Appareil de projection cinématographique pour films muets et sonores. L'invention est relative à un, appareil de projection einémat.ographique permettant le passage de films muets et de films sonores, dans lequel on peut donner à: la fréquence d'avancement du film au moins deux valeurs.
On sait que, pour les films muets, fa fré- eluenee d'avancement est en principe de 16 images-sec.on de, cadence assurant, pour une éeonom'.ie maximum de pellicule, une pereep- iion correcte des mouvements: grâce à la per- istance des impressions lumineuses sur la ré- 1 ine.
La fréquence de ?4 images-seconde, adop tée pour le déroulement des films sonores, permet par contre de ménager à. la piste- so nore placée en marge des. images une lon- suetir suffisante pour l'inscription des: fré quences :élevées dans des conditions accepta ble:,.
On voit donc, que pour permettre le pas sage de ces deux sortes: .de film, un appareil (le projection doit posséder un dispositif per. mettant de modifier la fréquence d'avance ment suivant le film projeté. Il est connu d'effectuer cette modification en agissant, Soit directement: sur le: moteur, soit sur la. transmission mécanique entre le moteur et le rnéean;isme d'entraînement du film.
Cependant, dans tous les projecteurs, l'ob turation de la lumière doit être faite à la, ca dence de 48 par seconde au moins. en. vue d'éviter le scintillement.. Or, dans un projecteur pour film sonore fonctionnant, par exemple, à la fréquence de ?4 images-seconde avec, par exemple, un ob turateur rotatif à deux pales égales, lors qu'on diminue la fréquene:e de projection de ?4 à 16 images par seconde, le nombre des obturations tombe de 48 à<B>32</B> par seconde, ce qui provoque l'apparition du scintillement.
D'autre part, -chaque mouvement d'avan cement du film doit être masqué par une: ob turation, et celle-ci doit être aussi courte que possible, afin que l'on puisse obtenir un bon rendement lumineux. On est donc conduit à augmenter autant que possible la vitesse d'avancement du film, afin de pouvoir dimi nuer la valeur du rapport entre la période d'obturation et la période entre deux obtura tions successives et, ainsi, augmenter le ren dement lumineux.
Mais, dans un projecteur pour film muet fonctionnant, par exemple, à la fréquence de 16 images-seconde, avec une vitesse d'avan cement du film augmentée à la limite afin d'améliorer autant que possible le rendement lumineux, lorsqu'on augmente la fréquence de projection de 16 à 24 images-seconde, la vitesse d'avancement du film devient indési rable et peu compatible avec l'inertie de ce film.
La. présente invention a pour but de per mettre de réaliser un appareil clé projection cinématographique dans lequel on peut faire défiler à volonté des films muets ou des films sonores à des fréquences d'avancement diffé rentes (par exemple, des fréquences respecti ves de 16 et 24 images par seconde), tout en conservant une valeur invariable à la fré quence d'obturation et à la rapidité de l'avan cement, de façon à éviter l'apparition du scin tillement et à utiliser au maximum la source de lumière quel que soit le type de film que l'on projette.
A cet effet, l'appareil suivant l'invention comprend un arbre à vitesse constante action nant l'obturateur et les griffes d'entraînement du film et entraînant, par l'intermédiaire d'un changement de vitesse, un deuxième ar bre commandant un .mécanisme qui maintient les griffes d'avancement du film dans une position rétractée inactive pendant un certain nombre, qui varie suivant la position du changement de vitesse, de cycles de déplace ment des griffes dans la direction d'avance ment du film,
le tout de façon que la vitesse de passage du film soit la même pour les deux fréquences d'avancement et que la fré quence constante d'obturation soit un multi ple entier de chacune des fréquences d'avan cement.
On voit que, dans un tel projecteur, le nombre des obturations est alors constant, tandis que le changement de vitesse permet de faire avancer le film à vitesse moyenne variable suivant qu'il s'agit de films muets ou de films, sonores.
Le nombre d'obturations par seconde restant constant quelle que soit la vitesse moyenne d'avancement du film, le scintillement peut .donc être nul dans les deux cas, si la fréquence des obturations est con- ve@nablement choisie, et la valeur minimum du rapport de la période d'obturation à la période entre deux obturations compatible avec un. avancement convenable, -est la même aux deux vitesses.
Le dessin représente, à titre d'exemple, un mode d'exécution -de l'appareil de projec tion suivant l'invention: La fig. 1 en est une vue en élévation. La fig. 2 en est une vue de profil. La flig. 3 en est une vue en plan.
En se référant à la fig. 1, le filme 2 passe dans un couloir 3 .et .est entraîné par les grif fes 4 montées sur un chariot 5. Ce chariot possède une queue 7 percée d'une ouverture rec- tangulaire8, dont les bords horizontaux servent de glissières à un pivot fixe 9. Ces glissières permettent un mouvement horizontal du cha riot 5, qui peut, d'autre part, osciller vertica lement autour du pivot 9 sous l'action d'une came 6.
La came 6 est solidaire d'une autre came 10, s'appuyant sur une rampe 11 du chariot pour le repousser vers l'arrière, en antago nisme à l'action d'un ressort de rappel 27, reliant le chariot à un point fixe 28.
Une autre came 12, entraînée en synchro nisme avec les ,cames 6 et 10, mais dans un rapport de vitesse que l'on peut modifier, s'appuie sur un doigt 26 solidaire du chariot.
Pour permettre de modifier ce rapport de vitesse entre les cames 6, 10, d'une part, et 12, d'autre part, l'arbre 16 des cames 6 et 10 entraîne l'arbre 20 de la came 12 par l'inter médiaire d'un changement de vitesse compre nant un baladeur 13, provoquant le coulisse ment sur l'arbre 16 de deux pignons fous 1= et 15 pouvant être amenés alternativement. en prise avec une clavette 17 solidaire de l'arbre 16.
Les deux pignons 14,et 15 engrènent res_ pectivement avec les deux pignons 18 et. 19 sur l'arbre 20 de la .came 12 et lui communi quent des vitesses différentes suivant qu'on rend le pignon 14 ou le pignon 15 solidaire de l'arbre 16 par l'intermédiaire de la cla vette 17.
L'arbre 16 porte un pignon 21 entraîné à vitesse constante par un pignon porté par l'arbre moteur 22 entraînant tout l'appareil, et un pignon 28 entraînant l'obturateur 24.
L'obturateur est à deux pales égal.e@ tourne à vitesse constante moitié de celle de l'arbre 16, et masque et découvre alternative ment la fenêtre 25 de projection.
L'arbre 20 de la came 12 porte un pignon 29 commandant le restant du mécanisme et les débiteurs tels que celui représenté en 30 par l'intermédiaire de pignons 31, 32, 33 et de l'arbre 34 (fig. 3). L'ensemble du méca- ntiz;me de transmission est monté entre deux Platines l..
Les rapports des vitesses dans l'exemple dierit sont les suivant: Entre la came 6 de déplacement vertical des griffes et l'obturateur 24: r/@, c'est-à-dire que l'obturateur à deux pales 24 tourne tou- jours moitié moins vite que l'arbre 16.
Entre l'arbre 16 et l'arbre 20, le rapport des vites- s(,s peut être i/2 ou 1/, suivant que- l'on rend sol;i.daire le pignon 14 ou 15 de la, clavette 17, c'est-à-dire que la came 12 tourne :soit deux fois, soit trois fois, moins vite que la came 6, c'est-à-dire soit à 24 tours, soit à 16 tours par seconde, si la came 6 fait 48 tours/seconde c-1: l'obturateur 24 tours/seconde.
Le fonctionnement est le suivant: 10 Passage de films sonores à la cadence de 24 images par seconde. - Cas représenté au dessin. - Si l'on suppose que l'avance ment du film 2 se fait pendant 1/, de révo lution, soit 60 de la, came 6, le pignon 14, (lui tourne à raison de 48 tours par seconde, < qi1:raîne la roue 1.8 à la vitesse de 24 tours par seconde. Le projecteur est réglé ainsli pour passer (les films sonores à raison de 24 ima- par :seconde.
En effet, lorsque le chariot :@ arrive au bas de sa course verticale, la came 7.0 commence à repousser le chariot 5 et fait sortir les griffes, 4 du film 2. Le cha- riot; <B>5</B> :sous l';impulsion de la came 6 remonte @n:snit.e et la, came 10 la,,issera-it à nouveau pénétrer les griffes 4 :dans le film 2 si la came 12 n'avait pas tourné.
Mais à ce me- ment, la partie à grand rayon de la came 12 empêche le doigt 26 de la queue 7 du chariot :@ d'avancer et ceci pendant un a-rc de circon- l'érence t1, B suffisamment important de la:
came 12 pour que la came 6 qui tourne deux fois plus vite ait le temps: de faire descendre encore une fois le chariot 5 sans que les grif- fes 4 pénètrent dans les perforations, du film 2.
t1 ce moment, la: came 12 par sa. partie B. ,l (le faible rayon libère le doigt 26 et le chariot n'est plus sollicité que par le ressort (le rappel 27 et n'est plus conduit que par la. (-ame 10 qui laisse par sa rotation revenir les griffes 4 dans les perforations du film 2. On voit donc que les griffes: ne pénètrent dans! le film qu'une fois par deux révolutions, de la came 6, soit 24 fois par seconde.
Lorsqu'on passe un film muet à 16 ima ges par seconde, le baladeur 13 est tiré dans la direction f 2 (fig. 3) et c'est le pignon 15 qui commande la roue 19. La came 12 tourne trois fois moins vite que la came 6, .c'est- à-dire à, raison de 16 tours par seconde.
Les mêmes mouvements précédemment décrits se répètent à la différence toutefois, que l'arc 9, B de la came 12 ne, libère le doigt 26 que lorsque la came 6 a. fait trois révolutions.
L'arc B, <I>A</I> de faible rayon de la came 12 doit donc être tel qu'il libère le chariot 5 pendant tout l'avancement, la pénétration et le retrait des griffes.
Pendant -ces trois mouvements, la came 6 tourne d'environ 240 . Il faudrait donc que l'arc B, r1 salit, pour le passage des films muets, de
EMI0003.0077
et, pour le passage des films sonores, de
EMI0003.0079
On choisira ce dernier chiffre qui satis fait aux deux fréquences d'avancement.
On voit que la vitesse d'avancement du film est la même pour les deux fréquences. Dans: le cas des. films muets, le chariot 5 est en poslition de retrait pendant une révo lution complète de la came 6. Ceci est sans inconvénient puisqu'à ce moment c'est la came 12 qui commande le mouvement hori zontal du chariot et, par conséquent, la péné tration des griffes 4 dans les perforations du film 2.
Au moment où. l'on passe d'une vitesse à une autre, ;il ne faut pas qu'un décalage puisse se produire dans les positions respectives des cames 6 et 12. A. cet effet, la clavette 17 est suffisamment longue pour qu'elle ne puisse sortir d'une encoche 35 du pignon 14 tant que l'encoche 36 de l'autre pignon 15 ne se présente pas en face de cette clavette 17. Le calage entre les deux cames 6 et 12 est ainsi automatiquement conservé.