Procédé et installation pour la conservation du lait, du lait écrémé et de la crème. On sait depuis longtemps qu'en traitant le lait par l'oxygène on prolonge sa durée de conservation.
Toutefois, aucun des procédés de ce genre qui ont été proposés n'a pu jusqu'à ce jour se généraliser.
Les uns nécessitent le maintien du lait traité en présence, et .même sous pression, d'oxygène pendant.toute sa conservation; cette obligation de créer un matériel de distribu tion étanche et tenant la pression, rend de tels procédés absolument inapplicables d'une façon généralisée dans la pratique.
D'autres de ces procédés de traitement du lait par l'oxygène ont divers inconvé nients, notamment de nécessiter une longue durée de traitement, plusieurs heures, de faire appel à l'ozone pour remplacer l'oxy gène, ou à l'acide carbonique pour un trai tement successif par les -deux gaz, acide car bonique et oxygène.
L'invention décrite ci-dessous comprend un procédé qui est remarquable en ce que son application peut ne nécessiter que des transformations insignifiantes aux installa tions et matériels existants. Il est applicable au lait entier; au lait écrémé et à la crème.
Le procédé suivant l'invention est carac térisé en ce qu'on soumet le liquide à une pasteurisation comprenant un chauffage suivi d'une réfrigération, et, en ce qu'on in jecte de l'oxygène dans -ledit liquide avant ladite réfrigération.
L'invention comprend en outre une ins- tallation pour la mise en #uvre du procédé ci-dessus, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins un appareil de chauffage du liquide à traiter, au moins un injecteur d'oxygène sous pression et au moins un appareil réfri gérateur recevant le liquide chaud et chargé d'oxygène.
On sait que les opérations de ramassage, de traitement et de distribution du lait des tiné à la consommation des villes ou aux fromageries s'effectuent souvent comme suit: La traite des vaches a lieu deux fois par jour, matin et soir; le lait ainsi recueilli dans les fermes, en récipients ouverts ou mal fermés, dans de médiocres conditions d'asepsie, et abandonné à des températures ambiantes dépassant parfois largement, surtout en été, l'intervalle de conservation recommandé, de 5 à -j-12 , est rassemblé et mélangé soit au village, à la laiterie coopérative si elle este, soit dans le camion-citerne du ramas seur.
Après des transports parfois longs et pendant lesquels le lait est soumis à une agi tation peu propice à sa conservation, tous les laits ramassés dans une région sont envoyés à l'usine de pasteurisation; après traitement, le lait est mis en bidons et livré aux détail lants pour la consommation, ou bien il est livré aux fromageries.
Le temps qui s'écoule entre la traite et la pasteurisation est généralement de 8 .à 18 heures. La durée de conservation du lait non pasteurisé est en moyenne de 24 à 30 heures après pasteurisation, elle se trouve portée à 72 heures, à condition de maintenir le lait à la température d'environ + 5 ià -j-10 .
L'acidité du lait avant la pasteurisation est généralement de 15 "Dornic".
La pasteurisation consiste en un chauffage. très rapide du lait entier ou écrémé, ou de la crème, par passage à grande vitesse dans une chaudière chauffée à la vapeur, puis entre des plaques chauffantes en chicane, à circulation intérieure de vapeur; le lait atteint en quelques secondes la sortie, @à une température d'environ 70 à 90 , suivant les méthodes;
après ce chauffage, le lait est en voyé immédiatement dans un- réfrigérant, par exemple un serpentin plongé dans de la saumure, ou bien un appareil à ruissellement sur tubes refroidis, qui le ramène à environ <B>+5',</B> température à laquelle il est mis en bidons ou -en bouteilles fermés, plus ou moins hermétiques, et conservé entre 5 et 10 jusqu'au moment d'être livré au consomma teur ou à la fromagerie.
Le but principal de la pasteurisation est de détruire les germes nocifs contenus dans le lait. Accessoirement, cette opération en prolonge la, durée de conservation. La loi oblige à pasteuriser le lait de façon à. n'avoir qu'un nombre déterminé de germes au cm'.
L'acidité "Dornic" après pasteurisation est de 16 à. 17 . Si le lait pasteurisé est conservé entre -11_5 et -j-10 , elle reste cons tante pendant environ trois jours, durée après laquelle. elle augmente d'abord lente ment, puis plus ou moins rapidement, selon la température de conservation, pour amener la coagulation au bout de quatre à cinq jours. Le lait cesse d'être propre à la. consommation lorsque son acidité augmente jusqu'au point (25 D environ) où il ne supporte plus l'ébullition sans se coaguler, ce qui, pour le lait pasteurisé, se produit en moyenne après quatre jours.
Certaines circonstances, telles que les orages, peuvent accélérer considéra blement l'acidification et la, coagulation du lait, même pasteurisé. Il peut se perdre une quantité importante de lait par excès d'aci- dification avant pasteurisation. La, durée de conservation du lait pasteurisé pendant trois à quatre jours seulement est souvent insuffi sante, et pendant les fortes chaleurs on peut perdre en plus une proportion importante de lait pasteurisé, prématurément coagulé, qui ne peut servir tout au plus qu'à la fromagerie.
Le procédé de traitement suivant l'inven tion, dont la, caractéristique a. été indiquée ci-dessus, trouvera, naturellement son appli cation dans les usines de pasteurisation. Une forme d'exécution avantageuse consiste à injecter l'oxygène dans le circuit du lait, lait écrémé ou crème, à l'endroit où le liquide est à peu près à sa température de pasteuri sation la plus haute, c'est-à-dire entre l'appa reil de chauffage et le réfrigérant, l'oxygène étant amené à, l'injecteur Ù. une pression d'au tant plus forte que la durée de conservation désirée est plus longue, puis s'échappant librement à l'air au moment où le liquide s'écoule du réfrigérant.
Des expériences répétées ont montré que ce simple contact intime, de quelques secon des, du lait normal par exemple, à tempéra ture de pasteurisation, avec de l'oxygène in- , jecté était suffisant pour permettre au lait traité d'être conservé à l'état frais, c'est- à-dire de façon à pouvoir supporter l'ébulli tion sans se coaguler, dans les conditions ha bituelles et notamment dans des récipients sans pression, pendant une durée totale de quatre ià quinze jours, soit avec un gain de un à douze jours, par rapport à la durée de conservation du lait pasteurisé.
Le dessin annexé montre, .à titre d'exem ples, diverses formes d'exécution d'une instal lation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention La fig. 1 montre le schéma d'une pre mière installation.
La fig. 2 représente le détail d'un injec teur d'oxygène.
La fig. 3 représente un appareil de trai tement du lait cru à la ferme ou au village, pour son stockage temporaire.
La fig. 4 représente une usine, fixe ou mobile, de pasteurisation et stabilisation. La fig. 5 montre une variante de l'instal lation de la fig. 1.
Les nombreux essais effectués par l'in venteur semblent indiquer que le facteur principal de la durée de conservation est la pression d'arrivée de l'oxygène au dispositif d'injection. Dans l'installation représentée schématiquement en fig. 1, à la sortie d'un appareil de chauffage 1, .dans un coude 2 d'une canalisation allant à un réfrigérant 3, on a installé un injecteur d'oxygène 4. Les tubes que traverse le lait dans son parcours sont des tubes en cuivre étamé de 50 mm (le diamètre; le débit est de 3500 litres â l'heure, la température de pasteurisation de 85 et l'ouverture terminale de la tuyère d'injec-, tien de 1 mm.
L'oxygène contenu dans une bouteille en acier à 180 kg/cm' de pression est détendu, pour l'insufflation, à une pres sion que l'on a fait varier, au cours des essais, de 1 à 7,5 kg/cm'.
L'augmentation de la durée de conserva tion est d'autant plus grande que la pression d'injection de l'oxygène est elle-même plus élevée, et cette augmentation est surtout sensible lorsque le lait est maintenu à une température plus près de la limite basse, de 5 , de l'intervalle de température de conser vation de -f- 5 à +10 environ.
Il y a lieu de remarquer que le traite ment par l'oxygène abaisse immédiatement l'acidité du lait traité d'environ un degré Demie et que pour les pressions élevées d'oxygène, l'acidité du lait s'abaisse encore d'un degré Dornic au cours des premiers jours.
L'explication de l'action de l'oxygène sur le lait normal, le lait écrémé ou la crème n'a pas été donnée jusqu'à présent de façon satisfaisante. Cependant, la constitution hété rogène de ces liquides, qui sont des émul sions de matières grasses dans une solution colloïdale dont le liquide intermicellaire est une solution complexe, permet de comprendre que l'augmentation de la pression d'injection 'de l'oxygène et de la turbulence du liquide (par exemple dans le passage à un coude de la canalisation) favorise le mélange intime de l'oxygène et du liquide,
donc le contact avec l'oxygène de toutes les particules de ce milieu hétérogène et par conséquent l'effet conservatoire de ce contact, même si celui-ci n'a qu'une durée très brève, de quelques se condes, par exemple, comme c'est le cas dans le dispositif de la fig. 1.
Il est en outre avantageux d'utiliser di vers dispositifs de détail et appareillages qui permettent une meilleure application et une plus grande efficacité du procédé suivant l'invention. L'injecteur 4 de la fig. 1, représenté avec plus de détails à la fig. 2, est constitué par un tube 5 en cuivre rouge étamé monté dans un manchon 6 qui est soudé dans la paroi extérieure 7 d'un coude de la canalisation. Le tube 5 est fermé par un bouchon 8 percé d'un trou de 1 mm' de section.
L'oxygène est introduit sous une pression de, par exem ple, 1 à 10 kg/cm' environ, par exemple à raison de environ 1 litre d'oxygène (mesuré à la pression atmosphérique et aux tempéra tures ambiantes usuelles, soit à environ 15 C) par litre de lait pour assurer une conserva- Lion de lait propre à la consommation variant de cinq :à quinze jours.
La disposition de cet injecteur, dans un coude à 90", dans l'axe de la branche de sor tie, favorise par la turbulence du liquide le mélange intime de l'oxygène et de toutes les particules hétérogènes du lait. La durée de conservation obtenue varie avec la pression d'injection, comme susindiqué.
Entre la bouteille et l'injecteur 4, on place avantageusement une soupape empê chant l'accès du lait vers la bouteille d'oxy gène après fermeture de celle-ci, de façon à éviter la souillure du lait.
L'oxygène employé pour ce traitement est de préférence particulièrement pur. Mal gré cela, on pourrait craindre que des débris de rouille ou d'autres impuretés, provenant du métal de la bouteille, généralement du fer, ne soient entraînés par le jet d'oxygène. Pour y remédier, on peut disposer entre la bouteille et la tuyère d'injection un filtre liquide ou humide, par exemple une solution d'acide chlorhydrique qui retiendra le fer à l'état de chlorure de fer.
L'oxygène ayant traversé ce filtre à acide chlorhydrique est ensuite soigneusement lavé, par exemple dans plusieurs filtres à eau successifs, pour le dé barrasser de toute trace d'acide chlorhydri que, puis séché.
Pour diverses opérations du cycle de ramassage et de distribution du lait, on a avantage à adopter les procédés et appareils suivants pour donner le maximum d'efficacité au traitement dont la caractéristique a été donnée ci-dessus.
Le lait cru provenant de la traite dans les fermes et rassemblé au village est injecté d'oxygène à froid, par exemple à 10 envi ron, et conservé entre + 5 et +10", jusqu'au passage du ramasseur.
Pour assurer ce traitement, on emploie une petite station fixe ou sur roues (fi-. 3) comportant un récipient 10 et un injecteur d'oxygène 11. On peut prévoir avantageuse ment que toute introduction de lait dans la cuve 10 soit suivie d'une injection d'oxygène qui en assurera la bonne conservation jus qu'au passage du ramasseur.
A la fig. 3, on a représenté un dispositif pour insufflation continue ou intermittente d'oxygène.
Il est également avantageux de prévoir entre les villages et la ville où se trouve le centre de distribution, une usine élémentaire de pasteurisation et de stabilisation, où le lait d'une série de villages subit la pasteu risation et le traitement de stabilisation, de façon que ce lait puisse être immédiatement distribué en arrivant à la ville.
Cette usine comporte (fig. 4) un réci pient de pasteurisation 20 avec chauffage 21 et injection dans le fond, par un tube 22, ou gicleur, de l'oxygène provenant d'une bou teille 23. Du récipient 20, le lait pasteurisé et stabilisé est envoyé par le tube 25-26 dans un deuxième récipient 24 maintenu à --f- 5, +10" par le circuit 27 d'un réfrigé rateur 28 actionné par le moteur électrique 29 ou par la pression de l'oxygène. Le deuxième récipient 24 est pourvu à son som met d'un filtre bactériologique 30 (ouate im prégnée d'un antiseptique) pour les rentrées d'air.
Les camions-citernes destinés au trans port du lait sont aussi, de préférence, pourvus d'une bouteille d'oxygène et d'un dispositif pour injecter<B>ce</B> gaz à la base de la citerne d'une façon continue ou intermittente. Ces camions sont aussi pourvus avantageusement d'un réfrigérateur.
Pour les transports à longue distance, pendant lesquels il serait difficile d'assurer une réfrigération suffisante, il est avanta geux de mettre dans la masse du lait pasteu risé et stabilisé un ou plusieurs blocs de lait glacé provenant d'un lait également pasteu risé et stabilisé. Malgré les inconvénients que comporte la congélation pour le lait, cet arti fice permet d'effectuer certains transports qui ne pourraient pas l'être autrement. Il est à remarquer du reste que la masse du lait congelé est relativement faible par rapport à la masse totale.
Le transport .à grande distance du lait en bidons est effectué de préférence dans des bidons métalliques, par exemple en alumi nium, pourvus d'un revêtement calorifuge suffisamment important pour maintenir le lait, mis au départ à une température de 0 à + 5 , @à une température atteignant au maximum +15 , et comprise de préférence entre + 5 et +10 , pendant un trajet de dix à quinze jours.
Pour la vente aux particuliers, la bou teille à lait peut être constituée en une ma tière telle que le verre, par exemple, de pré férence transparente; cette bouteille peut être métallisée extérieurement, par exemple par recouvrement par un dépôt d'aluminium. Un tel récipient met le lait à l'abri de la lu mière et des actions électriques extérieures. Le fond de la bouteille reste de préférence sans métallisation pour permettre d'examiner par là l'état de propreté de l'intérieur.
La fig. 5 représente une variante de dis positif d'injection d'oxygène à l'usine de pasteurisation, dans du lait ayant ladite tem- pérature de pasteurisation. Deux récipients 35--J36 peuvent recevoir alternativement, d'une part, le lait à 85 arrivant à la partie supérieure par le tuyau 37 et les dérivations 38-39, d'autre part, l'oxygène arrivant à la partie inférieure par le tuyau 40 et les dé rivations 4l-42. L'un des récipients 35 est en vidage pendant que l'autre, 36, est en in jection.
Ces deux réservoirs 35-36 peuvent communiquer alternativement avec un réfri gérateur 43 d'où le lait est évacué .dans un réservoir de stockage 44. Avec cette installa tion, suivant les conditions et suivant les ré sultats cherchés, la durée d'insufflation peut varier, par exemple, de environ quelques se condes à 15 minutes.
Process and installation for the preservation of milk, skimmed milk and cream. It has long been known that treating milk with oxygen prolongs its shelf life.
However, none of the methods of this type which have been proposed has been able to become generalized to date.
Some require that the treated milk be kept in the presence, and even under pressure, of oxygen during its storage; this obligation to create airtight and pressure-resistant distribution equipment makes such methods absolutely inapplicable in a generalized manner in practice.
Others of these methods of treating milk with oxygen have various drawbacks, in particular of requiring a long treatment period, several hours, of using ozone to replace the oxygen, or of acid. carbonic acid for a successive treatment by the two gases, carbonic acid and oxygen.
The invention described below comprises a method which is remarkable in that its application may require only insignificant modifications to existing installations and equipment. It is applicable to whole milk; with skimmed milk and cream.
The method according to the invention is characterized in that the liquid is subjected to pasteurization comprising heating followed by refrigeration, and, in that oxygen is injected into said liquid before said refrigeration.
The invention further comprises an installation for carrying out the above process, characterized in that it comprises at least one device for heating the liquid to be treated, at least one injector of pressurized oxygen and at least one refrigerator unit receiving the hot liquid and charged with oxygen.
It is known that the operations of collecting, processing and distributing milk for consumption in towns or in cheese factories are often carried out as follows: The milking of cows takes place twice a day, morning and evening; the milk thus collected on farms, in open or poorly closed containers, under poor aseptic conditions, and left at ambient temperatures sometimes greatly exceeding, especially in summer, the recommended storage interval of 5 to -j- 12, is collected and mixed either in the village, at the cooperative dairy if there is one, or in the collector's tanker truck.
After sometimes long transportations and during which the milk is subjected to an agitation which is not very favorable to its conservation, all the milk collected in a region is sent to the pasteurization plant; after treatment, the milk is placed in cans and delivered to retailers for consumption, or it is delivered to cheese factories.
The time between milking and pasteurization is usually 8 to 18 hours. The shelf life of unpasteurized milk is on average 24 to 30 hours after pasteurization, it is increased to 72 hours, provided that the milk is kept at a temperature of approximately + 5 to -d-10.
The acidity of the milk before pasteurization is generally 15 "Dornic".
Pasteurization consists of heating. very rapid whole or skimmed milk, or cream, by passage at high speed through a steam-heated boiler, then between baffle heating plates, with internal circulation of steam; the milk reaches the outlet in a few seconds, @ at a temperature of about 70 to 90, depending on the method;
after this heating, the milk is immediately sent to a condenser, for example a coil immersed in brine, or else a trickling apparatus on cooled tubes, which brings it back to about <B> +5 ', </ B > temperature at which it is placed in cans or closed bottles, more or less airtight, and stored between 5 and 10 until it is delivered to the consumer or to the cheese factory.
The main purpose of pasteurization is to destroy harmful germs in milk. Incidentally, this operation prolongs the shelf life. The law obliges to pasteurize the milk so as to. have only a determined number of germs per cm '.
The "Dornic" acidity after pasteurization is 16 to. 17. If pasteurized milk is stored between -11_5 and -j-10, it remains constant for about three days, after which time. it increases slowly at first, then more or less rapidly, according to the temperature of conservation, to bring about coagulation at the end of four to five days. The milk ceases to be clean. consumption when its acidity increases to the point (approximately 25 D) where it can no longer withstand boiling without coagulating, which, for pasteurized milk, occurs on average after four days.
Certain circumstances, such as thunderstorms, can considerably accelerate the acidification and coagulation of milk, even pasteurized. A large amount of milk can be lost through excess acidification before pasteurization. The shelf life of pasteurized milk for only three to four days is often insufficient, and during hot weather a large proportion of pasteurized milk, prematurely coagulated, can also be lost, which can only be used for cooking. cheese factory.
The treatment method according to the invention, the characteristic of which a. been indicated above, will naturally find its application in pasteurization plants. An advantageous embodiment consists in injecting oxygen into the circuit of milk, skimmed milk or cream, at the point where the liquid is approximately at its highest pasteurization temperature, that is to say ie between the heater and the refrigerant, oxygen being supplied to, injector Ù. a pressure of as much as the desired shelf life is longer, then freely escaping to air as the liquid flows from the refrigerant.
Repeated experiments have shown that this simple intimate contact, of a few seconds, of normal milk for example, at pasteurization temperature, with injected oxygen was sufficient to allow the treated milk to be stored at temperature. 'fresh state, that is to say so as to be able to withstand boiling without coagulating, under usual conditions and in particular in pressure-free containers, for a total period of four to fifteen days, or with a gain of one to twelve days, compared to the shelf life of pasteurized milk.
The accompanying drawing shows, by way of example, various embodiments of an installation for carrying out the method according to the invention. FIG. 1 shows the diagram of a first installation.
Fig. 2 shows the detail of an oxygen injector.
Fig. 3 shows an apparatus for treating raw milk on the farm or in the village, for its temporary storage.
Fig. 4 represents a plant, fixed or mobile, for pasteurization and stabilization. Fig. 5 shows a variant of the installation of FIG. 1.
The numerous tests carried out by the inventor seem to indicate that the main factor in shelf life is the pressure at which oxygen is supplied to the injection device. In the installation shown schematically in FIG. 1, at the outlet of a heating device 1, in an elbow 2 of a pipe going to a refrigerant 3, an oxygen injector 4 has been installed. The tubes through which the milk passes in its path are tubes 50 mm tinned copper (the diameter; the flow rate is 3500 liters per hour, the pasteurization temperature 85 and the terminal opening of the injection nozzle is 1 mm.
The oxygen contained in a steel cylinder at 180 kg / cm 3 of pressure is relaxed, for insufflation, to a pressure which has been varied, during the tests, from 1 to 7.5 kg / cm '.
The longer the storage time increases, the higher the oxygen injection pressure is, and this increase is especially noticeable when the milk is kept at a temperature closer to the lower limit, 5, of the storage temperature range from -f- 5 to approximately +10.
It should be noted that the treatment with oxygen immediately lowers the acidity of the treated milk by approximately one-half degree and that at high oxygen pressures the acidity of the milk drops further by one. Dornic degree during the first few days.
The explanation of the action of oxygen on normal milk, skimmed milk or cream has so far not been given satisfactorily. However, the heterogeneous constitution of these liquids, which are emulsions of fat in a colloidal solution of which the intermicellar liquid is a complex solution, makes it possible to understand that the increase in the injection pressure of oxygen and turbulence of the liquid (for example in the passage to a bend in the pipe) promotes the intimate mixing of oxygen and liquid,
therefore the contact with oxygen of all the particles of this heterogeneous medium and consequently the conservative effect of this contact, even if this one has only a very short duration, of a few seconds, for example, as this is the case in the device of FIG. 1.
It is also advantageous to use various detailed devices and apparatus which allow better application and greater efficiency of the process according to the invention. The injector 4 of FIG. 1, shown in more detail in FIG. 2, consists of a tube 5 of tinned red copper mounted in a sleeve 6 which is welded in the outer wall 7 of an elbow of the pipe. The tube 5 is closed by a stopper 8 pierced with a hole of 1 mm 'section.
The oxygen is introduced under a pressure of, for example, 1 to 10 kg / cm 3, for example at a rate of approximately 1 liter of oxygen (measured at atmospheric pressure and at usual ambient temperatures, i.e. at approximately 15 C) per liter of milk to ensure that the milk is kept suitable for consumption varying from five to fifteen days.
The arrangement of this injector, in a 90 "bend, in the axis of the outlet branch, promotes the intimate mixing of the oxygen and all the heterogeneous particles of the milk through the turbulence of the liquid. obtained varies with the injection pressure, as indicated above.
Between the bottle and the injector 4, a valve is advantageously placed preventing access of the milk to the oxygen bottle after closing the latter, so as to avoid soiling of the milk.
The oxygen used for this treatment is preferably particularly pure. In spite of this, one might fear that rust debris or other impurities, from the metal of the cylinder, usually iron, could be carried away by the oxygen jet. To remedy this, a liquid or wet filter can be placed between the bottle and the injection nozzle, for example a hydrochloric acid solution which will retain the iron in the state of iron chloride.
The oxygen which has passed through this hydrochloric acid filter is then carefully washed, for example in several successive water filters, to remove all traces of hydrochloric acid from it, then dried.
For various operations of the milk collection and distribution cycle, it is advantageous to adopt the following methods and apparatus to give the maximum efficiency to the treatment whose characteristic has been given above.
The raw milk obtained from milking on the farms and collected in the village is injected with cold oxygen, for example at around 10, and stored between + 5 and +10 ", until the collector passes by.
To ensure this treatment, a small stationary station or on wheels is used (Fig. 3) comprising a receptacle 10 and an oxygen injector 11. It can advantageously be provided that any introduction of milk into the vat 10 is followed by an injection of oxygen which will ensure good conservation until the collector passes.
In fig. 3, there is shown a device for continuous or intermittent oxygen insufflation.
It is also advantageous to provide between the villages and the town where the distribution center is located, an elementary pasteurization and stabilization plant, where the milk from a series of villages undergoes pasteurization and stabilization treatment, in a that this milk can be immediately distributed on arrival in the city.
This plant comprises (fig. 4) a pasteurization container 20 with heating 21 and injection into the bottom, through a tube 22, or nozzle, of oxygen coming from a bottle 23. From the container 20, the pasteurized milk and stabilized is sent by the tube 25-26 in a second container 24 maintained at --f- 5, +10 "by the circuit 27 of a refrigerator 28 actuated by the electric motor 29 or by the pressure of oxygen The second receptacle 24 is provided at its top with a bacteriological filter 30 (cotton wool impregnated with an antiseptic) for the inlets of air.
Tankers intended for the transport of milk are also preferably provided with an oxygen cylinder and a device for injecting <B> this </B> gas at the base of the tank in a manner continuous or intermittent. These trucks are also advantageously provided with a refrigerator.
For long-distance transport, during which it would be difficult to ensure sufficient refrigeration, it is advantageous to put in the mass of pastured and stabilized milk one or more blocks of ice-cold milk from milk which is also pastured and stabilized. Despite the drawbacks of freezing milk, this arti fice allows certain transportations to be carried out which could not be carried out otherwise. It should be noted, moreover, that the mass of frozen milk is relatively small compared to the total mass.
The long-distance transport of milk in cans is preferably carried out in metal cans, for example made of aluminum, provided with a sufficiently large heat-insulating coating to maintain the milk, initially set at a temperature of 0 to + 5, @ at a temperature reaching a maximum of +15, and preferably between + 5 and +10, during a journey of ten to fifteen days.
For sale to individuals, the milk bottle can be made of a material such as glass, for example, preferably transparent; this bottle can be metallized on the outside, for example by covering with an aluminum deposit. Such a container protects the milk from light and from external electrical actions. The bottom of the bottle preferably remains without metallization in order to allow the state of cleanliness of the interior to be examined thereby.
Fig. 5 shows an alternative device for injecting oxygen at the pasteurization plant into milk having said pasteurization temperature. Two receptacles 35 - J36 can receive alternately, on the one hand, the milk at 85 arriving at the upper part by the pipe 37 and the branches 38-39, on the other hand, the oxygen arriving at the lower part by the pipe 40 and branch lines 4l-42. One of the containers 35 is being emptied while the other, 36, is being injected.
These two tanks 35-36 can communicate alternately with a refrigerator 43 from which the milk is evacuated. In a storage tank 44. With this installation, depending on the conditions and depending on the results sought, the insufflation time can vary, for example, from about a few seconds to 15 minutes.