Dispositif de suspension sans frottement pour équipage mobile d'appareils de mesure,
relais et appareils analogues.
L'équipage mobile d'un appareil de mesure, d'un relais ou appareil analogue est souvent maintenu entre deux pivots'et le couple antagoniste produit à l'aide de spiraux.
L'emploi, de pivots présente l'inconvénient de donner un couple de frottement qui limite la sensibilité de l'appareil.
Dans d'autres appareils, cet équipage mobile est suspendu par un fil de torsion ou entre deux fils de torsion tendus. Ces dispo sitifs de suspension, présentent l'avantage d'éviter les frottements Inhérenits à l'emploi de pivots, mais les appareils dans lesquels ils sont utilisés ne peuvent supporter que de faibles forces perpendiculaires à l'axe d'oscil- lation, en raison du déplacement latéral qui en résulte pour l'équipage mobile.
La présente invention a pour objet un dispositif de suspension réunissant les avan- tages des deux precédents, c'est-à-, dire Bvi- tant les frottements des pivots et permettant à l'équipage mobile de supporter, sans déplacement latéral excessif, des forces perpen- diculaires à l'axe d'osciZation
Il est caractérisé par au moins un organe de suspension susceptible de se tordre sur son axe et dont la section a la forme d'une étoile, fixé, d'une part, sur un support de l'appareil et, d'autre part, à l'équipage mobile.
Les bras de l'étoile sont de préférence d'épaisseur et'de largeur uniformes et répar- tis régulièrement autour de l'axe.
La fig. 1 donne une vue en perspective d'une lame à quatre bras du dispositif sui- vant l'invention.
Au lieu de constituer l'organe de suspen sion d'une seule pièce, comme il est indiqué dans la fig. 1, on peut ! le former de deux ou de plusieurs lames pliées d'un angle approprié. Les fig. 2, 3, 4 et 5 donnent, à titre d'exemples, les sections droites d'un certain nombre de lames pour le dispositif suivant l'invention. Dans la fig. 2,'l'organe de sus- pension est formé de quatre lames pliées. à angle {droit et accolées deux à deux par leurs faces et assemblées par tous moyens connus, par exemple soudure, rivetage ou vissage.
Dans la fig, 3, l'organe de suspension n'est formé que de deux lames priées à angle droit ; dans la fig. 4, on a six lames et trois seulement dans la fig. 5. Ces organes suseep- tibles de se tordre sur leur axe peuvent être fixes par tous moyens appropries sur leur support fixe et sur l'équipage mobile.
Les fig. 6, 7, 8, 9, 10 donnent des exem- ples de quelques dispositifs de fixation.
Sur la fig. 6, 21 et 21'représentent les deux cornières juxtaposées'd'un organe de suspension cruciforme ; 22 représente soit un support fixé au socle de l'appareil, soit un support solidaire de a'equipadge mobile ; 23 sont des blocs parallélépipédiques solidaires de 22 ; 24 sont, des vis de fixation.
Sur la fig. 7, 25 sont des pièces prismatiques ; 26 sont des vis de serrage des prismes 25.
La dimension des prismes 25, perpendieu- lairement à la figure, peut être quelconque et la pièce 22 peut comporter plusieurs plans superposés de vis 26.
Sur la fig. 8, les prismes 25 sont serrés par emmanchement dur du support 22.
Sur la fig. 9, les prismes 25 sont serrés par un support 22 permettant une déformation élastique plus grande que celle de la fig. 8.
Sur la fig. 10, 27 sont des chevilles enfoncées entre les prismes 25 et le support commun 22, ce qui permet une juxtaposition préalable sans serrage des différents éléments de l'ensemble.
Bien entendu, ces dispositions ne sont données qu'à titre d'exemples non limitatifs et les éléments constitutifs du dispositif de suspension peuvent être fixés par tous moyens connus, par exemple par soudure, rivetage, sertissage, sur toutes pièces de forme appropriée.
Les lames peuvent être electriquement iso- les soit par l'emploi de coins'25 en matière isolante ou en matière conductrice recouverte d'isolant, soit par le recouvrement ! de tout ou partie des cornières par une substance iso- lante appropriée.
On peut ainsi réunir électriquement les deux lames et isoler leurensemMe'dusup- port 22 ou isoler les deux lames entre elles et de (leur support 22 ou isoler seulement une lame, l'autre étant reliée au support 22.
Des lames peuvent ainsi servir de conclue- teurs d'alimentation des circuit, électriques de Il'équipage mobile.
L'équipage mobile peut occuper une po sition quelconque par rapport à l'extrémité de l'organe de suspension. Toutefois, il est préférable de le disposer de manière que son centre de gravité se trouve à égale distance de chacun des supports 22 afin de réduire au minimum la flèche transversale résultant du poids de l'équipage mobile lorsque l'axe d'oscillation est horizontal.
Les fig. 11, 12 et 13 représentent, sché matiquement et à titre d'exemples non ilimi- tatifs, quelques dispositifs de suspension d'appareils de mesure à cadre mobile.
Sur la. fig. 11, 30 est un'cadre mobile pouvant osciller autour de l'axe 3'1 dans l'entrefer des masses polaires 32'd'un aimant non représenté ; 33 est une pièce magnétique ayant pour but de réduire la. réuetance entre les masses polaires 32. La pièce 33 peut être solidaire des pièces 32 ou du support 22 ; 34 est une aiguille dont la flèche, non représentée, peut se déplacer devant un cadran approprié ;
35 sont des pièces soilidaires du support 22 comportant une ouverture cen- trale dans laquelle s'engagent concentriquement les parties 36 et 37 des'pièces solidaires du cadre mobile 30. Les pièces 35 sont cen- trees de manière à éviter tout frottement entre Sa-36 et 35'-37 lorsque l'appareil est en fonctionnement normal,. Elles limitent la flèche transversale de l'équipage mobile lorsque celui-ci est soumis à des efforts anormaux résultant, par exemple, d'laeeéléra- tions communiquées à l'ensemble de l'appareil.
Les fig. 12 et 12biS representent une dis- position un peu différente dansl laquelle le cadre mobile est constituÚ de deux élément séparés 30\ 30 entre lesquels peut passer l'organe de suspension composé des cornières 21, 21'.
La pièce magnétique 33, percée en son centr. e pour le passage de l'organe de suspension, est solidaire du support 22.
La limitation de flèche transversale est eons'tituée par les pièces 36 et 37, respectivement engagées dans des Úvidements appropriés des pièces 22 et 313.
Les fig. 13 et 13Ms (représentent une troi- sième réalisation utilisant un cadre mo'bile et un circuit magnétique de disposition connue sous le nom de Meylan. 38 et 38' sont des prolongements chi cadre mobile 310, sur lequel peuvent se fixer les pièces 319 et 40 par les vis 41. 40 est une pi annulaire dont l'ouverture centrale constitue, avec ! partie 42 du suppoTt 22, ui) i limitateur de flèche transversale, l'autre, limibateur étant consti- tué par les pièces 35 et 37. 43'est un aimant permanent.
L'objet de la présente invention, suscep- tible d'adaptation aux dispositifs décrits, peut aussi être adapté aux équipages mobiles d'appareils de mesure à aiguille ou Ó miroir, d'ap, pareils enregistreurs, de relais à ferme tu. re on à ouverture, de relais oscillants à, résonance dans lesquels l'amplitude de con- tact est obtenue après une série d'impulsions de courant de fréquence appropriée et d'appareils électromécaniques.
Il va de soi que les. lames 21 peuvent être d'angles inégaux ou d'aiiles inégales en nombre quelconque, isolées ou non entre elles ou de leur support.