CH238303A - Procédé et installation pour le traitement de la tourbe. - Google Patents

Procédé et installation pour le traitement de la tourbe.

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CH238303A
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Revel Louis-Adrien-Joseph
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Revel Louis Adrien Joseph
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C10PETROLEUM, GAS OR COKE INDUSTRIES; TECHNICAL GASES CONTAINING CARBON MONOXIDE; FUELS; LUBRICANTS; PEAT
    • C10FDRYING OR WORKING-UP OF PEAT
    • C10F7/00Working-up peat

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  • Chemical & Material Sciences (AREA)
  • Oil, Petroleum & Natural Gas (AREA)
  • Organic Chemistry (AREA)
  • Processing Of Solid Wastes (AREA)

Description


  Procédé et installation pour le traitement de la tourbe.         Cette    invention a pour objet un procédé et  une installation pour le traitement de la  tourbe, procédé     dans    lequel on obtient, entre  autres, la destruction de l'hydrocellulose et  l'élimination hors de la tourbe des sables et  des matières incombustibles capables de     dan-          ner    naissance à des cendres lors de la com  bustion.  



  On n'a pas 1e plus     souvent    tenu compte  dans le passé de la teneur en matières incom  bustibles capables de produire des cendres de  la tourbe. Or l'expérience prouve que si, dans  les foyers domestiques, la     teneur    en matières  incombustibles capables de produire des cen  dres peut atteindre sans inconvénient un cer  tain pourcentage, elle doit par contre être très  limitée dans les gazogènes. Ici, en effet, la for  mation des mâchefers résultant de la fusion  de ces matières incombustibles constitue un  très gros inconvénient. C'est elle surtout qui  empêche l'utilisation normale de la tourbe  dans les gazogènes.

   Les tourbes sont pour la  plupart très riches en matières incombusti-    bles de ce genre, et ne peuvent donc être uti  lisées comme source de carburants soit à l'état  de tourbe crue, soit à l'état de tourbe torré  fiée, semi-carbonisée ou cokéfiée. Aussi n'a-t  on utilisé jusqu'ici comme sources de carbu  rants que les tourbes qui ont une très faible  teneur en matières incombustibles productrices  de cendres et a-t-on laissé inexploitées celles  dont la teneur en ces matières est élevée.  C'est là une perte considérable de richesse na  turelle.  



  Le procédé et l'installation formant l'objet  de la présente invention ont été conçus pour       permettre        @de        tirer    parti -de cette richesse. La  solution     industrielle        qu'ils    apportent     est    sim  ple et permet de traiter toutes les tourbes  quelle que soit leur teneur en     matières        pro-          ductrices    de cendres.

   Par la     destruction    de       l'hydrocellulose    de la tourbe et     l'élimination     des     matières        incombustibles,    la     teneur    en ma  gères incombustibles productrices de cendres  est ramenée à     un.    taux très bas, ce qui aug  mente le pouvoir     calorifique    des tourbes et      permet leur emploi à l'état torréfié,     semi-          carbonisé    ou cokéfié.  



  Le procédé suivant l'invention est caracté  risé en ce qu'il comprend un     broyage-défi-          brage    faisant intervenir simultanément un  brassage dans un sens et des jets d'eau en  sens inverse, de manière à dissocier la tourbe  sans     pulvériser    ses matières solides et à dis  soudre et entraîner par le liquide son     hydro-          cellulose,    ensuite un épierrage et un     dessa-          blage    avec élimination des matières produc  trices de cendres, enfin un égouttage.  



       L'installation    suivant l'invention est ca  ractérisée par la disposition en succession d'un  broyeur-défibreur avec action conjuguée et  inverse d'organes brasseurs et de jets d'eau,  d'un épierreur, d'un séparateur perforé pour  l'élimination des sables et matières incom  bustibles productrices de cendres et d'un  égouttoir.  



  Cette installation     peut        être    exécutée soit  sous la forme d'une installation fixe, soit sous  la forme d'une installation transportable, par  exemple sur une voie ferrée.  



  Les dessins annexés représentent, deux  formes d'exécution de l'installation suivant  l'invention.  



  La fig. 1 est une vue en élévation partiel  lement coupée de l'ensemble de l'installation,  supposée fixe, formant la, première forme  d'exécution.  



  La fig. 2 est une vue en coupe longitudi  nale du broyeur-défibreur formant l'élément  d'entrée de la tourbe dans l'installation.  



  La fig. 3 est une vue en coupe transver  sale de ce broyeur-défibreur.  



  La fig. 4 est une vue en plan du dessus  de l'installation représentée en fig. 1.  



  La fig. 5 est une vue en élévation de bout  avec coupes partielles montrant l'échelonne  ment en hauteur de divers éléments     constitu-          tifs    de l'installation.  



  La fig. 6 est une vue en élévation longi  tudinale avec un arrachement montrant     l'es-          soreur    à tablier filtrant sans fin.  



  La fig. 7 est une vue en plan du dessus  correspondant à la fig. 6.    La fig. 8 est une vue en élévation de l'en  semble de l'installation, supposée     transpor-          table,    formant la deuxième forme d'exécution  de l'invention.  



  Comme représenté en particulier dans les  fig. 2 et 3, le broyeur-défibreur comprend une  cuve allongée 1 à profil courbe en tôle ou  matière équivalente pourvue d'un couvercle 2  pivotant autour de gonds 3 et immobilisable  en position fermée par un     dispositif    tel que 4.  A l'une de ses extrémités, le couvercle 2 est  muni d'une trémie 5 pour l'introduction de  la tourbe ou autre matière brute à traiter.  A son autre extrémité, la cuve 1 est munie  d'un conduit 6 par lequel cette matière sort  de la cuve après traitement. Dans des cous  sinets 7, encastrés dans les flasques termi  naux 8 peut tourner un arbre longitudinal 9  pourvu. à ses deux extrémités, de bagues d'ar  rêt 10 et équipe de deux poulies de commande  contiguës 11: l'une fixe, l'autre folle, de type  ordinaire.  



  De distance en distance dans sa longueur,  l'arbre 9 est garni de moyeux 12 à     espace-          ntents    décroissants et à pourtour alvéolé. Dans  les alvéoles de ces moyeux 12 sont emboîtées  les extrémités de bras radiaux 13 constitués  avantageusement par des tronçons de câbles  dont l'extrémité peut être ou non frettée ou  par des org-anes équivalents dotés de souplesse  en     tous    sens, de manière à éviter les cailloux  ou autres corps durs se trouvant au sein de  la, matière en cours de broyage. Dans l'inté  rieur de la cuve 1 et en bas débouchent     rune       série de tubulures 14 branchées sur un tuyau  15     d'addnetion    d'eau.

   Ces tubulures 14 sont  destins à projeter dans la cuve 1 en sens  inverse du     mouvement    fies bras 13 des jets  d'eau sous pression pour     compléter    l'action de  ce.,     bras    13 qui tournent dans le sens indiqué       par    la. flèche     f    en     fig.    3. Ces jets .d'eau pro  jetés au     sein    de la     matière        brassée    dans la.

    cuve ont pour rôle de remplacer les bras fixes       général,entent    montés dans les     broyeurs-défi-          breurs    de type ordinaire et     d'effectuer    un tra  vail     analogue    mais sans broyer la,     partie    de  la     matière    que le liquide ne dissocie pas.     Cette     disposition obvie aux inconvénients des      broyeurs qui broient sans distinction toutes  les     matières    qui passent dedans, ce qui, dans  l'exemple de la tourbe, augmenterait les diffi  cultés de l'élimination ultérieure des matières  incombustibles productrices de cendres.

   Cette  disposition obvie également, au moins en par  tie, à l'usure que     causent    les matières dures  riches en sables siliceux.  



  L'ensemble brasseur y compris les coussi  nets 7 est maintenu en place par le couvercle  2. Il suffit de relever celui-ci pour dégager  le mécanisme qu'on peut enlever en bloc, par  exemple à l'aide d'un palan en vue du net  toyage ou d'une réparation.  



  Le broyeur-défibreur ainsi constitué dis  socie intégralement la tourbe sans que les ma  tières solides qu'elle contient soient pulvéri  sées. Sous l'action des bras rotatifs et des  jets d'eau agissant en sens inverse de ces bras,  la tourbe brassée en présence d'un excès d'eau  est débarrassée de son hydrocellulose qui est  dissoute et entraînée par les eaux résiduaires.  



  A titre de variante et de préférence, des  bras figes pourraient être prévus dans le  broyeur-défibreur entre des bras rotatifs ri  gides placés dès l'entrée de ce broyeur et des  tinés à broyer les mottes de tourbe.  



  Dans l'installation fige que montre la  fig. 1, la tourbe broyée et défibrée ainsi qu'il  vient     d'être    dit et sortant par le conduit 6  tombe sur une grille épierreuse 16 inclinée  en pente douce au-dessous de ce conduit. Cette  grille 16 est située au-dessus de la partie su  périeure d'une batée qui est constituée par  une grande cuve verticale 17 en forme de  vasque analogue à celles utilisées par les or  pailleurs. Cette cuve 17 est munie de tubu  lures à débit réglable débouchant, tangentiel  lement et     obliquement    vers le haut, comme  figuré en 18.

   Le rôle de ces tubulures, qui  sont réunies à la canalisation d'adduction  d'eau, est de produire dans la cuve 17 des  jets d'eau capables d'imprimer à la partie  menue de la tourbe qui a traversé la grille  épierreuse 16 un tourbillonnement giratoire  pour l'entraîner vers la périphérie pendant  que les sables ou petits     cailloux    qui ont passé  à travers la grille 16 restent par inertie au    centre de la cuve 17 pour en être évacués par  une goulotte 19 prolongeant sa partie infé  rieure et munie d'une vanne réglable 20.

   Ces  sables et petits cailloux sont recueillis dans  un silo sous-jacent 21 dans lequel s'élève un  tuyau 22 formant trop-plein raccordé à la ca  nalisation d'eau 23.     Cette        canalisation        aboutit     à une cuve     23a    et     la    circulation -de     l'eau    dans  le     sens    indiqué par les flèches s'opère sous  l'action d'une pompe 23b.  



  Si     des        particules    de tourbe sont passées  dans l'eau d'essorage, elles sont récupérées  par la     réutilisation    de cette eau recueillie dans  la cuve 23a. Les gros cailloux ou     autres    corps  durs qui ont été     interceptés    par da grille supé  rieure 16 de la batée sont recueillis dans un  silo 24 placé à     proximité.    La batée ici     décrite     est supposée fixe,     mass    elle pourrait être ani  mée d'un mouvement     rotatif    et conjuguée  avec une arrivée d'eau     tangentielle    à .débit  réglable.  



  La tourbe     -désormais    dessablée et     entraînée          contre    la paroi     périphérique    de la cuve 17 de  la batée est projetée dans un     séparateur    25 à  pente réglable et     constitué    par un canal com  portant une sorte d'échelle formée .de bar  reaux 26 plus ou moins     espacés    (de section  ronde, carrée, rectangulaire ou autre) et main  tenus entre deux longerons 27 formant un  ensemble pouvant pivoter     autour,d'un    axe 28       situé    à son     extrémité    d'aval.

       L'extrémité    op  posée de cet ensemble est suspendue à un  organe tel qu'une chaîne 29     faisant    partie  d'un dispositif ;de relevage     figuré    schémati  quement en 30     (fig.    1) et commandé manuel  lement ou mécaniquement. En relevant ainsi  l'échelle, les sables légers     entraînés    hors de  la     batée    et qui se sont déposés entre les bar  reaux 26 peuvent être évacués rapidement par  un courant d'eau qu'on fait arriver     dans    le  canal du séparateur 25 et     précipités    par une  trappe 31 dans une gouttière inclinée 32 dé  bouchant dans le silo à sables 21.  



  Par     ce        traitement        complémentaire,    toutes  les     matières    incombustibles     productrices        -de     cendres que contient la tourbe sont complè  tement     éliminées.         Au-dessous de l'embouchure de sortie du  séparateur 25 est placé un moulin 33 étudié  pour assurer un broyage fin ou pulvérisation  de la tourbe en présence d'un excès d'eau. Ce  moulin peut être     avantageusement    un     broyeur     à noix actionnées par des poulies 34 (fig. 4).  L'eau évite l'engorgement des noix broyeuses.

    L'hydrocellulose qui n'aurait pas été éliminée  dans le broyeur-défibreur est supprimée dans  ce moulin.  



  En sortant du moulin 33 par une     goulotte     35, la tourbe broyée tombe dans un récipient  36 dont le fond 37 porte une matière filtrante  appropriée 38 maintenue entre une grille su  périeure 39 et une grille inférieure 40. Le  récipient 36 forme un égouttoir ou bassin fil  trant dont le rôle est d'éliminer le plus possi  ble de l'eau qui se trouve dans la tourbe avant  le passage de celle-ci dans l'élément suivant  de l'installation. Cette eau ainsi éliminée par  filtration à travers la matière filtrante 38 est  évacuée par une tubulure 41 pourvue d'un  robinet 42; elle tombe dans un entonnoir 43  relié par un tuyau 44 à la canalisation 23.  A l'extrémité inférieure du récipient 36 est  placée une vanne coulissante 45 donnant accès  à un conduit 46 desservant l'essoreur placé  en aval.  



  L'essoreur est constitué essentiellement  par un     tablier    sans fin à. claire-voie mobile  dans 'In bâti à flasques 47 délimitant     une    ca  pacité reliée par un conduit 48 commandé par  une vanne 49 au conduit 46 venant du bassin  filtrant 36. Ce tablier peut être formé d'une  toile métallique à mailles 50 ou d'une étoffe  de coton au matière analogue à brosse trame  garnie d'au moins une couche de matière fil  trante poreuse telle que de l'éponge artifi  cielle, du coton bourré, de la peau de cha  mois, etc.  



  La toile métallique 50 est entraînée en  passant autour d'un rouleau menant 51 et  d'un rouleau mené 52 montés respectivement  sur des arbres 53, 54 portant, à l'une de  leurs extrémités (fig. 6 et 7), des pignons  55, 56 réunis par une chaîne sans fin 57.  Les arbres 53 et 54 sont munis de     bagues     d'arrêt 58 et l'arbre menant 53 porte deux    poulies 59: l'une fixe, l'autre folle, assurant  sa commande de la manière ordinaire.  



  Le tablier sans fin garni de la matière  filtrante 60 a un trajet représentant un       triangle    isocèle à     angles    arrondis et à sommet  dirigé vers le bas. Le brin supérieur de ce  tablier reçoit la tourbe qui lui arrive par le  conduit 46. Ce tablier chemine entre des rou  leaux inférieurs 61 assurant son assise et  des     rouleaux        supérieurs    62     qui    pressent sur  lui. Ces rouleaux supérieurs sont réunis par       vue    courroie sans fin 63 formant un harnais  à action élastique assurée par des ressorts  presseurs 64.

   La tension de la toile sans fin  50 est assurée par un galet 65 porté par une  chape pivotante 66 et     uni    rouleau intermé  diaire 67.  



  Sur l'arbre menant 53 est calée à son  extrémité opposée à celle qui porte les pou  lies de commande 59 une poulie de renvoi 68  sur laquelle passe une courroie 69 qui passe       également    sur une poulie de renvoi plus petite  70 calée sur un arbre 71 portant une brosse  72 disposée de manière à frotter contre la  matière filtrante 60 qui garnit le tablier sans  fin au fur et à mesure qu'elle passe à la hau  teur de cette brosse. Celle-ci fait ainsi office  d'organe débourreur.

   La commande est étu  diée de     manière    que le tablier filtrant sans  fin et: la brosse 72 tournent dans le sens des       aiguilles    d'une montre, ainsi que     représenté     par les flèches<B><I>f</I></B> et<I>f"</I> dans la     fig.    6.  



  La tourbe     déjii        débarrassée    .de la majeure  partie de l'eau qu'elle contient et venant de       l'égouttoir        tombe    sur le brin supérieur du  tablier     filtrant    qui     l'entraîne    avec lui. La  tourbe passe ainsi entre les rouleaux 61, 62       qui    compriment entre eux le tablier et la.  couche de tourbe pulvérisée qu'il supporte.

         Par    suite de la pression     exercée    par les rou  leaux, l'eau     eonten        ue    dans la tourbe     pénètre     dans la,     ma,tii-re    filtrante 60.     Dès    que celle-ci  a.

   franchi     ces    rouleaux, elle se dilate, ce qui  provoque une succion qui complète     l'essorage.          L'eau,        qui    traverse la     matière    filtrante et qui  tombe, repasse en     contre-courant    à travers la  partie     descendante    du brin inférieur du ta  blier qui est située en     deça    du rouleau feu-      deur 67. Cette eau nettoie ainsi automatique  ment le tablier. Le brin inférieur est ainsi  comprimé par le rouleau et le galet tendeur,  ce qui en exprime le     reste    de l'eau qui s'y  trouve.

   Par conséquent, à la naissance du  brin supérieur du tablier, la matière filtrante  60 est toujours bien propre pour une nouvelle  opération d'essorage de la tourbe. La brosse  72 placée à l'extrémité d'aval du brin supé  rieur du tablier puisse, à même celui-ci, la  tourbe déjà en partie décollée par l'infléchis  sement de ce tablier autour de son rouleau  menant 51, et la projette dans une cuve qui  la déverse dans un séchoir formant le dernier  élément de l'installation fixe.  



  Cette cuve intermédiaire 73 (fig. 5) est  pourvue d'un fond incliné 74 et d'une ouver  ture fermée par une porte coulissante 75.  Cette porte donne accès à un séchoir constitué  par un récipient     vertical    76 à fond tronconi  que 77 se prolongeant par une buse 78. La  partie supérieure du récipient 76 est munie  d'une porte 79 à fermeture hermétique desti  née à être refermée après l'introduction d'une  certaine charge de tourbe déversée par la  porte 75. La partie inférieure du récipient 76  est pourvue d'une porte de déchargement 80  également à fermeture hermétique, par exem  ple à coulisse comme représenté. En travers  de la capacité du récipient 76 sont placées  deux grilles espacées inclinées 81, 82 entre  lesquelles se trouve une matière filtrante  convenable 83.

   La grille inférieure 82 est  supportée par des consoles 84. La partie supé  rieure du récipient 76 est raccordée à une  tubulure 85 pour l'insufflation d'air chaud.  La buse inférieure 78 sert à l'aspiration de  cet air chaud provenant de toute source con  venable et destiné à assurer le séchage. L'air  chaud est, de préférence, aspiré par dépres  sion de haut en bas par la buse 78 et tra  verse la tourbe qui se trouve sur la grille 81;  il l'amène ainsi au degré définitif de siccité  requis.  



  La deuxième forme d'exécution de l'ins  tallation, qui est représentée dans la fig. 8,  est étudiée pour pouvoir être transportée faci  lement d'un endroit à un autre et comprend    à cet effet un chariot 100 monté sur quatre  paires de roues 102 destinées à rouler sur les  rails 103 d'une voie ferrée pourvue de tra  verses 104. Sur le chariot 100 est installé un  moteur 105, tel par exemple qu'un moteur  électrique. Un arbre de commande principal  106, actionné par le moteur 105, tourne dans  des paliers 107. Cet arbre 106 est commandé  par un renvoi 108. Un second renvoi 109  actionne une pompe 110 pour la circulation  du liquide dans l'appareil par l'intermédiaire  d'une tuyauterie 111. Un troisième renvoi  112 actionne une poulie double montée sur  l'arbre 113 d'un broyeur-défibreur 114 repo  sant sur le chariot 100 près d'une de ses  extrémités.

   A ce broyeur-défibreur (dont la       construction    est analogue à     celle        décrite    en  regard des fig. 2 et 3) donne accès une trémie  115 par laquelle on introduit la tourbe ou  matière analogue à traiter.  



  Au-dessous du broyeur-défibreur 114  pourvu d'une tubulure d'évacuation 116 se  trouve une grille épierreuse inclinée 117 sur  montant un bac 118 dans lequel la tourbe  défibrée exempte de pierres tombe au fur  et à mesure .de son broyage-défibrage.  



  Au-dessus des longerons du chariot 100 se  dressent des paires de montants 119, 120. La  paire de, montants 119 supporte l'extrémité  haute du séparateur, tandis que la paire de  montants 120 supporte, d'une part, la partie  basse de ce séparateur et, d'autre part, le       sommet    -d'un élévateur     destiné    à puiser la  tourbe défibrée dans le bac 118 et à la faire       remonter    pour la     idéverser        dans    le     séparateur.     



  L'élévateur est     constitué    ici, à titre       d'exemple    d'exécution, par une chaîne 121  garnie de     goide)hs    122 et     passant    sur des roues  123, 124. L'axe ,de la roue     supérieure    124 est       implanté    dans les     montants    latéraux 120 et       porte    une poulie     d'actionnement    1.25 sur la  quelle passe     une        courroie,demi-croisée    126 qui  passe par ailleurs sur une poulie 127     calée     sur l'arbre 106.

   Un     dispositif    de     -débrayage     de type connu peut être prévu.  



  Près du sommet des     .montants    verticaux  120 est fixée     une    auge 128     destinée    à rece  voir la tourbe     défibrée    élevée par les godets      122 au fur et à mesure que ceux-ci culbutent  au sommet de la course. Cette auge 128 se  prolonge par une boulotte 129 dont l'extré  mité distributrice amincie est supportée par  une patte 130 avec dispositif de réglage 131.  Cette patte est fixée sur le flasque latéral  du canal longitudinal 132 du séparateur. Le  fonctionnement de celui-ci s'opère, dans cette  forme d'exécution, automatiquement.  



  Le séparateur automatique comprend un  tablier sans fin 133 à surface rugueuse ou  velue garnie à intervalles réguliers de sail  lies telles que des barreaux transversaux 134.  Le tablier 133, dont le brin supérieur travail  lant longe le fond 132a du canal 132, est  entraîné à ses deux extrémités par des tam  bours 135, 136. Le tambour 135 est calé sur  un arbre 137 tourillonné dans les montants  119 et portant une poulie d'actionnement  138 commandée par urne courroie demi-croisée  139 à partir d'une poulie 140 montée sur  l'arbre 106 actionné par le moteur 105. Un  dispositif de débrayage est prévu. La tension  du tablier 133 est ajustée au moyen d'un rou  leau 141 supporté par un bras 142 solidaire  d'une lyre ajourée 143 que traverse un boulon  de serrage 144 implanté dans le flasque du  canal 132 du séparateur.

   Celui-ci présente une       certaine    déclivité de gauche à droite (en re  gardant la fig. 8), c'est-à-dire de son extré  mité d'entrée à son extrémité de sortie. Cette  déclivité ainsi que le niveau peuvent être  réglés à volonté au moyen de dispositifs à  boulons 145 dont chacun est implanté dans  un des montants 120 et traverse un ajour 146  formant     coulisse    de     réglage    pratiqué     dans    ce  montant.  



  Le fonctionnement du     séparateur    com  porte l'action d'un courant d'eau.     Le    courant  d'eau est créé par une goulotte inclinée 147  alimentée par une tubulure 148 raccordée à  la tuyauterie 111 desservie par la pompe 110.  L'embouchure avantageusement épanouie de  la goulotte 147 est commandée par un     registre-          vanne    149. La, position angulaire et l'empla  cement de cette goulotte 147 peuvent être  modifiés au moyen d'un dispositif de     ser-          sage    à boulons 150 grâce à un ajour 151 for-    mant coulisse pratiqué dans le flasque du  canal 132 du séparateur.

   Les goulottes 129 et  l47 par lesquelles la tourbe défibrée et le  liquide (par exemple de l'eau) sont étalés  sur le tablier du séparateur sont orientées en  sens inverse, et le déversement de la tourbe  sur le tablier s'opère en contre-courant, la  direction de progression du tablier étant figu  rée par la flèche f"". Cette disposition est à  préférer.  



  A son extrémité d'aval, le séparateur com  porte une trémie 152 de déversement de la  tourbe dessablée et, un peu en deçà de cette  trémie, une buse 153 d'évacuation des sables  et impuretés analogues séparés de la tourbe  par l'action du séparateur et     rassemblés    dans  un conduit 153a. Le bec de la trémie 152  débouche dans la cuve 154 d'un moulin ou  broyeur fin de construction semblable à celle  qui a été décrite plus haut.

   Ce moulin est  supporté par des poutrelles-consoles 155 bou  lonnées aux montants 120 et étayées par des  contrefiches 156 rivées aux longerons du cha  riot 100.     L'actionnement        ries    organes rotatifs  du moulin 154 est assuré par une poulie 157  sur laquelle passe une courroie 158     entraînée          par    un gradin de la poulie 125. Grâce à cette  disposition, le moulin 154 reçoit également  son énergie du moteur 105 monté sur le cha  riot.  



       Au-dessous    du moulin 1.54 est     représenté     un wagonnet 159 roulant sur des rails 160  et dont la     benne   <B>161</B> comporte sur ses parois  et dans ses fonds perforés 163 et 164 des       dispositifs    égouttoirs et filtrants 162. Grâce à  ces dispositifs, la tourbe définitivement broyée  à, l'état de finesse     requise    qui tombe dans la  benne 161 du     wagonnet    159 peut s'y égoutter  soit sur place, soit pendant son transport       jusqu'au    wagon, silo ou autre récipient des  tiné à la recevoir, soit encore en passant sous  une presse apte à comprimer le contenu de la  benne.  



  La benne ou le wagonnet est muni avan  tageusement de doubles parois     perforées    ou  à     maille:        garnies    de substance filtrante ou  encore     pourvue"    de barreaux verticaux ou  horizontaux ou obliques, de manière à agir à      la façon des claies d'un pressoir vinicole pour  égoutter la tourbe ou autre matière traitée  soit par gravité, soit par pression.  



  La voie ferrée 160 sur laquelle peut rouler  le wagonnet 159 est représentée ici s'étendant  perpendiculairement à la voie ferrée 103 sur  laquelle peut rouler le chariot 100. Ces deux  voies peuvent être diversement orientées en  fonction des conditions d'exploitation: situa  tion du gisement de tourbe, nature du sol,  profil du terrain, etc. L'écartement des rails  peut varier aussi. Pour des motifs de conve  nance, l'écartement des roues 102 du chariot  100 peut être le même que celui d'un réseau  ferré pour lui permettre d'être incorporé à  des rames de véhicules parcourant ce réseau.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS: I. Procédé pour le traitement de la tourbe, caractérisé en ce qu'il comprend un broyage- défibrage faisant intervenir simultanément un brassage dans un sens et des jets d'eau en sens inverse, de manière à dissocier la tourbe sans pulvériser ses constituants solides et à dissoudre et entraîner par le liquide son hydrocellulose, ensuite un épierrage et un dessablage avec élimination des matières in combustibles productrices de cendres, enfin un égouttage. II.
    Installation pour la mise en #uvre du procédé selon la revendication I, pour disso cier la tourbe et pour détruire son hydro- cellulose sans que les sables et autres subs tances dures qu'elle contient soient broyés, caractérisée par la disposition en succession d'un broyeur-défibreur avec action conjuguée et inverse d'organes brasseurs et de jets d'eau, d'un épierreur, d'un séparateur perforé pour l'élimination des sables et matières incom bustibles productrices de cendres, et d'un égouttoir. SOUS-REVENDICATIONS: 1. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que le dessablage et l'élimination des matières productrices de cendres sont sui vis d'un broyage fin en milieu aqueux. 2.
    Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé en ce que l'égouttage est complété par un essorage, puis un séchage. 3. Installation selon la revendication II, caractérisée en ce que ses divers éléments constitutifs forment un ensemble fige. 4. Installation selon la revendication II, caractérisée en ce que ses divers éléments constitutifs sont montés sur au moins un cha riot pourvu de roues pour pouvoir rouler d'un endroit à un autre. 5. Installation selon la revendication II, caractérisée en ce que le dessableur comprend une batée comprenant une grille épierreuse et agencée pour projeter tangentiellement les parties menues mélangées aux sables. 6.
    Installation selon la revendication II, caractérisée en ce que l'égouttoir est constitué par un bassin filtrant, et en amont de cet égouttoir est disposé un moulin pour broyer finement en milieu aqueux la tourbe déjà dé- fibrée. 7. Installation selon la revendication II, caractérisée en ce qu'en aval de l'égouttoir 6ont prévus: un essoreur, une cuve intermé diaire -et un séchoir à aspiration :d'air chaud. 8.
    Installation selon la revendication II et la sous-revendication 7, caractérisée en ce que l'essoreur comporte un tablier mobile sans fin garni d'une substance filtrante, ce tablier pas sant entre -des organes presseurs et tendeurs et: frottent éontre une brosse débourreuse pui sant la tourbe essorée à même ce tablier. 9.
    Installation selon la sous-revendication 4, caractérisée en ce que le broyeur-défibreur, le séparateur et le moulin sont montés sur un chariot pourvu,de roues pour pouvoir rou ler sur des rails. 10. Installation selon la revendication 9.
    caractérisée en ce que le séparateur est placé au-dessus du broyeur-défibreur et la tourbe défibrée est captée par un élévateur dans un bac à épierreur placé .au-dessous .de ce broyeur, puis déversée par une goulotte d'alimentation sur le séparateur. 11.
    Installation selon la sous-revendica- tion .10, caractérisée en ce que l'élévateur est constitué par une chaîne sans fin garnie de godets, cette chaîne étant entraînée par une roue placée à son sommet et solidaire d'une poulie d'actionnement. 12. Installation selon la sous-revendica tion 10, caractérisée en ce que l'extrémité d'avaldu séparateur surplombe le moulin qui est monté en porte-à-faux à une extrémité du chariot et à une hauteur suffisante au-dessus du sol, pour permettre à un Wagonnet-égout toir d'être amené au-dessous de ce moulin en vue de recueillir la tourbe broyée dedans, tandis que les sables et impuretés similaires interceptés par le séparateur sont évacués à l'écart.
    13. Installation selon la revendication II, caractérisée en ce que le séparateur comporte des barreaux intercepteurs transversaux for mant un ensemble relevable. 14. Installation selon la sous-revendica tion 12, caractérisée en ce que le séparateur comporte un tablier sans fin de déclivité et niveau réglables à surface rugueuse garnie de barreaux transversaux intercepteurs, ce ta blier étant actionné par deux tambours termi naux dont l'un est solidaire d'une poulie d'ac- tionnement. 15.
    Installation selon la sous-revendica- tion 14, caractérisée en ce que le chariot com prend une plateforme portant un moteur dont l'arbre commande une pompe faisant circuler l'eau à travers l'installation, ainsi que l'arbre du broyeur-défibreur, le séparateur, l'éléva teur et le moulin.
CH238303D 1942-02-17 1942-12-08 Procédé et installation pour le traitement de la tourbe. CH238303A (fr)

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