Procédé de fabrication d'emballages et machine pour la mise en aeuvre de ce procédé. L'invention est relative à l'emballage d'objets et produits divers, par exemple soli des ou pulvérulents, mais principalement à celui de corps de petites dimensions sous forme solide, tels que comprimés, pilules, ta blettes, etc. Les emballages peuvent être for més par la réunion de deux feuilles alvéolées ou bien d'une feuille alvéolée et d'une feuille plane. Cette feuille plane peut être obtenue par découpage d'une ou plusieurs bandes con tinues et en une matière peu ou pas confor- mable.
Par ces moyens, on constitue des embal lages multiples pouvant être séparés en em ballages individuels ou en groupes d'embal lages individuels.
La présente invention a pour but d'obte nir avec une grande rapidité et une grande précision la formation de tels emballages, fa briqués à l'aide de feuilles de matière plas tique alvéolées, sans avoir recours à des moyens complètement automatiques qui amè nent forcément à des machines très compli quées et de fabrication très coûteuse.
Le procédé selon l'invention se distingue des procédés connus par le fait qu'on fait passer une feuille préalvéolée dans un dis tributeur de matière à emballer, qu'on dé pose sur la feuille garnie de ladite matière à emballer une autre feuille constituant le recouvrement, qu'on serre les deux feuilles dans une presse où s'opère le collage, et qu'en fin on découpe des emballages multiples comprenant chacun un nombre déterminé d'emballages individuels.
La machine servant à réaliser ce procédé présente, conformément à l'invention, une rangée de fils horizontaux parallèles qui vont d'un bout à l'autre de la machine, et sur lesquels peuvent glisser les feuilles alvéolées pour passer d'un poste au suivant, en corres pondance avec les phases du procédé ci-des sus.
Les fig. 1 à 10 représentent, à titre d'exem ples, divers types d'emballages auxquels s'ap plique l'invention.
La fig. 11 est une vue en élévation sché matique d'un exemple d'exécution de la ma chine selon l'invention.
La fig. 12 est une vue en plan correspon dant.
Les fig. 13 et 14 sont deux vues de détail montrant le fonctionnement de la grille. Les fig. 1.5, 16, 17 et 18 sont des schémas montrant le fonctionnement.
Les fig. 19 à 24 sont des vues de détail. En se reportant aux fig. 1 à 10, on voit que les fig. 1 et 2 représentent en élévation et en plan une plaquette présentant douze logements renfermant chacun un comprimé. Cette plaquette est formée par la réunion de deux feuilles a, b en matière plastique préalablement alvéolées. Ces deux feuilles sont réunies par serrage dans des moules et collées ensemble dans toute la partie non alvéolée c, qui est striée de faon à augmen- ter la rigidité.
Des lignes de perforations lon- gitudinales ou transversales, permettent de séparer facilement les rangées de comprimés et facilitent la déchirure entre deux alvéoles voisins pour obtenir chaque comprimé.
Les alvéoles peuvent présenter divers pro fils, comme il est montré fig. 3 à 10. La feuille inférieure peut être seule alvéolée (fig. 7) ; la, feuille supérieure peut être légère ment conformée au moment du moulage par exemple, fig. 8, 9 et 10.
Dans le cas où les deux feuilles sont alvéolées, les alvéoles des deux feuilles peuvent être tournés dans le même sens l'alvéole supérieur s'emboîtant dans l'alvéole inférieur qui est plus profond, de manière à réserver entre les deux fonds d'alvéoles, le logement du comprimé.
Enfin, les deux feuilles peuvent être de nature différente, particulièrement dans le cas où la feuille supérieure n'est pas alvéo lée à l'avance. Dans ce cas, la feuille infé rieure alvéolée est de préférence en une ma tière conformable à chaud, par exemple, telle que l'acétate de cellulose et la feuille supé rieure, par exemple, en une matière non ou peu conformable, telle que de la cellulose régénérée à partir de la viscose et à revête ment adhésif.
C'est ce dernier cas qui a été supposé réa lisé dans l'exemple qui va être décrit. Dans cet exemple, les feuilles inférieures alvéolées sont recouvertes et l'emballage fermé au moyen de bandes continues de cellulose régé nérée à partir de viscose et à revêtement ad hésif, qui sont découpées ensuite aux empla cements voulus pour former les plaquettes de douze comprimés par exemple, ou un antre nombre quelconque.
La machine comprend dans son ensemble un distributeur de feuilles alvéolées A (fig. 11), un distributeur de comprimés B, un système de support et de guidage des feuilles alvéolées F pendant leur parcours, une grille G produisant l'avancement des feuilles, un emplacement D où la feuille supé rieure est appliquée sur la feuille infé rieure ou bien, comme dans l'exemple repré senté, des bandes continues se dévident et s'appliquent sur la feuille inférieure, une presse de collage C et un système de décou page E.
Les feuilles inférieures alvéolées réceptri ces b sont empilées dans le distributeur r1 (fig. 11), alvéoles en dessous. Elles sont sé parées les unes des autres par des feuilles de carton f qui, ainsi qu'on le voit fig. 19, qui est une coupe horizontale du distributeur, sont munies de talons 1.
Le distributeur est formé par une boîte ouverte en haut et en bas et présentant trois parois verticales 2, 3, 4 et deux cornières 5, contre lesquelles viennent s'appuyer les ta lons 1, ce qui empêche les cartons de pou voir être entraînés en avant.
Cette boîte n'est pas fixée sur la machine. Elle repose simplement sur des supports cou dés 6 (fig. 11), solidaires du bâti 7. A cet effet, sur les côtés de la boîte sont fixées des barrettes 8 qui se logent entre des talons 9 des supports et des ressorts de retenue 10.
Ce distributeur est garni en dehors de la machine. On le pose sur les supports 6 et on le pousse jusqu'à ce que les ressorts 10 se relè vent et assurent la retenue de la boîte du dis tributeur.
A l'avant se trouve une fente horizontale 11 par où les feuilles alvéolées b peuvent sor tir une par une.
Les feuilles alvéolées sont soutenues et guidées par une série de fils horizontaux pa rallèles 12 qui s'étendent d'un bout à l'autre de la machine. Ces fils sont tendus entre deux plaques 13-14 solidaires du bâti de la ma chine.
L'avancement des feuilles b est produit au moyen de la grille mobile G que l'on va dé crire maintenant.
Cette grille consiste en une plaque rec- tangulaire présentant autant de cavités 15 que la feuille a d'alvéoles, les parties alvéolées de la feuille faisant saillie par dessous venant se loger dans ces cavités.
Cette plaque est portée par deux bras 16 (fig. 12) qui, d'un côté, sont entretoisés par une poignée 17 et de l'autre sont solidaires d'une tige ronde 18 pouvant coulisser dans des trous de la plaque 13 et des supports 19 fixés au bâti.
Le dessus de la grille présente des rainu res parallèles 20 entre les rangées d'alvéoles où viennent se loger les fils horizontaux 12.
Ladite grille est munie d'un contrepoids 21 qui tend constamment à la ramener dans la position horizontale et d'un bras vertical 22 (fig. 13 et 14) portant un galet 23 qui roule contre le bord arrière de la plaque 24 du bâti.
Sous la grille est fixée une équerre 25 qui prend appui sur un guide rectiligne 26 fixé sur le bâti. Ce guide est entaillé en deux en droits 27 et 28 (fi-. 11), ce qui permet à l'équerre 25 de passer à travers ledit guide quand elle arrive en regard de ces endroits.
Un ressort 29 cède et s'efface au passage de l'équerre et se relève ensuite, ce qui em pêche tout retour en arrière de la grille. U n ressort semblable est placé en 30 près de l'au tre échancrure.
Le distributeur B comprend une série de conduits verticaux de préférence placés dans l'axe des rangées d'alvéoles, de façon qu'un comprimé se dépose dans chaque alvéole quand celui-ci vient passer sous le distribu teur, lors de l'avancement de la feuille alvéo lée.
Dans l'espace D sont logées des bobines 31 portant des bandes de cellulose régénérée à partir de viscose et à revêtement adhésif. Ces bobines sont en nombre égal à celui des rangées d'alvéoles. Leurs axes 32 peuvent tourner dans des montants 33 solidaires du bâti.
La presse de collage C comprend un pla teau supérieur Pl fixe et un plateau inférieur P., mobile. Ces deux plateaux sont de part et d'autre des fils de guidage 12 sur lesquels avancent les feuilles b.
La matrice inférieure 34 présente des évidements 35 dans lesquels s'emboîtent les fonds saillants des alvéoles de la feuille infé rieure, chargés de produits.
La matrice supérieure 36 présente des évi dements semblables dans lesquels sont logés des poinçons fixes 37 dont la base est con- venablement profilée. Cette matrice 36 peut prendre un petit déplacement par rapport au plateau supérieur. Pour cela, elle s'appuie sur les ressorts 38.
Des rainures 39 dans la matrice inférieure offrent aux fils 12 les logements nécessaires quand cette matrice s'élève.
La plaquette collée est amenée de la presse de collage au découpage par une barrette 40 (fig. 22), fixée sur la tige 18. Cette bar rette porte des griffes 41 qui peuvent s'en gager dans les perforations de la feuille.
Le dispositif de coupe comprend un pla teau supérieur Ql fixe et un plateau inférieur mobile Q.. L'ensemble collé, porté par les fils tendus 12 est amené entre ces plateaux. Le plateau inférieur est muni d'organes de pres sion 41 (fig. 11 et 23), montés élastiquement qui viennent faire pression sur la feuille et l'empêchent de se déplacer pendant la coupe. Il comporte une série de lames coupantes 42, qui sont montées avec un certain jeu dans le plateau inférieur, comme on le voit dans la vue de détail (fig. 23). Ces lames forment ciseaux avec d'autres lames fixes 43, contre lesquelles elles sont appuyées par des pous soirs à ressorts 44.
Pour déterminer avec précision la position des deux arêtes cou pantes opposées de chaque cisaille, les lames sont prolongées latéralement par des exten sions 45 et 46 (fig. 24), dont l'une à talon, ce qui les maintient en prise correcte l'une par rapport à, l'autre au départ. Les deux plateaux de presse mobiles P. et QY sont ac tionnés au moyen d'excentriques ou de cames 51 et 52 calés sur un arbre 53 actionné par un levier 54 relié à une pédale de commande ou à un organe mécanique.
Le fonctionnement est le suivant On place sur les supports 6 un distribu teur A garni, dans lequel les feuilles alvéo lées b sont séparées par les feuilles de car ton f. Le distributeur B, de son côté, est garni de comprimés, et alimenté par tout procédé convenable.
En tirant vers l'arrière la feuille de car ton inférieure, la feuille alvéolée inférieure qui est retenue par ce carton tombe sur la grille G, les parties alvéolées de cette feuille qui font saillie en dessous s'engageant dans les trous de ladite grille.
Celle-ci étant ainsi chargée, l'opérateur saisit la poignée 17 et pousse la grille en avant, c'est-à-dire de gauche à droite (fig. 11 et 12).
La feuille b défile sous le distributeur B. Chaque fois qu'une rangée d'alvéoles se pré sente sous la ligne des goulottes de ce distri buteur, un comprimé tombe de chaque gou- lotte dans chaque alvéole de la rangée.
La fin de la course est déterminée par une butée 47 portée par la tige 18. La fig. 15 mon tre la grille portant la feuille dont les alvéo les sont remplis arrivée au bout de sa course.
Pendant l'avancement de la grille, vers la droite, l'équerre 25 s'appuie sur la nervure de guidage 26 et la grille reste horizontale.
A fin de course, cette équerre se présente au-dessus de la fenêtre 28. L'opérateur ap puyant sur la poignée fait passer l'équerre à travers cette fenêtre et bascule la grille qui prend la position représentée fig. 14. La grille laisse la feuille alvéolée garnie b sus pendue sur les fils 12, comme montré dans cette fig. 14.
L'opérateur ramène alors la grille en arrière (de droite à gauche fig. 11). Dans ce mouvement, la grille garde la position bascu lée de la fig. 14, l'équerre 25 étant engagée sous le guide 26.
Lorsque l'équerre arrive en regard de la fenêtre 27, le contrepoids 21 la fait passer à travers cette fenêtre. La grille se redresse, reprend la position de la fig. 13 et est alors prête à effectuer une nouvelle course en avant.
La fig. 16 montre ,la grille revenue à sa position de départ et la première feuille al véolée garnie occupant l'emplacement D. On retire alors le carton inférieur pour dégager une autre feuille alvéolée. L'opération d'ex traction du carton hors du distributeur A, au lieu d'être faite à la main, peut être faite automatiquement au moyen du dispositif des fig. 20 et 21, Ce dispositif comprend une lame 48 mon tée sur la tringle 18 de faon à l'accompagner dans ses mouvements de va-et-vient, mais à laisser cette lame tourner en restant elle-même toujours horizontale. Cette lame présente, en effet,
une série d'oreilles 49 munies chacune d'un trou où passe un des fils de suspension 12. Cette lame prend donc un mouvement de va-et-vient en même temps que la grille, mais ne bascule pas quand la grille bascule. Ces oreilles 49, dans leur mouvement de retour, accrochent le bord avant du carton inférieur f et l'expulsent hors du distributeur.
Le carton inférieur étant enlevé, une deuxième feuille alvéolée tombe sur la grille que l'on fait avancer comme précédemment.
En avançant, elle pousse devant elle la première feuille qui entre dans la presse de collage, position de la fig. 17.
Pour la mise en train, on engage à la main les bouts des bandes de cellulose a régénérée à partir de viscose et à revêtement adhésif qui se déroulent des bobines 31 dans la presse comme montré fig. 17.
Si l'on actionne alors le levier 54, on fait remonter le plateau inférieur de la presse. La plaque Px soulève l'ensemble constitué par la feuille alvéolée garnie et les bandes et elle les presse ensemble, la presse étant chauffée comme connu. Sous l'effet de la pression, la matrice 36 remonte légèrement, ce qui permet aux poinçons 37 de conformer les bandes au droit des alvéoles et d'obtenir à volonté des emballages selon les formules représentées aux fig. 7, 8, 9 ou 10.
C'est l'avancement ultérieur de la feuille alvéolée devenue emballage fermé qui pro duit maintenant le déroulement des bobines 31, puisque les bandes de cellulose régénérée à partir de viscose et à revêtement adhésif ont été rendues solidaires de la feuille qui vient d'être collée.
Au coup de grille suivant, l'ensemble d'emballage va occuper l'emplacement K. Puis, au coup d'après, il s'engage dans le dis positif de découpage E.
L'action suivante sur le levier 54 fait mon ter simultanément les plateaux de la presse C, et du dispositif E. Dans l'exemple décrit, les lames du dispositif de coupe séparent les en sembles collés en plaquettes de deux rangées, comprenant chacune douze comprimés.
Ainsi donc, chaque feuille alvéolée qui sort du distributeur A fait avancer par le jeu de la grille toutes les feuilles qui sont devant elle aux différentes phases de la fabrication d'une quantité égale à la longueur de cette feuille. Pour faciliter l'avancement, on peut dis poser, après le collage et éventuellement en d'autres parties, des organes d'entraînement automatique tels que ceux représentés fig. 22. Au lieu de deux griffes 41, ces organes peuvent n'en comporter qu'une, placée exac tement dans l'axe de l'organe entre deux al véoles. Dans ce cas, le fil de soutien 12 qui se trouverait sur le chemin de cette griffe est supprimé.
La ou les griffes 41 pénètrent dans les perforations prévues dans les feuilles al véolées, ou s'il n'en existe pas, piquent dans la matière qui, on le sait, est toujours très mince dans ces emballages (quelques centiè mes de millimètre). Les organes d'entraîne ment peuvent aussi, par simple accrochage des alvéoles, aider à leur mouvement vers la droite. Il est à noter d'ailleurs, qu'à partir de la presse de collage C, les feuilles alvéolées indi viduelles sont reliées entre elles par des ban des continues de cellulose régénérée à partir de viscose et à revêtement adhésif qui leur sont collées. Les ensembles continus ainsi for més sont divisés ensuite par le dispositif de coupe.
D'après l'exposé qui précède, on voit qu'une feuille occupe successivement la posi tion A dans le distributeur, la position D de réception de la partie supérieure formant cou vercle de l'emballage compris entre ce distri buteur A et la presse de collage, la position de collage en C, la position K entre cette presse et le dispositif de coupe et, enfin, la position en E où elle est soumise à la coupe (fig. 18). L'éjection des plaquettes découpées est produite par la poussée des plaquettes sui vantes.
Les mouvements de ces plaquettes ont lieu très aisément grâce au fait qu'elles sont por tées par les fils 12 sur lesquels elles glissent avec un frottement très faible et, par consé quent avec facilité.
On remarquera que les feuilles ou plaques sont mises à tous les stades du procédé, à leur position exacte, par la seule manoeuvre de la poignée 17.
On peut disposer en D (fig. 17) une pla que de verre par exemple, destinée à empê cher les feuilles de se soulever.
Au début de la description de la machine représentée au dessin, on voit que cette ma chine est actionnée par un opérateur, mais le rôle de celui-ci est simplifié au maximum, car un simple mouvement d'avance et de recul imprimé à un organe de commande suffit à produire à la fois l'avancement progressif des feuilles alvéolées, le garnissage des alvéoles, leur présentation à la presse de collage et leur passage dans le dispositif de découpage. La presse de collage et le dispositif de décou page sont commandés par une pédale action née par le même opérateur.
Les emballages obtenus peuvent compren dre chacun un nombre de comprimés quelcon que suivant les utilisations.