Procédé pour réaliser automatiquement, à partir d'un document original, la reproduction de traits, de demi-teintes ou de polychromes, et appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé. La présente invention comprend un pro cédé pour réaliser automatiquement, à partir d'un document original, la reproduction, par exemple s ur surfaces cylindriques, planes.
ou autres, de traits, de demi-teintes ou de poly chromes, de telle sorte que la ou les surfaces sur lesquelles le document original est repro duit puissent être utilisées par exemple pour l'impression sur papiers, tissus ou autres sup ports. L'invention comprend aussi un appa reil pour la mise en oeuvre de ce procédé.
Ce procédé est caractérisé en ce qu'on uti lise une surface portant le document original .et une surface de reproduction de même forme géométrique et tournant en synchronisme, en ce qu'on explore le document original par voie photoélectrique, et en@ ce qu'on fait agir les -signaux électriques ainsi obtenus sur un -dis positif amplificateur qui reproduit, sur la surface de reproduction, le document .original.
L'appareil que comprend aussi l'invention est caractérisé par un dispositif photo-élec- trique destiné à explorer un document origi nal porté par une surface tournant en syn- ehronisme avec une surface @de reproduction, de même forme géométrique,
les signaux élec triques @du dispositif photo-électrique agis- sant sur uni amplificateur qui reproduit, sur la surface de reproduction, le document origi nal.
Dans une anise en oeuvre particulière @du procédé, on pourra utiliser,des,, disques comme surface de reproduction et surface portant le document original. Les ,surfaces utilisées pourraient aussi être des surfaces cylindri ques, sphériques, etc.
Le document original peut être indiffé remment soit un document graphique ou de trait (ne comportant que -du noir et @du blanc), soit un document photographique avec toutes ses demi-teintes ,depuis le noir jusqu'au blanc, soit enfin un document polychrome.
Il est bien évident que la gravure en creux que l'on désire obtenir sur la surface de reproduction aura -des caractéristïques dif- férentes: d'une part, en fonction de la nature du document original et, d'autre part, en fonction de l'usage qu'on désire faire de la ou des surfaces gravées.
On décrira tout d'abord une forme d'exé cution de l'appareil que comprend l'invention et on décrira ensuite de quelle façon on, peut combiner ses caractéristiques pour obtenir pratiquement les. différents types de gravure de surface qui sont actuellement nécessaires pour les différents genres d'impressions sur tissus, papiers, etc.
Le dessin montre, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'appareil que comprend l'invention, pour gravure sur une surface cylindrique, ainsi qu'une variante.
La fi-. 1 est une vue schématique d'en semble de l'appareil: La, fig. 2 est un schéma. du dispositif explorateur; La, fig. 3 est une coupe partielle schéma- tique du reproducteur; La fig. 4 est une vue en bout du repro ducteur-, La fi-. 5 représente l'équipage mobile ou palette du reproducteur; La fi-. 6 est un schéma .d'un dispositif servant à la modification (amincissement ou élargissement) du tracé des traits du docu ment original:
La fig. 7 représente, schématiquement, la<B>,</B> forme du signal idéal engendré par un trait dans la cellule d'exploration; La fi;* 8 représente, schématiquement, la forme réelle du signal engendré par un trait dans la cellule; La fig. 9 représente la déformation du signal original correspondant à. un trait en vue de l'amincissement ou de l'élargissement du trait en question;
La fig. 10 est un schéma d'un dispositif servant à. la transformation des courants sor- ta.nt,de l'amplificateur attaqué par le courant d'exploration (cas .d'un document avec plu sieurs teintes plates) ; La. fig. 11. est une vue de face de cer tains des organes (disque et diaphragme) du dispositif de 1a fig. 10;
La fig. 12 représente, schématiquement, l'inseription de hachures sur le cylindre de reproduction La, fig. 13 est une variante du -dispositif (le la fig. 10 (cas d'un document en demi- teintures); La fi--. 14 est une vue -de face de certains des organes (disque et diaphragme) du dispo sitif de la fi* 13;
Les fig. 15, 16 et 17 représentent, sehé- matiquement, différents types d'inscriptions sur cylindre. .de reproduction: La fi-. 18 représente la courbe des varia tions du courant photoélectrique en fonction des demi-teintes.
L'appareil représenté par 1a fig. 1. sert à lu, gravure sur une surface cylindrique et se compose de deux cylindres C et Cl solidaires tous deux d'un même arbre A entraîné -i vitesse convenable par l'intermédiaire -d'un moteur Met d'une démultiplication <I>P,</I> P'.
1?n dispositif de chariotage permet de don- rier aux deux cylindres C et Cl un même mouvement: de translation parallèlement à. l'axe A .
Le cylindre C est celui sur lequel est enroulé le document original à reproduire et que nous appellerons, pour simplifier la ter minologie, cylindre d'original.
Le cylindre Cl est le cylindre sur lequel doit, être reproduit tout ou partie du docu ment original et que nous appellerons cylin dre reproducteur.
Le dispositif explorateur (fig. 2) du cylindre ;d''original C peut être n'importe quel dispositif connu. Il peut par exemple être constitué par un microobjectif 0 qui vient former en<I>1,</I> sur un diaphragme<I>D,</I> l'image agrandie de la partie du. document qui se trouve en face de lui, partie qui est. éclairé < , d'une façon intense par l'ensemble d'une lampe S et d'un condensateur L.
Les dimensions du diaphragme D déter minent: (compte tenu du grossissement du microobjectif 0) la, grandeur dupoint d'image choisi à chaque instant, c'est-à-dire la finesse d'exploration du document à reproduire.
La lumière traversant le diaphragme D tombe sur une cellule photo-électrique elle- même couplée à un amplificateur E.
De tels amplificateurs, sont suffisamment connus pour qu'il ne nous soit pas nécessaire de -donner -de détails à leur sujet. On sait qu'à la sortie de cet amplificateur, on obtient un courant dont l'amplitude est, à chaque ins tant, fonction de l'éclat lumineux -du point exploré.
Ce courant, ainsi que nous le verrons plus loin, est utilisé soit directement, soit indi rectement après des transformations plus ou moins .nombreuses dans un système T, pour actionner un dispositif inscripteur G du cylindre reproducteur Cl.
La surface latérale du cylindre C' peut être constituée soit- par un métal: cuivre, alu minium, magnésium, etc., soit par une ma- tière plastique: ébonite, résine synthétique, gélatine, etc., soit par toute. autre matière susceptible d'être gravée par un outil appro prié.
En face de ce cylindre (fig. 1), et placé -de la même façon que le dispositif -d'explora tion -du cylindre C, se trouve le dispositif reproducteur G.
Ce -dernier -est constitué comme le repré sente les fig. 3, 4 et 5. Entre les pôles N et rS' -d'un aimant permanent W très puissant se trouve une palette en métal de perméabilité magnétique élevée.
Cette palette, visible sur les fig. 4 -et 5, comporte deux extrémités QR et<I>HF</I> qui sont bloquées dans une monture et constituent une partie encastrée.
Autour de la partie centrale de la palette est placé un bobinage B parcouru par le cou rant de modulation et, lors ,du passage de ce courant, la palette pivote par rapport aux encastrements QR et<I>HF</I> grâce à l'élasticité des barres de torsion T' et TZ qui constituent également le couple de rappel pour ramener la palette à.
sa position initiale .lorsque l'action du courant de modulation a cessé.
Cette palette supporte une pointe p2 ter minée par une partie conique sur laquelle on peut venir chausser un style, une pointe ou plus généralement un outil. Lorsque le courant de modulation est du courant continu, la palette se déplace à chaque passage dece courant, en entraînant,dans son mouvement .lapointe p2 et l'outil qu'elle porte,
lequel entre en contact avec la surface du cylindre C'. Ce contact peut être un simple contact superficiel destiné par exemple à enlever une petite surface du vernis recou vrant le cylindre C', soit un contact en pro fondeur puisque l'on dispose :
d'une énergie relativement importante, contact par lequel l'outil fait un véritable trou -dans la surface du cylindre.
Lorsque le courant de modulation est -du courant alternatif, qui peut être à fréquence élevée, par exemple 2500 à 3000 cycles, puisque la fréquence propre,de la palette est elle-même élevée, on peut utiliser le graveur de la même façon mais, d'ans ce cas, le style ne trace ou ne grave le cylindre que lors du passage :d'une -des deux :alternances du cou rant alternatif.
Les deux cylindres C et C' peuvent être, géométriquement parlant, des figures égales ou semblables: égales lorsque la gravure à reproduire doit avoir les. -mêmes dimensions que le document original; semblables lorsque la ,gravure doit être un agrandissement au une réduction du -document original.
Dans le cas où les :deux cylindres C et C' sont des figures semblables, il est bien? évi dent que le rapport de similitude intéresse non seulement les dimensions, géométriques du cylindre, mais également la vitesse de chariotage :des deux cylindres.
Il faut, en particulier, que .le produit du diamètre du -cylindre C par le nombre de lignes de chariotage au millimètre de ce même cylindre soit égal au même produit pour le cylindre C'.
Par ailleurs, lorsque le document original est constitué par exemple par un ensemble, ou un groupe d'ensembles décoratifs .que l'on désire répéter n fois suivant une disposition prédéterminée sur le cylindre reproducteur, il ne sera pas nécessaire de répéter n fois l'exploration -du document original. Il suffira -de répartir sur la. surface du cylindre C', suivant la disposition choisie.
autant de dispositifs reproducteurs G mis en parallèle qu'on désirera reproduire (le fois le document original.
La gravure. des ii ensembles suivant la disposition prévue sera donc. simultanée.
En outre, si l'on désire obtenir sur le cylindre Cl non plus seulement le document original, mais un document, symétrique par rapport à un plan perpendiculaire au plan du document original, il suffira d'inverser le sens du chariotage du cylindre C par rapport au cylindre C'.
II est bien évident qu'on peut, au surplus, associer de toutes les façons possibles les dis positifs de reproduction simple de figures géométriquement égales ou semblables, de reproductions simultanées et de reproduc tions symétriques.
On va examiner maintenant de quelle façon les courants issus de l'ampli fi eateur E de la. cellule photoélectrique agissent- sur le dispositif inscripteur G.
Divers cas sont à examiner.
1e?* <I>cas:</I> Le document original est un docu ment dé trait. ne comportant que des noirs et des blancs, ou plus généralement des traits monochromes et des blancs.
Dans ce cas, on désire en général obtenir un cylindre Cx dont la gravure reproduise identiquement le dessin de trait original.
II suffit alors d'envoyer directement dans le dispositif reproducteur G le courant issu de l'amplificateur E.
Ainsi qu'il a. été dit plus haut:, .si le systéme graveur G ne fait que gratter une pellicule superficielle de vernis, on obtiendra sur le cylindre Cl un tracé identique il celui du cylindre Cet tout le long duquel le rnéta.l sera mis à nu, le reste de la surface restant recouvert de vernis.
Il suffira alors de graver le cylindre par les procédés connus.
Si le système graveur a. agi en profoirdcur dans la. surface du cylindre Cl, on aura directement- le cylindre gravé prêt à, l'utilisa- tion. Il petit étre iiitére.ssant, pour des raisons ïechnictues Tiinpressioa,
d'amincir ou au contraïre @d'élarelle tracé des traits du docu- uleili original.
On peut aisément y parvenir en plaçant entre l'aiuplifieateur E et le graveur (" le dispositif représenté schématiquement sur la. fi,,-. (i. Ce dispositif est constitué par une lampe amplificatrice dont on règle la polari sation de grille suivant le résultat à obtenir et ceci en travaillant sur une partie plus ou moins inclinée de la, caractéristique.
En raison des dimeinsions du diaphragme D d'exploration du cylindre C, le passage d'un trait ne peut donner lieu dans la cellule plloto-électrique à un signal carré (fig. î). mais à un signal trapézoïdal (fig. 8).
En effet, le rectangle hachuré représen- tant le trait à transmettre et le rectangle D le. diaphragme d'exploration, la variation lumineuse et, par suite, l'impulsion électrique est représentée par le tracé ENPQRS.
Si l'on fait agir cette impulsion électrique trapézoïdale en courant continu sur une lampe à, faible recul de grille dont on peut faire varier- la polarisation initiale, on aura à volonté, suivant la valeur de cette polarisa tion. soit un amincissement, ,soit un é@argisse- ment du trait initial, ainsi que le montre la fib. 9.
2-e cas: Le document original est un doeunient constitué par une série de teintes plates (noires ou monochromes) et par des Malles.
Dans ce cas, on désire en général obtenir un cylindre Cl dans lequel la gravure sera con!sfituée par des hachures, hachures; dont les pas et les inealinaisons différeront d'une teinte plate, à une autre teinte plate.
Polir parvenir automatiquement à e résul tat, les courants sortant; de l'amplificateur E lie peuvent être utilisés directement, mais doivent subir une transformation .dans le dis- positif T.
Cette transformation est; la suivante (fig. 10 et 11): Le courant sortant de l'amplificateur E est envoyé (après redressement s'il y a lieu) sur un oscillographe dont on voit le miroir MZ sur la fig. 10.
Ce miroir MZ est éclairé par le système optique représenté sur la figure et il réfléchit un spot lumineux Z3 T3 -sur uni diaphragme <B><I>M3</I></B> N3 P3 Q3.
Derrière ce diaphragme, et tout contre lui, se trouve un disque circulaire D= tournant autour de -son axe X Y.
Ce disque porte plusieurs séries. de fentes radiales disposées. sur autant de cercles con- centriques <I>Al</I> B' <I>Cl,</I> AZ B2 C2, etc. qu'il existe de teintes plates à reproduire: l'écart angu laire entredeug fentes voisines sur un même cercle est -Constant, mais variable d'un cercle à l'autre.
Le -spot Z3 T3 étant de, petites dimensions dans, le sens de sa hauteur, à un instant donné, une seule série ,de fentes est intéressée parce spot, soit<I>Al</I> B' <I>Cl,</I> soit A2 B2 C2, soit A3 B3 C3, etc.
Par ailleurs, le pas de ces fentes et les dimensions ,de la fenêtre M3 N3 P3 Q3 sont tels -que, lorsque le disque D2 tourne, il ne peut jamais y avoir simultanément deux fentes d'un même .cercle :en face de la fenêtre M3 N3 P3 Q3.
Enfin, la lumière passant au travers & la fenêtre M3 N3 P3 Q3 et d'une des. fentes: est reprise par la lentille Lz et envoyée sur la cellule photoélectrique F2, ,couplée à un am- plificateur, ce dernier alimentant lui-même le système graveur G.
Le fonctionnement devient dès lors évi- (dent.
Supposons le spot Z3 T3 immobilisé à la partie supérieure M3 N3 de la fenêtre N' N' P3 Q3, c'est@à--dire en face des fentes <I>Al</I> B' <I>C'.</I>
Les impulsionst créées par le passage de ces fentes vont actionner le système graveur G et donner sur le cylindre Cl des inscrip tions semblables à celles représentées sur la fis. 12, les lignes 1, 2, 3, 4, 5 étant les lignes successives -d'inscription.
La longueur e de chacune des inscriptions est fonction,du temps dé passage de chacune des fentes sur le diaphragme M3 N3, c'est-à- dire qu'elle dépend de la largeur de ces fentes et,de la longueur <I>Y N3.</I>
Le,décal ge ë des inscriptions d'une ligne à l'autre dépend -de la vitesse relative du disque par rapport à la vitesse,des -cylindres.
Il suffit 4onc d'assurer entre ces -deux mouvements une liaison rigide par engrenages et l'on peut ainsi,donner à cl la valeur dési rée, en choisissant les valeurs -convenables pour ces engrenages.
On obtient donc ainsi sur le cylindre re producteur Cl des hachures parallèles dont on peut à volonté modifier: a,) le pas<I>l</I> qui dépend de l'écartement -de deux fentes telles que A1 et Bl, b)<B>là</B> largeur des hachures e par rapport au pas<I>1,</I> en modifiant la largeur M3 N3 de la fenêtre, c)
l'inclinaison en agissant sur la vitesse de rotation du ,disque D2.
Le raisonnement fait pour les fentes Ai B' <I>C'</I> vaut également pour les fentes A' B' C2 si le spot Z3 T3 est amené -en face d'elles.
On aura alors pour les fentes <I>A'</I> B' Cz un tracé représenté par des hachures -dont on sera maître ,du pas, de l'épaisseur et -de l'incli naison.
Il en serait de même pour A3 B3 C3, etc. On voit donc que si: l'on peut faire corres- pondre à chacune des teintes plates du -docu ment original une position du spot Z3 T3 sur la fenêtre M3 N3 P3 Q3,
c'est-à-dire pour la première teinte plate Z3 T3 en face ,des fentes <I>Al Bi Cl,</I> pour la deuxième teinte plate ont face des fentes A2 BZ C2, ete., on réalisera sur le cylinidfre un tracé dans lequel à chaque teinte plate correspondront des hachures -de caractéristiques d6rberminées.
Pour obtenir ce .déplacement du spot Z3 T3, on fait agir le .courant issu de l'amplificateur E sur les grilles,de n thyratrons <I>Th</I> (n étant le nombre de teintes plates à reproduire et également le nombre des cercles concentri- ques portant les fentes <I>A B C</I> (fis. Il).
Les grilles .de ces thyratrons sont diffé remment polarisées ,de façon à ce que le seuil d'amorçage de chacun d'eux corresponde à chacune des teintes plates à reproduire. On obtient ainsi le déplacement par éche lons du spot Z3 T3.
Il peut en outre être intéressant pour l'im pression ultérieure avec le cylindre ainsi gravé de marquer par un trait continu non hachuré les contours de chacune des teinte; plates du document original.
Pour ce faim, ces contours devront avoir été tracés en noir sur le document original. Ce tracé noir donnera donc à la sortie de l'amplificateur E des impulsions électriques phis intenses que toutes les autres teintes plates et un thyratron supplémentaire d on nera auspot Z3 T' une position Z 'T' (fig. ]]1)# telle que le spot échappera à toute occultation par la.
fenêtre 1l' N' P' Q3 et le disque Dü et qu'il donnera sur la cellule photoélectrique F= une lumière continue, et par suite le trait sur le cylindre Cl sera un trait continu.
3ry?e <I>cas:</I> Le document original est un do cument de demi-teintes, soit en noir, et coin- portant toutes les teintes dégradées d'une façon continue, -du noir au blanc, soit mono chromes et comportant également un dégradé continu.
Dans ce cas, on désire en général obtenir un cylindre C' dont la gravure sera constituée par une trame analogue à celle utilisée en similigravure.
Pour parvenir automatiquement à ce ré sultat, les courants sortant de l'amplificateur E doivent subir une transformation dans le dispositif T.
Cette transformation est assez voisine de celle décrite dans le deuxième cas: elle est la. suivante: Le courant sortant de l'amplificateur E est envoyé (après redressement s'il y a lieu) sur un oscillographe .dont le miroir i < h' (fig. 13) réfléchit un spot lumineux 7. ' T' sur .le .diaphragme Al'' N4 P4 Q' (fig. 14).
Derrière ce diaphragme et tout contre lui se trouve un disque cireu.laire Y tournant autour de son, axe X' <I>Y'.</I>
Ce disque ne porte qu'une seule série de fentes radiales U' t\ ZT", etc. qui ont. sensible ment la hauteur,
de la fenêtre du diaphragme 314 N4 P4 Q4. Ces fentes radiales présentent entre elles tua écart angulaire constant et cet écart angu laire est tel qu'une seule fente peut se trou ver à, un instant donné en face .de la fenêtre :114 N4 P4 Q4.
En outre, comme dans le dispositif décrit au paragraphe \?, la lumière traversant la fenêtre l114 <I>N<B>'</B></I> P4 Q4 e rt d'une des fentes L' est reprise par une lentille L3 et envoyée sur une cellule photoélectrique F? couplée à un ampli ficateur E',
co dernier alimentant le système graveur.
Le fonctionnement (le c < # dispositif dé- eoule (le sa description.
Supposons que le spot, Z' T' soit immo bilisé en Z' <I>Te à</I> la partie inférieure de la fenêtre 11l' N4 P4 Q4.
Les impulsions lumineuses tombant sur L'ampoule photoélectrique F', à chaque pas sage d'une fente 1ï', seront très brèves.
Lorsque le spot<I>Z'</I> T' se déplace d'une façon continue de Z" Te<I>à Z'</I> TT, la durée .de ces impulsions lumineuses augmente progres- sivement ,jusqu'à une valeur maxima.
Ces impul.siows vont actionner le système graveur G et donner sur le cylindre C' des inscriptions semblables à celles représentées à un fort grossissement .sur la fig. 15 lorsque le spot Z' T' est en ZB Tg, sur la fig. 16 lorsque le spot<I>Z' T'</I> est en Z7 T7, et sur la fig. 17 lorsque le ,
spot Z' T' est entre ces deux positions extrêmes.
Les lignes verticales 6, 7, etc. sont les lignes successives d'inscription.
L'éea.rt entre deux inscriptions voisines f est une constante pour toutes les positions du spot Z' T', puisque cet écart ne dépend que de i la- fréquence de passage des fentes LT, et que celles-ci sont toutes équidistantes.
1o décalage f' des inscriptions d'une ligne à l'autre est égal<I>à f \</I> (fig. 1 5 à 17)# de telle sorte qu'on obtient une disposition en quin- conees de tous les points de trame.
Ce d6ca- lage peut être facilement obtenu en choisis sant convenablement la. vitesse .(le rotation du disque D' par rapport, à celle (les cylindres et en rendant ces deux vitesses solidaires par engrenages. On obtient donc ainsi sur le cylindre de réception Cl une véritable trame dont on peut à volonté modifier (fig. 15 à 17):
<I>a)</I> le pas<I>f</I> qui dépend de l'écartement des fentes U, b) l'inclinaison de cette trame en modi fiant les valeurs relatives -du pas d'avance ment de l'inscription <I>a</I> et du pas<I>f</I> de la trame, c) la longueur,des points de trame ou plus exactement la façon dont varie<B>19,
</B> longueur de ces points .de trame lorsque le spot Z' T' balaie la fenêtre M' N' <I>P'</I> Q4 de Z' T' <I>à Z' T'</I> en modifiant le tracé de cette fenêtre.
On comprend aisément que le déplacement de ce spot Z' T' devant la fenêtre M4 N4 P4 Q\ est obtenu en accouplant la sortie de l'ampli ficateur E à l'oscillographe commandant le déplacement du spot Z' T'.
Si l'on désire également marquer par un trait continu non tramé les contours du docu ment original., on pourra obtenir ce contour de la même façon que celle indiquée dans le deuxième cas..
Remarque: On sait que dans les systèmes d'explora- tion photo-électrique d'une épreuve positive sur papier en lumière réfléchie (et c'est le cas de du cylindre C), la varia tion .du courant photoélectrique en fonction de demi-teintes variant régulièrement du noir au blanc s'écarte beaucoup d'une fonction linéaire -et peut être représentée par unie courbe ayant l'allure de celle -de la fig. 18.
Il peut être intéressant, pour obtenir une reproduction plus fidèle à la réception, de modifier cette loi,de croissance de façon à la rapprocher d'une loi linéaire. De nombreux procédés connus peuvent être utilisés: à ce sujet.
Ime <I>cas:</I> Le document original est un do cument polychrome.
Il y a lieu -de considérer deux éventualités a) le: document polychrome, est un .docu- ment,de teintes plates ou de trait; b) le document polychromie est un: docu ment -de demi-teintes. <I>A. Le</I> document <I>polychrome est</I> un <I>docu-</I> <I>ment de teintes plates ou de trait.</I>
Dans ce cas, il y a lieu de prévoir la gra vure d'un -cylindre Cl pour chacune des cou leurs entrant dans la composition du docu ment.
D'une façon plus générale, on peut consi dérer le document polychrome original soit comme constitué par un, certain nombre de documents de couleurs différentes, couleurs choisies arbitrairement en fonction de l'effet qu'on désire obtenir, soit comme constitué par un certain nombre de documents monochromes sélectionnés ne comportant chacun qu'une couleur fondamentale (comme en trichromie ou en tétrachromie),
toutes les autres cou leurs étant automatiquement obtenues par la superposition ,de ces, teintes fondamentales.
Il faut donc sélectionner automatiquement les -couleurs -du :document original et l'on peut y parvenir -de @deux façons-différentes.
a) soit en utilisant les procédés ordinaires @de sélection trichrome, tétrachrome et d'une manière générale polychrome de la photogra phie, do faire à partir du document original autant de .documents en noir et blanc qu'il est nécessaire pour reproduire exactement le document .original. ou l'interpréter suivant le but cherché.
On sait qu'on se sert de filtres d'absorp- tion.
d) soit d'effectuer la sélection par la cel lule photo-électrique elle-même en plaçant ,devant .le microobjectif 0 @de la fig. 1 les filtres d'absorption convenables.
Dans le -cas c), ,comme dans le cas d), on est .ramené soit à la gravure -d'un document de trait (ler .cas voir ci-dessus), soit à la gra vure d'un -document de teintes plates (.)"ne cas voir ci-dessus).
<I>B. Le</I> document polychrome <I>est un</I> doc2t- ment <I>de</I> demi-teintes.
Comme -dans l'éventualité A) ci-dessus, la sélection polychrome peut être faite soit par voie photogTaphiqu@e, soit par voie photo- électrique.
On se trouve donc ramené en fait à la reproduction -du. document monochrome de demi-teintes, reproduction qui a été traitée au troisième cas (voir ci-dessus).
Il a été examiné un certain nombre d'exemples de gravure de. cylindre correspon- daut aux besoins pratiques actuels de l'im pression sur tissus, papiers et autres supports.
-lais ces exemples ne sont pas limitatifs. Dans le .deuxième cas, nous avons envi sagé que les cylindres gravés pour la repro- ducton des teintes plates ne comportaient que des hachures. Il est bien évident qu'on pour rait tout aussi bien imprimer des teintes plates avec les cylindres tram6s, et une forme d'exécution de l'appareil que comprend l'in vention permettrait d'y parvenir aisément.
4n peut de même envisager le cas où un même cylindre comporterait à la fois<I>des</I> hachures pour certaines parties du dessin ori ginal et une trame pour d'autres parties de ce dessin.
Là également une combinaison adéquate des diverses caractéristiques de l'appareil ci dessus décrit permettrait d'arriver à ce ré sultat.
Comme on l'a dit dans le préambule, des résultats de même nature peuvent être obte nus si, au lieu d'utiliser des surfaces cvli:n- driques, on utilise d'autres surfaces, par exemple des surfaces .de révolutions autre,, que les cylindres (sphères), des surface; planes (disques), etc.