CH262422A - Tube à décharge. - Google Patents

Tube à décharge.

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CH262422A
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Dion Georges
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Dion Georges
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    • HELECTRICITY
    • H01ELECTRIC ELEMENTS
    • H01JELECTRIC DISCHARGE TUBES OR DISCHARGE LAMPS
    • H01J21/00Vacuum tubes
    • H01J21/02Tubes with a single discharge path
    • H01J21/06Tubes with a single discharge path having electrostatic control means only
    • H01J21/08Tubes with a single discharge path having electrostatic control means only with movable electrode or electrodes

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Description


  Tube à décharge.    La mise en évidence de faibles variations  de pression, de quelque     provenance    qu'elle  soit, est obtenue à l'heure actuelle par l'inter  médiaire de systèmes mécaniques, pneuma  tiques ou électriques. Le plus souvent on am  plifie par voie électronique un phénomène  électrique initial directement lié au mouve  ment à déceler, la transformation du mouve  ment en phénomène électrique étant obtenue  par l'intermédiaire de systèmes mettant en  jeu des variations de résistance ou de     con-          ductibilité,    de capacité ou de self.  



  La présente invention a pour objet d'évi  ter ces intermédiaires, en permettant au  mouvement d'agir directement sur un système  à décharge.    A cet effet, l'invention a pour objet un  tube à décharge à deux électrodes compor  tant au moins une électrode mobile, caracté  risé par le fait que cette électrode mobile est  susceptible d'être soumise, d'une part, à une  action mécanique extérieure, d'autre part, à  une action d'origine électrique commandée  par le courant du tube lui-même, d'où ré  sulte un état de fonctionnement du tube uti  lisable pour caractériser les phénomènes agis  sant sur ladite électrode.  



  Dans une forme du dispositif suivant l'in  vention, certains éléments du système électro  nique sont disposés de manière à pouvoir se  déplacer par liaison mécanique avec une ou  des membranes soumises     aux    variations de    pression ou des organes sensibles à des       mouvements    de faible amplitude, ces varia  tions de position des éléments du système  électronique engendrant des variations de  tension aux bornes permettant de mesurer  ladite variation de pression.  



  De préférence, les éléments mobiles du  système électronique sont disposés de ma  nière à produire une variation de l'espace  entre deux électrodes.  



  On utilise la propriété qu'offre le courant  d'une lampe diode, de varier en fonction de  l'inverse du carré de la distance qui sépare  les électrodes:  
EMI0001.0006     
    dans laquelle C est une constante, U la ten  sion entre les électrodes, a la distance entre  celles-ci. Cette propriété caractéristique ré  sulte de la présence de la charge d'espace.  



  Toutes choses égales d'ailleurs, on conçoit  donc que si, par exemple, l'anode est assu  jettie à suivre le mouvement à déceler, un tel  tube, alimenté à tension constante, à travers  une résistance de valeur déterminée, possède  une tension de fonctionnement aux bornes de  ses électrodes qui suit, en vertu de la loi pré  cédente, les variations de distance entre ces  dernières.  



  Par ailleurs, une diode dont l'espace     inter-          électrodes    est variable, agit comme une résis  tance variant comme le carré de cette dis-      tance. Pour être plus précis, si Ri représente  cette résistance, on peut poser:  
EMI0002.0001     
         dans    ces conditions tout système classique,  permettant la     mise    en évidence des variations  de résistance; permettra de déceler le mouve  ment     entraînant    le déplacement     d'une    des  électrodes.  



  Une autre forme d'exécution de l'objet de  l'invention est basée sur le principe suivant:  Si on considère un électron issu d'une  cathode plane, accéléré par un champ élec  trique résultant de l'application d'une cer  taine tension à une anode plane parallèle à  la cathode et distante de cette dernière de (a),  l'application d'un champ magnétique suivant  une direction perpendiculaire aux électrodes,       entraînera    la     naissance    d'une force de     dé-          flection    perpendiculaire à ce plan,     qui    aura  pour conséquence de     dévier    les électrons et,  en dehors de toute autre action,

   de leur faire  décrire     une    trajectoire qui les ramènera à la  cathode.  



  Cette trajectoire peut être     assimilée    à un  cercle dont le diamètre sera supérieur ou in  férieur à (a), selon la valeur relative des  champs magnétiques et électriques. En d'au  tres     ;termes,    l'anode de cette diode débitera  un courant lorsque ce     diamètre    sera supérieur  à (a) et la diode ne sera absolument pas con  ductrice lorsqu'il sera inférieur.

   Toutefois,  les     électrons    issus de la cathode possèdent des       vitesses    groupées autour d'une certaine vi  tesse moyenne, de telle sorte que les orbites  décrites par     chacun    d'eux seront de diamètres  différents ou, ce qui     revient    au même, le       faisceau    électronique ainsi obtenu, aura un  diamètre de section qui, pour être faible, n'en  sera pas moins fini.

   La conséquence sera que,  dans le cas où l'on fera varier (a) à champs  magnétique et électrique     constants,    le cou  rant ne sera plus rompu instantanément,  mais diminuera de faon extrêmement rapide  pour finir par     s'annuler.    La pente de la ca  ractéristique: courant, distance     inter-élec-          trodes,    sera donc extrêmement élevée au voisi-    nage de la distance de coupure.

   Dans ces con  ditions, un tel tube pourra être utilisé soit       comme    relais fonctionnant pour une varia  tion déterminée de (a), soit comme système  de détection de variations de (a), dans ce  dernier cas, le     résultat    est comparable à celui  que l'on recherchait avec l'utilisation d'une  diode ordinaire, mais l'amplitude du phéno  mène électrique sera beaucoup plus im  portante.  



  Dans une autre forme de l'objet de l'in  vention, on double la sensibilité des systèmes  décrits     plus    haut en imposant à la cathode  les. mêmes déplacements qu'à l'anode, de telle  sorte que les effets de variations de l'espace  inter-électrodes soient cumulés.  



  Le dessin annexé montre à titre d'exemple  diverses formes d'exécution.  



  La     fig.    1 est une coupe d'une diode spé  ciale pour la mesure des pressions.  



  La     fig.    2 en est une variante.  



  La     fig.    3 en est un schéma d'une deu  xième forme d'exécution, et  la     fig.    4 est une courbe correspondante.  Les     fig.    5 et 6 sont des montages du tube  diode.  



  Les     fig.    7 et 8 sont des courbes représen  tant des caractéristiques.  



  La     fig.    9 est un montage en push-pull.  



  La     fig.    10 représente les caractéristiques  correspondantes.  



  La     fig.    11 est une variante d'exécution.  La     fig.    12 montre un montage en diviseur  de tension.  



  La     fig.    13 est la courbe correspondante.  La     fig.    14 est un montage avec deux tubes  distincts.  



  La     fig.    15 est une courbe caractéristique.  La     fig.    16 montre des courbes caractéris  tiques avec champ incurvant les trajectoires  des électrons.  



  La     fig.    17 représente un montage d'appa  reils avec champ incurvant les trajectoires  des électrons.  



  La     fig.    18 est un montage permettant d'ob  tenir des oscillations de relaxation.  



  La     fig.    19 représente une caractéristique  de fonctionnement.      lia     fig.    20 est un montage formant redres  seur de courant.  



  La fi,. 21 est un diagramme correspon  dant.  



  La     fig.    22 est un autre montage formant  déphaseur de tension.  



  La     fig.    23 est une coupe d'un appareil  mettant en évidence des variations de  pression.  



  La     fig.    24 est une vue, partie en éléva  tion, partie en coupe, montrant une variante.  La     fig.    25 est un plan correspondant à la       fig.    24.  



  La     fig.    26 représente une sonde     annexée     de l'appareil de la fi-. 23.  



  La     fig.    27 représente une variante de cette  sonde.  



  La     fig.    28 est un appareil pour la mesure  de pressions élevées.  



  La     fig.    29 est une vue, partie en éléva  tion et partie en coupe, d'un régulateur de  vitesse.  



  La     fig.    30 est un appareil pour la     mesure     des accélérations.  



  La     fig.    31 montre un tube formant poten  tiomètre.  



  La     fig.    32 représente un - tube électro  nique associé à une bobine électrodynamique.  La     fig.    33 représente une variante pou  vant servir de microphone.  



  La     fig.    34 est une disposition particulière  de microphone.  



  Les     fig.    35 et 36 sont des montages élec  triques du tube en fonctionnement.  



  La     fig.    37 est un dispositif pour la com  mande de moteurs électriques.  



  La     fig.    38 représente un montage pour  l'observation de phénomènes au moyen d'un       oscillateur    cathodique.  



  La     fig.    39 est un     montage    modulateur.  La     fig.    40 est une variante du dispositif  de la     fig.    11.  



  Dans la     fig.    1, une plaque C représente la  cathode (elle pourra être recouverte d'un oxyde  de baryum ou de tout autre oxyde suscep  tible d'augmenter son émission électronique).  Elle est montée dans un logement ménagé à  la partie inférieure d'un cylindre en stéa-         tite   <I>D;</I> un conducteur en     tungstène   <I>t</I> servira  de liaison extérieure. A l'intérieur du cy  lindre en stéatite, une résistance chauffante P  noyée dans un matériau réfractaire est mon  tée au plus près de la cathode.

   Un cylindre A  en cuivre électrolytique, muni d'un fond dont  l'épaisseur et la forme ont été déterminées  pour pouvoir subir une déformation dans le  plan parallèle à la cathode, sous l'action de  mouvements à faible énergie, constitue l'anode,  qui est montée sur la partie extérieure du cy  lindre en stéatite, de telle sorte que l'espace  inter-électrodes soit réduit à un ou deux mm.  L'ensemble ainsi réalisé est soudé sur un bulbe  en quartz Q qui supporte les sorties d'élec  trodes et qui permet de faire le vide selon les  moyens habituels. Le cylindre anodique est  soudé sur une couronne filetée extérieure  ment B, afin de permettre le montage de la  diode sur un châssis rigide fonction de son  utilisation.

      On comprend que si la pression extérieure  agissant sur le fond     F    formant membrane le  déplace, la distance de     celeui-ci    à la cathode  varie, la charge d'espace varie en conséquence       ainsi    que la tension aux bornes     tF    du tube.  



  Celui-ci peut faire partie d'un montage tel  que celui de la fi-. 5. Il est placé en d; P est  une résistance qui     permet    la mise en évidence  des variations de courant qui sont amplifiées  par une lampe amplificatrice     cc.    Le circuit     u     est réuni à un appareil de mesure.  



  La     fig.    2 représente une variante, dans la  quelle la cathode C est rendue solidaire d'une  membrane     déformable        @12    semblable à la  membrane  < 11 constituant l'anode, les deux  membranes étant isolées par un cylindre de  verre ou de quartz     Bl    dans lequel on a mé  nagé une sortie pour la résistance de chauf  fage.  



  La fi-. 3 représente la seconde forme d'exé  cution de l'objet de l'invention: A et C étant  l'anode et la. cathode, si<I>II</I> (perpendiculaire  au plan de la figure) représente le champ       magnétique    et E le champ électrique,     r    est  la force de déviation et Oc représente l'orbite  d'un électron. La     fig.    4 représente la varia-           tion    du courant en fonction de la distance  inter-électrodes.  



  La     fig.    6 représente une possibilité d'utili  sation des variations de résistance interne du  tube, ce dernier étant monté dans un bras de  pont de     Wheatstone    équilibré et alimenté par  une source     symétrique    de tension. Une lampe  a permet d'amplifier les variations de tension  recueillies     aux    bornes de la seconde diago  nale. L'avantage de ce dispositif est d'éli  miner l'influence des variations de     tension.     



  Il a été dit plus haut que dans une lampe  à     deux    électrodes planes le courant varie sui  vant la formule  
EMI0004.0008     
    Dans la plupart des cas la tension d'alimen  tation U du tube ne peut être considérée  comme constante. Le courant débité doit       simultanément    satisfaire à l'équation (1) et  à la suivante:       E-U=RI   <I>(2)</I>    E est la tension à vide de la source d'alimen  tation et R la résistance de charge du tube;  celle-ci pouvant comprendre à la fois la résis  tance interne de la source et l'impédance du  système récepteur.  



  Dans le but d'étudier le fonctionnement,  la     fig.    7 représente:       1o    Les courbes<I>I = f</I> (U) avec<I>(a)</I> en  paramètre.  



  2o Les droites représentatives de l'équa  tion (2) avec R en paramètre.  



  Le régime de fonctionnement du tube est  alors déterminé par les points de conjonction  des     deux    séries de courbes.  



  La     fig.    8 représente le réseau de courbes  <I>I = f</I>     (ca)    avec<I>U</I> en paramètre.  



  Ces courbes représentent les caractéris  tiques statiques du système. Pour tenir compte  de l'effet signalé, il a été indiqué en pointillé  deux courbes dites  caractéristiques     dyna-          miques     obtenues à partir d'un réseau sem  blable à celui de la     fig.    6, pour des valeurs  particulières.  



  L'ensemble de ces courbes permet de       définir:       a) Le coefficient d'amplitude     g    du tube  qui est le rapport des variations de tension  d'anode et d'amplitude de l'espace     inter-élec-          trodes    provoquant la même variation de cou  rant d'émission.  



  b) La pente S du tube     qui    est le rapport  des variations de courant anodique et d'am  plitude de l'espace inter-électrodes, la ten  sion d'anode     restant        constante.     



  c) La     résitance    interne R du tube qui est  le rapport des variations de la     tension    ano  dique et du courant d'anode, la distance     inter-          électrodes    restant constante.  



  Le courant anodique étant relativement  négligeable à partir de certaines valeurs de  l'espace inter-électrodes, les courbes     ci-dessus     indiquées et les présentes définitions sont  exactement semblables à celles que l'on obtient  dans les tubes électroniques à trois électrodes,  si on remplace la tension de grille de ces der  niers par la distance inter-électrodes du pré  sent système.  



  Cette analogie permet de     déterminer    le  fonctionnement optimum du tube, dans les  mêmes conditions que l'on     détermine    celles  des tubes à trois électrodes; ainsi, par exem  ple, on pourra admettre l'existence des trois  régimes de     fonctionnement,    A, B, C. De plus,  dans le domaine d'application, les limitations  imposées par le courant-grille dans les lampes  à trois électrodes n'existent pas dans le cas  présent, ce qui est l'avantage du dispositif  suivant l'invention.  



  On va voir que dans certaines applica  tions particulières on pourra utiliser le mon  tage  push-pull , de même qu'avec un dispo  sitif supplémentaire très simple, il sera     aisé     d'obtenir, soit un effet de réaction ou de dés  amortissement, soit     iui    effet de     contre-r@action     ou d'amortissement.  



  Les     limites    imposées aux variations de  l'espace inter-électrodes sont     fixées    par la  courbure     inférieure    des caractéristiques de la       fig.    8. Or, dans certaines applications la dis  torsion correspondant à l'utilisation de la ré  gion non linéaire de ces courbes     entraînerait     un effet incompatible avec les buts recherchés.  Pour remédier à cet     inconvénient,    on     utilise         la combinaison de la     fig.    9.

   C'est un montage  en push-pull comprenant deux tubes T1, T2  ayant une anode commune     !1    et deux cathodes  Cl, C2; 1 et 2 désignent les parois d'un organe  à soufflet supportant deux membranes sou  mises à la pression ou à l'action de forces  extérieures.  



  La     fig.    10 montre comment l'effet re  cherché est obtenu. Les courbes a et b repré  sentent, respectivement, les caractéristiques  indiquées sur la     fig.    7, pour     R    = 25 ohms. Si       l'espace    inter-électrodes au repos a été réglé  à une valeur convenable, la superposition des  effets agissant sur la position des électrodes  communes se traduira par la courbe résul  tante c sensiblement plus linéaire     que    les  courbes<I>a et b,</I> et qui passe par l'origine des  courants.  



  D'autre part, il est connu que dans tout  système possédant des courbes caractéristiques  telles que celles des     fig.    7 et 8 et réalisant  d'une façon générale une amplification d'éner  gie, le report sur l'élément de commande d'une  partie de l'énergie prélevée sur l'élément com  mandé a pour résultat, sous certaines condi  tions d'amplitude et de phase, d'entraîner, soit  un effet de réaction ou de     désamortissement,     soit un effet de contre-réaction ou d'amor  tissement.  



  Dans une forme d'exécution du dispositif  suivant l'invention, une partie de l'énergie  prélevée dans le circuit anodique peut être  reportée     sur    l'anode libre en translation, à  condition de lier cette dernière à un dispositif  électromagnétique alimenté par la source  d'énergie.  



  La     fig.    11 représente un montage possible  d'un tel système, T représente le tube dans       lequel        El    est l'anode constituée par une mem  brane reliée mécaniquement à une bobine  électrodynamique b, qui peut se déplacer  dans un champ magnétique H provenant,  soit d'un aimant permanent, soit d'un électro  aimant. Cette bobine peut être parcourue par  le courant résultant des variations de l'espace       inter-électrodes    et transmis à travers le con  densateur C1.

   Une forte inductance L per  met le     passage    du courant continu, tout en    ayant un effet négligeable lors des variations  rapides de courant, Un condensateur C2  shunte la source S, permettant ainsi le pas  sage des variations rapides de courant.  



  Dans toutes les applications consistant à  mettre en évidence des phénomènes méca  niques ou à obtenir une amplification d'éner  gie, il est nécessaire de réaliser une variation  aussi importante que possible de la     tension-          grille.    Ce résultat ne peut être atteint qu'à  partir de dispositifs mécaniques destinés à  produire une transformation de mouvements  importants réalisant des variations sensibles  de résistance, de capacité ou de self. De tels  dispositifs entraînent soit une consommation  d'énergie mécanique importante, soit l'utili  sation de systèmes électroniques complexes.  



  Un des avantages de l'objet de l'invention  réside dans le fait qu'il permet d'obtenir dans  un circuit anodique une variation d'énergie  relativement importante pour une variation  relativement faible de l'espace     inter-élec-          trodes    et, par suite, pour une dépense d'éner  gie mécanique plus réduite qu'avec les sys  tèmes habituels; ce résultat étant dû, d'une  part, à la propriété offerte par le courant  anodique de varier comme l'inverse du carré  de l'espace inter-électrodes, d'autre part, à la  faible résistance interne du tube, compara  tivement à la pente et à la résistance interne  correspondante des dispositifs utilisant une  électrode intermédiaire, du genre de la grille  dans les tubes à plusieurs électrodes.  



  D'autre part, en utilisant l'effet d'excita  tion ou de réaction indiqué plus haut, il est.  non seulement possible d'accroître l'effet de  transformation d'énergie, mais également (le ,  réaliser, sur certains dispositifs mécaniques  qui, en eux-mêmes, ne possèdent pas d'éner  gie pratiquement utilisable mécaniquement, un  effet     désamortisseur    qui permet audit dispo  sitif de fournir directement une énergie sen  siblement plus importante.  



  Par l'utilisation de l'effet inverse, de  contre-réaction ou d'amortissement, il sera  possible de rendre stables les systèmes méca  niques qui, par leur nature même, présen-           tent    un caractère d'instabilité; notamment des  systèmes qui présentent des effets de distor  sion ou de résonance mécanique pourront  être corrigés.  



       Enfin,    les effets qui     viennent    d'être ana  lysés     agissant    sur la valeur de l'espace     inter-          électrodes    peuvent également être utilisés à  partir de phénomènes     électriques    agissant sur  la tension anodique.  



  Il a été indiqué ci-dessus qu'à tension cons  tante une diode, dont l'espace inter-électrodes  est variable, agit comme     une        résistance    fonc  tion du carré de cette distance. Le tube élec  tronique suivant l'invention peut donc être  utilisé sous forme de     résistance    variable, sans  contact     glissant    ou de toute autre espèce mé  canique, par le jeu du déplacement de l'une  des électrodes par rapport à l'autre. Par ex  tension, le tube électronique pourra être uti  lisé, soit     comme    potentiomètre, soit comme di  viseur de tension.  



  La     fig.    12 représente le montage d'un tube  en     diviseur    de tension; R est une résistance  de valeur fixe, E la source d'alimentation, r  le récepteur; U, la tension aux bornes de ce  dernier est alors représentée par la     courbe    de  la     fig.    13 sur laquelle on remarque que la loi  de variation s'écarte sensiblement de la linéa  rité pour les     faibles    valeurs de     l'espace        inter-          électrodes;

      cet effet peut être corrigé par l'as  sociation de deux tubes en série, l'espace  inter-électrodes variant alors en sens inverse       dans        chacun        des    tubes, en partant bien en  tendu d'une commande     commune.     



  La     fig.    14 indique le montage dans ce cas;  Tl et T2 représentent les tubes, R1 et R2 des  résistances dont la valeur élevée devant celle  de la résistance interne permet de fixer les  potentiels à l'origine, r représente le récep  teur, G le     générateur.     



  La     fig.    15 donne le rapport des tensions  aux bornes du récepteur et du générateur en  fonction du déplacement des électrodes. On  observe que dans ce montage la variation est  sensiblement linéaire pour une large plage       d'utilisation.    La courbe a été tracée pour le  cas où l'espace inter-électrodes à l'origine est  égal dans les     deux    tubes.    Comme il a été défini ci-dessus, dans une  forme d'exécution on utilise un champ  magnétique dont l'effet est d'incurver la  trajectoire des électrons     jusqu'à    ramener  ceux-ci à la cathode pour     certaines    conditions  de fonctionnement du tube. On va préciser  les conditions de ce mode de fonctionnement  du tube.  



  Le calcul montre qu'en un point quel  conque de la trajectoire un électron sur le  quel agit un champ électrique     u    et un champ       magnétique   <I>H</I>     rectangulaire,        x    étant la cote  du point considéré par rapport à la cathode,  on a:  
EMI0006.0036     
    si, en particulier, l'anode recueille des élec  trons, U étant sa tension     d'alimentation,    a       l'espace    inter-électrodes  
EMI0006.0039     
    De même pour une tension et un champ  magnétique donnés, il existe une distance     au-          delà    de laquelle l'anode ne     recueille    aucun  courant.  



  A la limite exacte on     pourra    exprimer la  valeur: 1o d'une distance de coupure  
EMI0006.0044     
    2o d'une tension de coupure     U,    = 45     E2a2     3o d'un champ magnétique de coupure  
EMI0006.0047     
    On conçoit donc qu'il est possible de dé  finir avec précision la distance     inter-élec-          trodes    par la lecture de la tension d'anode  correspondant à l'apparition ou à une valeur  déterminée du débit anodique. De même la  différence dans la lecture de deux tensions  successives correspondant à deux valeurs suc  cessives de la     distance    de coupure permet de  calculer la variation de cette dernière.  



  D'après ces formules on pourrait d'ail  leurs penser que le courant apparaît ou dis-      paraît     brusquement    sans période transitoire,       lorsque    la distance inter-électrodes passe par  la     distance    de coupure. En fait, la caracté  ristique<I>I = f (a)</I> ne présente pas de branche  verticale. La caractéristique<I>I</I>     =---   <B><I>f</I></B> (a) est de  la forme représentée     fig.    16, la variation de  courant en fonction de a étant caractérisée  ,par la pente de la courbe au voisinage  de (a,).  



  Une autre particularité de cette forme  d'exécution réside dans le fait que l'on peut  accroître ou réduire ladite pente et ceci d'une  façon continue et réglable par le simple fait  de lier entre eux le courant débité par le  tube et le champ magnétique incurvant la  trajectoire des électrons.  



  La     fig.    17 représente le schéma d'une  forme d'exécution de ce genre, T représente  le tube,     Bl    une bobine inductrice du champ  Hl initial, B2 une autre bobine inductrice qui  est parcourue par le courant du tube, son  champ H2 pouvant s'ajouter ou s'opposer à  <I>Hl, R</I> est une résistance permettant sous ten  sion d'alimentation constante de régler le  débit du tube. On notera que l'effet de la  chute de tension anodique résultant de l'in  sertion de cette résistance est retardateur du  phénomène et agit dans un sens tel qu'il tend  à diminuer la pente de la caractéristique. Le  phénomène     ci-dessus    correspond à un effet de  réaction ou de     contre-réaction    selon que Hl  et H2 sont soustractifs ou additifs.  



  D'une façon générale on constatera que les  caractéristiques<I>I = f (a)</I> avec<I>U</I> en para  mètre     (fig.    16) qui étaient représentées par  les courbes en pointillé pour le cas où H = 0  (forme première du tube) prennent la forme  des courbes en trait plein pour H différant  de C et se rapprochent ainsi des courbes  habituelles aux tubes à plusieurs électrodes,  en particulier, le courant s'annule pour cer  taines valeurs de (a) qui correspondent alors  aux tensions dites de      cut-off     ou de cou  pure des tubes classiques.  



  On notera que, par rapport à la première  forme du tube qui n'utilisait pas de champ  magnétique déviateur, le courant s'annule  pour une certaine valeur de (a) alors que    dans le précédent la pente de la caractéris  tique<I>I = f (a)</I> devenait très faible à partir  de certaines valeurs de (a) sans que, toute  fois, le courant atteigne la valeur C.  



  On peut, au contraire, par l'emploi du der  nier dispositif décrit ci-dessus, obtenir dans  cette région non seulement l'annulation du  courant, mais un accroissement très sensible  de la pente; cette particularité est particu  lièrement avantageuse.  



  Enfin, la présence d'un point de      cut-off ,     dans la caractéristique     dii    dernier tube dé  crit, permet d'envisager la formation d'oscil  lations de relaxation, ce qui est,     tune    autre  application du principe général.  



  La     fig.    18 montre un montage utilisé pour  obtenir de telles oscillations. T représente le  tube; 10 représente la bobine inductrice du  champ H, 11 la bobine électrodynamique liée  mécaniquement à la membrane du tube; l'en  semble est monté et la tension U réglée de  telle sorte que, si dans la phase     initiale    du  fonctionnement, le tube débite, une force  électrodynamique provenant     dudit    débit a  pour effet d'augmenter l'espace     inter-élec-          trodes    de sorte que le tube cesse brusquement  de débiter à partir de la distance de coupure;

    la, disparition de la force     électrodynamique     qui en découle permet à la membrane de  revenir à la position initiale et ainsi de suite.  La fréquence de telles oscillations est condi  tionnée aussi bien par la constante de     temps     des     circuits    électriques que par celle de la.  membrane.  



  Cette forme d'exécution permet la généra  tion de vibrations acoustiques à spectre  étendu, de timbres musicaux par exemple,  aussi bien que la transformation de     l'éner-*ie     électrique de base prise sous forme continue,  en énergie électrique d'utilisation de forme  périodique. Le système correspondant à ce  dernier cas constitue alors un véritable  transformateur     polymorphique.     



  D'autre part, le second type de tube élec  tronique, c'est-à-dire celui de la     fig.    3, pré  sente la caractéristique fondamentale de pou  voir constituer un véritable interrupteur ou  inverseur de courant ultrasensible et ultra-      rapide. La commutation du courant s'effectue  sans temps mort appréciable du fait qu'elle       résulte    de la coupure     d'un        flux    électronique  dans le vide, aucun phénomène d'ionisation  ou de décharge oscillatoire ne vient alors re  tarder la disparition du     courant.    Tout contact  métallique est supprimé.  



  L'effet dit      magnétron     qui est utilisé  dans     le        deuxième    genre de tube électronique  est bien connu. Il n'avait pu     jusqu'à    ce jour  être utilisé en -amplificateur parce que les  deux paramètres susceptibles de traduire     les     phénomènes d'origine en vue de leur     amplifi-          çation    ne pouvaient être contrôlés facilement.  



  Dans le tube suivant l'invention, un troi  sième paramètre est     utilisé    - constitué par  l'espace inter-électrodes - étant entendu que  la membrane qui permet ce déplacement a       suie    constante de temps suffisamment faible.  Celle-ci pourra être réduite au moyen du sys  tème dit de réaction décrit ci-dessus qui a  pour effet de provoquer un     désamortisse-          ment,    donc une diminution de la constante de  temps de la membrane.  



  Par ce moyen on peut étendre l'utilisation  de cet amplificateur à des phénomènes     plus     rapides.  



  Lorsque les phénomènes mécaniques à  traduire en énergie électrique sont de faible  amplitude, il est connu que, dans ce cas, l'uti  lisation des tubes électroniques à     plusieurs     électrodes recevant sur leur grille de com  mande des tensions en rapport avec les phé  nomènes en question ne permet pas d'éli  miner l'effet parasite appelé  bruit de fond   dont l'amplitude n'est pas négligeable par  rapport à celle des signaux à utiliser.  



  miner l'effet parasite appelé  bruit de fond   comme la résultante de deux effets  1o L'effet thermique.  



  2o L'effet de grenaille ou effet Schottky  qui résulte du caractère désordonné de l'émis  sion électronique de la cathode.  



  Or, dans le dispositif suivant l'invention,  le premier effet n'existe pas, en raison même  de l'absence de circuit d'entrée. Seul reste  donc à considérer l'effet Schottky. Or, il est  connu qu'à égalité de courant anodique, les    fluctuations de ce dernier correspondant à  l'effet Schottky sont     plus    faibles dans les  systèmes diodes que dans les systèmes avec  grilles;

   de     plus,    pour une même amplitude  du phénomène d'origine,     les    variations corres  pondantes de courant anodique sont beau  coup plus importantes qu'avec un tube à plu  sieurs électrodes, si bien que de toute faon  le rapport
EMI0008.0021  
   restera suffisamment im  portant pour ne pas entraîner ici une limi  tation d'emploi comme c'eût été le cas avec  les méthodes et les tubes amplificateurs  actuellement utilisés.  



  Enfin, l'effet de contre-réaction obtenu di  rectement sur l'électrode mobile soumise aux  phénomènes à amplifier réduit le     bruit    de  fond interne dudit système.  



  Il sera donc possible de faire disparaître  complètement -le bruit ,de fond pendant les  phases de repos des phénomènes à amplifier,  par exemple pendant les silences d'un enre  gistrement sonore, si le tube électronique est  utilisé comme microphone, la même caracté  ristique ayant d'ailleurs pour effet de limiter  la sensibilité du système aux faibles énergies  et, par suite, le bruit de fond propre au phéno  mène à amplifier, par exemple le bruit de  fond atmosphérique.  



  Ce résultat est obtenu grâce à un système  de tubes symétriques, dont la tension d'anode  a convenablement été réglée pour qu'en posi  tion de repos aucun des tubes ne débite, le  courant anodique ne prenant naissance que  pour une valeur du déplacement de la mem  brane supérieure à celle qui     correspond    au  niveau de bruit parasite extérieur à éliminer.  Dans ces     conditions,    l'absence de courant élec  tronique pendant les phases de repos éli  mine tout effet de     bruits    de fond interne et  externe. Bien entendu l'utilisation du sys  tème symétrique est indispensable, car un seul  tube, ne débitant que pour un sens de dé  placement déterminé de la membrane, intro  duirait un effet de distorsion important dans  la forme du phénomène à traduire.  



  La caractéristique de fonctionnement  affecte la forme indiquée     fig.    19, et dans ces      conditions, le tube ainsi constitué     est    un véri  table détecteur; en particulier tout circuit à  constante de temps, disposé dans l'anode ou  la cathode, permettrait de matérialiser la va  leur de crête d'une suite de percussions     im-          posées    à la membrane ou encore l'intégrale  des effets     correspondants.     



  Enfin, le tube électronique peut servir de  redresseur de courant ou résistance polarisée.  La     fig.    20 représente un montage de ce  genre. Le tube double est formé de deux tubes       élémentaires    Tl et T2 à anode commune.  L'alimentation des cathodes est     assurée    par  un transformateur 12 dont le secondaire est  symétrique par rapport à la terre prise  comme potentiel de référence.  



  Le circuit commun au deux tubes reliés  à l'anode commune A est constitué par un cir  cuit     antirésonnant    composé d'une self L et  d'un condensateur C.  



  Ceci étant, le potentiel de cathode de T1  est représenté par la sinusoïde I,     fig.    21, celui  de T2 par la sinusoïde II en opposition de  phase avec I, de telle sorte que T1 et T2 ne  débitent que pendant     les    alternances positives       des    tensions ci-dessus. La courbe III repré  sente le courant dans le circuit d'anode com  mun. On conçoit donc que tout déplacement  de la membrane agissant sur l'anode     puisse     avoir pour effet de diminuer, par exemple,  l'alternance du courant telle que 1 et d'aug  menter l'autre alternance telle que 2.  



  Le circuit     antirésonnant    10 étant accordé  sur la fréquence double de la fréquence d'ali  mentation des tubes, tout se     passera    alors  comme si cette tension était modulée en am  plitude, du fait     des    variations dissymétriques  de l'espace inter-électrodes.  



  Or, une telle modulation est facilement  décelable ou     susceptible    d'amplification. On  notera que la phase de ladite modulation  change de sens     avec    celui du déplacement de  l'anode.  



  Dans l'application ci-dessus c'est le tube       électronique    du premier genre (charge d'es  pace) qui a été     utilisé.    Dans une autre forme  d'exécution et en utilisant cette fois le     deu-          xième    genre du tube électronique (trajec-         toire    tournante des électrons) on obtiendra  le mode d'utilisation suivant:

   Les paramètres  de fonctionnement du tube ayant été conve  nablement réglés pour qu'en position de repos  les diamètres des trajectoires électroniques,  égaux pour chaque tube, étant légèrement plus  faibles que les     espaces    inter-électrodes corres  pondants, le débit du courant d'anode soit nul,  si un effet d'origine quelconque entraîne la  dissymétrie des espaces inter-électrodes, un  des tubes Tl, par exemple, débitera un cou  rant qui pourra être relativement important;  la déviation de l'électrode commune dans  l'autre sens ayant pour effet d'entraîner dans  T2 la naissance d'un courant de même valeur,  mais déphasé de 180  par rapport au précé  dent.

   Le circuit commun débitant par exem  ple, dans un enroulement de moteur diphasé,  on conçoit que ce moteur puisse tourner dans  un     sens    ou dans l'autre selon que l'enroule  ment est parcouru par un courant débité par  T1 ou par T2. En d'autres termes, le sens  de rotation du moteur pourra être assujetti  au sens des déplacements de l'anode com  mune.    Ce     système    apporte donc une solution à  tous les problèmes d'asservissement de mouve  ment à partir d'énergies mécaniques de faible  valeur.    La     fig.    22 représente le montage d'une  paire de tubes Tl et T2 et d'une réactance       JB    en série, qui réalise un dispositif     dépha-          seur    de tension.

   Les deux tubes Tl et T2 sont  montés de telle sorte qu'ils     puissent    assurer  le     passage    des deux alternances de la tension  alternative d'alimentation E. Il est bien  connu que la tension U recueillie aux bornes  des tubes     possède    un angle de phase fonction  du rapport de la résistance équivalente des  tubes et de la réactance     JB.    On conçoit que  dans ces conditions les phases relatives de U  et de E puissent varier selon une certaine loi  avec la valeur de l'espace inter-électrodes des       tubes.     



  Il va de soi que     dans    cette application  particulière les deux tubes possèdent un es  pace inter-électrodes de même valeur, quels      que soient les déplacements qu'ils effectuent,  à moins que dans     certaines        applications    il  soit     nécessaire    d'obtenir dans la tension     TI    un  certain pourcentage de composante continue.  .

   Il est également connu que l'impédance d'en  trée sous tension     d'alimentation    E est équi  valente à une     résistance    et à une réactance  en parallèle; cette dernière ayant     notamment     une valeur variable et fonction de la     résis.     tance     équivalente    des tubes. On voit donc là  un moyen d'obtenir non seulement une résis  tance variable     mais    une réactance variable  également en fonction de la valeur de l'espace  inter-électrodes.

   Un tel résultat est particu  lièrement intéressant et peut être utilisé pour  obtenir la     modulation.    de fréquence d'un     oscil          lateur    électronique à partir de phénomènes  physiques, de     nature    quelconque, agissant sur  la valeur de l'espace     inter-électrodes,    et trans  mettre ainsi à distance, par exemple par ondes  électromagnétiques,     certaines    valeurs de  paramètres     liées    au phénomène     ci-dessus     étudié.

   A ce propos,     il    est intéressant de no  ter     qu'un    des avantages du tube suivant l'in  vention,     qui        résulte    des différentes propriétés  déjà décrites, et de son utilisation dans le  schéma indiqué     ci-dessus,    est de pouvoir     assu-          rer    la modulation, soit     d'amplitude,    soit de  fréquence, soit de phase d'un émetteur radio  électrique, afin de transmettre à distance des       valeurs    mesurées en des points inaccessibles à       l'opérateur;

      ce pourra être le cas par exem  ple, lors des essais     d'aérodynes    de quelque       type    qu'ils soient.    En ce     qui.    concerne les forces qui, appli  quées à l'électrode mobile du tube électro  nique,     provoquent    les variations de l'espace  inter-électrodes, celles-ci peuvent résulter:  soit     d'une    action directe d'un     système    mé  canique de nature indifférente;  soit de la variation de pression exercée par  un fluide quel     qu'il    soit, au contact de l'élec  trode mobile;  soit de l'action de forces d'inertie .naissant  des accélérations imprimées à un mobile por  tant le tube. électronique;

      soit sous l'action de     forces    d'origine élec  tromagnétique, électrostatique,     piézo-élec-          trique,        magnétoélectrique.     



  La description de différentes     applications     qui va suivre permettra de préciser la na  ture du fonctionnement et des     applications     correspondant aux différents genres d'action  des forces appliquées.  



  La     fig.    23 montre une réalisation pratique  d'appareil     -destiné    à mettre en évidence une  variation de pression. L'élément principal est  constitué par un organe à soufflet 21 en mé  tal; d'élasticité élevée tel que le tombac par  exemple (alliage de cuivre et de zinc).

   Cet  organe est formé à sa partie supérieure par  un couvercle plan A et supporte,     d'une    part,  en une certaine région de son développement  vertical     une    pièce 23     fixée    rigidement sur elle,  d'autre part, et     fixée        dans    les mêmes condi  tions, sur sa partie     inférieure    une pièce 24 en  métal spécial, tel que le     covar    (alliage     ferro-          nickel-cobalt)    dont la propriété     spécifique    est  de permettre dans des conditions connues, la  soudure d'une coupelle en verre 25;

   cette der  nière supporte, d'une part, une connexion de       liaison    à la cathode C formée par un tube en  nickel recouvert à sa partie supérieure d'une  couche d'oxyde de terres rares (oxyde de ba  ryum par exemple), d'autre part, les conne  xions 26 de liaison à la résistance de chauf  fage de cette cathode.  



  Le tube C est serti sur une pièce en ma  tière isolante D (quartz par exemple) fixée  elle-même     sur    la partie inférieure de l'organe  21. Les pièces 23 et 24 comportent à leur pé  riphérie une partie filetée avec, respective  ment, des pas légèrement différents et     réalisés     en sens inverse, de telle sorte qu'un boîtier 29  en forme d'écrou, sur lequel se fixera, après  montage convenablement effectué, une bague  30 filetée intérieurement, permette     d'assurer     des déplacements relatifs de faible ampli  tude entre 23 et 24 pour des angles de rota  tion relativement importants.

   Cette disposi  tion permet donc d'effectuer les réglages de  l'espace     inter-électrodes    (espace défini par les  positions relatives de C et de A) avec une  grande précision.. Sous cette     forme,    on cons-           tatera    que seule la partie supérieure A de  l'organe 21 est agissante et entraîne par son  déplacement des variations de l'espace     inter-          électrodes.    La pièce 23 comporte à sa partie su  périeure un autre filetage qui reçoit une pièce  en forme de coupelle constituée par une bague  filetée 31 sur laquelle est fixée par soudure  une bulbe à parois minces 32; une rondelle 33  formant joint assure l'étanchéité à la partie  supérieure de la coupelle;

   une vis     3.1    forme  bouchon.  



       Dans    cet appareil, l'enceinte ainsi     eons-          tituée    pourra être remplie par un gaz ou par  un liquide à coefficient de dilatation élevé.  Un autre filetage réalisé sur la partie mé  diane de 23 permet la fixation sur le     bàti-sup-          port.    On conçoit alors que la température de  l'ambiance dans laquelle est placée 32 est ca  ractérisée par un certain état d'équilibre du  liquide ou du gaz et de la membrane, par suite  par une certaine valeur de l'espace     inter-élec-          trodes.     



  Dans un autre genre d'application, le bou  chon 34 pourra être remplacé par l'orifice de  sortie d'un tube flexible,     fig.    26, assurant la,  liaison avec une sonde P qui à une certaine  distance sera plongée dans l'enceinte dont on  veut mesurer la température.  



  Dans ce genre d'appareil, c'est le premier       cas    de fonctionnement du tube électronique  (variation de la charge d'espace) qui sera uti  lisé. Dans un deuxième genre, la bague 31 est  remplacée par une bague 35,     fig.    24, qui vient  se fixer sur 23 dans les mêmes conditions que  précédemment, mais comporte à sa partie su  périeure non seulement une coupelle 32, mais  une pièce     Q    constituée par un aimant per  manent dont la forme spéciale indiquée en  plan,     fig.    23, assure une répartition sensible  ment uniforme de :son champ magnétique dans  l'espace inter-électrodes.

   On obtient ainsi le  fonctionnement du tube électronique sous la  deuxième forme envisagée précédemment (dé  viation des trajectoires électroniques par un  champ magnétique). Comme il a été dit, le  tube ainsi réalisé fonctionnera., entre autres,  comme relais à haute sensibilité et à cet effet       quasi    instantané.    Enfin. quel que soit le genre de fonc  tionnement adopté, la coupelle 32 pourra ne  pas être utilisée, de telle sorte que la posi  tion de la membrane et, par suite, la. valeur  de l'espace inter-électrodes ne dépendront que  de la pression exercée par le liquide; cette  tension pouvant être indifféremment statique  ou dynamique.

   Il est à noter que les fils de  liaison aux sorties des connexions du tube  électronique seront assujettis à passer par un  presse-étoupe 36 et que le boîtier 29 assu  rera la protection mécanique de la coupelle  en verre. On remarquera que, par sa forme  même, la surface de développement de l'or  gane 21, qui supporte la membrane, est rela  tivement importante et que, par suite, elle  assurera largement les échanges thermiques  avec l'enceinte contenant le liquide.  



  Il est évident que le vide aussi parfait que  possible étant réalisé dans l'enceinte du tube,  la pression atmosphérique, ou celle du liquide  ou du gaz de l'enceinte, a pour effet de provo  quer un certain écrasement de la membrane qui  ne doit pas être trop considérable, afin de per  mettre l'écrasement supplémentaire correspon  dant à l'augmentation de pression à mesurer  ou à définir. Pour qu'il en soit ainsi, un res  sort 37 compensateur de l'effet de pression  extérieure au repos pourra être monté à l'in  térieur de l'enceinte, des précautions étant,       prises    afin d'éviter le dégazage des métaux.  



  En dehors des mesures directes de pression,  l'appareil qui vient d'être décrit peut égale  ment mesurer les déplacements de faible am  plitude, à condition que ceux-ci soient préa  lablement transformés en variation de pres  sion. Pour obtenir ce résultat, la sonde ther  mométrique P,     fig.    26, pourra être remplacée  par un réservoir cylindrique     R,        fig.    27, à l'in  térieur duquel se ment un piston étanche S  solidaire des déplacements à mesurer.

   On con  çoit que si le liquide contenu dans cet en  semble est incompressible, tout déplacement  imprimé à S se traduira. par un déplacement  de la membrane, ce dernier pouvant d'ail  leurs être multiplié par le rapport des sec  tions du réservoir     R    et de la surface de la  membrane soumise à la variation de pression.      La     fig.    28 représente     un    appareil particu  lièrement apte à mesurer des     pressions    dyna  miques de valeur élevée. Il est connu que  la mesure de telles pressions, en particulier  le relevé de cycles de fonctionnement des mo  teurs à explosion à fort taux de compression,  rencontre des difficultés de réalisation consi  dérables qui n'ont pas été résolues jusqu'ici de  manière satisfaisante.

      Dans l'appareil représenté     fig.    28, la mem  brane est     constituée    par la partie supérieure  39 d'une pièce 40 en acier dur, qui a été rec  tifiée à une épaisseur convenable pour que  sa fréquence propre de vibration soit suffi  samment élevée afin de transmettre les phé  nomènes les     phis    rapides à contrôler, et sans  que les effets de distorsion de membrane cor  respondant aux     partiels    de cette dernière, ne       puissent        entraîner    de fausses interprétations.

    On rappellera que les     partiels    d'une membrane  correspondent à différents modes de vibration  dont les fréquences sont voisines, mais non  égales à celles des harmoniques de la fré  quence de vibration fondamentale. La cathode  C est     constitûée    par une couche d'oxyde de  terres rares déposées à la partie supérieure  d'une pièce cylindrique 41 en quartz; une autre  pièce en quartz 42 possède une forme appro  priée et ides cannelures aptes à recevoir des  résistances     chauffantes    tout en leur     assurant     une certaine rigidité mécanique.

   La cathode  et lesdites résistances chauffantes sont reliées  par des connexions rigides à des prises de  sortie 44 et 45     soudées    à une coupelle en  verre 46.  



  47 est     ime    pièce isolante assurant la liai  son par     douilles    entre les sorties     des    conne  xions et les câbles de liaison au système élec  trique; 48 est un boîtier de protection de la  coupelle en verre 46 serré sur 40 par un  écrou 49. Il est à noter que 40 possède -une  forme et à sa partie supérieure     im    filetage       tels    que cet ensemble puisse venir se fixer  facilement sur le cylindre d'un moteur à ex  plosion à la place d'une bougie d'allumage.  



  Ce dispositif peut recevoir d'autres utili  sations     notamment    pour toutes les mesures         d'impulsions    de pression de valeur élevée de  quelque nature qu'elles soient.  



  Il a été     indiqué    plus haut que les effets  d'inertie pouvaient être utilisés pour obtenir  des variations de l'espace inter-électrodes.  



  La     fig.    29 montre un ensemble pouvant  être utilisé comme régulateur de vitesse de ro  tation; un arbre 50 d'une machine tournante  quelconque supporte à son extrémité un  manchon 51 en matière     moulée    qui comporte  à sa périphérie un certain nombre de boîtes,  aptes chacune à recevoir un tube électro  nique. Le nombre de ces boîtes et leur dispo  sitif     pourront    être     tels    qu'ils soient deux à       deux    dans le prolongement l'un de l'autre sur  un même diamètre.    Un organe à soufflet 52 du genre et de la  forme déjà     décrits,    est muni à sa partie infé  rieure     d'une    rondelle pesante 53 brasée à  l'argent.

   Une tige de guidage 54 empêche les  déplacements transversaux de l'organe 52; 55,  56, 57, 58, 59 et 60 forment     l'ensemble    déjà  décrit dans les réalisations qui précèdent; des  pièces 61 et 62     assurent    la protection et la  fixation du tube sur le manchon 57. Les fils  de connexion à la cathode et à la résistance  de chauffage sont réunis respectivement à  chacune des bagues 63 montées sur une ron  delle isolante 64 et assureront la liaison par  balais     frotteur,    avec les sources d'alimenta  tion.

   Sous l'effet de la force centrifuge et     des     forces de contrainte élastique, la rondelle pe  sante 53 prend une position d'équilibre, de  telle sorte que l'espace inter-électrodes ait  une     valeur        inversement    proportionnelle au  carré de la     vitesse    angulaire; le courant dé  bité par le tube ayant une valeur proportion  nelle à la puissance quatre de cette dernière,  d'où la     sensibilité    du système.

   Le débit du  tube étant lié à la vitesse de rotation, on cons  titue ainsi un dispositif simple de régulation  de vitesse tout à fait général,     mais    qui, ap  pliqué plus     particulièrement        aux    moteurs  électriques, peut être réalisé de faon élé  mentaire par la simple insertion du tube élec  tronique dans le circuit d'excitation du mo  teur. La     régulation    est quasi instantanée.      Pour une puissance plus élevée, on utilise  un certain nombre de tubes en parallèle, placés       dans    autant de cuvettes réparties à la péri  phérie du manchon.  



  La     fig.    30 représente un système à double  tube électronique, adapté à la mesure des       accélérateurs    dans le plan. Deux organes à  soufflet 71 et 72 sont montés symétriquement  par brasure à l'argent sur un cylindre massif  A formant anode, muni d'une collerette mé  diane 74 sur laquelle est effectuée la soudure  et qui, filetée extérieurement, peut recevoir un  manchon massif 75. Un ensemble de quatre  billes H réparties     rectangulairement    sur la  périphérie de ce manchon limite ce dernier  au seul mouvement selon l'axe de symétrie du       système,    tout autre mouvement étant proscrit.

    Des cathodes C1 et C2 sont montées, respec  tivement, sur des coupelles en verre 76 et 77  soudées sur des manchons en     covar    78 et 79,  eux-mêmes brasés aux membranes sur la colle  rette desquelles sont fixées des bagues file  tées 80 et 81 vissées, respectivement, sur deux  pièces massives 82 et 83 formant bâti pour  l'ensemble.  



  Au repos, le cylindre A prend une posi  tion d'équilibre telle que les espaces     inter-          électrodes    de chaque tube soient égaux. Toute  accélération, selon l'axe de symétrie, engendre  une force de sens inverse qui a pour effet de  déplacer A jusqu'à obtenir l'équilibre avec  les contraintes élastiques des membranes.  Cette position définit alors deux espaces  inter-électrodes différents. L'équilibre élec  trique du système est rompu et matérialisé,  par exemple, par le débit d'une diagonale  dans un pont de     Cheasthone,    si l'ensemble       ci-dessus    a été inséré dans les bras.  



  On peut, avec un tube à simple mem  brane, obtenir une     sensibilité    comparable à  celle du tube double, à la condition de mon  ter     la,    membrane elle-même à l'intérieur de  l'enceinte sous vide.  



  La     fig.    31 représente un tube électro  nique pour montage en résistance variable ou       potentiométrique.    La membrane A est fixée  par brasure à l'argent sur une pièce 91. Dans  les mêmes conditions que précédemment, une    pièce en     eovar    92 est fixée à la partie oppo  sée de l'organe à soufflet sur lequel on a  monté la cathode C, selon le processus déjà  décrit;

   91 et 92 sont filetés extérieurement  avec un pas     inverse    dont la valeur diffère       d'ailleurs    pour l'une et l'autre pièce d'une  faible quantité, de façon que le boîtier 93 sur  lequel est fixé l'écrou 94 peut assurer, par rota  tion, la compression ou la dilatation de l'organe  à soufflet avec des déplacements relativement  faibles, eu égard aux angles de rotation rela  tivement importants de 93. On remarquera  que, montée sous cette forme, la membrane  n'est soumise à aucune contrainte extérieure  et que la valeur de l'espace inter-électrodes ne  dépend que de la position respective de 91 et  de 93.

   Alimenté sous tension constante, un tel  tube constitue une résistance variable dont la  valeur pourra être représentée par la position  angulaire de     l'.    Une telle réalisation pourra  être utilisée comme diviseur de tension.  



  Enfin, l'utilisation du deuxième genre de  tube électronique permettra, dans ce cas,  d'obtenir une variation de résistance beaucoup  plus rapide qu'en utilisant le premier genre  de tube, en particulier, à partir d'une cer  taine distance inter-électrodes, la résistance  équivalente au tube pourra devenir infinie;  ce dernier jouant alors le rôle d'interrupteur.  Appliqué dans les mêmes     conditions    au tube  double, on réalisera à la fois un inverseur de  courant et une résistance variable dissymé  trique.  



  La     fig.    32 représente un tube électronique  dont l'anode est constituée par l'ensemble du  soufflet 102 et du couvercle 101 et la cathode  est<B>-</B>en C. Ce tube est associé à une bobine ;  électrodynamique, la partie supérieure 101  qui forme membrane 102 supporte à sa péri  phérie un tube en matière isolante 103 sur  lequel un enroulement de fil fin constitue une  bobine électrodynamique qui se déplace dans  l'entrefer d'un électro-aimant constitué par  une pièce massive 104 servant de logement  au bobinage inducteur 1; le circuit magnétique  est complété par une couronne 105 fixée par  des vis<B>1.06</B> sur 104; 104 et 105 sont réalisées  en métal perméable.

   La partie inférieure du      tube électronique sur laquelle est     fixée        une          bague    filetée 107     est        vissée    à demeure     sur     l'embase de 104. Le tube électronique sem  blable à     ceux    qui ont été décrits ne présente  aucune particularité, sinon que l'espace     inter-          électrodes    peut être beaucoup plus important  que dans certaines     applications.    Le boîtier  108 se fixe à la partie inférieure de 104 et as  sure la protection du bulbe en verre du tube.  



  Le fonctionnement est le suivant: Le cir  cuit d'alimentation de la bobine 103 et celui  du tube sont     communs;    en d'autres termes,  103 et l'espace     inter-électrodes    sont montés en  série. La bobine 103 parcourue par le débit  normal au repos du tube est soumise à une  force     électrodynamique    résultant de sa pré  sence dans le champ de     l'électro    et équilibre  la réaction     élastique    de la membrane.

   Le point  de     fonctionnement    du tube électronique ayant  été convenablement choisi, on conçoit que, si  un déplacement initial de faible amplitude     est          donné    à la membrane, déplacement tendant à  réduire l'espace inter-électrodes, le courant  électronique et, par suite, la force électro  dynamique d'attraction, augmentent en ten  dant à diminuer encore l'espace     inter-élec-          trodes,    d'où augmentation du courant et de  la force électrodynamique, etc.; l'effet de rap  pel de la membrane vers la cathode croissant  au fur et à mesure que l'on se rapproche de  cette dernière.

   En d'autres termes, le déplace  ment     initial    de faible amplitude, qui corres  pond par exemple à la mise en jeu     d'une     faible énergie,     entraîne    un déplacement rela  tivement important de la membrane et le dé  veloppement d'une énergie mécanique em  pruntée à la source d'alimentation qui sera  relativement importante. On aura donc     ainsi     réalisé     un    véritable amplificateur d'énergie  mécanique.  



  Bien     entendu,    le mouvement se     limitera     par l'arrivée en butée sur la partie supérieure  de 104 de la partie inférieure de la membrane.  De même, toute variation de faible amplitude  du courant débité par le tube aura pour effet  d'engendrer une     augmentation    de l'effort  électrodynamique exercé sur la bobine et, si  cette variation est     réalisée    dans le bon sens,    l'effet décrit précédemment se manifestera  dans les mêmes     conditions.    On aura donc réa  lisé de cette façon un     amplificateur    électro  mécanique et, d'une     façon    plus générale dans  les     deux    cas qui viennent d'être décrits,

   une  amplification relativement sensible du cou  rant débité par le tube.  



  Cette réalisation est plus particulièrement  applicable aux relais d'énergie à haute sensi  bilité et à grande rapidité de fonctionnement.  



  Enfin, si l'effet de butée peut être rendu  élastique, de telle sorte que la membrane après  rebondissement revienne au voisinage de sa po  sition première selon le     processus    inverse du  précédent, on aura réalisé un véritable vi  breur électromécanique sans rupture     clé    cou  rant par contact     métallique,    avec transforma  tion dans le circuit d'anode du tube de l'éner  gie continue fournie par la source en énergie  de forme alternative plus facilement utilisable.  



  La     fig.    33 représente, sous forme un peu  différente, une application typique du mode  de fonctionnement décrit ci-dessus, à la res  triction près, que les     effets    utilisés ne corres  pondent non plus à un régime permanent du  système, mais uniquement à un régime tran  sitoire.

   Pour ce faire, seules les composantes  variables ou     transitoires    du courant peuvent  exciter la bobine     électrodynamique.        Comme     dans la réalisation décrite plus haut, une  partie supérieure ou membrane 101 d'un or  gane à soufflet est liée à une bobine électro  dynamique 103, sa partie inférieure étant  assujettie à des déplacements résultant de la  rotation du boîtier 29,     déplacements    qui per  mettent le réglage initial de l'espace     inter-          électrodes.     



  Ce dispositif peut être utilisé soit comme  microphone à sensibilité élevée pour une ré  gion     privilégiée    du spectre acoustique, grâce  à l'utilisation d'un effet de réaction prépon  dérant pour la - région envisagée, soit comme       microphone    à large bande de fréquence si  on utilise un effet de contre-réaction dans       les    conditions suivantes:

   L'ensemble     vibrant     étant réalisé pour que sa fréquence propre  de résonance soit plus élevée que la fré  quence supérieure à transmettre; l'absence      de contre-réaction correspond à la transmis  sion privilégiée de hautes fréquences par  rapport aux basses fréquences beaucoup plus  atténuées; par contre, l'utilisation d'un effet  de contre-réaction prépondérant vers la ré  gion des hautes fréquences aura pour effet  de niveler la courbe de réponse du micro  phone. Ce genre de réalisation est rendu pos  sible par la haute sensibilité du tube électro  nique, qui permet de réaliser une transfor  mation d'énergie encore importante malgré  l'affaiblissement mécanique dans cette région  du spectre.  



  Le rejet de la fréquence de résonance à  l'extérieur du spectre transmis a pour effet  d'éliminer tous les effets de distorsion  linéaire, dont sont responsables les différents  partiels d'une membrane ordinaire.    D'autre part, si on assure l'alimentation.  de la bobine électrodynamique à partir de  phénomènes électriques périodiques, on pourra  également utiliser les dispositions envisagées  ci-dessus et constituer de cette manière un  haut-parleur à     contre-réaction    dont la courbe  de réponse sera sensiblement uniforme.

   On  notera qu'en raison de la baisse de sensibi  lité vers les basses fréquences et de l'utilisa  tion d'un effet de     eontre-réaction    pour ni  veler la courbe de réponse, l'énergie néces  saire à l'excitation d'un tel haut-parleur  devra obligatoirement être plus élevée que  dans les systèmes classiques. Toutefois, il est  bon de remarquer que la membrane vibrant,  dans la partie plane supérieure, assure un  rayonnement correspondant à l'effet de pis  ton plat de la théorie et ne présente     aucun     rayonnement sur sa face postérieure en rai  son du vide réalisé à l'intérieur du tube.

    Dans ces conditions, les effets d'interférence  entre le rayonnement des faces avant et ar  rière d'une membrane qui, comme on le sait,  entraînent dans les systèmes     classiques    un af  faiblissement des basses fréquences, seront ici  sans objet.  



  Enfin, si au lieu d'utiliser dans le genre de  microphone décrit plus haut l'effet de charge  d'espace, on réalise le genre de fonctionne-    ment décrit précédemment pour le deuxième  type de tube électronique (effet de rotation.  de la trajectoire des électrons), si, d'une part,  on s'arrange pour     que    le diamètre de l'or  bite électronique soit très légèrement infé  rieur à l'espace     inter-électrodes    et si, d'autre  part, on assure au système un effet de réac  tion particularisé à une     fréquence    déter  minée et telle que le système mécanique ainsi  constitué présente une très forte sensibilité  dès qu'apparaît le débit électronique,

   on     con-          @oit    que l'excitation de la membrane, sous  l'effet d'un phénomène mécanique, électrique  ou     acoustique    à faible niveau d'énergie, mais  suffisant pour amener la naissance du débit  électronique, puisse entraîner la naissance  d'un phénomène     d'autooseillation    possédant  une énergie relativement élevée.  



  Vu sous cet aspect, on aura réalisé un dé  tecteur sensible de tout phénomène     eorres-          pondant    à la fréquence de réglage de l'effet  de réaction.  



  lia     fig.    31 représente une forme de réa  lisation de microphone. Elle correspond au  système de la fi-. 2 et a pour objet l'accu  mulation des effets     agissant    simultanément  sur l'anode et sur la cathode. On a deux       membranes        Q11    et     112    dont l'une constitue  l'anode, l'autre étant solidaire du support de  cathode, formant ainsi le dispositif de ré  glage initial.

   de L'espace     inter-électrodes.    Ces  deux membranes sont solidaires de bagues en       covar    131 et 132 soudées à un tube en verre  133, la partie médiane de la membrane .12  est solidaire d'une bague filetée     13.1    qui, par  le boîtier fileté 135 et une bague 136 qui en  est solidaire, assure le réglage initial de l'es  pace     inter-électrodes.   <B>C</B> est la cathode liée  rigidement à la membrane     t12    par un tube  <B>1.37.</B> Le chauffage indirect de cette cathode  est.

   assuré par une résistance chauffante 138  reliée à la source d'alimentation par une con  nexion 139 passant dans les conditions habi  tuelles à travers le tube, 11 est un boîtier  assurant la protection     mécanique    du sys  tème, 111 un écran qui     permet    la séparation  acoustique des phénomènes agissant sur l'une  ou l'autre membrane.      Sous cette forme, les effets agissant en  phase sur chacune des     membranes    entraînent  des variations     ciumllatives,    additionnelles de  l'espace inter-électrodes, alors que les effets  agissant en opposition de phase réalisent des  variations différentielles.

   Un tel résultat peut  trouver son     application    dans un     certain    nom  bre de réalisations d'électro-acoustique, mais  l'on n'est pas limité à l'utilisation en micro  phone et l'on peut envisager toutes les appli  cations prévues     lorsqu'il    s'agit, par exemple,  de mesurer des variations de pression à l'in  térieur d'une ambiance. L'avantage immédiat  est de doubler toutes choses égales d'ailleurs,  la     sensibilité    du dispositif -utilisé.  



  La     fig.    35 représente     un    montage élec  trique réalisé à l'aide de deux tubes électro  niques, afin     d'assurer    certaines conditions de  fonctionnement particulières. Les tubes sont  représentés en T1 et T2. Le chauffage des  cathodes est assuré par une source d'alimen  tation     commune,-    de telle sorte que les varia  tions du courant de chauffage affectent à la  fois les deux tubes.     R1    et R2 sont deux ré  sistances permettant de réaliser l'équilibre du  pont.     E    est la     source    d'alimentation placée  symétriquement par rapport au point (0) à  la masse.

   Les deux tubes sont en tout point  semblables, sauf en ce qui concerne l'effet  transmis par le phénomène à étudier; ainsi  par exemple, s'il s'agit de mesurer un effet  de pression, la membrane du tube T2 sera  isolée dans     une    enceinte close, de telle sorte  que les effets de pression agissant sur la  membrane de Tl ne puissent être communi  qués à la membrane de T2. Par contre, tous  les effets dits  parasites  agiront simultané  ment sur les     deux    tubes, de telle sorte qu'ils  ne puissent entraîner aucun déséquilibre du  pont.  



  Si l'enceinte fermée de T2 possède une  surface d'échanges thermiques avec l'am  biance de Tl suffisamment importante, le  montage décrit réalise, dans le cas des me  sures de pression, 1a correction de tempéra  ture. La tension apparaissant sur la diago  nale OP     traduit    comme habituellement le  déséquilibre du pont.    Dans un autre genre d'application, un tel  montage permet, d'une faon tout à fait gé  nérale, de comparer les valeurs des espaces  inter-électrodes de chacun des tubes si, par  exemple, celui de T2 est pris comme référence,  on pourra vérifier si celui de T1 possède la  même valeur ou des valeurs en deçà ou au  delà. Un tel système constitue une véritable  balance qui peut être utilisée pour comparer  des longueurs ou des masses.  



  La     fig.    36 représente un autre genre de  montage en pont, dans lequel on     utilise    un  tube double T dont les éléments sont montés  dans deux bras     adjacents    du pont, de telle  sorte que les déplacements de l'électrode com  mune,     entraînant    une augmentation de l'es  pace inter-électrodes d'un élément et     une    di  minution de l'autre, apportent un effet cu  mulatif de déséquilibre du pont. Des résis  tances     Rl    et R2 assurent l'équilibrage, d'au  tres B1 et B2 permettent de fixer les poten  tiels à l'origine.  



  La     fig.    37 représente un montage typique  qui pourra être utilisé pour réaliser l'asser  vissement de mouvement d'un moteur élec  trique. T1 et T2 représentent les éléments       d'im    tube double à électrode commune, les  cathodes C1 et C2 sont alimentées par des  tensions symétriques et des champs magné  tiques H1 et H2 de valeur fixe et convena  blement réglée permettent d'obtenir pour  chacun des tubes des trajectoires tournantes  électroniques 151 telles que leur diamètre  reste légèrement inférieur à l'espace     inter-          électrodes.     



  L'enroulement d'excitation 152 d'un mo  teur     11l    est inséré dans le circuit commun à  la cathode de T1 et à l'anode de T2. En po  sition de repos, le courant d'excitation est  nul, le moteur reste au repos. La diminution  de l'espace inter-électrodes du tube T1, par  exemple, a     pour    effet de permettre le pas  sage, dans l'enroulement d'excitation, d'un  courant dont le sens est indiqué par la flèche  <B><I>f l.</I></B> De même un déplacement en sens     inverse,     entraîné par la diminution de l'espace     inter-          électrodes    de T2, permet le passage du cou  rant d'excitation dans le sens de<B>f2;</B> le mo-           teur    tourne alors soit dans un sens, soit dans  l'autre.

   On peut envisager un fonctionne  ment sensiblement semblable en utilisant,  non plus une source d'alimentation à courant  continu, mais une source d'alimentation alter  native symétrique. Dans ce cas, il apparaî  tra, dans un enroulement qui pourra être un  des éléments constitutifs d'un moteur di  phasé, un courant dont la phase tournera de  1800 selon le sens de déplacement de l'anode  commune, ce qui, dans le cas du moteur di  phasé et à condition que l'autre enroulement  soit excité par un courant de phase conve  nable, entraînera la rotation du champ et par  suite celle de l'induit dans un sens ou dans  l'autre.  



  La     fig.    38 représente un montage élec  trique qui pourra être utilisé pour permettre  l'observation, sur l'écran d'un tube catho  dique, d'un phénomène variable, par exemple  le cycle de fonctionnement d'un moteur à ex  plosion. Le tube T utilisé pour traduire les  phénomènes à enregistrer est alimenté par  une source de tension alternative de valeur  E, son circuit de cathode est constitué par  une résistance R aux bornes de laquelle naît  une tension, fonction de la valeur de l'espace  inter-électrodes et par suite de celle du phé  nomène à mesurer.

   Cette tension excite la  grille d'une lampe amplificatrice 161 par  l'intermédiaire d'un circuit de détection     (re).     Un circuit     d'autopolarisation    convenable  ment réglé est introduit dans la cathode de  161. Les variations de tension qui appa  raissaient sur l'anode de 161 sont transmises  à une des paires de plaques d'un oscillateur  cathodique 162. Bien entendu, la tension  apparaissant sur la cathode de T pourra tout  aussi bien être utilisée pour moduler en am  plitude un émetteur radioélectrique permet  tant ainsi de transmettre à distance l'allure et  la valeur des phénomènes à étudier.  



  La     fig.    39 représente un montage pour  moduler en fréquence ou en phase un oscilla  teur électronique. Les tubes T1 et T2, mon  tés en opposition pour permettre le passage  des deux alternances du courant, sont ali  mentés à partir de la grille C d'un oscilla-         teur    par une inductance L. Une capacité C  en dérivation assure l'accord du circuit ainsi  constitué.

   On a déjà indiqué que les variations  de l'espace     inter-électrodes    des tubes peuvent  avoir pour effet d'introduire aux bornes du  circuit un effet de réactance variable; si la  fréquence d'oscillation électronique est ca  ractérisée par la fréquence propre de ce cir  cuit, il est clair que les déplacements com  muns de l'espace inter-électrodes des tubes  entraîneront la modulation de fréquence de  cette oscillation. Si, par ailleurs, l'oscillateur  constitue le pilote d'un émetteur radioélec  trique, on trouvera là un procédé facile de  transmission à distance des valeurs et de la  forme de phénomènes à étudier en des en  droits inaccessibles aux opérateurs.  



  La     fig.    40 représente un montage corres  pondant à une application particulière du  tube à bobine électrodynamique déjà décrit       fig.    11. Ce montage s'applique plus particu  lièrement à la réalisation d'un dispositif de  transmission électroacoustique, dans lequel  on utilise un effet de contre-réaction. Un  tube T, dont la membrane est munie d'une  bobine électrodynamique 171 placée dans  l'entrefer d'un électro-aimant 105 et ali  mentée à fréquence acoustique par un trans  formateur 172 excité au primaire par une  lampe à plusieurs électrodes 173, traduit  dans son circuit d'anode, et en particulier  aux bornes de la résistance (r), les varia  tions de l'espace inter-électrodes qui résultent  du mouvement de la bobine 171.

   Le circuit  de liaison     (RC)    introduit en série dans le  primaire du transformateur une certaine  partie de la tension naissant aux bornes de  (r), ce qui a pour effet de provoquer un effet  de contre-réaction plus particulièrement  poussé pour la fréquence correspondant à la  constante de temps du circuit de liaison.  



  Le fonctionnement d'un tel dispositif a  déjà été décrit, d'une faon tout à fait géné  rale. Les fréquences de résonance de la  membrane et de la bobine ont été convena  blement choisies, pour être reportées en de  hors du spectre acoustique, et utilisées de  telle sorte qu'aucune fréquence de réso-           nance    correspondant aux partiels de la mem  brane ne vienne déformer la courbe de ré  ponse. L'accentuation de la contre-réaction  pour les fréquences élevées a pour effet de  ramener le niveau acoustique de ces fré  quences à la même valeur que celui des fré  quences plus basses, ces dernières étant atté  nuées à l'origine du fait du report de la fré  quence de résonance. vers les parties élevées  du spectre.  



  Un tel dispositif pourra être     utilisé    dans  les     applications        infra-    ou     ultra-acoustiques    et  l'effet de contre-réaction pourrait être rem  placé par un effet de réaction particularisé  à telle fréquence plus spécialement choisie.  



  Dans tout ce qui précède, le tube électro  nique, objet de l'invention, avait été consi  déré comme fonctionnant dans -une enceinte  au     sein.    de laquelle un vide aussi parfait que  possible devait être réalisé.  



  On peut aussi utiliser une enceinte au  sein de laquelle le vide n'a pas été poussé     au-          delà    d'une pression correspondant à quel  ques millimètres de mercure ou dans la  quelle on pourra introduire un ou plusieurs  gaz très purs; le tout de telle sorte que le  courant anodique ne soit plus uniquement de  nature électronique, mais également de na  ture ionique; en d'autres termes le courant  anodique, toutes choses égales d'ailleurs,  pourra atteindre une intensité plus élevée  que dans le genre de fonctionnement jus  qu'alors envisagé.  



  Vue sous cette forme, la cathode pourra  être froide ou chaude selon le genre d'exci  tation     utilisé.     



  Dans un premier genre de fonctionne  ment, le courant anodique est inversement  proportionnel à la distance inter-électrodes  si l'état de saturation n'est pas atteint, dans  ce cas, les électrons restent libres ce qui im  plique l'utilisation de gaz très purs (gaz  rares, azote, hydrogène).  



       Dans        un    second genre de fonctionne  ment, les électrons sont susceptibles de for  mer les ions négatifs par fixation sur les  molécules du gaz (oxygène, vapeur d'eau), le  courant anodique devenant alors inverse-    ment proportionnel au cube de la distance  inter-électrodes, la sensibilité du système est  alors accrue.  



  Le tube peut être établi de telle sorte que,  la décharge luminescente (utilisation de gaz  rares par exemple) étant obtenue, la varia  tion de l'espace inter-électrodes réalise une  variation de l'éclat lumineux qui pourra être  utilisée directement pour l'enregistrement  photographique du phénomène ayant provo  qué le déplacement de la     membrane    ano  dique.  



  Dans une autre application, on utilise le  principe de fonctionnement suivant  Si entre deux électrodes planes distantes  de     x,    on établit une tension alternative de fré  quence<I>f</I> et d'amplitude<I>v,</I> les centres chargés  issus de     l'une    des armatures sont soumis, de  la part du champ électrique, à des mouve  ments alternatifs de fréquence f, dont l'am  plitude dépend de la mobilité K des centres  chargés,

   et ils n'arriveront à l'autre arma  ture que si v dépasse une certaine valeur cri  tique vo donnée par la relation  
EMI0018.0015     
    Tout se passe donc comme si le courant     ob-          précédente    et atteignait brusquement une  valeur limite do satisfaisant à la relation  précédente et atteignait brusquement une  certaine valeur lorsque l'espace     inter-élec-          trodes        devient    inférieur à do; en d'autres  termes, le tube électronique jouera le rôle  d'une soupape commandée par la position de  la membrane anodique.

   Au processus du       fonctionnement    interne près, on retrouve  donc les mêmes manifestations physiques que  dans le fonctionnement avec orbites électro  niques circulaires déjà décrit, si bien que tous  les modes d'utilisation     prévus    pour ce dernier  s'appliquent intégralement à ce mode de  fonctionnement.  



  D'après ce     qui    précède, on voit que les  possibilités d'utilisation du tube suivant l'in  vention sont nombreuses dans toutes les     tech-          nipes    qui exigent la transmission et l'am  plification instantanée de certains phéno-      mènes physiques, qui en eux-mêmes ne pos  sèdent pas d'énergie sensible.  



  Dans une première catégorie d'applica  tions, le tube électronique, objet de l'inven  tion, s'applique à toutes les mesures de pres  sion.  



  De même, on pourra obtenir des jaugeurs  de volumes et de débit sur le principe de la  mesure de pression.  



  Dans une deuxième catégorie d'applica  tions, le tube électronique, objet de l'inven  tion, s'applique à toutes les mesures thermo  métriques et à tous les systèmes de régula  tion de température du genre des ther  mostats. Dans la troisième catégorie d'appli  cations, le tube     électronique    s'applique à  toutes les mesures résultant des effets d'iner  tie par suite:  1o à celle des accélérateurs;  2o à celle des     vitesses    angulaires (tachy  mètre) et à la régulation de cette vitesse;  3o par intégration des accélérations à la  mesure des vitesses et des déplacements  linéaires.  



  Dans une quatrième catégorie d'applica  tions, de nature plus particulièrement élec  trique, le tube électronique, objet de l'inven  tion, peut être utilisé comme résistance ou  réactance variable sans effet de contact, il  est     aussi    applicable plus particulièrement aux  dispositifs     potentiométriques    et diviseurs de  tension, à la modulation d'amplitude, de fré  quence et de phase; cette dernière possibilité  permettant la retransmission radioélectrique  de tous les éléments de fonctionnement d'un  engin inaccessible. Il trouve également son  application comme régulateur de tension, de  courant, de fréquence et de phase et comme  limiteur des mêmes éléments en utilisant le  tube du deuxième genre.

   L'utilisation des  effets de réaction et de contre-réaction per  met de réaliser, d'une faon tout à fait géné  rale, des oscillations électromécaniques.  



  D'une faon tout à fait générale, les deux  genres de tubes décrits peuvent être utilisés  comme amplificateur d'énergie mécanique,  comme élément     désamortisseur    ou stabilisa  teur de systèmes mécaniques, comme relais    ultra-rapide ou à grande sensibilité et comme  transmetteur d'ordres ou indicateur de posi  tion à distance.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Tube à décharge à deux électrodes com portant au moins une électrode mobile, ca ractérisé par le fait que cette électrode mo bile est susceptible d'être soumise, d'une part, à une action mécanique extérieure, d'autre part, à une action d'origine électrique com mandée par le courant du tube, d'où résulte un état de fonctionnement du tube utilisable pour caractériser les phénomènes agissant sur ladite électrode. SOUS-REVENDICATIONS: 1.
    Tube suivant la revendication, carac térisé par des moyens électromagnétiques liés à l'électrode mobile permettant de trans former, puis de reporter mécaniquement sur celle-ci l'énergie électrique du circuit exté rieur afin d'obtenir des effets de réaction et, par suite, de désamortissement mécanique du système lié à l'électrode mobile. 2. Tube suivant la revendication, caracté risé par des moyens électromagnétiques liés w l'électrode mobile en inversant les con nexions, permettant de transformer, puis de reporter mécaniquement sur celle-ci l'éner gie électrique du circuit extérieur, afin d'ob tenir des effets de contre-réaction et, par suite, d'amortissement mécanique du système lié à l'électrode mobile. 3.
    Tube suivant la revendication, caracté risé par le fait que l'électrode mobile est reliée mécaniquement à une bobine électro dynamique parcourue par une partie du cou rant ayant traversé le tube. 4. Tube suivant la revendication, caracté risé par une électrode mobile qui est une membrane élastique recevant l'effet à me surer et susceptible de se déplacer en restant parallèle à la surface d'émission électronique qui est équipotentielle. 5.
    Tube suivant la revendication, à deux électrodes mobiles, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens pour rendre les électrodes mobiles, et des moyens pour - les relier à deux membranes distinctes se dépla çant sous l'action d'actions extérieures, de ma nière à additionner les effets desdites actions. 6. Tube suivant la revendication et la sous-revendication 5, caractérisé par des moyens poux faire agir les actions exté rieures de manière différentielle. 7. Tube suivant la revendication, caracté risé par des moyens pour régler l'espace inter-électrodes. 8.
    Tube suivant la revendication, compor tant deux cathodes et une anode fonction nant comme tube double à anode mobile com mune, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour établir un montage symétrique (push-pull) et redresser ainsi la caractéris tique du courant anodique en fonction du déplacement de l'anode. 9. Tube suivant la revendication et la sous-revendication 8, caractérisé par une anode massive faisant fonction d'électrode mobile pour mesurer l'amplitude de phéno mènes entramant des effets d'inertie, notam ment pour mesurer des accélérations. 10.
    Tube suivant la revendication, carac térisé en ce que l'espace inter-électrodes con tient un gaz, les variations de courant ano dique étant alors inversement proportion nelles au cube de la distance inter-électrodes. 11. Tube suivant la revendication, carac térisé en ce que l'espace inter-électrodes con tient de la vapeur d'eau, les variations de courant anodique étant alors inversement proportionnelles au cube de la distance inter- électrodes. 12.
    Tube suivant la revendication, carac térisé en ce que l'espace inter-électrodes con tient des gaz rares susceptibles de donner naissance à des phénomènes de luminescence, permettant d'utiliser le tube à électrode mo bile pour moduler directement la lumière émise par le gaz et enregistrer immédiate ment des phénomènes à faible énergie liés à l'électrode mobile. 13.
    Tube suivant la revendication, com prenant des moyens pour rendre mobile au moins une des électrodes, des moyens pour relier l'électrode mobile à un organe sensible à des mouvements de faible amplitude et dont on veut mesurer les déplacements, des moyens pour engendrer un champ magné tique agissant sur le faisceau électronique et lui faire décrire des trajectoires fermées, la variation de position de l'électrode mobile modifiant l'espace inter-électrodes, ce qui produit une variation de courant anodique. 14.
    Tube suivant la revendication et la sous-revendication 13, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour rendre le@ champ magnétique utilisé dépendant du courant anodique, ce qui permet d'obtenir ainsi des effets de réaction, de contre-réaction, de désamortissement et d'amortissement du sys tème mécanique lié à l'électrode mobile. 15. Tube suivant la revendication et la sous-revendication 13, caractérisé par des moyens pour obtenir des vibrations méca niques complexes du type à relaxation et, par suite, des ondes acoustiques reproduisant des timbres particuliers.
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