Procédé de réglage de la puissance absorbée par les fours à bains de sels à électrodes plongeantes et four pour la réalisation de ce procédé. Dans les fours électriques à bains de sels à électrodes plongeantes, la résistance offerte par le bain de sel au passage du courant est très variable non seulement suivant la nature s du sel utilisé, mais aussi suivant la tempé rature de ce sel, suivant la quantité et le volume des pièces métalliques à. chauffer que l'on immerge dans le bain, etc.
Il en résulte que si l'on maintient constante la tension aux bornes du four, la puissance absorbée par le four varie entre d'assez larges limites et il n'est pas possible, sans dispositif spécial, de la régler à volonté, par exemple au fur et à mesure de la montée de la température ou de i l'introduction des pièces métalliques à chauf fer. La puissance se règle d'elle-même et elle peut tantôt dépasser la capacité de puissance du transformateur, tantôt, au contraire, rester très en dessous de cette capacité, ce qui en traîne une lenteur dans le chauffage ou même l'incapacité de chauffer si la chaleur appor tée reste inférieure aux pertes.
La solution généralement adoptée jusqu'à présent par les constructeurs consiste, pour 5 un bain de composition déterminée et pour un problème métallurgique également déter miné (quantité de pièces à porter à une tem pérature donnée dans un temps donné), à prévoir plusieurs tensions différentes, au se condaire du transformateur et à adopter pour chaque période de marche du four (démar rage, chauffage plus ou moins rapide, mise en veilleuse, etc.), la tension convenant le mieux, c'est-à-dire celle pour laquelle la ré sistance présentée par le four pendant cette période correspond le mieux à la.
puissance de régime prévue pour l'installation.
Cette manière de faire n'est cependant pas parfaite; elle assure, il est vrai, - une meilleure utilisation du transformateur, mais elle ne permet pas d'arriver à une régularité de marche absolue.
A titre d'exemple, dans un four de 20, kW -du type Ajax à électrodes plongeantes, la puissance instantanée absor bée au cours de la montée en température du bain de sel varie dans de telles proportions, pour une tension déterminée. que si l'on vou lait, .au cours de ce chauffage, utiliser à cha que instant la totalité de la.
puissance instal lée du transformateur, il faudrait faire varier en même temps la tension dans des proportions également considérables, par exemple de 30 pour une montée en température de 650 à 850 C. Même si l'on utilise, au cours de ce chauffage, successivement plusieurs tensions différentes, la puissance absorbée varie par palier, mais ne reste pas, à chaque instant, voisine de la puissance maxima.
Ces irrégu larités sont encore plus sensibles quand il s'agit de passer de la période de démarrage à la période de chauffage ou de la période de chauffage à la période de mise en veil leuse. En outre, le fait d'avoir plusieurs prises différentes sur le transformateur com- plique considérablement sa construction et entraîne une augmentation très importante du prix de revient de l'ensemble de l'instal lation.
La présente invention, réalisée avec la collaboration de M. Christian Lavelle, com prend un procédé de réglage de la puissance absorbée par les fours à bains de sels à élec trodes plongeantes, qui permet de remédier aux inconvénients rappelés ci-dessus.
Ce procédé est caractérisé en ce qu'on fait varier la profondeur d'immersion des électrodes dans le bain, la tension constante maxima aux bornes du secondaire du trans formateur étant choisie suffisamment élevée pour permettre une course de déplacement des électrodes correspondant aux variations de puissance exigées par le régime de marche du four sans que l'homogénéité de tempéra ture du bain en soit altérée.
L'invention comprend en outre un four à bains de sels à électrodes plongeantes pour la réalisation du procédé, caractérisé en ce que les électrodes, reliées par des câbles souples au transformateur, sont montées sur un cha riot mobile verticalement, des moyens étant prévus, d'une part, pour permettre de dépla cer verticalement ledit chariot, selon la pro fondeur d'immersion désirée pour les élec trodes et, d'autre part, pour repérer la pro fondeur d'immersion des électrodes.
On a représenté, à titre d'exemple, au dessin ci-annexé, une forme d'exécution du four que comprend l'invention, constituée par un four à bains de sels du type Ajax à quatre électrodes.
Fig. 1 est une coupe axiale verticale du four suivant I-I de la fig. 2.
Fig. 2 en est une vue en plan.
Nous avons constaté que si l'on fait varier d'une façon continue la hauteur d'immersion des électrodes (ou d'une électrode), toutes autres choses étant égales, la puissance absor bée par le four varie elle aussi d'une façon continue et est une fonction sensiblement linéaire de cette hauteur d'immersion.
D'au tre part, pour deux régimes de marche dif férents d'un même four, par exemple pour la période de montée en température du sel et la période de chauffage des pièces métalli ques immergées, il est possible, en utilisant une tension unique au secondaire du trans- formateur, de régler la hauteur d'immerio1i des électrodes de manière à maintenir la puissance sensiblement constante -et voisine de la puissance normale d'utilisation du trans formateur.
Cependant, il peut arriver que, pour une hauteur d'immersion faible, bien que la puis- sance absorbée ait une valeur satisfaisante, l'homogénéité de température du bain ne soit plus assurée d'une manière parfaite, cette homogénéité étant normalement d'autant meilleure que les électrodes plongent plus bas dans le bain. Nous avons découvert qu'il était possible de remédier à cet inconvénient en donnant à la tension choisie pour le se- conda.ire une valeur suffisamment élevée.
Si l'on augmente en effet cette tension - toutes autres choses étant égales - la profondeur d'immersion des électrodes peut, dans d'assez larges limites, être diminuée, sans que l'homogénéité de température du bain en soit altérée sensiblement et tout en conservant une puissance absorbée suffisante. C'est donc sur le choix de cette tension que le construc teur devra porter son attention.
Pratique ment, pour calculer un four, on procédera de la manière suivante: étant donné le sel. em ployé et la température à atteindre, on se donnera tout d'abord, a priori, une valeur déterminée pour la profondeur minima d'im mersion des électrodes qui sera., par exemple, de l'ordre de la moitié de la hauteur du bain; après quoi, on choisira, pour la tension du secondaire du transformateur, une valeur suffisamment élevée pour que, en marche normale (bain fondu), on ait la puissance dé sirée avec cette profondeur d'immersion. On vérifie que, pour cette valeur de la tension, l'homogénéité de température est bien réali sée dans le sein du bain et on peut détermi ner à ce moment d'une façon précise jusqu'où, en utilisant cette tension, on peut relever les électrodes sans nuire à l'homogénéité.
Au cas où l'homogénéité ne serait pas réalisée pour cette tension, il faudrait choisir une profondeur minima d'immersion initiale plus grande et déterminer à nouveau la tension correspondante. Cette détermination de la tension se fera, en tout cas, en tenant compte de toutes les caractéristiques connues des types de fours auxquels on veut appliquer l'invention et en procédant éventuellement à quelques essais. On fixera finalement son choix sur la tension limite à partir de la quelle le résultat cherché est obtenu.
Dans ces conditions, lorsque le four fonctionnera sur cette tension limite qui aura été fixée une fois pour toutes, toute augmentation de puis sance nécessitée par l'introduction dans le bain des pièces métalliques à chauffer sera obtenue en augmentant la profondeur d'im mersion des électrodes. Cette augmentation de l'immersion ne peut que favoriser la bonne homogénéité de la température et, d'autre part, elle permet de régler à chaque instant 1-a puissance absorbée et de maintenir celle-ci sensiblement constante et voisine de la valeur la plus convenable pour le régime de marche envisagé.
Cette mise en aeuvre du procédé permet d'assurer ainsi à la fois une grande souplesse de marche du four et de faire tra vailler le transformateur dans les meilleures conditions, tout en conservant au four son avantage fondamental, d'assurer au bain une parfaite homogénéité de température. Il est bien entendu, enfin, que pour des périodes de marche du four pour lesquelles l'homogénéité de la température n'est plus indispensable, on pourra relever les électrodes au-dessus de la profondeur minima prévue, ce qui permettra encore de marcher à plus basse puissance -et augmentera encore la souplesse de marche du four.
Dans le cas où l'on désire faire travailler le four avec un même sel, mais à des tempé ratures très différentes, on calculera le four pour la température la plus basse en suivant la marche qui vient d'être indiquée. Lors qu'on travaillera à la température la plus élevée, on sera alors amené à baisser les élec trodes; de toute façon, par conséquent, l'homo généité sera assurée. .
Il est possible, enfin, si on le désire, d'agir, en même temps que sur l'immersion des électrodes, sur l'écartement de celles-ci; mais, d'une part, les variations de puissance correspondantes sont en général assez faibles, et, d'autre part, l'écartement des électrodes est en général conditionné par d'autres exi gences de construction: par exemple, dans les fours du type Ajag, l'écartement des élec trodes est imposé, par la nécessité d'obtention d'un brassage électromagnétique dû au cou rant circulant entre les électrodes.
Dans les formes d'exécution préférées du four que comprend l'invention, les variations d'immersion des électrodes pourront être assu rées par un dispositif connu quelconque, analogue par exemple à celui qui existe sur les fours électriques à arc. L'immersion pourra être réglée soit automatiquement, soit à la main.
Tel qu'il est représenté au dessin, le four dont la cuve est figurée en 1 comprend quatre électrodes 2 reliées@au transformateur 3 par dés câbles souples 4. Les deux électrodes centrales sont assujetties rigidement par deux bras isolés 5:à une équerre centrale 6 qui est fixée au milieu d'une glissière horizontale 7. Les deux autres électrodes, situées de part et d'autre des précédentes, sont respectivement reliées par des bras isolés 8a, 8b à deux équerres mobiles 9û, 9,b susceptibles de coulis ser sur la glissière 7.
Un volant 10, solidaire d'une vis portant .deux filets à pas contraires, respectivement en relation avec les équerres mobiles 9a, 9b, permet de modifier l'écarte ment entre les trois équerres et, par suite, de faire varier l'écartement entre les électrodes.
Pour permettre de faire varier la profon deur d'immersion des électrodes., la glissière 7 portant l'ensemble des quatre électrodes est montée sur un chariot 11 mobile verticale ment. Le déplacement de ce chariot est assuré par un système pignon et crémaillère 12-13, le pignon 13 étant relié par un train d'engre nages à un volant man#uvrable à la main 14. Un disque gradué 15 et une aiguille fixe 16 permettent de repérer la. profondeur d'im mersion.
Les principaux avantages résultant de la mise en ceuvre décrite du procédé sont les suivants Tout d'abord, on peut diminuer dans une grande proportion le nombre de prises qui étaient nécessaires au secondaire du transfor mateur dans les fours du type courant. Pra tiquement, le nombre de ces prises peut être réduit à une ou deux. Dans ce dernier cas, l'une des tensions sert en général au démar rage et à. la. fusion du sel, l'autre est réservée à la période de marche normale.
Pour cer tains problèmes particuliers, par exemple dans le cas d'une marche avec des sels diffé rents ou à des températures très différentes, on peut être amené à prévoir plus de deux tensions au secondaire, mais de toute ma nière, le nombre en est beaucoup moins élevé que dans le cas de la construction normale des fours, telle qu'elle est pratiquée actuelle -ment. D'autre part, ce procédé donne la possi bilité de régler la puissance d'une façon con tinue. Il résulte de la diminution du nombre des prises du transformateur un abaissement très notable du prix de revient de celui-ci. En outre, il est possible de faire travailler cons tamment l'ensemble de l'installation au voi sinage de la puissance qui convient le mieux.
Celle-ci est donc utilisée avec le meilleur ren dement possible et on réalise des gains de temps très appréciables, tant sur la période de démarrage que sur celle de la marche cou rante. Au cours de la marche en veilleuse, on peut aisément limiter la puissance à la quan tité juste nécessaire pour compenser les pertes de chaleur, et la température du. bain peut être maintenue sensiblement constante pen dant toute cette période. Pour passer de la. marche en veilleuse à la marche normale, il suffit en général de baisser les électrodes. Le réglage du four est donc en tout cas très facile et simple.
Voici deux mises en oeuvre du procédé, données à titre d'exemples. Exemple l: Application à un four du type Ajax des tiné à la trempe. Les dimensions utiles du bain- sont: longueur 490 mm, largeur 260 mm, hauteur<B>370</B> mm. Le sel choisi est un mé lange en proportions sensiblement égales de NaCl et CO;;Na@. La production envisagée nécessite, compte tenu des pertes, une puis sance de 30 l@\V jour la marelle normale. On choisit pour profondeur minima. d'immersion des électrodes dans le bain fondu, 200 mm.
Des essais montrent que pour une paire d'électrodes immergées à 230 mm dans le bain fondu, la tension de 10 volts donne sur le four une puissance de 15 kW. On choisit cette tension pour le secondaire du transfor mateur et on utilise deux paires d'électrodes, ce qui donne la puissance prévue de 30 kW. L 'expérience montre qu'a 200 mm d'immer sion, l'homogénéité de température est encore assurée.
Pour la période de démarrage, on peut. immerger les électrodes à une profon deur de 350 mm, ce qui permet d'absorber une puissance de 45 1W. Le transformateur est choisi de cette puissance. Dans ces condi tions, une grande souplesse de marche est assurée. En effet, on peut, sans changer la tension aux bornes du transformateur, fonc tionner de la manière suivante: a) Pendant la. mise en veilleuse où l'homo généité n'est plus indispensable, on relève les électrodes, Par exemple à. une profondeur d'immersion de 100 mm.
On absorbe à ce mo ment une puissance de 13 kW, qui permet de maintenir la température du sel sensiblement constante.
b) Pour réchauffer le four, par exemple, passer de 600 à 900 C, on immerge les élec trodes de 350 mm, et pendant cette période on bsorbe 45 1,VT, ce qui permet d'obtenir un réchauffage rapide.
c) Une fois le four à 900 C, on peut re monter les électrodes et marcher à. la puis sance prévue en marelle normale de produc tion au voisinage de 30 kW. E.rerytple <I>2:</I> Application à un four destiné à des trai tements de revenu à basse température.
Le bain a une longueur utile de 600 mm, une largeur de 200 mm et une profondeur de <B>500</B> mm. Les électrodes sont placées aux deux extrémités de la cuve. Le sel employé est un mélange de nitrate -et de nitrite de potassium fondant à 180 C. Le bain doit être chauffé à des températures variant entre 150 et 200 C. La puissance absorbée en marche nor male doit être,de 20 kW à 150 C. Des essais montrent qu'à, 150 C, pour absorber une puissance de 20 kVY, avec une immersion de 850 mm, il faut une tension de 15 volts.
On choisit cette valeur pour la. tension aux bornes du secondaire du transformateur. D'autre part, avec une profondeur d'immersion de 350 mm et une tension de 15 volts, l'homo généité de température -est. parfaitement assu rée. Elle l'est encore avec cette tension pour une profondeur d'immersion de 200 mm seu lement. Dans ces conditions, on peut faire fonctionner le four de la façon suivante: En marche normale à 150 C, on a une immersion de 350 mm avec une puissance de 20 kW.
Pour augmenter la température du bain, on plonge les électrodes jusqu'à 490 mm, par exemple, ce qui permet d'absorber 28 kW.
Pour un travail moindre, on peut, sans inconvénient, relever les électrodes jusqu'à 250 mm de.profondeur d'immersion, ce qui correspond à une puissance -de 14 kW.
Au démarrage du four, la fusion et la montée en température sont assurées par l'immersion correspondant sensiblement à la puissance de 28. kW. La puissance du trans formateur est, comme toujours, calculée de manière à satisfaire,à la puissance de marche maxima, soit 28 kW.
Method for adjusting the power absorbed by the immersion electrode salt bath furnaces and furnace for carrying out this process. In electric salt bath furnaces with plunging electrodes, the resistance offered by the salt bath to the passage of the current is very variable not only according to the nature of the salt used, but also according to the temperature of this salt, according to the quantity and the volume of metal parts to. heat that you immerse in the bath, etc.
As a result, if the voltage at the terminals of the oven is kept constant, the power absorbed by the oven varies between fairly wide limits and it is not possible, without special device, to adjust it at will, for example. as the temperature rises or as the metal parts to be heated are introduced. The power regulates itself and it can sometimes exceed the power capacity of the transformer, sometimes, on the contrary, remain well below this capacity, which results in slowness in heating or even the inability to heat. if the heat input remains lower than the losses.
The solution generally adopted up to now by manufacturers consists, for a bath of determined composition and for a metallurgical problem which is also determined (quantity of parts to be brought to a given temperature in a given time), to provide several different voltages. , in addition to the transformer and to be adopted for each period of operation of the oven (starting, more or less rapid heating, putting on standby, etc.), the voltage which is most suitable, that is to say the one for which the resistance presented by the furnace during this period corresponds best to the.
rated power for the installation.
This way of doing things, however, is not perfect; it ensures, it is true, - a better use of the transformer, but it does not make it possible to arrive at an absolute regularity of operation.
By way of example, in a 20 kW oven of the Ajax type with plunging electrodes, the instantaneous power absorbed during the rise in temperature of the salt bath varies in such proportions, for a determined voltage. that if you want milk, .during this heating, use all of the.
installed power of the transformer, it would be necessary to vary at the same time the voltage in equally considerable proportions, for example 30 for a rise in temperature of 650 to 850 C. Even if one uses, during this heating, successively several different voltages, the power absorbed varies in stages, but does not remain, at each moment, close to the maximum power.
These irregularities are even more noticeable when it comes to switching from the start period to the heating period or from the heating period to the standby period. In addition, having several different taps on the transformer considerably complicates its construction and leads to a very significant increase in the cost price of the entire installation.
The present invention, produced with the collaboration of Mr. Christian Lavelle, comprises a process for adjusting the power absorbed by salt bath furnaces with immersing electrodes, which makes it possible to remedy the drawbacks mentioned above.
This method is characterized in that the depth of immersion of the electrodes in the bath is varied, the maximum constant voltage at the terminals of the secondary of the transformer being chosen sufficiently high to allow a displacement stroke of the electrodes corresponding to the power variations. required by the operating speed of the furnace without the temperature uniformity of the bath being altered.
The invention further comprises a salt bath furnace with plunging electrodes for carrying out the method, characterized in that the electrodes, connected by flexible cables to the transformer, are mounted on a vertically movable carriage, means being provided, on the one hand, to allow said carriage to be moved vertically, according to the immersion depth desired for the electrodes and, on the other hand, to identify the immersion depth of the electrodes.
There is shown, by way of example, in the accompanying drawing, an embodiment of the furnace that the invention comprises, consisting of a salt bath furnace of the Ajax type with four electrodes.
Fig. 1 is a vertical axial section of the furnace along I-I of FIG. 2.
Fig. 2 is a plan view.
We have found that if we continuously vary the immersion height of the electrodes (or of an electrode), all other things being equal, the power absorbed by the furnace also varies in a way. continuous and is a substantially linear function of this immersion height.
On the other hand, for two different operating modes of the same furnace, for example for the period of temperature rise of the salt and the period of heating of the submerged metal parts, it is possible, by using a single voltage at the secondary of the transformer, to adjust the immersion height of the electrodes so as to maintain the power substantially constant - and close to the normal operating power of the transformer.
However, it may happen that, for a low immersion height, although the power absorbed has a satisfactory value, the temperature homogeneity of the bath is no longer perfectly assured, this homogeneity normally being of. as much better as the electrodes dip lower in the bath. We have found that it is possible to overcome this drawback by giving the voltage chosen for the second a sufficiently high value.
If this voltage is indeed increased - all other things being equal - the depth of immersion of the electrodes can, within fairly wide limits, be reduced, without the temperature homogeneity of the bath being appreciably altered. while maintaining sufficient power input. It is therefore on the choice of this voltage that the manufacturer should focus his attention.
In practice, to calculate an oven, we will proceed as follows: given the salt. used and the temperature to be reached, we will first of all give ourselves, a priori, a determined value for the minimum immersion depth of the electrodes which will be, for example, of the order of half the height of the bath; after which, a sufficiently high value will be chosen for the voltage of the transformer secondary so that, in normal operation (molten bath), we have the desired power with this immersion depth. It is checked that, for this value of the voltage, the temperature homogeneity is indeed achieved in the bosom of the bath and one can determine at this moment in a precise way up to which, using this tension, one can read the electrodes without compromising the homogeneity.
If homogeneity is not achieved for this voltage, it would be necessary to choose a greater minimum initial immersion depth and determine the corresponding voltage again. This determination of the voltage will be made, in any case, taking into account all the known characteristics of the types of furnaces to which the invention is to be applied and possibly carrying out a few tests. We will finally fix our choice on the limit voltage from which the desired result is obtained.
Under these conditions, when the furnace will operate on this limit voltage which will have been fixed once and for all, any increase in power required by the introduction into the bath of the metal parts to be heated will be obtained by increasing the immersion depth of the electrodes. This increase in immersion can only promote good temperature homogeneity and, on the other hand, it makes it possible to adjust at any time 1-a power absorbed and to maintain it substantially constant and close to the highest value. suitable for the intended operating regime.
This implementation of the process thus makes it possible to ensure at the same time a great flexibility of operation of the furnace and to make work the transformer under the best conditions, while preserving in the furnace its fundamental advantage of ensuring the bath a perfect homogeneity. temperature. It is of course understood, finally, that for periods of operation of the oven for which temperature uniformity is no longer essential, the electrodes can be raised above the minimum depth provided, which will still make it possible to operate at lower power - and will further increase the smoothness of the oven.
If it is desired to make the oven work with the same salt, but at very different temperatures, the oven will be calculated for the lowest temperature by following the procedure just indicated. When working at the highest temperature, it will then be necessary to lower the electrodes; in any case, therefore, homogeneity will be assured. .
It is possible, finally, if desired, to act, at the same time as the immersion of the electrodes, on the spacing thereof; but, on the one hand, the corresponding power variations are generally quite small, and, on the other hand, the spacing of the electrodes is generally conditioned by other construction requirements: for example, in the furnaces of the Ajag type, the spacing of the electrodes is imposed by the need to obtain electromagnetic mixing due to the current circulating between the electrodes.
In the preferred embodiments of the furnace which the invention comprises, the variations in immersion of the electrodes can be ensured by any known device, similar for example to that which exists on electric arc furnaces. The immersion can be adjusted either automatically or by hand.
As shown in the drawing, the oven, the tank of which is shown at 1, comprises four electrodes 2 connected to the transformer 3 by flexible cables 4. The two central electrodes are rigidly secured by two insulated arms 5: to a central square 6 which is fixed in the middle of a horizontal slide 7. The other two electrodes, located on either side of the previous ones, are respectively connected by insulated arms 8a, 8b to two mobile brackets 9û, 9, b capable of grouting clamp on the slide 7.
A handwheel 10, integral with a screw bearing .two threads with opposite threads, respectively in relation to the movable brackets 9a, 9b, makes it possible to modify the spacing between the three brackets and, consequently, to vary the spacing between the electrodes.
To make it possible to vary the immersion depth of the electrodes, the slide 7 carrying all of the four electrodes is mounted on a vertically movable carriage 11. The movement of this carriage is ensured by a rack and pinion system 12-13, the pinion 13 being connected by a gear train to a handwheel that can be operated by hand 14. A graduated disc 15 and a fixed needle 16 allow to spot the. immersion depth.
The main advantages resulting from the described implementation of the method are as follows. First of all, the number of taps which were necessary for the secondary of the transformer in ovens of the current type can be greatly reduced. In practice, the number of such outlets can be reduced to one or two. In the latter case, one of the voltages is generally used for starting and for. the. melting salt, the other is reserved for the period of normal walking.
For certain particular problems, for example in the case of walking with different salts or at very different temperatures, it may be necessary to provide for more than two voltages at the secondary level, but in any case, the number is much lower than in the case of the normal construction of the ovens, as it is currently practiced. On the other hand, this method gives the possibility of regulating the power in a continuous manner. The reduction in the number of transformer taps results in a very notable reduction in the cost price thereof. In addition, it is possible to make the entire installation work constantly at the most suitable capacity.
This is therefore used with the best possible yield and very appreciable time savings are made, both during the start-up period and during running time. During standby operation, the power can easily be limited to the amount just necessary to compensate for the heat losses, and the temperature of the. bath can be kept substantially constant throughout this period. To pass from the. idle operation in normal operation, it is generally sufficient to lower the electrodes. Setting the oven is therefore very easy and simple.
Here are two implementations of the method, given as examples. Example 1: Application to a furnace of the Ajax type of tempering tines. The useful dimensions of the bath are: length 490 mm, width 260 mm, height <B> 370 </B> mm. The salt chosen is a mixture of substantially equal proportions of NaCl and CO ;; Na @. The production envisaged requires, taking into account the losses, a power of 30 l @ \ V day normal hopscotch. We choose for minimum depth. immersion of the electrodes in the molten bath, 200 mm.
Tests show that for a pair of electrodes immersed at 230 mm in the molten bath, the voltage of 10 volts gives the furnace a power of 15 kW. This voltage is chosen for the secondary of the transformer and two pairs of electrodes are used, which gives the expected power of 30 kW. Experience shows that at 200 mm of immersion, temperature uniformity is still ensured.
For the start-up period, we can. immerse the electrodes to a depth of 350 mm, which absorbs a power of 45 1W. The transformer is chosen for this power. Under these conditions, great flexibility of operation is ensured. In fact, without changing the voltage at the terminals of the transformer, it is possible to operate as follows: a) During. put on the back burner where homogeneity is no longer essential, the electrodes are raised, For example at. an immersion depth of 100 mm.
At this time, a power of 13 kW is absorbed, which makes it possible to maintain the temperature of the salt substantially constant.
b) To heat the oven, for example, go from 600 to 900 C, immerse the electrodes 350 mm, and during this period we absorb 45 1, VT, which allows to obtain a rapid reheating.
c) Once the oven at 900 C, you can re-mount the electrodes and walk on. the power provided for in normal production hopscotch around 30 kW. E.rerytple <I> 2: </I> Application to a furnace intended for low temperature tempering treatments.
The bath has a useful length of 600 mm, a width of 200 mm and a depth of <B> 500 </B> mm. The electrodes are placed at both ends of the tank. The salt used is a mixture of potassium nitrate and nitrite melting at 180 C. The bath must be heated to temperatures varying between 150 and 200 C. The power absorbed in normal operation must be 20 kW at 150 C. Tests show that at 150 ° C., to absorb a power of 20 kVY, with an immersion of 850 mm, a voltage of 15 volts is required.
We choose this value for the. voltage across the transformer secondary. On the other hand, with an immersion depth of 350 mm and a voltage of 15 volts, the temperature homogeneity is. perfectly insured. It is still so with this tension for an immersion depth of only 200 mm. Under these conditions, the oven can be operated as follows: In normal operation at 150 C, there is an immersion of 350 mm with a power of 20 kW.
To increase the temperature of the bath, the electrodes are immersed up to 490 mm, for example, which makes it possible to absorb 28 kW.
For less work, it is possible, without inconvenience, to raise the electrodes up to 250 mm of immersion depth, which corresponds to a power of 14 kW.
When the furnace starts up, melting and temperature rise are ensured by the immersion corresponding substantially to the power of 28. kW. The power of the transformer is, as always, calculated so as to satisfy the maximum operating power, ie 28 kW.