CH238356A - Règle pour le calcul des conditions de coupe sur une machine-outil. - Google Patents

Règle pour le calcul des conditions de coupe sur une machine-outil.

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CH238356A
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Grosjat Marius-Antonin
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Grosjat Marius Antonin
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Description


  Règle pour le calcul des conditions de coupe sur une machine-outil.    Les conditions de coupe pour tout usinage  sur une machine-outil quelconque, quels que  soient la matière à usiner et le métal ou com  posé de coupe, sont définies par quatre     élè-          ments,    à savoir la vitesse de coupe, l'avance  par outil, dent ou lèvre d'outil et par tour ou  coup d'outil, la profondeur de passe, mesurée  normalement à la surface usinée et la durée  de l'outil. Ces quatre éléments, qui seront dé  nommés par la suite respectivement     V,   <I>A, P,</I>  T, sont liés les uns aux autres par une loi  impérieuse dénommée loi de coupe.  



  Le choix de certains de ces éléments est  imposé ou limité par les conditions d'usinage  et les possibilités de la machine-outil. Il est  clair que la détermination des autres en har  monie avec la loi de coupe, permet de réaliser  tout usinage dans les conditions les plus ra  tionnelles possibles, donc de porter la pro  duction au     maximum,    tout en réduisant la  consommation d'outil de coupe au minimum.  



  Des règles de coupe ont été proposées,  mais leur champ d'applications est limité à    des outils invariables et/ou à des conditions  déterminées de travail.  



  La présente     invention    a pour objet une  règle pour le calcul des conditions de coupe,  et l'on verra par la suite que les formes  d'exécution proposées de cette règle ne pré  sentent pas les limites ci-dessus et permettent  de     déterminer    de façon aisée et rapide:

    a) les     conditions    de coupe pour une durée  déterminée de l'outil,  b) la durée de l'outil de coupe pour des  conditions imposées de coupe,  c) pour une durée connue ou imposée de  l'outil de coupe, les     conditions    de coupe don  nant le débit maximum dans l'unité de temps,  compatible avec les conditions d'usinage im  posées ou recherchées et les possibilités de la  machine-outil,  d) pour toute forme     d'outil,    tous usi  nages, toutes matières à usiner, actuelles ou       futures,    tous     métaux,    alliages ou composés de  coupe actuels ou futurs, que l'outil de coupe  soit simple ou multiple, monobloc, à lames      fixées par un dispositif quelconque, immobile  même relativement,

   ou animé d'un mouve  ment     quelconque,    continu ou alternatif, même  relatif, à vitesse constante ou variable, et  quelle que soit la     nature    du travail d'usinage,  c'est-à-dire que ce travail s'opère à sec,  arrosé, lubrifié ou ventilé, de façon quelcon  que, avec ou sans pression.  



  La règle faisant l'objet de l'invention  présente une graduation A pour l'avance, une  graduation P pour la profondeur de passe et  une     graduation    V pour la vitesse, disposées  de façon à figurer les conditions de coupe  d'un outil défini, dit outil-type, pour une na  ture de travail définie, outil et nature du tra  vail choisis     arbitrairement    et, en outre, au  moins une graduation mobile coopérant avec  la graduation V et     figurant    un coefficient  correctif dit C de la vitesse V de coupe,  coefficient correctif fonction de l'outil et de  la nature du travail.

      Dans une forme d'exécution particulière  de l'invention, la règle comprend deux sup  ports mobiles, un de ces supports déplaçant  une des     graduations,    d'un groupe de gra  duations logarithmiques A et P par rapport  à l'autre, et l'autre support déplaçant la gra  duation logarithmique     V    par rapport à un  repère; un desdits supports mobiles porte  l'échelle C également logarithmique, permet  tant d'apporter à la valeur de la vitesse V  de l'outil-type, la     correction    correspondante.  



  Le repère coopérant avec la graduation     V     fait en général     partie    d'une graduation défi  nissant la matière à usiner par un coefficient  ou norme dénommé équivalence     E.     



  La règle ne comprenant que les gradua  tions ci-dessus     est    incapable, dans la plupart  des cas, de permettre la résolution des pro  blèmes de coupe posés qui, en général, exigent  qu'il soit tenu compte de la durée T de  l'outil.  



  Pour répondre à cette exigence, et per  mettre de faire varier à volonté la durée de       l'outil,    la règle comprend, dans une forme  d'exécution particulière, une graduation de  cette durée T, correspondant à l'outil-type,    conjuguée à une graduation d'un coefficient  correctif dit     r?,,    et un curseur ou autre permet  de faire coopérer cette graduation     "a    avec la  graduation C par rapport à laquelle elle est       mobile.     



  On comprend qu'il suffit d'établir, en  général par expérience, pour chaque outil dé  fini et chaque nature de travail, les coeffi  cients correctifs<I>C et n,</I> dénommés normes  de l'outil, pour que la règle fournisse les  conditions de coupe de cet outil, à partir des  conditions de coupe de     l'outil-type.     



  Dans la méthode conçue par l'invention,  la norme n est destinée à multiplier le loga  rithme de la durée T et, par suite, à modifier  l'échelle de la graduation figurant cette don  née sur la règle.  



  Pour la mise en     aeuvre    de cette méthode,  il est avantageux de figurer en regard, sur  un même support mobile, les graduations T  logarithmique et n arithmétique.  



  Ce support mobile présentant les gradua  tions T et n peut être celui des supports dont  il a été question ci-dessus et qui ne     porte    pas  la graduation C.  



  Dans une forme d'exécution simplifiée,  celui des     supoprts    mobiles précités, qui ne  porte pas la graduation C présente, au lieu  des graduations<I>T</I> et<I>n,</I> un repère ou autre  coopérant avec ladite graduation C, et cor  respondant à une durée définie dite de base.  



  La règle ainsi constituée, appelée règle  d'essai, est destinée plus particulièrement à  la détermination des normes C et "a.  



  La règle peut être rectiligne, circulaire  ou autre. Dans la description qui va suivre,  il a été jugé utile d'insérer     un    exposé de la  base scientifique de l'invention, en référence  au dessin annexé qui représente, en outre,  deux formes d'exécution de la règle faisant  l'objet de l'invention, données à titre  d'exemples:  La     fig.    1 est une vue d'une première  forme d'exécution de la règle selon l'inven  tion;  les     fig.        \?    et 3 sont des abaques à l'appui  de la base scientifique de l'invention;

        les     fig.    4 et 5 montrent, en profil et  section selon la ligne     V-V    de la     fig.    4, un  outil-type     choisi;     la     fig.    6 illustre une application de la  règle selon la     fig.    1;  la     fig.    7 est un abaque illustrant la dé  termination des normes;  les     fig.    8 et 9 montrent une seconde  forme     d'exécution    simplifiée, dite règle  d'essai, pour la     détermination    de ces normes.  



  Pour mettre en     aeuvre    l'invention, les  conditions de coupe d'un     outil    dit outil-type,  auquel les autres outils seront, par la suite,  comparés, ont été établies par expérience. On  a représenté à la     fig.    2 ces conditions pour  un outil de nature définie et de forme dessi  née de profil et en section droite aux     fig.    4  et 5 et en travail à sec. Il est d'ailleurs évi  dent que     l'outil-type    pourrait être de nature  quelconque, de forme différente et en travail  arrosé, par exemple, sans modifier autre  chose que la base choisie.  



  En référence à la     fig.    2, un axe présente  dans sa partie     OA    une graduation logarith  mique de l'avance A en millimètres par outil,  lèvre ou dent d'outil, et par tour ou coup  d'outil, et, dans sa partie     0'V,    une gradua  tion logarithmique de la vitesse de coupe     V     (en     mètres-minutes).    Les axes d'ordonnées       oy    et     o'z    sont parallèles.  



  Dans le tableau     OAy,    on a représenté un  certain nombre de droites P, inclinées, espa  cées selon les logarithmes des profondeurs de  passe et dont la valeur est inscrite sur chaque  droite, en     millimètres    mesurés normalement  à la surface usinée. Chaque point tel que a  sur les droites P définit un point a' sur l'axe       oy,    correspondant à une avance et à une pro  fondeur de passe déterminées, en l'espèce:  avance 0,5 et profondeur de passe 5.  



  L'expérience montre que pour une durée  d'outil de coupe constante, qui, en l'espèce, a  été     fixée    arbitrairement 60 minutes, à titre  bien entendu nullement     limitatif,    les vitesses  d'un même outil, travaillant dans les mêmes  conditions, sont représentées, pour chaque  matière à usiner, par rapport aux axes     O'Y     et 0'Z, par des droites E. Ces droites peuvent    être graduées selon un coefficient E définis  sant la matière et dénommé équivalence.

   Ce  coefficient ou équivalence,     commune    mesure  à toutes les matières à usiner, est pris, dans  l'exemple représenté,     relatif    à     l'usinage     d'acier     martensitique,    égal à la charge de  rupture à la traction en kilogrammes par     m2.     Pour     l'outil-type,    la vitesse de coupe est  38     mètres-minute,    pour E égalant 100, dans  les conditions d'avance et de profondeur de  passe prises     comme    exemple     ci-dessus,    et  comme le montrent les lignes de coordonnées  en traits pointillés.  



  L'abaque de la     fig.    2 permet ainsi de ré  soudre tous les problèmes de coupe pour       l'outil-type,    en travail à sec et de durée  60 minutes.  



  On sait, par ailleurs, que pour un outil  quelconque, une     nature    de travail     quelconque     et constante, la vitesse     V    et la durée T (les  autres     conditions    de coupe restant invariables  et n étant un coefficient) sont liées par la loi  de Taylor:  
EMI0003.0044     
    loi reconnue unanimement comme très ap  prochée sinon exacte.  



  Si l'on représente la vitesse de coupe par  <I>C</I>     Vo,        Vo    étant une vitesse arbitraire, inva  riable en même temps que les autres condi  tions de coupe     mentionnées    ci-dessus, et C  un coefficient correctif, cette loi peut s'écrire:  
EMI0003.0048     
    Les travaux de     l'inventeur    ont prouvé que  le coefficient correctif C, pour une durée dé  terminée<I>T,</I> est indépendant de<I>E, A</I> et P et  ne dépend que de la nature de     l'outil,    de sa  forme et de la     nature    du travail. Il en est de  même du coefficient n.  



  La loi ci-dessus, dénommée loi du coeffi  cient correctif,     indépendante    des conditions  de coupe E, A et P, est représentée par un  abaque logarithmique unique, dit abaque ca  ractéristique,     fonction    uniquement de     l'outil,         de sa forme et de la nature du travail d'usi  nage (à sec, arrosé, etc.).  



  L'inclinaison ri, de cet abaque en coordon  nées logarithmiques définit une des normes  de l'outil dont l'autre est prise égale à la  valeur du coefficient C pour T = 60 mi  nutes. On a fixé arbitrairement la norme  C = 1, pour l'outil-type en travail à sec et  pour une durée de 60 minutes, dont     Vo    est  alors la vitesse, vitesse qui varie bien entendu  avec les conditions de la coupe.  



  C'est sur ces bases qu'une série d'abaques  caractéristiques avec     l'outil-type    et des outils  différents<I>A, B, C, D</I> et<I>0,</I>     31,   <I>L,</I> à sec et  arrosés sont illustrés à, la,     fig.    3 dans laquelle  les abcisses logarithmiques représentent les  durées de l'outil en minutes et les ordonnées  logarithmiques, les coefficients correctifs.  



  Ces abaques ont entre eux une commune  mesure, la norme C = 1 de l'outil-type, en  travail à sec, pour T = 60. Les valeurs des  normes C correspondant à ces outils et à ces  natures de travail sont lues à l'intersection de  ces abaques et de l'ordonnée T = 60, repré  sentées en traits pointillés.  



  L'inclinaison de chacun de ces     abaques     définit la norme     n,    qui est égale, deux points  de coordonnées<I>Cl,</I>     T,    et     C2,        T2    étant dé  finis, à:  
EMI0004.0010     
    Les valeurs ainsi calculées sont inscrites  à l'extrémité de l'abaque.  



  Les normes<I>C et</I>     n    sont ainsi aisées à dé  terminer pour un outil quelconque, pour  toute nature de travail (à sec, arrosé, etc.).  



  La règle que l'on va décrire met en appli  cation les résultats ci-dessus qui, dans leur  majorité, sont dus aux travaux de l'inventeur.  



  Elle a été tracée en application de l'aba  que de la     fig.    2, pour déterminer dans chaque  position, les conditions de coupe de     l'outil-          type,    pour une durée de cet outil de soixante  minutes en     travail    à sec (c'est-à-dire pour  C = 1), pour toutes les équivalences E. Elle  permet d'apporter, lors d'outils différents,  de conditions différentes ou de travaux dif-         férents,    les corrections C et ii qui définissent  l'outil de coupe et la nature de son travail.  



  L'application de la correction C à la vi  tesse résulte du simple produit de cette  norme par la vitesse de l'outil-type travail  lant à sec, de durée 60 minutes, en d'autres  termes de l'addition de logarithmes.  



  L'application de la correction     ii    résulte  de l'application de la loi du coefficient cor  rectif indiquée ci-dessus.  



  C et     ii    étant les normes de l'outil, pour  un travail de rature donnée, le coefficient Cl  à appliquer, pour     une    durée d'outil     Tl,    pour  le même     travail,    découle de la loi du coeffi  cient correctif:

    
EMI0004.0022     
    La graduation T étant     logarithriique    et  faite pour u = 1,     c'est-à,-dirc    de     même        échelle     que la graduation C, la norme     )i,        différente     de 1, implique le     cliangenient    de l'échelle de  T par rapport     ii    l'échelle de C, la mesure des  différences de durée ayant pour origine  T = 60 minutes.  



  Cela, étant fixé, la règle comprend deux  groupes de graduations relativement mobiles,  à savoir E (équivalence de la matière à usi  ner),     t'    (vitesse en     mètres-minute),    A et P  (avance et profondeur de passe). Toutes ces  graduations, sauf E. sont logarithmiques.  



  Dans la forme d'exécution représentée,  les deux graduations<I>E et P</I> sont fixes et les  graduations A et     V    sont mobiles et tracées  sur des réglettes distinctes en regard des gra  duations fixes coopérantes. Les graduations  E et     V    de même que A et P sont de sens  contraires.  



  Une des réglettes mobiles, soit celle qui  présente la graduation     V,    porte également  une graduation logarithmique de sens opposé  à     V,    à savoir T, durée de l'outil de coupe,  et une graduation arithmétique     n,    norme de  l'outil de coupe. L'origine de la graduation     ia     se trouve en regard de T = 60, durée de base.      L'autre réglette mobile, soit celle qui pré  sente la graduation A, porte la graduation  logarithmique C, norme de l'outil, de même  échelle que la graduation T et de même sens,  c'est-à-dire de sens     contraire    à Y.  



  L'ensemble est complété par un curseur.  Les échelles ont été tracées pour que,  lorsque la graduation T = 60 est amenée à  l'aplomb (au moyen du curseur) de C = 1,  la règle     détermine    dans chacune de ses posi  tions des conditions de coupe de l'outil-type  pour une durée de 60 minutes, en travail à  sec, et pour toutes les équivalences.  



  Pour un outil différent et une nature de  travail différente, l'utilisation de la règle  sera     mieux    comprise au moyen de l'exemple  ci-dessous, en référence à la     fig.    6.  



  Soit un outil de coupe dont la nature et  la forme ainsi que la nature du     travail    d'usi  nage déterminent comme normes    C=0,8 et     n=10       La matière à usiner a une équivalence  E = 100.  



  Les conditions de coupe imposées sont:  A = avance, au     maximum    1,5 mm  P =profondeur de passe 5 mm  T = durée de l'outil de coupe     200_minutes.     Dans une     opération    préliminaire, on fait  coïncider A = 1,5 avec P = 5;

   ensuite, par  l'intermédiaire du curseur     mobile,    on fait  coïncider C = 0,8 avec une     graduation    loga  rithmique, ici 6,5, sur l'échelle n en partant  du 0 de cette échelle, correspondant à L/10,  L     étant    la distance, ici 65, mesurée sur la       graduation        n,    séparant<I>T =</I> 60 de     T,    = 200  et     représentant    log<I>T -</I> log     T,.,    comme  exposé ci-dessus.  



  On lit ensuite, en coïncidence avec  E = 100, la vitesse de coupe en     mètres-          minutes,    Y = 16,5.  



  Si la machine-outil ne permet pas cette  vitesse, on choisit une vitesse de coupe aussi  voisine que possible, mais plus grande pour  ne pas dépasser A = 1,5, que l'on fait en  suite coïncider avec E = 100, soit Y = 18.  



  Par l'intermédiaire du curseur, on fait à  nouveau coïncider n =     '/jo    avec C = 0,8 et    on lit en coïncidence avec P = 5 la nouvelle  avance, soit A. = 1,24.  



  Si     cette    avance n'est pas permise par la       machine-outil,    on choisit une avance aussi  voisine que possible de cette nouvelle avance,  soit A = 1,2.  



  On fait coïncider cette avance définitive  A = 1,2 avec P = 5; on place ensuite le  curseur sur C = 0,8. Cette position du cur  seur     détermine    sur la graduation     n    en par  tant du 0, une longueur L' = 7. La longueur  10 L' = 70 mesurée sur la graduation n en  partant du 0 est en coïncidence avec T = 2,18  qui sera la durée de l'outil de coupe en mi  nutes. (C'est cette position que montre la       fig.    6.)  On peut de même     figer    Y.    <I>Règle de débit.</I>  



  Pour     déterminer    en     lecture    directe et en  coupe     continue    le débit en     em3-minute,    la  règle représentée comprend en outre:  deux réglettes fixes portant les gradua  tions     logarithmiques   <I>D',</I> débit, et<I>Y',</I> vitesse  de coupe;  une réglette mobile porte les graduations  logarithmiques conjointes A', avance, et P'.  profondeur de passe.  



       L'utilisation    sera bien comprise au moyen  d'un exemple correspondant à la position re  présentée à la     fig.    6:  En faisant coïncider     V'    = 18 avec  A' = 1,2, on lit en coïncidence avec P' = 5,  le débit D' = 108 cm' par minute.  



       Règle   <I>de force motrice.</I>  



  Enfin, la force motrice     F    nécessaire pour  la coupe est donnée par les     formules    em  piriques  
EMI0005.0038     
  
EMI0005.0039     
    D' est le débit en cm' par     minute    et E,  l'équivalence de la matière usinée.      Pour calculer cette force motrice, la règle  représentée comporte une graduation fixe     F     et une graduation mobile en F, toutes deux  logarithmiques. La graduation F' porte les  repères CV = 3200 et     kW    = 4350. L'autre,  soit F, porte le repère     -r    servant à calculer la  vitesse de coupe Y.  



  A titre d'exemple d'utilisation, en réfé  rence à la     fig.    6, on voit qu'en faisant coïnci  der E     -f-    70, soit 170, de la graduation F par  exemple, avec le repère CV de la graduation  F, on lit en coïncidence avec D' = 108 de la  graduation F' la force motrice nécessaire,  soit 5,75 CV, sur la,     gmaduation    F. Ces deux  graduations peuvent également servir au  calcul de la réduction sur l'échelle T.  



  <I>Règle d'essai.</I>  



  Pour déterminer les normes C et     n.    d'un.  outil de coupe de manière simplifiée, on     .a     recours avantageusement à. une autre forme  d'exécution, dite règle d'essai, représentée  aux     fig.    8 et 9.  



  Cette règle ne diffère de la règle de coupe  décrite ci-dessus qu'en ce que les graduations  <I>T</I> et n en sont supprimées et remplacées par  un repère porté par la réglette Y en regard  de la réglette<I>CA.</I>  



  Ce repère correspond à T = 60, de sorte  que la règle d'essais représente pour C = 1.  les conditions de coupe A, P et Y de     l'outil-          type    de forme standard en travail à sec et  pour toutes les équivalences.  



  Pour déterminer les normes C et     ra    d'un  outil quelconque, pour une nature de travail  quelconque, on construit l'abaque caracté  ristique de cet outil (droite 1, fi-. 7) par rap  port aux axes de coordonnées<I>OC</I> et     OT,     abaque similaire à ceux représentés en fi-. 3.  



  Chaque point de cet abaque est défini par  un essai fait à un coefficient correctif C,  arbitrairement choisi, sur une matière dont  on connaît l'équivalence E, soit E = 100.  



  Au moyen de la règle d'essai, on harmo  nise les conditions de vitesse de coupe, avance  et profondeur de passe, d'après les possibi  lités de la machine-outil utilisée, soit:  <I>P = 2,5 A = 1 Y =</I> 29,5    On poursuit l'essai jusqu'à usure ou       émoussage    de l'outil de coupe et l'on obtient  la durée T = 60 minutes.  



  Le point 5 correspondant, de l'abaque ca  ractéristique 1, est défini par les coordonnées  logarithmiques  C=0,8 T=60  Pour les essais suivants, on fait varier  la norme C pour obtenir les durées dans la  fourchette  10 minutes = T = 100 minutes  On détermine ainsi un certain nombre de  points 1 à 6, dont la majeure     partie    est en  ligne droite, qui est     l'abaque    caractéristique 1.  



       Nornz-e   <I>C.</I> La norme C, qui est le coeffi  cient correctif de vitesse de coupe pour la  durée T = 60 minutes, est définie par l'or  donnée du point de l'abaque, d'abscisse 60 mi  nutes, soit dans cet exemple: C" = 0,8.  



       Nornte->a.    La norme     )a    est donnée par la  formule déjà indiquée ci-dessus:  
EMI0006.0020     
         T,,    Cl et     T_,        Cétant    les coordonnées de deux  points quelconques de l'abaque caractéris  tique, et si l'on prend     Tl    = 10 et     Tr    = 100,  ce qui     donne    Cl = 1,01 et C= 0,752  
EMI0006.0027     
    soit dans cet. exemple:     n    = 7,864.  



  <I>Norme E.</I> La norme E ou équivalence  d'une matière à usiner est une commune  mesure constante et arbitraire qui, par dé  finition, est la charge de rupture à la  traction en kg par mm= des aciers Martin       Martensitiques.     



  Pour     déterminer    la norme E d'une ma  tière à usiner quelconque, il faut construire  un abaque analogue à l'abaque caractéristi  que, avec un outil de coupe de forme stan-      dard dont on connaît l'abaque     caractéristique     et, par suite, les normes<I>C et</I>     n,    en supposant  une équivalence Eh de la matière à     usiner,     soit Eh = 80.  



  Cet abaque se construit par points 11, 12,  13, 14, comme l'abaque caractéristique ser  vant à déterminer les normes d'un outil de  coupe.  



  On obtient     ainsi    un     abaque    parallèle<I>II</I>  à l'abaque caractéristique de l'outil de coupe  utilisé     (fig.    7).  



  Pour une durée T = 60 minutes, l'abaque  caractéristique de l'outil de coupe donne une  norme C = 0,8 et l'abaque de la matière en  essai une norme Ch = 0,64.  



  La norme E de la matière en essai est:  
EMI0007.0007     


Claims (1)

  1. REVENDICATION Règle pour le calcul des conditions de coupe sur une machine-outil, caractérisée en ce qu'elle présente une graduation (A) pour l'avance, une graduation (P) pour la profon deur de passe et une graduation (V) pour la vitesse, disposées de façon à figurer les con ditions de coupe d'un outil défini dit outil- type, pour une nature de travail définie, outil et nature du travail choisis arbitraire ment et, en outre, au moins une graduation mobile coopérant avec la graduation (V)
    et figurant un coefficient correctif dit (C) de la vitesse (V) de coupe, coefficient correctif fonction de l'outil et de la nature du travail. -SOUS-REVENDICATIONS: 1. Règle selon la revendication, caracté risée en ce qu'elle comprend deux supports mobiles déplaçant, respectivement, une des graduations d'un groupe de graduations logarithmiques (A) et (P) par rapport à l'autre, et la graduation logarithmique (V) par rapport à un repère, un desdits supports mobiles portant la graduation (C), également logarithmique, permettant d'apporter à la valeur de la vitesse (V) de l'outil-type,
    la correction correspondante. 2. Règle selon la revendication et la sous- revendication 1, caractérisée en ce que le re père fait partie d'une graduation définissant la matière à usiner par un coefficient dit norme dénommé équivalence (E). 3. Règle selon la revendication, caracté risée par une graduation (T) pour la durée, correspondant à l'outil-type, et conjuguée à une graduation d'un coefficient correctif dit (n), un curseur permettant de faire coopérer cette graduation (n) avec la graduation (C) par rapport à laquelle elle est mobile. 4.
    Règle selon la revendication et les sous-revendications 1 et 3, caractérisée en ce qu'un même support mobile porte en regard les graduations<I>(T)</I> logarithmique et<I>(n)</I> arithmétique. 5. Règle selon la revendication et les sous-revendications 1, 3 et 4, caractérisée en ce que le support mobile qui ne porte pas la graduation (C) présente les graduations <I>(T)</I> et (n) ci-dessus. 6.
    Règle selon la revendication et la sous- revendication 1, caractérisée en ce que la gra duation (V) présente un repère coopérant avec la graduation (C) et correspondant à une durée définie dite de base, de manière à constituer une règle simplifiée appelée règle d'essai. 7. Règle selon la revendication, caracté risée en ce qu'elle porte en outre des gradua tions logarithmiques correspondant aux débit, vitesse, avance et profondeur de passe, en vue du calcul du débit. 8.
    Règle selon la revendication, caracté risée en ce qu'elle porte en outre deux gra- duations logarithmiques et au moins un repère. 9. Règle selon la revendication et la sous- revendication 8, caractérisée en ce qu'une des deux dernières graduations logarithmi ques porte un repère au moins, correspondant à l'unité de puissance (CV ou kW), en vue du calcul de la force motrice.
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