Installation pour la réception de signaux télégraphiques et radiotélégraphiques composés de deux fréquences. L'objet -de la présente invention est unie installation pour la réception de signaux télé graphiques et radiotélégraphiques composés de deux fréquences et représentant chacun un signe (lettre, chiffre, etc.) identifiable par les valeurs des fréquences composant le signal,
caractérisée -en ce qu'elle comporte un dispo sitif convertisseur transformant chaque signal composé reçu en plusieurs signaux élémen taires distincts susceptibles de faire fonction ner les appareils enregistreurs pour la récep tion des signaux suivant le code utilisé.
Pour mieux comprendre l'invention, qui se rapporte exclusivement à la réoeption, il est nécessaire -de donner quelques explications concernant l'émission:
On sait que la propagation ;des ondes courtes est notablement perturbée par divers phénomènes tels que: parasites atmosphérï- ques, fading général et fading sélectif, échos rapprochés: dus à ce que le signal arrive sui vant des trajets différant quelque peu en durée et échos proprement dits dus, à ce que le signal arrive également parfois en passant par les antipodes.
Parmi ces phénomènes, les plus gênants et ceux qu'il est le plus difficile cle .combattre, sont certainement le fading sélectif et les échos rapprochés qui, allongeant souvent de plusieurs millisecondes les signaux, risquent d'amener ,
des empiétements et chevauchements considérables aux .grandes vitesses de trafic et de compliquer singulièrement le problème ,du maintien du synchronisme entre les distribu teurs d'émission et de réception, distributeurs par ailleurs- indâspenoables.
Dans le but -de remédier le plus possible aux différents inconvénients précités, on donne aux :signes! élémentaires la plus grande durée possible, compatible avec la vitesse de trafic imposiée, grâce à l'emploi ,d'un code ap proprié.
Ce résultat est obtenu lorsque la traüsmission d'une lettre ou signe n'exige qu'un seul "temps télégraphique".
Ce "temps télégraphique" -est alors égal à l'inverse du nombre :de lettres par :seconde soit par exem ple vingt-cinq millisecon:des pour quarante lettres à la seconde (quatre cents à quatre cent quatre-vingts mots à la minute); il est cinq fois plus long que dans le code Baudot ou le code universel dérivé.
Suivant le code proposé, chaque lettre ou signe est caractérisé par l'émission simultanée de :d-eux fréquences: choisies dans deux groupes de valeurs possibles. Ces deux fréquences peuvent être deux fréquences .acoustiques au moyen[ desquelles l'émetteur est modulé (en amplitude ou en fréquence) ou bien, suivant le système de transmission radiotéléphonique dit à bande unique, deux hautes: fréquences voisines.
Chaque lettre ou signe est donc transmis sous forme d'un trait continu die durée cons tante et au plus égale à la. durée :du "temps télégraphique". De préférence, cette émission n'affectera qu'une partie du temps télégra phique, elle aura par exemple une durée de vingt millisecondes pour un temps télégra phique de vingt-cinq millisecondes;
en vue d'éliminer l'influence de l'écho proprement dit, elle pourra même n'occuper qu'une frac tion beaucoup plus faible .du temps télégra phique, par exemple vingt millisecondës pour un temps télégraphique de cinquante milli- secon@des correspondant à une vitesse de trafic deux fois moindre.
L'emploi :de ce code n'est pas nouveau et on peut se rapporter en particulier a.u brevet français No 673324, du 28 juillet 1928, oii un système de télégraphie ultra-rapide basé sur l'emploi de ce code était déjà .décrit.
Il est -décrit dans, le brevet précité com ment on peut, à partir :de perforatrices à cla vier, perforer des bandes de papier, qui sont introduites ensuite dans des transmetteurs, commandés eux-mêmes à tour de rôle par un distributeur, et manipuler un émetteur de telle façon que le trafic se répartisse successi vement entre les :différents canaux. On pourra donc utiliser en totalité ou en partie un tel système ou le modifier.
En particulier dans le cas assez général où le trafic destiné o-a, être écoulé liai, voie radioélectrique arrive au bureau central par câble, l'expéditeur dis posant d'un télétype, on pourra prévoir au bureau central de départ des télétypes récep teurs donnant automatiquement la bande perforée suivant le code spécial, bande qui sera ensuite passée dans les distributeurs.
Les dessins annexés montrent, à. titre d'exemple, une forme d'exécution de l'instal lation suivant l'invention, ainsi que quelques variantes de détail.
La fig. 1 représente schématiquement l'agencement général -du récepteur.
La fi-. 2 représente un transformateur équilibré.
La fi g. 3 est un .diagramme de fonction nement.
La fig. 4 est un schéma général de l'ins- ta.l.lation, dont la fig. 4a est un détail.
La fi* 5 est un diagramme des signaux reçus.
La fig. 6 montre une variante de détail. La fi'. 6a représente une pièce -de l'objet de la fi,-. 6.
La, fig. 6b est une vue en plan -se rappor tant à la fig. 6.
Les fi-. 7 et 8 sont des schémas cle va- riantes de détail.
On suppose d'abord pour simplifier que l'émission soit faite sous la forme d'une onde porteuse modulée en amplitude par deux fré- quenees acoustiques agissant simultanément et appartenant respectivement à deux bandes différentes. En supposant la première choisie, parmi six fréquences possibles: 1000, 1050, 1100, 1150, 1200, 1250 p/sec. et la seconde parmi six autres fréquences possibles:
1700, 1750, 1.800, 1850, 1900.<B>1</B>950 p/sec., on aura trente-six combinaisons possibles correspon dant à un alphabet à trente-six signes. On pourra ainsi reproduire l'alphabet à trente- deux combinaisons du Baud'ot ou des ma chines à écrire du type Start-Stop, combinai sons qui permettent d'obtenir en fait un nom bre double -de signes,
chaque combinaison pouvant représenter soit une lettre, soit un chiffre ou signe de ponctuation. On remar quera d'abord que la gamine des fréquences possibles est inférieure à un octave et que les fréquences situées vers le milieu de cette gamme ne sont pas utilisées.
Le but ,de cette @dispasition est de rejeter au moyen 4'un filtre de bande passante de 1000 à 1950 p/sec. prévu dans 1a partie basse fréquence du récepteur,
les sons interféren tiels principaux dus aux battements de deux fréquences entre elles ainsi que les harmo- niques de .ces fréquences, et de ménager une bande de fréquences -dans laquelle les para sites seuls se manifesteront de manière à pou voir être utilisés, .comme il sera dit plus loin.
L'agencement du récepteur proprement -dit est conforme à la fig. 1. Une antenne 1 est amenée à la partie haute fréquence 2 du ré cepteur; la haute fréquence est détectée dans le détecteur 3 et les tensions à fréquences musi cales recueillies aux bornes d'iuze résistance 4 shuntée par une capacité,
de filtrage est ame née à la partie basse fréquence du récepteur. En pratique, on fera usage ,de la méthode de réception dite ",diversity" et, à cet effet, une ou plusieurs autres antennes 1', 1" seront connectées à d'autres blocs 2', 2" identiques à 2 et d'autres ,détecteurs 3' et 3", tous les dé tecteurs débitant dans la résistance commune 4.
On sait que, ,grâce à cette ,disposition, seule l'antenne recevant momentanément les signaux les plus forts fournit @de l'énergie à la partie basse fréquence du récepteur. On réduit ainsi fortement l'influence .du fading et on évite dans une très grande mesure lest surmodula- tions pouvant amener des <RTI
ID="0003.0068"> @distorsions de fré quence.
La tension: détectée est amenée, d'une part, aux fils -de commandb 5, 5', 5" ,des ,dispositifs de régulation automatique de gain des blocs 2, 2', 2" et, d'autre part, au bloc 6 qui repré- sente un amplificateur basse fréquence dans, lequel est incorporé le filtre,de bande précité (bande,de 1000 à 1950 p/sec.dans l'exemple envisagé).
Les signaux de fréquences corres- pondant à l'un ou l'autre groupe sont ensuite séparés par les filtres 7 et 7'dont les bandes passante ont respectivement pour limites 1000 à 1250 p/se:
c. et 1700 à 1950 p/sec. Ils sont ensuite limités en amplitude au moyen des limiteurs 8, 8' comme il est d'usage cou- rant,dans la technique,de la réception d'ondes modulées en fréquence. Cette limitation, qui doit être énergique, a pour effet d'amener tous les signaux à la même amplitude.
Après -limitation, les signaux sont dirigés sur les deux transformateurs,de modulation 9 et 9',dont ;le rôle est ,de transformer les varia tions @d-e la fréquence en variations de l'ampli tude.
Ces organes sont également bien connus dans la technique de la modulation de fré- quence et peuvent, par exemple, être réalisés suivant le schéma de la fig. 2 représentant un transformateur équilibré.
Suivant ce mon- tage, dieux détecteurs 10 et 10' sont soumis chacun à la résultante de -deux tensions qui pour la fréquence moyenne sont en quadra ture de phase.
Dans ces, conditions, les rés@ul- tantes étant, d'autre part, d'amplitudes égales, aucune tension .redressée Ü ne se manifeste aux bornes de sortie. Si 1a fréquence s'écarte en plus ou en moins de sa valeur moyenne, une tension redressée apparaît (fig. 3)
dont le sens dépend de celui -du déréglage et dont la valeur varie, dans d'assez ,grandes limites, linéairement avec ce déréglage. La tension en quadrature est obtenue grâce à un circuit 11 accordé sur la fréquence moyenne.
Les tensions U recueillies servent à faire dévier le spot d'un oscillographe à rayons, ca thodiques 12 et, à cet effet, elles sont appli quées aux,deux paires -de plaques,déviatrices.
On, voit que, grâce à cette disposition, le spot qu'il n'y aura .aucune nécessité -de faire fin, pourra illuminer une portion bien déter minée -de l'écran fluorescent, cette position étant caractéristique du signe transmis,
il ne l'illuminera néanmoins effectivement qu7au- tant que le faisceau cathodique contrôlable par la cathode de Wehnelt W de cet oscillo graphe existera. Cette durée .d'illumination qui pourrait dans l'exemple -choisi atteindre et même dépasser 25 millisecondes (par suite de l'allongement des signaux <RTI
ID="0003.0192"> dus aux échos rapprochés) sera en fait commandée par le distributeur,die réception et .réduite à 10 milli- secondes pair exemple. Le faisceau ne sera -de , plrus dévié que -si les! deux fréquences trans- mises sont effectivement reçues par le récep teur et avec une intensité suffisante.
Bien que, par suite des .dispositions prises: réception en ,;diversity", contrôle automati que de gain:, limiteur d'amplitude, signaux relativement longs, cette éventualité soit faible, il peut se faire que l'une ou l'autre d!es fréquences émises ou les:
deux ne soient pas reçues ou seulement avec une amplitude insuffisante ou bien encore que les parasites atmosphériques se superposant aux signes viennent fausser la valeur -des fréquences reçues.; il est nécessaire que, dans tous ces cas, un .signe conventionnel soit effectivement enregistré. On:
y arrivera. en s'arrangeant pour que les plaques déviatrices de l'oscillographe 12 soient alors court-circuitées. Dans ces con ditions, le faisceau cathodique ne sera pas dévié et le signe effectivement reçu sera celui correspondant à cette position du faisceau. On pourra arriver d'une manière simple à ce ré sultat au moyen -des contacts<I>a., b,</I> e de la fig. 2 représentant un des organes 9 et 9' de la. fi-. 1.
Les contacts<I>a, b</I> appartiennent aux relais R figurés sur la fig. 2 et ne s'ouvrent que si les relais correspondants sont attirés, c'est-à-dire si les fréquences -de .signalisation sont effectivement reçues avec une amplitude suffisante.
(Le contact a appartient au relais R de l'organe 9, par exemple, et le contact b au relais R correspondant de l'organe 9'.) Le contact c appartient à, un troisième relais R., connecté à la suite d'un filtre à bande étroite 7" connecté en parallèle avec 7 et 7'. Ce filtre est établi pour correspondre nu milieu de la bande passante du filtre 6 et, dans l'exemple choisi, il pourra, être dimensionné pour laisser passer les fréquences de 1350 à 1600 p/sec.
Si des parasites assez violents pour pro voquer des erreurs se manifestent, ceux-ci feront fonctionner le relais R3 et les contacts correspondants c se fermeront. Les fréquences transmises étant en dehors @de la, bande pas sante du filtre, 7", on voit que cëlles-ei seront normalement sans action sur le relais Pli.
Fading général ou sélectif et atmosphéri que produiront donc l'inscription d'un même signe qui indiquera clairement une lacune. Ces lacunes pourront ensuite être comblées comme connu en- soi en utilisant la méthode de répétition.
On examinera maintenant comment on va, pouvoir, au moyen des taches lumineuses, ap paraissant sur l'écran fluorescent de l'oscillo graphe, actionner successivement les impri meurs des différents canaux multiplex.
L'idée générale est la suivante: la, tache lumineuse peut être considérée comme un objet -dont on formera. l'image sur un iconoscope auquel on appliquera, comme en télévision, un, balayage par lignes sueoessives en syn chronisme rigoureux avec un ensemble méca nique tournant placé à proximité, ensemble assimilable en quelque sorte à l'ensemble des roues des types des appareils imprimeurs usuels. Cet ensemble commandera les impri meurs.
Comme il sera dit plus loin, cet en semble devra tourner en synchronisme avec le distributeur d'émission, mais ce synchro nisme, pourra, être moins rigoureux.
Sur la fig. 4, le repère 12 représente à nouveau l'oscillographe de la fig. 1. En face de lui, on dispose un iconoscope 13 et un sys tème optique 14, schématiquement représenté par une lentille, forme l'image de la tache fluorescente sur la. mosaïque 16 disposeee à proximité de l'électrode collectrice 17.
Chaque lettre ou signe vient à occuper une case déter minée de la mosaïque 16 et celle-ci se charge pendant tout le temps où l'oscillographe 12 émet un faisceau cathodique soit pendant dix millisecondes, à condition toutefois que le signal émis pendant vingt millisecondes re couvre entièrement cette période de charge.
Immédiatement après cette période d'accumu lation de la charge, on commence le balayage, c'est-à-dire on fait coïncider (ou presque) la coupure du faisceau cathodique de l'oscillo graphe 1.2 avec le début @du balayage en dents de scie de l'iconoscope effectué par un fais ceau cathodique issu du canon 18;
la charge acquise est libérée et apparaît dans le conduc teur<B>19</B> sous la forme d'une impulsion brève au bout. d'un temps compté à partir du début du balayage, temps qui dépend de la. case chargée. On profite,de cette circonstance pour identifier le signe qui a été transmis. Cette impulsion est amplifiée par l'amplificateur 20 et charge à travers une .résistance 21,
une capacité 22 éventuellement shuntée par une résistance élevée.
Pour la clarté de l'exposé -et bien que Yon envisage un nombre de canaux multiplex beaucoup plus élevé, on prend par exemple un système à quatre -canaux seulement.
Un tambour métallique 23, pris -dans la masse par exemple, tourne en -synchronisme avec le,distributeur d'émission, -de telle ma nière qu'il fasse un tour complet pendant le temps consacré à une lettre, c'est-à-dire pen dant le temps télégraphique précédemment défini.
Dans l'exemple choisi (vingt-cinq millisecodides) ,sa vitesse est donc de quarante tours par seconde, soit 2400 tours/minute.
Supposons que ce tambour soit divisé per- pendiculairement à l'axe (par la pensée) en tranches égales au nombre :de canaux multi plex plus un, soit ici en cinq tranches -et cha que tranche elle-même subdivisée en cinq (code à cinq éléments) et qu'il soit divisé également (par la, pensée) en secteurs, @de lar geur angulaire<I>da</I> dont trente-deux (alphabet à trente-deux signes)
n'occupent sur la péri phérie qu'un angle total a < 2 n égal par exemple ,à
EMI0005.0055
X 2 n. Il en résulte qu'à chaque lettre ou signe correspond un secteur ,d'un peu plus @ds six degrés -et à tout l'alphabet un sec teur de deux cent seize degrés parcouru en quinze millisecondes. Ce temps;
sera celui affecté au balayage -de l'écran mosaïque, le reste du temps, soit dix millisecondes, étant consacré à Faccumulation,des charges. Ire ba layage pourra être déclenché par le téton 24 prévu à l'aplomb du premier secteur J a, ce téton fermant le circuit ,du .générateur à re- laxation 25, relié au canon 18.
Cette division en secteurs. étant faite sur toutes les tranches à l'exclusion :de la id@er- nière, on aura réalisé sur la périphérie du tambour une subdivision en compartiments élémentairesi,de même surface en nombre égal au produit du nombre,de signes -de l'alphabet par le nombre de canaux.
Dans chacun ,de ces compartiments sont fixés des tétons (cinq au maximum.) suivant une même .génératrice du. cylindre, reproâuisantdans chaque case la combinaison propre -à un, signedéterminé du code Baudot ou ;
dù code univerodl. C'est ainsi que sur le canal 1 on a représenté pour un certain signe deux -tétons disposés suivant les, lignes correspondant aux deuxième et qua trième temps.
Comme il apparaîtra plus loin, le signe reproduit sera alors celui du code dans lequel ces deux temps manquent, c'est-à -dire le signe correspondant à la position tra- vail,des temps 1, 3, 5.
En 26, on a représenté à nouveau le bloc 23 vu par en dessous et le téton 24 à l'aplomb du premier secteur. Suivant une même géné ratrice, on dispose, en: regard .du cylindre 23, une ligne de contacts figes à raisons @de cinq contacts figes par canal.
Un tel ensemble est représenté pour le canal numéro 3 en 27, 27 est lié à un inprimeur I. Ces-contacts fixes sont reliés directement aux grilles _@de com- mande de cinq dio@d@s à aueurs 28, ou à tout autre -dispositif équivalent,
mais caractérisé par le fait qu'une impulsion positive suffi- samment forte amène le dispositif à l'état conducteur, c'est-à-dire amorce un courant anodique.
De même, une impulsion négative suffisamment fOTte amène le dispositif à l'état non conducteur, c'est-à-dire le courant anodique à zéro. Par contre, pour toute une gamme,de tensions @de grille en général assez faible, le,dispositif reste,dans l'état antérieur,
c'est-à-dire conducteur s'il L'était auparavant, ou non conducteur s'il l'était auparavant. Dans ce qui suit, on suppose qu'il en est ainsi quand! la grille est portée au potentiel de la cathode.
Ces grilles sont; d'autre part, reliées par ,des résistances 29, @de valeur élevée à une résistance commune à prise intermédiaire telle que 30 aux bornes, de laquelle l'impulsion po sitive provoquée par la décharge de l'iconos cope et amplifiée par l'amplificateur 20 est dirigée.
Ires circuits anodiques des cinq lampes, à lueurs 28 commandent directement les cinq électrodes d'un imprimeur I (on connaît des imprimeurs de cette sorte dans lesquels il suf fit d'alimenter successivement ou simultané ment un ou plusieurs des cinq électro-aimants prévus pour amener l'impression).
On voit que, grâce à cette disposition, seule les .contacts ouverts nu moment de l'ap parition de l'impulsion positive amèneront à l'état conducteur les lampes à lueurs corres pondantes, ces lampes étant supposées ini tialement dans l'état non conducteur. Devant les contacts fermés, les grilles resteront en effet à la masse et les lampes ne seront pas rendues conductrices.
Une fois l'impression, du caractère effectuée par l'imprimeur, il est néanmoins nécessaire -de supprimer le courant anodique des lampes rendues conductrices. A cet effet, une impulsion négative :suffisam ment forte, impulsion engendrée par un con tact 31 prévu dans l'imprimeur est, une fois la frappe effectuée, transmise par celui-ci à la portion inférieure -de la résistance 30 cor respondant à cet imprimeur (connexion 32).
Pour que les imprimeurs tels que 27 cor respondant aux différents canaux soient mis en route successivement, on fait usage du distributeur<B>33</B> dont le rôle est d'aiguiller l'impulsion de l'amplificateur 20 sur la résis tance 30 correspondante. Ce distributeur doit tourner en synchronisme avec 23, mais à la vitesse,du distributeur 23 divisée par le nom bre,de canaux. Le secteur unique 34 doit cou vrir un angle qui soit vis-à-vis de l'angle séparant deux plots fixes au moins égal au rapport a/2 ir, soit trente-quatre degrés dans l'exemple cité.
Bien que non représentés pour ne pas com pliquer inutilement la, figure, -on montera sur le même axe que 33 deux autres secteurs tour nants. Le premier de ces secteurs sera. égale ment connecté avec 34, mais il sera fait très court et passera peu avant que le secteur 34 n'atteigne un des plots fixes,,devant des plots fixes reliés à la masse.
On déchargera. ainsi complètement le condensateur 22 par mise à la. terre directe avant qu'iuie nouvelle période du balayage de l.'iconoseope ne sait com mencée. Ayant vu la manière d'utiliser le balayage de l'iconoscope pour produire le fonctionne ment successif des imprimeurs, il reste à montrer comment le faisceau cathodique de l'oscillographe peut être mis en action ou arrêté au moment opportun.
Sur le tambour désigné en 23, on remar quera, à l'aplomb du téton 24, le téton 35. Celui-ci passant devant un contact fixe placé sur la même ligne génératrice que les autres contacts fixes, vient court-circuiter par 'le conducteur 36 la résistance 37.
On applique ainsi à. une .diode à lueurs supplémentaire 38 une impulsion positive qui déclenche le cou rant anodique -de cette lampe; il se produit donc aux bornes de la résistance 39 une chute de tension qui polarise négativement la ca thode de Wehnelt lV de l'oscillographe 12, vis-à-vis, de la cathode émettrice supposée re liée a=u point 40 (masse).
Ce même téton 35, passant à l'aplomb d'un contact 41 relié au conducteur 42, pourra par un processus iden tique, c'est-à-dire en court-circuitant la résis tance 43, rétablir le faisceau cathodique par suppression du courant anodique de la. lampe 38.
Il suffira donc de décaler le contact fixe 41 dans le sens d'une avance de la quantité voulue pour régler le temps d'accumulation de la charge de l'iconoscope. Dans l'exemple enviea gé, ce temps de dix millisecondes cor- respond à un angle de cent quarante-quatre degrés.
Grâce à la disposition prévue de n'accu muler les charges sur l'écran mosaïque que pendant une fraction du temps télégraphique, le reste de ce temps étant occupé par le ba layage, on peut admettre une certaine lati tude dans le synchronisme des distributeurs d'émission et de réception. C'est ainsi que si l'accumulation a.
lieu seulement pendant dix milliseeondes pour un temps télégraphique de vingt-cinq millisecondes et un signe émis de vingt millisecondes, une erreur de ,synchro nisme de plus ou moins cinq millisecondes sera, sans influence. On a représenté en fig. 5, en a et en portant le temps en abscisses, les conditions relatives au signal reçu,
au temps d'accumulation et au temps de balayage. La présence des échos rapprochés augmente même quelque pieu cette durée. Ces derniers sont représentés en traits hachurés. S indique le signal. E la période d'accumulation, B celle -de balayage.
Vu la précision que l'on peut maintenant obtenir avec les oscillateurs à quartz (préci sion supérieure à un millionième), on peut faire fonctionner un tel ensemble sans envoi de -signaux de synchronisme, ce qui est une simplification énorme.
Une dérive de cinq millis#%condes ne se produira en effet qu'au bout de plusieurs heures. Il suffira -de reprendre de temps à autre le calage en émettant tout simplement alors une lettre convenue d'avance et répétée régulièrement.
Avant d'e passer à une variante, tenant également compte des échos proprement dits (trajet par les antipodes), on :doit faire ressor tir l'importance du :d'imensionnement correct des M:éments! 21 et 22.
En dormant à ces élé ments une constants de temps suffisamment grande, on pourra réaliser une intégration supplémentaire de l'énergie et empêcher que :des charges partielles et fortuites:d'autres élé ments -de la mosaïque n'amènent un fonction nement intempestif des imprimeurs.
Il peut .en effet arriver que, pendant la période -d'ac- cumulation de charge, le faisceau cathodique de l'.ostillographe 12 soit momentanément,dé vié :de sa position par des perturbations et que d'autres éléments prennent une certaine eharge. Ces charges seront, grâce à cette cons tante :de temps, sans action nuisible.
En cas de mauvaise propagation ou bien d'échos venant par les antipodes, on devra ré duire la vitesse @de transmission et, suivant une variante, procéder:d@e la manière suivante:
On substituera -au cylindre tournant 28 un autre cylindre ayant par exemple un diamètre double et tournant deux fois moins vite. Ce cylindre sera conçu de la même manière que celle déjà indiquée, mais l'angle sera moitié.
Chaque compartiment aura :donc la même lar geur que précédemment et le balayage e'opé- rera dans le même temps. Ire contact 41 sera lui aussi placé :de telle manière que la période :
d'accumulation reste inchangée. Dans l'exem- p.le choisi, l'accumulation durera donc tou jours dix millisecoudes, et le balayage quinze millisecondes. A l'émission, les signaux con serveront une durée de vingt mllisecondes, mais. le temps.
télégraphique ayant doublé, ils se succéderont toutes les cinquante milli- secondes. On a représenté en fig. <B>5,</B> en<B>b,</B> la nouvelle situation qui en résulte; on voit que des échos se présentant de soixante-cinq<B>à</B> :quatre-vingts millise:condes: après le, signal principal arriveront au récepteur à des épo ques où l'oscillographe 1<B>2</B>:
a son faisceau ca- thodique coupé; ,ils resteront donc sans effet. De tels retards correspondant à des distances, entre émetteur et récepteur -de 9000 -à 10000 kilomètres.
D'ans l'exemple qui a été .cité, l'emploi,de quatre canaux seulement conduirait à faire travailler les imprimeurs, à une cadence trop rapide, 10 lettres à la seconde, c'est pourquoi, conformément à ce .qui a été dit, il y aura intérêt à prévoir un plus grand nombre @de -canaux, :
dix par exemple. La fréquence de frappe est alors! seulement,de quatre à la se- cOnde pour :chacun -des imprimeurs, ce qui correspond -à un fonctionnement tout à fait sûr de ceux-ci: Sans sortir de l'esprit dé l'invention, on pourra réaliser diverses variantes;
c'est ainsi qu'ana. lieu d'utiliser à l'émission un émetteur modulé en amplitude par :deux fréquences si multanées et le récepteur :décrit, on pourra utiliser, comme il a été :dit au :début, un émet teur :à système dit à bande unique à deux canaux té!léphoniques@ multiplex et le récep teur correspondant. Celui-ci délivrera donc à sa sortie les :
deux fréquences musicales carac- téris,tique:s :du signe transmis, .celles-ci seront limitées en amplitude par -des limiteurs tels que 8, 8' (fig. 1) et serviront à produire les déviations @du faisceau ide 12 après passage à travers. les transformateurs de modulation 9, 9'.
I!1 est alors à remarquer que la bande allouée à la communication peut être d'eux fois plus faible et même damantage, les deux :groupes de fréquences pouvant être constitués par des fréquences identiques.
C'est ainsi, par exemple, que chacun des deux groupes pourrait comporter uniquement les fréquences 600, 700, 800, 900, 1000, 1100 p/sec. La bande couverte totale n'est ainsi que de 2200 p/sec. pour un écart double entre fréquences individuelles.
Le récepteur ,dru type à bande unique per met par ailleurs, comme il est connu, de com battre efficacement le fading en effectuant la démodulation au moyen d'une onde por teuse locale synchronisée avec l'onde por- teuse émise transmise à très faible niveau; de compenser les dérives du récepteur et, par suite, d'assurer son calage exact.
Les trois relais prévus en 9, 9' et R3 de la fig. 1 peu vent être incorporés: de la, même façon, le relais B3 étant actionné par les parasites qui se manifestent dans la voie triant l'onde por teuse en vue :d'en assurer la reconstitution.
On :décrira maintenant une variante du. tambour explorateur 23, suivant laquelle la multiplicité<B>de</B> contacts mécaniques est 6vi- tée. Suivant cette variante, au lieu de repro duire sur ce tambour autant de, fois le code télégraphique qu'il y a @de canaux, on ne le reproduit qu'une seule fois et, an lieu d'une exploration mécanique, on effectue une explo ration par cellules photoélectriques.
Suivant la fig. 6, le tambour est constitué par une partie métallique, portant les tétons 24-35-41 de la fig. 4 et assurant les mêmes fonctions et un cylindre en matière translu cide. Ce cylindre est g-ra.vé en cases noires et blanches de manière à reproduire l'alphabet télégraphique sur une partie seulement de sa périphérie, chaque lettre occupant ainsi un secteur.
Ce tambour tourne à l'extérieur d'un autre cylindre fixe opaque 46 muni d'une fente 47. Cette fente est éclairée par un filament in candescent 48 placé dans l'axe. Cinq boites à lumière 49 :disposées les- unes au-dessous des autres suivant une même génératrice du cylindre captent la lumière émise par le fila ment 48 ayant traversé les cases blanches du code à cinq éléments et la dirigent sur cinq cellules photoélectriques 50.
Au passage devant la fente 47 d'un eec- teur correspondant à une lettre déterminée, les seules cellules correspondant à des temps "travail" (cases blanches) seront ainsi exci tées.
La fi-. 7 donne le schéma électrique du dispositif, le courant issu des cellules 50 est amplifié par l'amplificateur de cellule 51 et donne une tension de sens indiqué aux bornes de la résistance 52 attaquant la grille d'une triode 53.
Aux cinq cellules 50 correspondent ainsi cinq triodes 53. Ces triodes reçoivent comme tension anodique la tension délivrée aux bornes de la résistance 22 @de l'amplificateur de tops 20 (fig. 4). Elles ne sont donc ali mentées en tension plaque que pendant la durée des tops, c'est-.à-dire au passage d'un des signes de l'alphabet devant. la fente 47.
La charge de ces triodes est constituée, d'autre part, par les résistances 54 insérées clans le circuit de cathode. Dans ces condi tions, au moment d'un top dû à la décharge de l'iconoscope, seules les cellules éclairées par le tambour tournant -donnent une tension positive notable aux bornes des résistances 54.
Il convient ensuite d'aiguiller ces tensions vers l'imprimeur correspondant. Cette fonc tion est accomplie par le distributeur 33 (voir aussi fig. 4) tournant à la vitesse démultipliée dans le rapport du nombre de canaux multi plex, soit six dans le case de la fig. 7. Ce distributeur est à cinq balais mobiles et a autant de rangées de plots fixes qu'il y a de Banaux et d'imprimeurs.
On a représenté les connexions allant à l'une des rangées de plots fixes et correspondant par suite à un impri meur; les numéros de référence sont les mêmes que ceux de la fig. 4.
On voit ainsi que les tensions développées aux bornes des résistances 54 sont aiguillées successivement :sur les grilles des lampes à lueurs 28 com mandant le courant dans les électros de l'im primeur 1. Cers grilles sont réunies à une résistance commune 30 à travers les résis tances 29, et il y a autant de résistances 30 que d'imprimeurs et, par suite, de canaux.
Grâce au contact 31 venant se fermer après l'impression d'un signe, une impulsion n6ga- tive est appliquée aux lampes 28 pour les rendre non conductrices après une frappe.
Suivant une autre variante, on pourra également retransmettre directement sur ligne vers le destinataire, les télégrammes reçus sans être obligé .d'avoir en permanence un imprimeur à la station de réception.
Cette retransmission peut se faire auto matiquement suivant le -code à cinq signes par les procédés de la télégraphie harmonique en envoyant à partir du poste récepteur radio électrique des émissions successives eorrespon- dant au code Baudot ou à un codedérivé de ce dernier.
La fig. 8 représente la disposition corres- pondante.
Les organes 28, 29, 30 @de, cette figure, se rapportent aux éléments correspondants ,de la fig. 7. Les anodes des. lampes à lueurs co@r- respoudant à un canal déterminé sont alors connectées à cinq relais emmagasineurs.
Ces relais, lorqu'ils sont attirés,, provo quent l'envoi sur une ligne téléphonique 60 d@e courants musicaux fournis par le généra- teur 61. Ces courants passent par un. distri- buteur 62 et un filtre pame-bande 63.
Ce matériel -correspond au matériel nor mal de la télégraphie harmonique, et il est ainsi possible,de relier ,à la ligne 60 les diffé- rents canaux multiplex, chaque canal ayant un générateur 61 et un filtre 63 d'une fré quence -déterminée différente @de, celle des autres canaux.
Le,distributeur 62 qui assure l'écoulement successif dans le temps des signes du code à cinq éléments tourne à la vitesse démul- tipliée -correspondant au distributeur 33 -des fig. 4 ou 7.
Dans le cas envisagé pratique d'une durée de lettre de vingt-cinq milli- secondes, soit quarante lettres à la seconde et ,de dix .canaux, cette vitesse serait de quatre tours/seconde (.correspondant à quatre lettres par seconde), il peut donc être accouplé au distributeur 33 d'une manière rigide.
Afin, de permettre l'emploi de machines du type Start-Stop, ce ,distributeur comporte sept rangées de plots, fixes. 64 -et autant de bras mobiles 65 qu'il y a de canaux. Quand le bras mobile 65 est ,dans:
la position repré sentée sur la fg. 8, c'est-à-dire -en contact avec le plot 7, la tension due au .générateur 61 est détectée par le détecteur 66 et produit aux bornes,de la résistance 30 shuntée par un condensateur une impulsion 4e tension n6ga- tive vis-à-vis de la masse, impulsion qui a pour effet d'amener les lampes à lueurs;
28 à l'état .non conducteur, ceci correspond\ au temps "stop" des machines Start-Stop.
Quand peu de temps après, le secteur 65 est en contact avec Je plot 1, le signal "start" est émis ,dans la ligne 60, puis quand ce même secteur 65 est en contact avec les: plots 2, 3, 4, 5, 6, des courants- de ligne correspondant aux cinq temps télégraphiques sont émis ou non suivant le signe transmis.
On voit que les différents bras 65 appar tenant aux divers -canaux devront être @déca- lés angulairement d'un angle égal à 360 /n, n étant le nombre de canaux multiplex.
On pourra effectuer le contrôle d'un canal quelconque du multiplex en branchant en dé- rivation sur la ligne 60 un imprimeur du Start-Stop précédé d'un filtre identique au filtre 63 et accordé sur la fréquence -du canal que l'on veut contrôler.