Calibre à coulisse.
L'emploi de plus en plus généralisé des tolérances de mesures dans la fabrication des pièces de machines, que ce soit dans les grandes ou petites entreprises, exige, pour chaque dimension et chaque tolérance, un autre outil de mesure de haute précision, sous forme de jauge tampon ou mâchoires. Ces outils coûteux, qui augmentent sensiblement le capital immobilisé, deviennent onéreux dans la fabrication en petites séries où la variété des pièces et des dimensions est très grande. Ils sont surtout onéreux pour les petites entreprises qui travaillent à façon et qui sont ; obligées de respecter les tolérances indiquées sur les dessins.
La présente invention vise à fournir une solution aux difficultés qui viennent d'être indiquées, sous la forme d'un calibre à coulisse.
La présente invention a pour objet un calibre à coulisse, qui est caructérisé en ce qu'il comporte deux coulisseaux mobiles sur une règle commune et présentant chacun un bec de mesure coopérant avec un bec respectif fixe par rapport à cette règle, les deux coulisseaux étant capables d'un déplacement l'un par rapport à l'autre dans leur direction de coulissement et des moyens étant prévus pour régler séparément la position de chacun des becs mobiles par rapport au bec fixe correspondant et pour immobiliser individuellement chacun des coulisseaux par rapport à la règle.
Du fait du réglage indépendant des deux becs mobiles, il est possible de régler l'un d'eux pour la valeur maximum d'une cote, et l'autre, pour sa valeur minimum, de manière à ce que le calibre donne des lectures de maxima et minima correspondant à des tolérances données.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du calibre à coulisse selon l'invention.
Fig. 1 en est une vue de face;
fig. 2 une vue en coupe selon II-II de fig. 1, et
fig. 3 une vue en coupe selon IIIIII de fig. 1.
Le calibre à coulisse représenté comprend une règle métallique 1, pourvue d'une graduation et présentant, à l'une de ses extrémités, deux becs de mesure fixes 2, 3 s'étendant perpendiculairement à la direction longitudinale de la règle 1 et en sens inverse l'un de l'autre. Sur la règle 1 sont montés deux coulisseaux 4, respectivement 5, portant chacun un bec mobile 6, respectivement 7. Le bec de mesure mobile 6 est destiné à coopérer avec le bec fixe 2, tandis que le bec mobile 7 est destiné à coopérer avec le bec fixe 3, comme on le voit facilement sur les fig. 1 et 3. Les deux coulisseaux 4, 5 s'interpénètrent et un léger jeu, indiqué en 8, d'un millimètre par exemple, existe entre eux dans la direction de coulissement.
Les coulisseaux sont ainsi capables d'un léger déplacement l'un par rapport à l'autre, dans le sens longi tudinal de la règle 1, ce qui permet de régler séparément leur position sur cette règle, comme on va le voir.
Le calibre à coulisse représenté comporte en outre un coulisseau auxiliaire 9 capable d'être immobilisé sur la règle 1 grâce à une vis de fixation 10. Ce coulisseau auxiliaire 9 porte deux écrous 11, 12 mobiles axialement par rapport à lui, mais capables de tourner autour de leur axe propre. L'écrou 11 coopère avec une vis 13 solidaire du coulisseau 4 et l'écrou 12 avec une vis 14 solidaire du cou lisseau 5. Des vis de blocage 15 permettent d'immobiliser à volonté le coulisseau 4 par rapport à la règle 1, tandis que des vis similaires 16 permettent d'assurer, lorsqu'on le désire, l'immobilisation du coulis seau 5 par rapport à cette même règle.
Le fonctionnement du calibre à coulisse représenté est le suivant:
L'écartement des becs 2 et 6 est réglé à la valeur de la cote maximum donnée par la tolérance. L'écartement des becs 3 et 7 est réglé à la valeur minimum de la cote donnée par cette tolérance.
Le réglage de l'écartement des becs peut se faire au moyen de cales ,,Johanson" qu'on place entre les becs. S'il s'agit de mesurer un alésage, par exemple, on règle d'abord le côté maximum, c'est-à-dire les becs 2 et 6.
Pour cela, on fixe le coulisseau 9 au moyen de la vis 10 et l'on amène le coulisseaux 4 dans la position voulue, en agissant sur l'écrou moleté 11. Ensuite, on fixe le coulisseau 4 au moyen des vis 15 et on règle le côté minimum, c'est-à-dire les becs 3 et 7, en agissant sur l'écrou moleté 12, après quoi l'on fixe le coulisseaux 5 au moyen des vis 16.
S'il s'agit de mesurer un arbre, par exemple, on règle le côté minimum d'abord, puis le côté maximum. Le réglage peut aussi s'effectuer sur une machine à mesurer. Ces deux procédés doivent être employés lorsque les mesures à obtenir doivent être exactes et les tolérances serrées. Pour des mesures moins précises, de l'ordre du dixième de millimètre, on peut fixer la distance des becs au moyen d'un micromètre ordinaire. Dans tous les cas, lors de la mesure d'un alésage, on doit tenir compte, bien entendu, de la largeur des becs.
Sur chaque coulisseau, un vernier au dixième de millimètre est gravé pour permettre un réglage à cette tolérance sans le concours d'un instrument auxiliaire. On pourrait prévoir, sur la tête de la règle, entre les mentions ,,maxi" et ,,mini" qui apparaissent sur la fig. 1, des moyens pour fixer à volonté une petite étiquette portant le nombre exprimant la cote pour laquelle le réglage a été fait.
L'appareil décrit présente donc l'avantage de constituer un calibre à coulisse réglable re média. nit aux inconvénients qui ont été signalés dans le préambule et qui est d'un emploi particulièrement commode.