Dispositif de couchage pour malades et infirmes.
On sait qu'il existe des lits mécaniques conçus pour permettre ou faciliter aux malades qui les occupent de prendre certaines positions correspondant à des états particuliers ou necessitées par des traitements ou opérations à subir, mais ees lits n'assurent pas auxdits malades, en dehors des circonstances spéciales en vue desquelles ils ont été établis, le bien-être complet pendant les longues périodes de repos ou d'immobilité auxquelles leur état les condamne.
Le dispositif qui fait l'objet de l'invention a pour but de combler cette lacune. A cet effet, il comporte plusieurs éléments dont l'ensemble permet au malade qui l'utilise, sans cesser de satisfaire aux exigences que lui impose son état et sans provoquer aucune gêne dans l'administration des soins qu'il doit recevoir, de s'assurer les conditions d'aisance et de bien-être susceptibles d'atténuer, dans la plus large mesure possible, les côtés pénibles de sa situation.
Ce dispositif de couchage, destiné à être posé sur un lit, est caractérisé en ce qu'il comporte, d'une part, un bassin hygiénique muni, pour recevoir les déjections, d'un tiroir amovible déplaçable transversalement et s'ouvrant vers l'un ou l'autre des deux côtés du dispositif en permettant la vidange du bassin sans soulever ni déplacer le malade et, d'autre part, un appui-dos et un appui-jambes permettant au malade de prendre toutes les positions et de se ]ivrer à toutes occupations inhérentes à son état.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif qui fait l'objet de l'invention.
La fig. 1 est la vue en perspective exténeure de l'ensemble du dispositif.
La fig. 2 est une vue en plan, la plaque de dessins du bassin étant supposée enlevée.
La fig. 3 est une coupe longitudinale suivant la ligne III-III de la fig. 2.
La fig. 4 est une coupe transversale sui va. nit la ligne IV-IV de la fig. 2.
La fig. 5 est une vue en perspective de la pince-douche se combinant avec le dispositif principal.
La fig. 6 est la vue en perspective d'une variante de l'appui-dos avec appui-bras.
La fig. 7 montre une vue partielle d'une forme 'd'exécution simplifiée du dispositif.
La fig. 8 représente un n urinal pour homme.
Le dispositif représenté à la fig. 1 est destiné à être posé sur un lit et comporte essentiellement un bassin hygiénique 1 établi sur une plaque de base 2 dont les bords sont relevés et arrondis pour éviter la déchirure des draps.
Ce bassin a la forme d'une caisse dont la partie supérieure est formée par une plaque de dessus 3 de forme légèrement concave dans le sens transversal et dans la partie centrale de laquelle est découpée une ouverture de forme oblongue 4 sur laquelle se pose le ma la de. Cette plaque est revêtue, autour de l'ou verture 4, de garnitures en caoutchouc ou en matière propre à en adoucir le contact.
Au-dessous de cette plaque supérieure 3 est disposé un tiroir 5 qui peut s'ouvrir latéralement soit d'un côté, soit de l'antre et qui, à cet effet, est muni de deux poignées 6--6.
Ce tiroir, destiné à recevoir les déjections, possède un orifice d'écouiement auquel on peut adapter un tuyau conduisant à un seau de toilette. Il est muni aussi i d'un tuyau de trop-plein. Un couvercle se posant sur ce tiroir permet son transport inodore à travers un appartement pour se rendre au lieu de vidange.
Ce bassin est combiné avec une barre transversale manoeuvrable par le malade lui-même et qui permet à celui-ci de placer sous lui, lorsqu'il n'utilise pas ledit bassin, un coussin élastique sur lequel il repose commodément et confortablement.
Dans ce but, chacun des côtés latéraux du corps 1 de ce bassin comporte une ouver turne dont la partie inférieure 7 est de largeur égale à celle du tiroir 5 qui doit s'y engager alors que sa partie supérieure 8, plus étroite, est déterminée par l'étendue des mouvements qui sont imposés à ladite barre transversale pour assurer les déplacements voulus du susdit coussin.
Contre cette ouverture est disposé, dans des glissières 9, un verrou coulissant 10 qui, en combinaison avec la partie haute de cette ouverture, forme une fente 11 dont ledit verrou, lorsqu'il est tiré, constitue la base et dans laquelle se déplace, en glissant sur ledit verrou, l'extrémité correspondante de la barre transversale qui va être ci-après décrite.
La susdite barre transversale 12 est en métal creux ou évidé de section rectangulaire méplate et est munie à chacune de ses extrémités d'une poignée 13. Au milieu de sa longueur, cette barre supporte une cuvette circulaire 14 qui sert d'assise et de logement à un coussin 15 en caoutchouc susceptible d'être gonflé d'air. A cet effet, ledit coussin est muni de deux tuyaux 16-17 s'étendant des deux côtés dans la barre transversale et terminés chacun par un raccord permettant d'y adapter à l'un une pompe de bicyclette e et à l'autre un robinet d'échappement.
A cet effet, la barre transversale 12 est établie de façon à pouvoir, en glissant dans les fentes latérales 11, se déplacer immédia- tement au-dessous de la plaque supérieure 3 du bassin dont l'ouverture comporte à son extrémité arrière, une partie circulaire 4a dans laquelle peut s'insérer le coussin d'assise 15.
Cette barre transversale 12 est intro
duite dans son emplacement par l'ouverture 7 réservée au passage du tiroir après que celui-ci a été momentanément enlevé de même que le verrou 10, puis, ce verrou ayant été mis en place ! et fixé dans ses glissières, la barre transversale 12 est engagée dans les fentes de guidage 11 formées au-dessus des verrous, en glissant sur oes verrous par l'in termédiaire de cavaliers 20 dont est munie la susdite barre transversale 12.
Ladite barre transversale pourra donc être reculée ou ramenée en avant par le malade lui-même. Dans ces différents mouvements, le coussin à air 15 devra être dégonflé de façon qu'après. son aplatissement, il trouve sa place sous la plaque supérieure 3
du bassin.
Un dispositif d'injection d'eau pour le lavage intime du malade est constitué par un tube 21 en forme d'U qui, par ses deux bran
ches, embrasse la partie circulaire 4a de l'ou
verture de la plaque supérieure 4 du bassin, lequel tube 21 est fixé à demeure au-dessous
de ladite plaque 3. Ge tube 21 qui porte des ajutages 22 répartis autour de l'ouverture 4a
du bassin comporte, de chaque côté, un branchement latéral d'alimentation 23 muni d'un
raccord 24 auquel on adapte le tuyau d'un bock ou d'une bouilloire électrique. Ces deux branchements 23 qui portent chacun un ro binet d'arrêt 25 sont munis d'une tubulure
26 avec robinet et raccord 27 auquel s'adapte un tu'yau en caoutchouc 28 qui peut alimenter une canule d'injection, de douchage ou de
lavage intestinal.
On peut notamment adapter, à l'un de ces
raccords, la pince-douche représentée à la fig. 5 qui permet à un malade couché et immobilisé de procéder lui-même, sans effort et sans assistance à sa toilette intime aprés chaque selle.
Ladite pince-douche comporte essentiellement un tube métallique 29, courbé pour l'adapter à la forme du siège et tel que. placé entre les cuisses, son extrémité, munie d'une pince à ressort 30 maintenant un tampon d'ouate vienne placer ce tampon vis-à-vis de l'anus. Le tube 29 porte une ou deux canules de jet ou gicleurs 32 destinés à diriger le jet d'eau de lavage sur la partie à nettoyer. Vers son autre extrémité, le tube 29 porte un manche plat 33 qui, appliqué à plat sur le devant du corps détermine l'orientation et la position convenables du tampon et des gicleurs. Au-dessus de ce manche, le tube 29 porte un robinet 34, puis, à son extrémité, il est muni d'un raccord 35 pour adapter au dispositif une conduite d'alimentation ou une poire en caoutchouc 35a.
La courbure du tube 29 et la forme du manche 33 peuvent varier suivant que la pince-douche est utilisée par le malade lui-même ou qu'elle est appliquée par la garde-malade.
L'ensemble ainsi constitué est utilisé de la façon suivante:
Si le malade désire se servir du bassin, il dégonfle le coussin 15 au moyen du robinet d'éehappement et pousse la barre transversale 12 en arrière en se servant des poi gnées 13-13. Le tiroir 5 toujours en place remplira alors son rôle de récepteur des déjections et le malade actionnera le dispositif de nettoyage. Une fois propre, il ramènera la barre transversale en avant par le même moyen, ce qui placera le coussin 15 sous le siège dans la position montrée par les fig. 1 à 4, position dans laquelle le coussin pourra être gonflé au moyen de la pompe à air.
Lorsque le malade voudra à nouveau se servir du bassin, le robinet d'échappement sera ouvert pour dégonfler le coussin 15. La barre transversale sera alors poussée en arrière et ainsi de suite.
La plaque de dessus 3 du bassin, au lieu d'être solidaire du corps de celui-ci, pourrait y être reliée à l'avant et à l'arrière par des biellettes réglables permettant de donner à cette plaque une certaine inclinaison sur l'horizontale, pour éviter le glissement du malade, dans la position de détente ou pour toute autre cause.
Ce dispositif de couchage est complété, comme l'indiquent les fig. 1 et 2, par un appui-dos 36, d'une part, et un appui-jambes 37, d'autre part, lesquels s'adaptent l'un à la tête, l'autre au pied du bassin et peuvent en être séparés pour former des éléments distincts de dimensions à peu près égales offrant le maximum de commodités pour l'emballage et le transport.
A cet effet, les bords longitudinaux de la plaque de base du bassin sont munis d'oreilles 38 en forme de douilles dans lesquelles sont fixées les tubes 39 qui constituent des fourrevaux servant à recevoir les éléments correspondants de l'appui-dos 36 et de l'appuijambes 37.
L'appui-dos 36 est constitué par un chÅas- sis 40 dont les deux côtés longitudinaux 41 sont formés par des tubes qui s'engagent à frottement doux dans les extrémités corres pondantes des fourreaux latéraux 39 du bassin et auxquels sont articulés les branches inférieures 36a du dossier 36 lequel est sou tenu en arrière par r des biellettes 41a qui, en combinaison avec le coulissement possible des tubes 41 dans les fourreaux 39 du bassin, permettent de fixer ledit dossier à toute position et inclinaison voulues. Des appuis-bras peuvent être adaptés aux deux côtés de l'appui-dos, en 4242 par exemple.
L'appui-jambes 37 est formé de deux éléments portés par un châssis 43 dont les deux côtés longitudinaux sont formés par des tubes qui s'engagent à frottement doux dans les extrémités correspondantes des fourreaux latéraux 39 du bassin. Ces tubes longitudinaux sont entretoisés par des tubes transversaux dont l'un porte des supports 44 dans
chacun desquels peut tourne.r, s'élever ou s'abaisser et être fixé à toute position VQUt lue, une pièce 45 en T dont la branche transversale sert d'axe de rotation à l'un des élé- ments de l'appai-j & mbes dont l'inclinaison est fixée au moyen d'un autre T 46 monté dans une douille rotative 47 qui porte sur l'autre tube transversal du châssis 43.
Chaque élément de l'appui-jambes est pourvu d'un calepied réglable constitué par une plaque pivotante 48 qu'on peut immobiliser par apport à l'appui-jambes correspondant au moyen d'une vis de serrage.
L'ensemble de ce dispositif comporte, en outre, quatre poignées-pied 39a qui, facultativement, s'adaptent et se fixent au moyen de goupilles, à chaque extrémité de l'ensemble des châssis 41 et 43 pour former une civière quand on veut transporter le malade.
Ces poignées se retirent quand on replace le malade dans son lit, sur son bassin.
Le bassin hygiénique peut être réalsié sous la forme simplifiée représentée par la fig. 7. Dans cette forme d'exécution, le corps du bassin 62 muni du tiroir 63 est fixé sur la cuvette 64 et sa partie avant est relevée de quelques centimètres pour éviter le glissement du malade.
Une variante de l'appui-dos avec appuis- bras peut être réalisée en combinaison avec ce dernier dispositif de bassin.
Suivant cette variante, représentée par la fig. 6, les appuis-bras sont constitués par des ensembles de barres articulées disposées de part et d'autre du corps du bassin et articulés chacun par l'extrémité de l'une de ses barres 49 à un axe fixe 50 du châssis inférieur. Cette barre 49 peut tourner sur l'axe 51 d'un disque 52 sur une circonférence duquel sont pratiqués des trous qui permettent au moyen d'une goupille 53 et d'écrous de serrage de fixer la position des barres 5A 55 articulées aussi sur l'axe 51 dudit disque, lequel axe est lui-même muni d'un écrou central de serrage 56 grâce auquel peuvent être assurés, dans une position relative fixe, les différents éléments de l'ensemble monté sur cet axe.
Ces éléments comprennent les barres 54 et 55 articulées, d'autre part, et respectivement aux barres 57-58 reliées entre elles en 59 à leur autre extrémité et à l'extrémité supérieure d'une jambe de force 60- munie, à sa base, d'un patin 61 par l'intermédiaire duquel cette jambe de force 60 repose et s'appuie sur la couverture du lit.
-Sur les barres 57 formant appuis-bras, sont montés les accoudoirs au moyen de pinces
décentrées dont ceux-ci sont munis sur leur face inférieure.
Il y a lieu de remarquer que l'ensemble constitué par des barres percées de trous permet l'installation facile, au moyen d'écrous de serrage à manette, des accessoires et des appareillages électriques les plus divers
suivant le goûts des malades: prises de courant, contacteurs, récepteurs de radio, etc.
Pour ausculter le malade lorsqu'il y a lieu, on desserre l'écrou central 56, ainsi que les goupilles de fixation de chacun des appuis-bras et ceux-ci étant rejetés en arrière, permettent à la garde et au médecin l'accès facile près du malade.
Ainsi établi dans l'une ou l'autre de ses variantes, le dispositif faisant l'objet de l'invention constitue avec l'aide d'un lit ordinaire comme support, un véritable lit spécial sur lequel un malade peut séjourner longtemps dans les conditions les plus parfaites de confort et de bien-être.
Ce dispositif, dont le but essentiel est d'assurer au malade, condamné à une longue immobilité sur un lit, les meilleures conditions de confort et de propreté, serait incomplet s'il ne comportait pas, à l'usage des hommes, un urinal spécial sans lequel un homme faisant usage-dudit dispositif ne peut uriner sans mouiller son linge et se salir.
Cet urinal représenté à la fig. 8 comporte une sorte d'entonnoir 65 muni, à son extré- mité, un tube coudé 66 passant entre les jambes du malade et déversant directement son urine dans le tiroir de vidange 5. Il est également disposé pour que ledit tube 66 puisse être prolongé par un tuyau en caoutchouc allant à un seau de toilette. Un branchement latéral 67 muni d'un robinet et d'un raccord permet aussi l'adaptation d'un tuyau de caoutchouc relié à nu cylindre muni d'un bouchon pour recueillir les urines non salies en vue des analyses.
De part et d'autre dudit entonnoir s'étendent deux ailes courbes 68 dont la forme pousse celle du dessus des cuisses sur lesquelles elles viennent s'appliquer et sont maintenues au moyen de e deux élastiques réglables 69.
Pour les ineontinents, deux crochets 70 fixés sur les ailes 68 peuvent supporter un élastique croisé 71 passé autour de la taille pour assurer, avec les élastiques 69 passant sous les cuisses, la stabilité de l'appareil.