenant appui contre une petite traverse 7 rapportée à l'avant de l'armature. La direction est assu rée par un volant schématisé en 8 et qui est calé en bout. d'un arbre tubulaire incliné 9 aboutissant directement au mécanisme de commande décrit dans la demande de brevet ci-dessus.
L'essieu arrière est suspendu par # deux autres ressorts de compression 10 pre nant également appui contre une traverse supplémentaire 11 rapportée à l'arrière Les bras de suspension et d'articulation des deux essieux ont une longueur préférablement voisine du quart de l'empattement total du véhicule. Les bras avant et arrière sont op posés les uns aux autres, comme montré fi--. 1.
Le véhicule représenté est à, deux places côte à. côte.<B>A</B> chacune correspond un péda lier de type classique comportant deux ma nivelles 12 associées à un plateau 13. Cet ensemble est. porté par un moyeu 14 (fig. 2 et 3) à. la façon habituelle, et chaque moyeu 14 est solidaire d'un tube 15 engagé dans un tube longitudinal sensiblement horizontal 16 fixé à l'armature, l'arrière de ce dernier tube étant supporté par une chaise 17. Le tube 16 est fendu et est serré sur le tube 15 par un collier 18, ce qui a pour résultat de blo quer l'ensemble télescopique décrit à la po sition de réglage choisie.
Pour éviter que le tube 15 ne puisse tourner intempestivement à. l'intérieur du tube 16, il est prévu un sys tème de clavetage coulissant tel qu'un téton 19 engagé dans la fente du tube 20.
Vers l'avant du véhicule, l'armature supporte un axe transversal 21, sur lequel est monté à roulements à, billes un arbre tubulaire 22 portant à chacune de ses extrémités une roue dentée 23 reliée au plateau 13 correspondant par une chaîne 24. Celle-ci passe sur un tendeur double constitué par deux galets 25 montés à pivot aux extrémités d'un fléau 26 articulé en son milieu en 27 sur un support approprié quelconque tel, par exemple, qu'un collier 28 monté sur le tube 16 correspon dant. Un ressort 29 assure la tension de la chaîne.
Ce type de tendeur de chaîne per met d'absorber une différence de longueur de chaîne considérable provoquée tant par le réglage de la position du pédalier par le sys tème télescopique 15-16 que par un dé railleur éventuel sur l'arbre 22 ou sui le pé dalier, ou sur les deux, comme indiqué en traits interrompus en 23' et 13". D'autre part, l'arbre tubulaire 22 étant très rigide par lui-même et ses roulements étant très rap prochés des extrémités de l'axe 21, ce der nier peut être de faible diamètre; il n'a pas même besoin d'être continu et peut être rem placé par deux bouts d'arbre convenablement encastrés.
L'arbre tubulaire 22 porte en son milieu un support 29 monté sur lui à roulements @à billes. Ce support est en forme de bras et son extrémité libre porte un axe 30 dépas sant de part et d'autre d'une portion cen trale 30' à plus fort. diamètre qui est excen trée par rapport aux deux extrémités, la dite portion centrale étant bloquée en posi tion dans le support 29 par une vis 31. Cha cune des deux extrémités de l'axe 30 porte un moyeu 32 monté à billes sur lui, ledit moyeu portant une roue libre 33, un tam bour de frein à bande 34 et un joint élas tique ou articulé d'extrémité 35. La roue libre 33 est reliée par une chaîne 36 avec une roue dentée correspondante 37 calée sur l'arbre tubulaire 22.
La tension des deux chaînes 36 peut se régler par la simple rota- Lion de l'axe 30 dans son logement, grâce à l'excentricité de la portion 30'.
Le support 29, qui est figuré horizontal en fig. 3 pour la commodité du dessin, est orienté dans une position oblique appropriée, comme indiqué en fig. 2, position dans la quelle il est fixé par une tige d'amarrage réglable 38, laquelle peut éventuellement être pourvue d'un intermédiaire élastique.
On comprend que le mouvement de l'arbre 22 est transmis par les chaînes 36 aux roues libres 33 qui, à leur tour, le transmettent aux joints 35. Ceux-ci entraînent des arbres latéraux 39 qui entraînent à leur tour les roues avant. Grâce aux roues libres 33, dans un virage, la roue extérieure à la courbe peut tourner un peu plus vite que la roue inté rieure qui agit alors seule comme roue mo trice du véhicule. On notera que le mouve ment des pédales est ainsi transmis aux roues avant directrices, mais que lesdites pédales sont indépendantes des roues directrices re lativement aux mouvements d'orientation de celles-ci.
Le support 29, au lieu d'être amarré à l'armature du véhicule, peut être attelé à l'essieu avant dont il suit alors les déplace ments, ce qui réduit dans une très grande pro portion les débattements des joints 35.
Au lieu de disposer les roues libres sur les moyeux 32, on peut également les disposer sur l'arbre tubulaire 22 aux lieu et place des roues 37, sans que le fonctionnement se trouve modifié. On peut encore, à la condi tion de prévoir l'axe 21 suffisamment fort, monter le support 29 sur lui et remplacer l'arbre tubulaire 22 par deux demi-arbres, chacun étant limité à la roue 37 correspon dante; dans cette disposition, il est possible de ne prévoir aucune roue libre, chaque péda lier entraînant alors une roue.
L'inconvé nient est évidemment que le pédalage des deux passagers n'est plus alors forcément en synchronisme, même en ligne droite, et que dans le cas où le véhicule n'est monté que par un seul passager l'entraînement ne se fait que par une seule roue, celle d'ailleurs qui se trouve du côté du passager unique et qui est ainsi la plus chargée.
Les sièges, disposés au droit de l'échan crure 5 de la carrosserie (fig. 1), sont cons titués par une toile 40 tendue entre une tra verse supérieure 1a et le côté antérieur d'un cadre 41 dont l'arrière est articulé à des oreilles 42 fixées sur une traverse 1 infé rieure. L'avant du cadre 41 repose sur une butée appropriée 43 fixée à une autre tra verse inférieure 1.
Le siège ainsi constitué est complété par un dossier 44 . fait en crin, bourre de liège ou analogue, ou encore, pour gagner du poids, par des lames métalliques élastiques minces.
Dans la variante de réalisation de fig. 6, le cadre 41 est entièrement libre autour de son point d'articulation 45 aux oreilles 42. La toile 40 est fixée à la traverse supérieure 1a par des cordes ou lanières inextensibles 46.
On comprend que lorsque l'usager s'as sied sur le siège ainsi constitué, si la lon gueur de la toile n'est pas excessive, la trac tion que cette dernière exerce sur le cadre 41 passe au-dessus des axes géométriques des pivots 45, de telle sorte que ledit cadre trouve une position d'équilibre stable plus ou moins voisine de celle représentée en fig. 6 pour le siège de gauche. Cette position varie d'ailleurs suivant la position exacte du pas sager, de telle sorte que le siège réalise une sorte de montage flottant ou semi-flottant épousant les formes du corps un peu à la façon des coussins à ressorts, mais avec une réalisation beaucoup plus simple et plus légère.
Le siège présente en outre une grande souplesse et atténue les réactions verticales.
Dans l'une et l'autre réalisations, les sièges se relèvent sans difficulté pour fa ciliter l'accès des passagers à leurs places res pectives et l'on peut prévoir des moyens pour qu'ils puissent rester à la position relevée, par exemple des mécanismes à frottement introduits dans les articulations 45.
Le véhicule décrit peut encore comporter un moteur léger accouplé aux roues de toute façon appropriée et prévu soit pour entraî- ner entièrement le véhicule, soit pour simple ment aider au pédalage.