Dispositif de fixation de ski à deux positions. L'emploi des skis d'après la technique moderne nécessite la possibilité de fixer sui vant deux positions la chaussure par rapport au ski: 10 En montée ou sur le plat pour la mar che pas à pas: position. de traction parallèle permettant le libre pivotement de la chaussure dans le sens vertical.
?4 En descente: position de traction dia gonale immobilisant la chaussure sur le ski en faisant plaquer fortement le talon.
Dans les dispositifs de fixation connus où la chaussure est maintenue sur le ski par un lien passant autour du talon, on obtient la position de traction parallèle en fixant ledit lien 1 (selon fig. 1) au point du pivotement. 2 (le la chaussure, c'est-à-dire soit -sur les côtés des étriers 3, soit sur un point en dessous. mais à leur aplomb. Le lien correspond alors au rayon du cercle que décrit le talon de la chaussure 4 au cours de son pivotement.
La position de traction diagonale est obte nue selon fig. ?, en fixant le lien 1 en un point â du ski situé entre les étriers 3 et le talon de la chaussure 4. L'effort de traction F ,sur le lien se décompose: 10 En une force Fi (selon fig. 2) dirigée selon l'axe du ski, ce qui. maintient la. eha.us- Sure 4 dans les étriers 3.
20 En une force F\ (selon fi-. n) dirigée perpendiculairement à la précédente et qui fait plaquer le talon de la chaussure 4 -sur le ski, l'empêchant ainsi de se soulever. Dans les dispositifs de fixation habituels à deux positions, le changement du point d'atta che du lien pour passer d'une position à l'au tre est long, car il faut procéder: 1o Au desserrage du lien.
20 Au décrochage du lien d'abord d'un côté, puis ensuite de l'autre.
<B>30</B> A l'accrochage du lien sur le nouveau point, d'abord d'un côté, puis ensuite de l'autre.
40 Au resserrage du lien.
Ces manoeuvres peuvent être rendues dif ficiles par la glace qui s'est formée dans les crochets d'accrochage -et qu'il faut enlever avec un couteau ou autre.
Dans les dispositifs de fixation à mor taise dans lesquels le lien est passé dans une mortaise traversant le ski dans sa largeur, il est très malaisé d'obtenir chacune des deux positions; en -effet, il faut d'abord déclia.u-s- ser les skis des pieds, ensuite enlever chaque lien de sa mortaise (ou bien l'y introduire. suivant le cas) pour ensuite l'attacher sur le nouveau point d'accrochage. Si le lien est une courroie (par exemple une longue lanière), la manoeuvre est presque impossible, car si elle .est gelée, elle est devenue rigide.
Pour obvier à ces inconvénients, il a été conçu un dispositif de fixation de ,ski à deux positions.
Les dessins annexés montrent, à titre d'exemple, des formes d'exécution de l'objet. de l'invention. La fig. 1 montre schématiquement, à échelle réduite, un dispositif de fixation connu, la chaussure étant attachée après le ski dans la position de traction parallèle.
La fig. 2 montre schématiquement, à échelle réduite, un dispositif de fixation connu, la chaussure étant attachée après le ski dans la position de traction diagonale.
La fig. 3 montre schématiquement, à échelle réduite, une forme d'exécution d'un dispositif -de fixation de ski en position de traction diagonale.
La fig. 4 montre schématiquement, à échelle réduite, une forme d'exécution d'un dispositif de fixation de ski en position de traction parallèle.
La fig. 5 montre, à échelle réduite, en vue extérieure en élévation, une forme d'exécution du dispositif de fixation, la chaussure et le lien étant représentés en traits mixtes.
La fig. 6 est une vue extérieure en plan correspondante à la fig. 5, avec une coupe partielle montrant l'articulation.
La fig. 7 montre, en une vue de détail du dispositif de fixation, le moyen d'attache du lien sur le support.
Les fig. 8, 9 et 10 montrent, en des vues de détail du dispositif de fixation, des moyens d'attache réglables du lien.
La fig. <B>Il</B> montre schématiquement, à plus petite échelle et en variante, un mode de blo cage et -de déblocage du support.
La fig. 12 montre, en variante, à échelle réduite, en vue extérieure en élévation, une forme d'exécution simplifiée du dispositif de fixation.
La fi-. 13 montre une vue extérieure en plan correspondante à la fig. 12. avec coupe partielle montrant l'articulation.
La fig. 14 montre, à échelle réduite, en vue extérieure en,élévation, une autre forme d'exé cution extrêmement simplifiée du dispositif de fixation.
La fig. 15 montre une vue extérieure en plan correspondante à la fig. -14.
Ce dispositif de fixation de ski à deux po- sitions comporte: Un support 6 pouvant osciller dans un plan perpendiculaire au ski et articulé en 7, soit directement sur le ski 8, soit sur l'étrier 3. Le point d'articulation du support 6 corres pond au point de pivotement de la chaussure 4 ou autrement dit au point de traction paral lèle . Le lien 1 qui attache la. chaussure 4 sur le support 6 vient se fixer sur @ce dernier au point de traction diagonale 9.
Comme on le voit sur la fig. 4, le support. 6 et la chaussure 4 peuvent donc pivoter libre ment dans le sens vertical avec le point 7 comme centre: c'est la position dénommée parallèle ou de montée .
La flèche 10 de la fig. 3 représente sehé- matiquement le sens de l'action d'appui et le verrouillage amovible qui accouplent le sup port 6 avec le ski 8. Dans ce cas, le point .de traction diagonale 9 est fixé -et 1e lien 1 qui vient s'y accrocher oblige le talon de la,chaus- sure 4 à plaquer fortement sur le ski, c'est la. pos2tion dénommée < : diagonale ou de des cente .
Le lien 1 accroché au point 9 -du support en fixant la chaussure sur celui-ci peut être l'un des liens habituels et dénommés: longue lanière, ressort talonnière, etc.
Le support est constitué par les bras 111 et 11Z reliés rigidement à. l'arrière par l'entretoise 12.
Des nervures horizontales 131 et 132 don nent de la rigidité à ces bras l11 et 112. Des boucles rondes 141, 142, 14" et 144 sont fixées sur les bras 111 et 112 aux points correspon dant à la traction diagonale . Il y a une double série de boucles, de façon à pouvoir obtenir à volonté deux positions de traction diagonale suivant que le lien est accroché à l'une ou l'autre de ces séries.
Ces boucles sont légèrement inclinées sur la verticale, afin que la traction du lien s'y exerce perpendiculairement et qu'ainsi il soit possible de réduire la largeur des bras 111 et 112.
Ces bras 111 et 112 sont articulés en 151 et 152 sur les ferrures 161 et 162 encastrées et vissées sur les faces latérales du ski 9 et au- dessous des étriers 3. La face inférieure de l'entretoise 12 se trouve à une certaine distance au-dessus de la face supérieure du ski 9, ceci afin d'avoir une course morte pour la manoeuvre et être assuré d'un bon fonctionnement dans le cas ou de la neige. s'amasserait à cet endroit.
Cette entretoise 12 porte une partie hori zontale 17 sur laquelle font saillie deux ergots 18' et 18\.
Un verrou 19 prolongé par la manette de manceuvre 20 peut tourner autour de l'axe 21. Celui-ci est rivé sur la. ferrure 22 qui est fixée sur la face supérieure du -ski 9.
Une rond elle-ressort23est interposée entre ferrure et verrou. pour freiner ce dernier à la position de déverrouillage.
Fonctionnement: La position représentée par les fig. 5 et 6 est celle de traction dénom mée :diagonale;,. En effet, le verrou tournant 19 vient bloquer le :support oscillant constitué par l'es bras 11', 11= -et l'entretoise 12, sur la partie horizontale 17 -de cette dernière.
Le support et le ski 9 sont donc accou plés et le lien 1 étant accroché aux points fixes 14, on obtient la traction dénommée diago nale>, .
Dans cette position, le verrou 19 ne peut s'ouvrir de lui-même, car la traction obtenue par le serrage du lien tend à faire pivoter le :support vers le haut et fait plaquer l'un contre l'autre l'entretoise 12 et le verrou 19, des enrot;5 18 empêchent ce dernier de tourner.
Pour passer à la position dénommée pa- rallèle, il faut désaccoupler le support du ski. 9. Pour cela, il faut appuyer sur l'entre toise 12 pour l'abaisser. Les ergots 18 sont ainsi effacés, ce qui permet de pouvoir le verrou 1.9 et de l'amener à la position représentée en traits mixtes sur la. fig. 6.
La eliaus:sure 4 et le support peuvent. alors pivo- tc@r librement de bas en haut autour des pi: vois d'articulation 15' et 15\.
Pour revenir à la, position dénommée traction diagonale , il faut. opérer la manoeu- vre inverse: abaisser l'entretoise 12, tourner le verrou 19 et l'amener entre les ergots 18. En relâchant l'entretoise 12, la, traction du lien 1 la fait remonter et les ergots 18 empê chent le verrou 19 de tourner.
Dans cette forme d'exécution, le support est articulé .sur le bois du ski 9 en dessous des étriers 3. Pour obtenir une plus. grande liberté de mouvement, il est également prévu de l'ar ticuler directement sur les côtés des étriers au point de pivotement exact de la chaussure.
Pour obtenir suivant les besoins, une in tensité variable de traction diagonale , il est prévu d'employer pour le lien des points d'a.t- ta.che réglables réalisés selon fig. 8, 9 et 10.
La boucle 24 selon fig. 8 porte des .crans qui viennent s'engager clans une crémaillère intérieure 25 des bras 26.
Dans les fig. 9 et 10, le bras 26 porte un ajourage 27 par trous circulaires, réunis par des fentes rectilignes. La boucle 28 est munie de méplats 29. Lorsqu'on oriente ces méplats dans le sens des fentes, on peut déplacer la boucle 28 d'un trou à l'autre, mais, en posi tion de travail, les méplats sont perpendicu laires aux fentes et la. boucle 28 est alors im mobilisée dans son trou.
En variante, suivant fig. 11, on a prévu de bloquer ou de libérer le support par un verrou tournant double 30 qui vient agir sur chacun des bras du support oscillant.
Dans la forme d'exécution simplifiée re présentée par les fig. 12 et 13, le support oscillant se compose simplement des bras. 31' et 31\ pivotant sur le ski en 32' et 32 . Les ouvertures 33' et 33\ des bras 31' et 31.\ ser vent de points d'attache au lien. Un verrou double 34 coulissant dans une chape 34' est manoeuvré depuis. l'arrière talon de la chaus sure grâce à la tirette 35 et permet de blo quer ou de libérer les bras pivotant.
Un r < a- sort à lames 35' assure le rappel de la ti rette 35.
Enfin, les fig. 14 et 15 représentent une autre forme d'exécution simplifiée à l'extrême. Les pivots d'articulation du support sont sup primés. Ce dernier est alors constitué par une lame flexible 36 métallique ou autre, sur la quelle est rivée la ferrure 37 qui permet d'at tacher le lien dans ses ouvertures 38. Un ver rou coulissant 39 manoeuvré depuis l'arrière du ski par la tirette 40 permet de libérer bu de bloquer la lame flexible 36. Lorsque telle ci est libérée, sa flexibilité lui permet alors d'osciller.
Le dispositif de fixation de ski à deux po- sitions ainsi réalisé sous une de ces formes permet d'attacher la chaussure sur le ski avec le lien, sans avoir par la suite à défaire ledit lien. ou à le desserrer pour passer d'une posi tion à l'autre, ce qui entraîne une perte de temps et une manoeuvre peu pratique en cours d'évolution, tandis .qu'avec le dispositif de fixation de ski à deux positions, le passage d'une position à l'autre s'effectue très rapide ment par la simple man#uvre d'un organe mécanique.