Procédé pour la construction d'un revêtement de route, d'aérodrome ou autre. La présente invention a pour objet un procédé de construction d'un revêtement des tiné à rendre le sol capable de résister aux charges statiques ou dj-namiques sans subir des déformations nuisibles, et à assurer une stabilité réellement permanente.
Chaque fois que l'état naturel du sol ne lui permet pas de résister à un trafic intense ou de porter des poids lourds par suite de sa résistance insuffisante à la compression, ou lorsqu'il manque de cohésion, on encore pour compenser les variations de son humi dité, il est depuis longtemps connu de recou vrir le sol de revêtements constitués par des éléments présentant une résistance mécanique supérieure à celle de ce sol.
On a tout d'abord utilisé des pavés ou des blocs de pierre, après quoi on a proposé de recouvrir le sol d'éléments plus ou moins agglomérés par un liant. (macadam à l'eau, revêtements bitumeux). On a ensuite cons truit des revêtements monolithes, par exem ple en béton contenant un liant hydraulique. Plus récemment, un procédé dit de durcisse ment permet de traiter la surface du sol pro prement dit, par pilonnage mécanique, par incorporation de matériaux étrangers ou par la combinaison de ces deux opérations, pour l'obtention d'une croîite dure (terres amélio rées, argile et ciment).
Le but de tous ces procédés connus est de répartir largement les charges sur le sol à l'aide de revêtements composés de petits<B>élé-</B> ments (pavés ou blocs) ou d'autres revête ments d'une structure agglomérée (macadam, revêtements bitumeux, terres améliorées) ou encore de revêtements monolithes (béton). Mais aucun de ces procédés n'évite la varia tion de la résistance aux charges de la super structure, étant donné que celle-ci n'est pas toujours protégée contre la pénétration de l'eau extérieure, l'élévation du niveau de l'eau souterraine ou les effets de la capillarité.
Aucun des procédés antérieurs ne main tient le substratum (le sôl ou matériau initial) dans un état tel que sa résistance reste, d'une part, pratiquement constante, d'autre part, à. une valeur voisine de son maximum.
Il a également été proposé de protéger le revêtement. contre l'humidité et le -el an cours de l'usure par le trafic, et ce par inter position, entre le revêtement et le sol, d'un tapis en matériau tel que le sable, enfermé par exemple dans une enveloppe métallique.
La présente invention consiste en un pro cédé de construction de revêtement pour le sol permettant d'atteindre le but envisagé.
Suivant l'invention, ce procédé consiste à placer à une certaine profondeur du sol un écran résistant et imperméable, dont l'épais seur est fonction de la nature du sol et de la charge que doit. porter cet. écran, à répartir sur celui-ci une couche intermédiaire de maté riau pouvant être de la. terre ou un autre matériau approprié, ou encore un mélange des deux, et à tasser ce matériau pour stabiliser la couche intermédiaire qu'on recouvre enfin d'un revêtement superficiel pouvant être fait en béton, bit-Lune ou en un autre matériau imperméable.
Cet écran contribue également à -répartir les charges plus largement sur le substratum. Il est préférable que la terre ou autre maté riau formant la couche intermédiaire soit dans un état tel que son humidité et sa constitu tion correspondent approximativement au maximum d'efficacité d'un support pour le revêtement envisagé. Par sa présence entre l'écran et le revêtement, qui sont tous les deux pratiquement imperméables, la couche inter médiaire se maintient presque indéfiniment dans l'état le plus favorable de stabilité et de résistance aux charges.
Suivant la nature du sol auquel on désire appliquer le procédé décrit, la couche inter médiaire peut être constituée par la terre préalablement enlevée pour la mise en place de l'écran à la profondeur nécessaire. Mais on peut également mélanger cette terre avec un matériau capable d'améliorer sa cohésion et sa résistance aux contraintes imposées par les charges appliquées à la surface du revête ment. Enfin, la couche intermédiaire peut être constituée par tout autre matériau ap proprié.
Pour des raisons concernant la mise en aeuvre de la coulée de l'écran et du revête ment, il peut être nécessaire d'interposer une mince couche (de quelques centimètres par exemple) d'un autre matériau entre l'écran et le substratum.
De plus, l'ensemble peut être avantageuse ment complété par de petites cloisons enfon cées à certains intervalles dans le sol. Un but de ces cloisons est de former les côtés du cais son, pour faciliter la prise uniforme, et pour empêcher lme variation sensible de l'humidité du substratum au-dessous de l'écran jusqu'à une profondeur désirée, ce qui donne à ce substratiun ainsi protégé une résistance plus grande aux charges. La profondeur des cloi sons peut dépendre du niveau de la nappe d'eau et de l'amplitude de ses variations.
L'écran permet de traiter la couche inter médiaire de la manière désirée, tandis qu'un traitement de ce genre, lorsqu'il est appliqué au sol lui-même, n'aboutit jamais à une effi cacité ni à une constance similaire.
Un autre avantage de ce mode de cons truction consiste en ce que l'écran se trouve à une certaine distance du revêtement et reçoit ainsi des charges déjà largement réparties par la couche intermédiaire, charges qui sont en suite encore plus largement réparties sur le sol par l'écran.
Pour bien définir la caractéristique de l'invention, lui sol préparé par le nouveau procédé est représenté schématiquement en coupe verticale sur le dessin annexé donné à titre d'exemple.
C désigne l'écran imperméable enfoncé dans le sol S'. Cet écran peut être fait en un matériau approprié quelconque, pratiquement. imperméable. Cependant, en plus de son effi cacité pour la protection contre l'eau, et sui vant le matériau utilisé, il doit plus ou moins contribuer à la répartition des charges sur le sol S', qui peut être à son tour durci ou amé lioré. S désigne la partie de la terre préalable ment enlevée pour la coulée de la couche C. Cette terre S (ou un autre matériau appro prié pour former la couche intermédiaire) est.
imprégnée de produits devant en particulier assurer que sa compacité, par rapport à son humidité, corresponde à la valeur la plus-favo- rable. R est le revêtement destiné à supporter les charges immobiles ou en mouvement et qui, 'grâce à son imperméabilité, maintient par ailleurs la couche S dans l'état dans lequel elle se présente au moment de sa mise en place. Le revêtement R peut lui-même être constitué par un matériau imperméable appro prié quelconque, tel que le béton ou un mé lange contenant du bitume.
P désigne des cloisons, dont la construction n'est pas indis pensable, quoiqu'elles présentent l'avantage de faciliter la mise en place de la terre S, et qu'elles contribuent partiellement à protéger le sol S' contre les actions extérieures. La couche S est ainsi maintenue dans un état d'usage amélioré.
La profondeur R de la couche intermé diaire S, comprise dans le caisson formé par le revêtement R, l'écran C et les cloisons P, ainsi que l'épaisseur e de l'écran C, l'épais seur é du revêtement R, le nombre, les dimen sions et l'espacement des cloisons P dépen dent de la nature du sol et de l'importance des charges immobiles et en mouvement, c'est-à-dire des effets statiques et dynamiques de ces charges, et finalement de la hauteur de l'eau de pluie et du niveau de l'eau d'im prégnation et de l'eau souterraine. Dans tous les cas, ainsi qu'il a été indiqué précédemment, la couche intermédiaire se maintient dans les conditions les plus favorables de dureté et de résistance aux charges.
L'invention est. applicable à tous les revê tements de routes, de terrains d'aviation (pistes de décollage et de liaison, terrains de garage, etc.), de planchers industriels et autres, et à tous les revêtements du sol en général.