<B>Gazogène</B> électrothermique. On connaît des gazogènes éleetrother- miques comprenant une électrode, un chapeau conducteur, des boîtes à gaz, un collecteur d'aspiration des gaz et une cuve à sole con ductrice dont les parois, revêtues d'un garnis sage réfractaire, sont percées de canaux de dégagement reliés par une tubulure à un col lecteur d'aspiration des gaz.
L'invention a pour objet un gazogène électrothermique comprenant aussi une élec trode, un chapeau conducteur, des boîtes à gaz, un collecteur d'aspiration des gaz et une cuve à sole conductrice dont les parois sont revêtues d'un garnissage réfractaire.
Ce gazo gène est caractérisé en ce que les gaz et va peurs issus de la réaction sont aspirés latéra lement par des appareils autocyclones refroi disseurs et dépoussiéreurs, disposés à la péri phérie du joint entre le chapeau conducteur et la cuve conductrice et intercalés entre les boîtes à gaz et le collecteur d'aspiration des gaz, une admission d'air étant ménagée entre l'électrode et le collet du chapeau conduc teur pour interdire l'inflammation des gaz résiduels et accidentellement, moyennant une dépression immédiatement accrue, celle des gaz affluant.
en totalité, les poutrelles métal liques de la suspension intérieure d'électrode étant protégées contre l'action immédiate du foyer par un enrobage et étant épanouies jus qu'à sa périphérie, de manière à constituer une électrode métallique étoilée contre la- quelle sont directement assujettis les flexibles d'adduction de courant.
Le dessin schématique annexé montre, à titre d'exemple, une forme d'exécution du ga zogène faisant l'objet de l'invention, ainsi qu'une variante.
Fig. 1 et 2 sont. des vues respectivement en coupe verticale, suivant 1-1 de fig. 2, et en plan, après enlèvement des organes de trémies et des canalisations de gaz résiduels, de ladite forme d'exécution.
Fig. 3 est une vue en plan de la variante constituée par un gazogène pourvu d'une électrode de section transversale allongée.
Le gazogène représenté en fig. 1 et 2 com prend une sole conductrice 100, un garnis sage réfractaire 103 contre la paroi conduc trice JS et un chapeau conducteur 104 formé par l'assemblage d'un certain nombre d'élé ments 101. et 102 juxtaposés. A la partie su périeure du chapeau conducteur se trouve une tubulure 42 reliée à un collecteur 42a d'évacuation de gaz, ainsi qu'une tubulure 37 pour l'adduction des matières premières pro venant d'une trémie 37a.
Dans ce gazogène, des appareils à auto- cyclones 81 à chemise d'eau sont reliés à des boîtes à gaz 47 par des tubes d'aspiration 82 rapidement démontables. Ces appareils, à rai son d'un appareil pour deux éléments 101 et 102 de chapeau conducteur, remplacent les tuyères à refroidissement brusqué de certains gazogènes électrothermiques connus.
Ils ont une action refroidissante suffisante pour les gaz dégagés à travers des matières premières 105 périodiquement renouvelées par l'intro duction dans leur masse de barres de piquage 90 installées à la périphérie de la cuve pour se déplacer horizontalement au travers des canaux de dégagement.
Ces appareils autocy clones sont reliés, d'autre part, à un collecteur de gaz el logé sous un faux plancher de service 83, par des tubes d'évacuation 84.
Les appareils autocyclones ainsi dis posés procurent les avantages d'un accès fa cile, d'un entretien pratiquement nul et d'une efficacité de refroidissement et de dépoussié rage d'autant plus grande que leurs dimen sions sont plus restreintes.
Dans la forme d'exécution montrée par les fig. 1 et 2, on voit aussi qu'au sommet du chapeau conducteur 104 entourant l'électrode 85, un intervalle 86 de quelques centimètres est laissé entre elle et le collet 87 pour une admission d'air ménagée de manière à inter- dire l'inflammation des gaz résiduels et, acci dentellement, sous réserve d'une dépression immédiatement accrue, l'inflammation des gaz affluant en totalité.
Cet intervalle permet aussi de contrôler la position de l'électrode 85.
Cette admission d'air procure un double avantage: celui d'éviter la chemise d'eau pour la liaison avec le collecteur d'évacuation et celui de permettre l'utilisation des gaz rési duels qui, à défaut d'un excès d'air convena blement dosé, seraient brûlés en pure perte.
Des ouvertures 87a, habituellement fer mées, sont aussi ménagées, à bonne hauteur, pour les sondages d'électrodes et pour l'éga lisation des matières premières 105 en période d'allumage.
Les fig. 1 et 2 montrent encore que la sus pension d'électrode est constituée avec des pou trelles 88, au profil en T. Leur âme est alors pro longée jusqu'à la périphérie de l'électrode, de manière à constituer une électrode étoilée, par des cloisons métalliques 89 que limite une en veloppe 91 également métallique. Dans ces cloisons sont encastrés, à intervalles convena- bles, des épanouissements 92 encore métalli ques,
constituant des prises de courant contre lesquelles sont convenablement assujetties les cosses doubles 93 de flexibles d'adduction de courant 65.
L'assemblage du tout est: effectué d'abord mécaniquement par des clouages appropriés puis, électriquement, par des soudures élec triques exécutées en toute aisance. L'électrode métallique ainsi constituée est directement reliée aux flexibles d'adduction de courant. Elle se suffit à elle-même quant au courant électrique, mais on doit la protéger dans sa partie inférieure contre l'action thermique immédiate du foyer par un remplissage géné ralement en pâte de carbone,, qui la supplée, sans autre, dès la fusion de ses parties in ternes.
La. surface latérale des épanouissements 92 peut être indifféremment lisse, comme il est représenté fig. 1, ou ondulée.
Comparativement à certain mode de con nexion d'électrode, on constate une réduction des pertes par échange thermique du fait de la réduction du nombre des cosses de flexi bles. Mais, les épanouissements encastrés après coup dans les échancrures 94 et sertis dans les bords d'ouverture 95, tombés en de hors, acquièrent, vis-à-vis des cosses de flexi bles, une fixité géométrique absolue que ne pouvaient présenter les plots, jadis préalable ment scellés dans des secteurs cuits ou simple ment noyés dans des secteurs crus.
Cette fixité géométrique de la position des cosses constitue un avantage très important quant à la rapidité d'établissement des joints électriques et à leur qualité. A cet avantage s'ajoute celui, non moins important, du main tien de l'uniformité de répartition du cou rant lors des décalages en hauteur, entre les cosses distribuées à la périphérie de l'élec trode; ce fait est une conséquence de la très faible résistivité de l'électrode métallique ainsi réalisée par rapport à la résistivité des élec trodes en carbone habituelles.
Le gazogène électrothermique décrit est un appareil simple, Au, économe de courant et aussi confortable de service que possible. Pour la construction de sa cuve, il est à noter la nécessité d'un bourrage d'étoupe d'amiante 96 en guise de dernier rang de bri ques, au sommet du chapeau conducteur 104 et, en 97, d'un joint à double clouage à son raccordement avec la cuve conductrice ex terne 98.
La fig. 3 représente schématiquement un gazogène électrothermique de 20 000 KWS dont. le chapeau conducteur comprend, par exem ple, 80 éléments distribués autour d'une élec trode de 5 m d'épaisseur par 17,75 m de largeur, c'est-à-dire une section transversale allongée.
Un facteur de puissance plus grand ou égal à 0,95 y est maintenu, grâce à la boucle magnétique qui est la même que pour les uni tés plus petites.