Procédé pour la commande des déplacements d'un organe mobile de machine et dispositif pour sa mise en couvre. La présente invention a pour objet un procédé pour la commande des déplacements d'un organe mobile de machine, caractérisé par le fait qu'on opère au moyen d'un même levier, la mise en route dans le sens voulu, le réglage de la vitesse et l'arrêt du mouvement de l'organe mobile, et ceci -de façon que ces fonctions soient déterminées seulement par la position occupée par ledit levier.
L'invention concerne également un dispo sitif pour la mise en ouvre de ce procédé, caractérisé par le fait qu'il comporte un le vier de manouvre articulé, à l'une de ses extrémités, à une tringle de commande qui actionne un dispositif de mise en route, de réglage de vitesse et d'arrêt de l'organe mo bile considéré de la machine -dans les. deux saris.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple, une forme d'exécution de ce dispo sitif permettant la mise en ouvre du procédé de commande selon l'invention.
Fig. 1 montre; en. perspective, l'ensemble d'une machine-outil destinée au travail des métaux, machine-outil de la classe des ,frai- seuses-aléseuses-pointeuses" à laquelle le dis positif objet -de l'invention est appliqué; Fig. 2 est une vue en perspective d'une boîte de contrôle à deux leviers. permettant les commandes de déplacement des. table, cou lisse et chariot, suivant trois axes de coordon née rectangulaire; Fig. 3 est une coupe longitudinale de cette boîte de contrôle; Fig. 4 est une coupe faite suivant IV-IV de la fig. 3; Fig. 5 est une vue en perspective d'un des leviers de commande avec les deux tringles de transmission.
La commande des -chariots de machines, en déplacement automatique, avec contrôle à la main, se fait, en général, à l'aide de trois organes a) un organe de manouvre, levier ou vo lant, permettant de choisir la vitesse de dé placement; b) un organe de manouvre, levier ou vo lant, permettant de choisir le sens du déplace ment e) un organe de manouvre, levier ou bouton-poussoir, tirette, etc., permettant de déclencher le mouvement à la vitesse et dans le sens choisis par les manoeuvras a) et b) et d'arrêter ce mouvement.
Dans certaines machines, les fonctions b) et c) se font au moyen. d'un même organe, c'est-à-dire que le levier de manceuvre étant déplacé à partir de sa position neutre, enclen chera le mouvement de l'organe commandé dans le sens où il aura été manaeuvré lui- même et ceci à une vitesse uniforme prédé terminée par. la manceuvre de l'organe indi qué sous a).
Le procédé, objet de l'invention, vise à rendre encore plus simples et plus naturelles pour l'ouvrier les commandes considérées et, par conséquent; à faciliter son travail, .grâce à quoi peut être notablement augmenté le rendement des machines auxquelles s'appli que le dispositif de commande réalisant ledit. procédé.
Le- procédé décrit; utilisé pour la com mande des, -déplacements d'un organe mobile de machine, est caractérisé par le fait qu'on opère, au moyen d'un même levier, la mise en route dans le sens voulu, le réglage de la vitesse et l'arrêt -du mouvement de l'organe mobile, et ceci de façon que ces fonctions soient déterminées seulement par la position occupée par ledit levier.
La vitesse du dépla cement de l'organe commandé est alors liée à l'importance du déplacement angulaire du levier de commande ou de contrôle, le mouve ment de l'organe commandé se faisant dans le même sens que le déplacement du levier et la mise en route du déplacement étant provo quée par le seul fait que le levier est écarté de sa position neutre.
Autrement dit, le levier commande les déplacements de l'organe con sidéré dans le sens où ledit levier est manou- vré, c'est-à-dire que, poussé vers l'avant, l'or gane commandé avance; poussé vers l'arrière, l'organe commandé recule, tandis que- la vi tesse de déplacement de l'organe commandé est fonction ..des déplacements. angulaires de l'organe de commande., c'est-à-dire que dans les premiers degrés du déplacement angulaire du levier de commande, la vitesse de déplace ment de l'organe commandé sera faible;
au fur et à mesure que le levier s'écartera de sa position neutre, la vitesse de l'organe com mandé ira en augmentant pour atteindre sa vitesse de déplacement maximum lorsque le déplacement angulaire du levier de com mande sera terminé.
Le levier étant abandonné .à une position angulaire quelconque, l'organe commandé se déplacera à une vitesse uniforme fonction .de l'angle que fera le levier par rapport à sa position neutre. Le levier étant ramené à sa position neutre, le mouvement de l'organe commandé sera arrêté.
Dans l'exemple représenté, le banc de la machine, à laquelle est appliqué le procédé, objet de l'invention, est désigné par 1; à sa partie supérieure coulisse la table 2 -destinée à recevoir les pièces à usiner et à permettre de déplacer celles-ci suivant l'axe<I>0-Y.</I>
Un deuxième banc, -désigné par 3, et per pendiculaire au premier; sert -de coulisse à un montant vertical 4 permettant de .déplacer l'outil par rapport à la pièce à usiner, suivant l'axe 0-X. Sur la face verticale,du montant 4 coulisse un chariot 5 comportant tous les organes de commande de 1a rotation de la broche porte-outil 6. Ce chariot permet de déplacer l'outil par rapport à la pièce à usi ner suivant l'axe 0-Z.
La broche 6 peut coulisser à l'intérieur du chariot 5 suivant un axe 0-X parallèle au déplacement du-montant vertical 4 sur son banc .de - guidage<B>3.</B> Un levier 7 permet de distribuer le mouvement automatique soit à la broche 6, soit au montant 4.
Les différents déplacements ci-dessus mentionnés peuvent être réalisés au moyen de la seule boîte de contrôle 8 qui comporte deux leviers 9 et 10; le levier 9 servant aux déplacements suivant l'axe<I>0-Y</I> et le levier 10 servant aux déplacements suivant les axes 0-X et 0-Z. Chacun de ces leviers détermine à la fois, suivant sa position, la mise en route du déplacement, son sens et sa vitesse, ainsi que l'arrêt -du mouvement selon la caractéristique de l'invention.
Le corps cylindrique de la boîte & porte, à sa partie arrière, une embase 11 permettant sa fixation et se termine, à sa partie avant, par une calotte semi-sphérique 12.' Dans le prolongement de son axe, le levier 10, monté à rotule en 13@, peut- se déplacer dans une double fente en croix 14, portée par la calotte semi-sphérique 12. A_la partie supérieure de la boîte 8, le levier 9 peut se déplacer dans une fente 15 parallèle aux génératrices de ladite boîte.
La transmission des mouvements, se fait de la façon suivante: Le levier 10 est monte, comme on l'a dit, à rotule; il porte à son extrémité un double levier en équerre 16 dont les extrémités sont façonnées en forme de chape sphérique. Le levier en équerre 16 est coudé de façon que les centres de ces deux sphères se trouvent dans le même plan que le centre de la rotule 13 du levier 10.
En déplaçant vers la droite ou vers la gau che, horizontalement, le levier 10, on tire ou on pousse la tringle 17 dont la partie cen trale est taillée en crémaillère 18; cette cré maillère entraîne un pignon 19, manouvrant un levier 20 qui se déplace ainsi sur une série de plots d'un rhéostat inséré dans le circuit de contrôle d'un moteur électrique à vitesse variable, lequel commande, par l'intermédiaire d'un mécanisme approprié (non représenté et ne faisant pas partie de l'invention), les dé placements de l'organe considéré suivant l'axe 0-X (dans l'exemple représenté, le montant coulissant 4 ou les rentrée ou sortie de la broche 6, suivant la position du le vier 7).
En manouvrant le levier 10 de bas en haut, on tire ou on pousse la tringle 21 qui est également taillée en crémaillère et qui, tout comme la tringle 17, actionne un pignon. commandant un levier qui se déplace égale ment sur un rhéostat inséré dans le circuit de contrôle d'un moteur à vitesse variable commandant le mouvement considéré suivant l'axe 0-Z (dans l'exemple représenté; la montée ou la descente du chariot 5).
Il est à remarquer que les centres d'arti culation du levier double 16 se trouvant dans le même plan que le centre de la rotule 13 du levier 10, le déplacement de ce levier sui vant O-Z n'a aucune répercussion dans la direction O-X et inversement. Autrement dit, on peut commander le déplacement d'un des organes mobiles de la machine, sans agir sur les autres.
Il en est de même pour le levier 9 qui commande une tringle 22 taillée en crémail lère et commandant un pignon 2-$; celui-ci est calé sur un levier 2'4 se déplaçant sur les plots d'un rhéostat 25 inséré dans le circuit de contrôle d'un moteur électrique à vitesse variable et commandant, par des orgaués ap-, propriés, le mouvement considéré suivant l'axe<I>0-Y</I> (dans l'exemple représenté, le coulissement de la table 2).
On voit d'après ce qui précède que, sui vant la position qu'occupera le levier de -ma- uceuvre (qu'il s'agisse du levier 9 ou du levier 10),, le sens et la vitesse du mouvement de l'organe commandé pourront varier et que les déplacements de l'organe (leviers 9 ou 10) se feront d'une façon tout à fait instinctive:
dé placement du levier 10 à droite- pour faire aller le montant 4 à droite par exemple (ou pour faire rentrer la broche 6 vers la droite) et cela à une vitesse d'autant plus grande que le levier aura été davantage poussé vers la droite, avec possibilité d'augmenter ou de diminuer la vitesse de l'organe commandé en déplaçant le levier plus à droite ou en le ramenant à gauche vers sa position neutre;
en arrivant à cette position, le mouvement de l'organe commandé s'arrêtera et si l'on pousse le levier vers la gauche à partir de cette posi= tion, on fera repartir l'organe commandé dans l'autre sens et à la vitesse voulue dépendant de la position plus ou moins à gauche donnée au levier 10. Il en sera de même, et d'une façon tout aussi naturelle, pour les mouve ments du levier 10 dans la direction verticale et pour les mouvements du levier 9.
Le dispositif qui fait l'objet de l'inven tion permet donc une grande souplesse de manoeuvre en même temps qu'il permet à l'ouvrier de se former une idée en quelque sorte instinctive, et par conséquent toute na turelle, des mouvements à faire. On aboutit ainsi à une très grande rapidité et à une très grande sûreté de manceuvre, particulièrement intéressantes si l'on veut obtenir le meilleur rendement possible de la machine.
Dans ce qui précède, on a indiqué, à titre d'exemple, que les tringles 17 et 21,- action nées par le levier 10, et la tringle 22, action née par le levier 9, commandaient des rhéostats placés dans les circuits de contrôle de moteurs électriques;
il est bien évident qu'elles pourraient actionner tous autres dis- positifs permettant de faire varier la vitesse des- moteurs. Ces- tringles pourraient même, au lieu de commander la mise en marche, la vitesse et l'arrêt de moteurs. électriques, com mander des systèmes de vannes, clapets ou robinets permettant de mettre -en marche, de régler la vitesse et d'arrêter des moteurs hydrauliques au moyen desquels seraient effectues les déplacements des organes com mandés.
Lesdites . tringles pourraient même commander tout système mécanique permet tant, au moyen de systèmes à friction ou autres, -de faire varier la vitesse et le sens du déplacement du mouvement, ainsi que d'en déterminer l'arrêt ou la mise en marche.
Dans ce qui précède, on a décrit plus en détail, et simplement à titre d'exemple, l'ap plication de l'invention à une fraiseuse-alé seuse-pointeuse, mais il va de soi que ladite invention s'applique à tout genre de machine- outil, quels que soient le nombre et la nature des organes .mobiles à commander, quelle que soit également la nature des mouvements à réaliser (rectiligne, circulaire, etc.); elle est même susceptible de s'appliquer à tous autres types de machines comportant des organes mobiles dont on doit régler ou commander le déplacement à des vitesses variables.