Dispositif enregistreur pour la mesure de débits de fluides.
La présente invention, due à Messieurs (leorges-Jean-Louis Vanden Berghe et Philippe-Jacques-Fidèle Schaefer, concerne les appareils de mesure de débits de fluides.
On connaît déjà, dans le domaine de l'élec- tricité, des appareils spécialement fongus pour compter et enregistrer les quantités d'énergie électrique en tenant compte de certaines clauses particulières de tarifs insérées dans les contrats.
Cette énergie électrique est vendue, d'une façon presque générale, par application de tarifs qui font intervenir non seulement la quantité d'énergie, mais aussi la puissance absorbée. Le client paie une somme par kWh consommé et une somme par kW de pointe maximum de la puissance absorbée au cours d'une période déterminée.
Pour des raisons techniques, cette soi-disant pointe ou débit instantané est en réalité la plus grande consommation d'énergie pendant un quart d'heure; on l'appelle la pointe de puissance quart-horaire . Le prix de l'unité d'énergie est d'autant plus bas que la puissance est moins variable, donc que la consommation est plus régulière. C'est en vue de l'application de ces principes qu'il existe des enregistreurs de puissance quart-horaires appelés maxigraphes.
Dans l'industrie gazière actuelle par exemple, un problème analogue se pose, mais d'une façon plus impérieuse, parce que le gaz est produit presque uniquement par des fours à coke. L'émission de gaz d'une batterie de fours devant être aussi régulière que possible, ce n'est pas seulement pour des raisons de prix de revient, mais aussi pour des raisons purement techniques que les absorptions de gaz doivent être aussi régulières que possible. C'est pourquoi, la plupart des contrats de fourniture de gaz imposent des pré lèveinents horaires constants à plus ou moins xS près.
Si cette obligation n'est pas observée, il peut en résulter de graves ennuis d'abord pour le producteur, ensuite pour l'exploitation du transport de gaz à distance, dont les canalisations et les postes de compression sont capables d'un débit instantané maximum qui ne peut être dépassé. Comme le débit instantané est partiellement régularisé par les gazomètres, il est permis de remplacer la notion de débit instantané par celle du débit horaire, au lieu du débit au quart d'heure, comme dans la distribution de l'électricité.
La présente invention a pour but de procurer, pour l'industrie s'occupant de la distribution des fluides, un appareil qui permet d'enregistrer les quantités de fluide traversant un compteur pendant des périodes successives égales et d'une durée relativement courte, par exemple une heure.
Dans ce but, le dispositif enregistreur pour la mesure de débits de fluides, objet de l'invention, est caractérisé en ce qu'il com- porte un premier groupe d'organes mis en mouvement par la rotation de l'axe d'lm compteur de fluide, en vue d'effectuer des opérations de comptage, et qui coopèrent avec un second groupe d'organes dont le mouvement est périodique sous le contrôle d'un me- sureur de temps et réalisant des opérations d'inscription des débits et la remise à zéro des organes de comptage.
Le dessin ci-joint montre un exemple d'exécution de l'invention, dans le cas d'application à un compteur à gaz.
La fig. A représente schématiquement l'ensemble de l'appareil de contrôle.
Les fig. 1, 2, 3 et 3A montrent le mécanisme de transmission destiné à raccorder le dispositif enregistreur au compteur à gaz dont il doit contrôler le débit.
Les fig. 4, 4A et 4B représentent le mécanisme de transmission aux deux arbres principaux de l'appareil qui sont destinés à la commande de différents mouvements mécaniques de celui-ci.
La fig. 5 est une représentation schématique de l'embrayage à dents de loup et du dispositif de récupération.
La fig. 6 montre un dispositif destiné à provoquer le retour à zéro du plateau inseripteur des unités et des dizaines après chaque période de comptage.
La fig, 7 montre le mécanisme de liaison entre le plateau inscripteur des unités et des dizaines et celui des centaines et des milliers, ainsi que le dispositif d'enregistrement par diagramme.
La fig. 8 représente schématiquement le mécanisme de frappe qui coopère avec les plateaux inscripteurs.
La fig. 9 représente le mécanisme de commande de l'enroulement des rubans encreurs.
La fig. 10 est un ensemble schématique du dispositif inscripteur du graphique de contrôle.
La fig. 11 est une coupe dans l'ensemble de l'appareil suivant l'arbre porte-cames.
Les fig. 12, 13 et 14 montrent schématiquement le mécanisme d'horlogerie, le dispositif de commande de la bande de papier et la détente mécanique horaire destinée à déclencher différents mouvements de l'appareil.
La fig. 15 représente une bande enregistrée telle que celle-ci se présente après un certain nombre d'heures de fonctionnement de l'appareil et portant des inscriptions et un graphique correspondant à différents débits, réglages de débit et certaines anomalies de marche, telles que celles-ci peuvent se présenter dans la pratique.
Dans ces figurés, la référence (fig. A et 1 à 3) 1 désigne l'axe de transmission de la minuterie d'index d'un compteur à gaz. Un taquet d'entraînement 2 transmet le mouvement de rotation de cet axe à une vis sans fin 3 qui engrène avec une roue hélicoïdale 4, solidaire d'un axe 5. L'ensemble de ce mécanisme est logé dans un carter étanche 6 et les axes 1 et 5 sont montés sur des roulements à billes 6'.
L'axe 5 se termine par une partie carrée 5' sur laquelle s'engage une extrémité d'un tube de transmission 8, également de section carrée. L'autre extrémité du tube 8 s'engage sur l'extrémité carrée 8'd'un axe 12 logé dans un carter 10 et monté sur roulement à billes.
L'axe de transmission 8 est entouré d'un tube de protection 9 raccordé aux carters 6 et 10 par des douilles 7.
A l'intérieur du carter 10, l'axe 12 est muni d'un pignon d'angle 11 qui engrène avec un autre pignon d'angle 11'monté sur un axe 12' qui est, lui aussi, logé dans la paroi du carter 10 et monté sur roulements à billes. L'axe 12' est également prolongé par un axe creux 15 à section carrée et protégé par un tube 16 raccordé au carter 10- par une douille 14. Le carter 10 est muni d'une bride de fixation 10'.
A l'autre extrémité de l'axe 15 est accouplé un axe 17 porté librement par un support 18 et muni d'non pignon 18'. Sur l'axe 17 et à proximité du pignon 18' est monté, à rotation libre, un bras 21 muni à son autre extrémité d'un axe fixe 19'.
Sur l'axe 19' tourne librement une roue dentée 19 qui engrèné avec le pignon 18', tandis qu'une autre roue dentée 20, rendue solidaire de l'engrenage 19 au moyen de vis 20', engrène avec un pignon 22 monté sur un axe 23. L'axe 19', solidaire du bras 21, peut coulisser dans une rainure 2,1' 1' (fig. 3A) pra- tiquée dans le support 18 et concentrique à l'axe i 7. Il est fixé dans cette rainure par un écrou 23' en position convenable suivant les indications ci-dessous, et le bras 21 peut ainsi occuper des positions inclinées suivant des angles différents.
Le mécanisme décrit cidessus constitue le dispositif de liaison et de transmission entre le compteur à gaz et le dispositif enregistreur; il est établi de telle manière qu'il facilite le choix de l'emplaee- ment de ce dernier par rapport au premier, et ceci grâce à la présence de la transmission par pignons d'angles et tubes de transmission.
Le double train cle roues dentées 18'-19 et 20-22 constitue le mécanisme d'entrée et de transformation décimale de l'appareil de contrôle. Les roues dentées 20 et 22 sont les seules pièces qui peuvent varier en dimension d'un appareil à l'autre, toutes les autres pièces de l'appareil étant d'un type standard pour tous les types de compteurs à gaz. Cc sont en effet ces deux roues 20 et 22 qui permettent d'adapter un appareil de contrôle sur un compteur à gaz de n'importe quel type, car c'est à cet endroit de l'appareil que l'on tient compte du volume auquel correspond un tour complet de l'axe de la minuterie du compteur à gaz. A l'exception de ces deux engrenages 20 et 22, toutes les pièces de l'appareil sont interchangeables d'un appareil à l'autre.
Le nombre de dents des roues 20 et 22 est calculé de telle manière qu'une rotation du pignon 22 correspond au passage de 10 m3 de gaz dans le compteur. L'axe 23 est considéré comme l'axe des unités. En réglant la position du bras 21, on arrive à assurer, malgré les dimensions variables des roues 20 et 22, la transmission du mouvement de rotation du pignon 18' au pignon 22 dans le rapport voulu.
L'axe des unités 23 se termine par un pignon cantilever 24, montré plus en détail aux fig. 4A et 4B Si, pour une raison quelconque (résistance anormale par exemple), le fonctionnement de l'appareil devenait défectueux ou impossible, au point que certains organes risqueraient de se détériorer, ce sont les broches du pignon cantilever 24 qui se briseraient, limitant ainsi les dégâts au minimum et permettant la remise en état de l'appareil dans un délai très court.
Le pignon 24 transmet son mouvement à une roue dentée 25 montée sur un arbre 26; cet arbre porte un pignon 27 qui transmet son mouvement à un second arbre 32 par l'intermédiaire des pignons et engrenages 27, 28, 29, 30 et 31 qui sont indispensables pour assurer à l'arbre 32 un sens et une vitesse de rotation convenables (fig. 4).
L'axe 216 et l'axe 32 sont deux organes qui, comme on le verra plus loin, jouent un grand rôle dans le fonctionnement de l'appareil.
La fig. 11 montre plus en détail les organes portés et commandés par l'arbre 26. A une de ses extrémités, celui-ci se termine par un plateau à friction 34 dont il est solidaire.
Sur ce plateau sont montés des blochets de frottement en liège 36 qui, comme on le verra plus loin, entraînent au moment voulu un plateau 35 solidaire d'un fourreau 33 portecames porté par l'axe 26. La pression des blo chets de liège sur le plateau 35 peut être réglée à l'aide d'un écrou de réglage 39 qui agit sur un plateau 38 qui, à son tour, tend ou détend des ressorts 37 appuyés sur le plateau à friction 34. D'autre part, sur le fourreau porte-cames et solidaire de celui-ci est montée une roue dentée 40 dont la fonction sera indiquée plus loin.
Le fourreau 33 porte en outre quatre cames 49, 56, 61 et 77 qui commandent respectivement le mécanisme de récupération, le dispositif de remise à zéro des plateaux inscripteurs, le mécanisme de liaison des plateaux inscripteurs et le mécanisme de frappe, tous décrits ci-après.
Comme cela a été dit ci-dessus, le mouvement de rotation de l'axe des unités 23 est transmis par l'intermédiaire de divers engrenages et pignons (25, 27, 28, 29, 30) à la roue dentée 31 qui assure la rotation de l'axe de transmission 32. Sur cet axe est calée une roue dentée 42 (fig. 5) qui engrène avec une roue dentée 44 solidaire d'un engrenage à dents de loup 45 qui est en prise, à son tour, avec une roue dentée 47. Cet engrenage 47 commande l'arbre 48 qui porte le plateau inscripteur 68 des unités et des dizaines à l'une de ses extrémités, tandis que l'autre extrémité porte un plateau à encoches 53 qui coopère avec un levier d'arrêt 54, soumis à l'action de rappel d'un ressort 55. Un ergot fixe 52 coopère avec la roue à dents de loup 45.
Sur le fourreau porte-cames 33 est fixée une came 49 (fig. 5) qui coopère, par l'intermédiaire d'un galet 50', avec l'extrémité d'un levier 50 pouvant osciller sur l'arbre 32 et qui est soumis à l'action d'un ressort de rappel 51. L'autre extrémité du levier 50 porte l'axe des roues dentées 44 et 45 qui tournent librement sur celui-ci et sont reliées élastiquement entre elles par un ressort en spirale 46.
La roue 45 porte une broche46' qui pénètre dans une rainure 44' dont est munie la roue 44 et disposée concentriquement à l'axe de celle-ci.
Le mécanisme décrit ci-dessus et représenté aux fig. 5 à 11 effectue les opérations dites de comptage et de récupération, comme il sera expliqué plus loin.
La fig. 6 montre le dispositif de remise à zéro du plateau inscripteur 68 après enregistrement. Il se eompose d'une came 56 montée sur le fourreau 33. Cette eame coopère avec un levier 57 qui est soumis à l'action d'un ressort de rappel 58 coopérant avec un secteur 59. Le levier 57 oscille sur l'arbre 32 et agit sur une came en forme de cceur 60 calée sur l'arbre 48, comme il sera indiqué plus loin.
Les fig. 7 et 11 montrent plus spécialement le dispositif de liaison qui existe entre le plateau inscripteur des unités et des dizaines 68, et celui des centaines et des milliers 76. L'axe 48 porte à l'extrémité supportant le plateau 68 des unités et des dizaines, un pignon 69 qui engrène avec une roue dentée 70 solidaire d'un pignon 71, et portés tous deux par un axe commun 71'monté à l'extrémité d'un levier 66 qui oscille autour d'ini axe fixe 66' traversant l'antre extrémité du levier 66. Celui-ci est soumis à l'action d'un ressort de rappel 67.
Le mouvement d'oscillation du levier 66 est commandé par une tringle 65 articulée à son autre extrémité sur un levier 64, solidaire de l'arbre 63 et qui porte un galet 62 coopérant avec une ca.me 61 montée sur le fourreau porte-cames 33.
D'autre part, le pignon 71 engrène avec une roue dentée 72 faisant corps avec une douille 72' (fig. 11) qui est solidaire du plateau 76 et d'un tambour 73.
Sur le tambour 73 s'enroule un câble 74
(fig. 10) qui y est fixé par une vis micrométrique 75 (fig. 7) afin d'en permettre le réglage. Le eâble 74 passe par une petite poulie de renvoi 74'. Les plateaux 68 et 76 sont munis de boutons d'arrêt a et b. L'un a est un bouton déplaçable sur la périphérie du plateau et coopère avec un levier 115 calé sur un axe 116 et soumis à l'action d'un ressort de rappel 119, tandis que l'autre b est un arrêt qui coopère avec une butée fixe 76'.
Un marteau de frappe 83 coopère avec les plateaux inscripteurs. Un mouvement d'oscillation lui est imprimé par un arbre 82 sur lequel il est calé.
Le mécanisme de commande de ce martean de frappe se eompose d'une came 77 (fig. 8) ealée sur le fourreau 33 et qui imprime un mouvement d'oscillation à un levier 78 pouvant osciller sur l'arbre 32. Ce levier 78 est relié par une tringle 79 à un levier 80 solidaire de l'axe 82 et est soumis à l'action d'un ressort de rappel 81. Il est prolongé lui-même par une tige 84 qui commande le dispositif d'enroulement des rubans encreurs (fig. 9) dont le type est semblable à ceux utilisés dans les machines à écrire et se compose essentiellement d'un axe 85, d'une roue à rochet 86 coopérant avec deux corbeaux, l'un de retenue 89 et l'autre d'entraînement 90. Le corbeau 90 est monté sur une pièce oscillante 87 (fig. 8) qui reçoit son mouvement de la tige 84.
Dans la fig. 10, la référence 104 désigne la bande de papier destinée à recevoir les différentes inscriptions de contrôle qui y sont en registrées par les deux stylets 98 et 99 et par les plateaux 68 et 76 par l'intermédiaire des rubans encreurs de couleur différente 102 et 103.
Le stylet 98 est solidaire d'un chariot mo- bile 91 dont le mouvement de translation est commandé par la rotation du plateau 76, et en fonction de cette rotation, grâce au câble 74 qui relie ees organes entre eux. Un barillet de rappel 94 et un câble 95 assurent le retour en arrière du chariot 91.
Le mouvement de translation du chariot est guidé par un guide 92 et des galets 93 fixés sur le chariot.
Un index 97 (fig. 10), fixé sur le chariot et pouvant se déplacer devant une échelle graduée 96, permet de lire à tout instant sur cette échelle la quantité de gaz qui est passée au compteur pendant un temps indéterminé. Devant l'échelle graduée 96 se trouve également un second index 96' qui fait corps avec le support du stylet 99 et que l'on peut déplacer à volonté au moyen d'une vis de réglage 100. Ce second index a pour but d'indiquer la quantité de gaz qu'il y a lieu de prélever pour respecter les prévisions faites pour un temps déterminé. Il l'indique sur le graphique par un trait rouge par exemple.
Pour la mise à l'heure du papier à diagrammes, il suffit de se baser sur le repère 101 (fig. 10) dont le décalage avec l'endroit de frappe du marteau 83 est par exemple exactement de deux heures.
Les fig. 12, 13 et 14 montrent le mécanisme chronométrique d'entraînement de la bande de papier et de déclenchement des divers mécanismes de l'appareil de contrôle.
Dans ces figures, H (fig. 14) désigne l'emplacement d'un mesureur de temps, par exemple d'un mouvement d'horlogerie, qui est d'un type courant et connu, et qui a pour but de permettre à intervalles réguliers le déclenchement des organes commandés par le compteur à gaz.
Un pignon 105 revoit le mouvement ho
raire de la pendule et transmet celui-ci au
tambour denté 107 d'entraînement du papier,
par l'intermédiaire des engrenages 106 et 107'.
L'engrenage 106 est établi de telle manière qu'un tour complet de celui-ci s'effectue en quatre heures. Cet engrenage commande un axe de transmission 108 sur lequel est fixé un plateau 109 (fig. 13) muni de quatre chevilles 109'. L'axe 108 porte également une manette 110 de mise à l'heure du papier. En tirant sur cette manette, on libère le pignon 106, et le cylindre 107 peut alors tourner librement.
Les chevilles 109' agissent sur un doigt de déclenchement 111 qui oscille autour d'un axe 1.12 et coopère avec une surprise 113. L'ensemble 111, 112, 113 est soumis à l'effet de rappel d'un ressort 114.
La surprise 113 agit sur un déclencheur équilibré 120 pouvant osciller autour d'un axe 121 qui porte un levier de détente 122 muni à mi-longueur d'un arrêt de détente 123, et à son extrémité d'un doigt 124. Cet arrêt 123 coopère avec un moulinet 125 solidaire d'un axe 126 et faisant corps avec un pignon 126'. Ce dernier engrène avec une roue 129 portée par un axe 128 sur lequel est calée une came 127 à encoches, dans laquelle peut pénétrer le doigt 124 du levier 122. Ce dispositif a pour but de libérer à intervalles réguliers comptés par le mouvement d'horlogerie ou pendule H, les organes du compteur qui doivent fonctionner par la rotation du compteur à gaz.
La roue dentée 129 reçoit son mouvement de l'engrenage 40 porté par le fourreau porte-cames 33
(fig. 11), et ceci par l'intermédiaire des engrenages 130 et 130', et c'est le moulinet 125 dépendant de la roue 129 qui coopère avec l'arrêt 123 pour bloquer ou libérer les organes en même temps que le doigt 124 de la came 127.
D'autre part, l'axe 116 porte, calé sur lui, un levier 117 à l'autre extrémité duquel oscille une tringle 118 qui coopère avec le déclencheur équilibré 1.20. Celui-ci peut donc être actionné par la butée a qui provoque la rotation de l'axe 116 par le levier 115.
Cette détente par surprise présente l'avantage de permettre de faire fonctionner l'appareil un nombre indéterminé de fois par heure, sans provoquer de perturbation à l'enregistrement horaire.
La référence 133 (fig. 14) désigne une série de ressorts montés en série sur un axe 133', et qui sont remontés automatiquement par des engrenages 132 et 131 à intervalles déterminés par le compteur à gaz. L'engrenage 131 est en effet monté sur l'axe 128 qui regoit son mouvement du compteur à gaz par l'intermédiaire du mécanisme de comptage déjà dé crit (fourreau 33, plateau 35, axes 26, 23 et 1). Lors de la mise en route, les ressorts 133 sont bandés approximativement à la moitié de leur capacité. Ils provoquent le fonctionnement de la pendule H, mais à intervalles réguliers ils sont bandés par la rotation de l'axe 128 mis en mouvement par le compteur à gaz dès le déclenchement de l'appareil, et le mouvement de remontage de l'horloge est alors effectué pendant le temps que dure la rotation du fourreau 33 portant les différentes cames.
Ce remontage périodique conserve aux ressorts 133 une réserve de puissance pour le cas où, par suite d'une cause quelconque, la vitesse du compteur à gaz serait très faible.
Ceci réalise une réserve de marche pour l'horloge pouvant s'étendre sur plusieurs centaines d'heures. Cette durée est évidemment fonction du nombre de ressorts mis en série et de la puissance de chacun de ceux-ci.
Le dispositif enregistreur peut ainsi fonctionner sans aucune intervention extérieure, telle que courant électrique ou autre source extérieure d'énergie. Cette disposition de remontage périodique donne à l'appareil toute garantie d'indépendance, le mettant à l'abri du danger d'incendie ou d'explosion.
L'appareil ainsi construit, on en donnera ci-après le fonctionnement en se référant à l exemple d'une bande enregistrée, montrée à la fig. 15, qui montre un graphique portant sur une période de fonctionnement d'environ 24 heures.
Sur ce diagramme, 104 désigne, comme déjà indiqué, la bande de papier et 135 les perforations d'entraînement. 136 désigne la colonne des heures. Dans la colonne des cubages 137,-les deux premiers chiffres indiquent les milliers et les centaines, la lettre B est l'indi- catif du poste de distribution et les deux derniers chiffres indiquent les dizaines et les unités de mètres cubes.
La ligne 138 est celle tracée par le stylet 99 et renseigne le cubage horaire qu'il y a lieu de prélever pour respecter les prévisions. qui ont été faites pour la journée du 20 du mois.
La ligne brisée 139 est le diagramme qui, par ses pointes 140, indique les cubages de gaz prélevés effectivement à des intervalles régit liers, par exemple une heure dans l'exemple choisi.
L'appareil de contrôle se compose de deux dispositifs bien distincts et qui coopèrent ensemble: l'un, le mécanisme de comptage qui est commandé par le compteur à gaz et l'autre, le mécanisme horaire de commande du déplacement de la bande de papier et de déclenchement du mécanisme d'enregistrement qui est commandé par la pendule.
Le dispositif de comptage reçoit son mouvement du pignon cantilever 24 qui transmet celui-ci aux deux axes principaux 26 et 32 par l'intermédiaire des roues dentées 25, 27, 28, 29, 30, 31 (fig. 1, 4). L'arbre 32 commande la rotation du plateau inscripteur 68 par l'intermédiaire des engrenages 42, 44, 45, 47. Ce plateau tourne donc en fonction di recte de la vitesse du compteur à gaz et présente au marteau de frappe 83 les chiffres correspondant au cubage de gaz ayant passé par le compteur.
La liaison mécanique établie entre l'axe porte-plateau 48 et le plateau 76 des centaines et des milliers, réalise la démultiplication de 10 nécessaire. La rotation des plateaux s'effectue pendant une heure. A l'écoulement de celle-ci, une des broches 109' du dispositif chronométrique (fig. 13 et 14) dégage la tige 111 1 de la surprise 113, ce qui a pour effet de faire frapper cette dernière sur le déclencheur équilibré 120, qui fait fonctionner le levier de détente 122 dans le sens de la flèche. La tige de déclenchement 111 revient immédiatement à sa position primitive, grâce au ressort de rappel 114, suivant une disposition connue en horlogerie.
Le fonctionnement du levier de détente a pour effet de libérer le moulinet 125 dont la rotation était empêchée par l'arrêt de détente 123, et également la came 127 retenue par le doigt 124. L'engrenage 40, solidaire du fourreau porte-cames 33, peut dès lors, grâce à l'embrayage à frottement 34, 35, participer au mouvement de rotation de l'arbre 26 et entraîner les cames 49, 56, 61, 77. La came 77 agit, par l'intermédiaire des organes 78, 79, 80, 82, sur le marteau 83 et produit l'impression, sur la bande de papier, des chiffres se trouvant en relief sur la périphérie des plateaux 68 et 76 et qui correspondent au volume de gaz passé par le compteur pendant l'heure écoulée.
Il est facile de se rendre compte par ce qui précède et par l'examen des fig. 10 et 11, que le chariot porte-stylet 91 s'est déplacé de droite à gauche sur une distance qui est fonc- tion de la rotation angulaire du plateau 76, grâce au câble 74 qui relie ce chariot au treuil 73 solidaire de ce plateau. Ce déplacement transversal du chariot et, par conséquent, du stylet 98, eombiné au mouvement descendant de la bande de papier 104, a eu pour effet de tracer une ligne oblique sur cette bande, ligne qu'on retrouve dans le diagramme de la fig. 15 et qui y est désignée par 141.
Comme il est indispensable que l'appareil indique, après chaque heure, le volume de gaz qui a passé par le compteur pendant cette heure, il est nécessaire après chaque frappe de libérer les plateaux, afin de pouvoir les ramener à la position zéro en vue de recommencer l'opération de comptage de l'heure suivante.
L'arrêt des plateaux pendant la frappe et leur remise à zéro doivent se faire tout en tenant compte du volume de gaz qui passe par le compteur pendant que s'effectuent ces ma oeuvres. Ceci est réalisé de la manière suivante:
Quelques instants avant la frappe, la came 49 (fig. 5) vient agir sur le levier 50 et désengrène de ce fait les roues dentées 45 et 47, ce qui a pour effet d'immobiliser les plateaux inscripteurs. Au moment où l'engrenage à dents de loup 45 n'engrène plus avec la roue 47, il est immobilisé par l'ergot d'arrêt 52. Pendant cet arrêt, le compteur continue à tourner et, par conséquent, également le pignon 24, et l'engrenage 42 engrène avec la roue dentée 44 dans laquelle se trouve pratiquée la lanterne de récupération 44'.
Du fait que l'engrenage 44 tourne et que l'engrenage à dents de loup 45 est immobilisé, l'engrenage 44 bande le ressort 46 placé entre eux et dont les extrémités sont rattachées respectivement à l'un et à l'autre de ceux-ci. Grâce à ce dispositif, le ressort 46 est bandé proportionnellement à la quantité de gaz ayant passé par le compteur pendant l'arrêt des plateaux 68 et 76, et cette quantité vient s'additionner au cubage enregistré pendant l'opération de comptage suivante qui s'effectue dès que les organes 44, 45, 50 sont revenus à la position d'embrayage.
Lorsque la frappe a eu lieu et que les plateaux sont revenus à zéro, comme il sera indiqué plus loin, la came 49 continuant à tourner, lâche le levier 50 qui retourne, grâce au ressort 51, à sa position primitive, et la roue dentée 45 revient à nouveau s'engager avec la roue dentée 47 qui commande les plateaux inscripteurs.
Dès le moment où les roues 45 et 47 s'en- grènent, la roue 45 n'est plus retenue par l'ergot d'arrêt 52 et de ce fait le ressort 46, qui s'était tendu pendant les manoeuvres ci-dessus, se détend et fait revenir les roues 44 et 45 à leur position relative en faisant tourner, par l'intermédiaire de la roue 47, les plateaux inscripteurs d'une quantité correspondant exactement au cubage de gaz qui a passé au compteur pendant le temps qui a été nécessaire pour assurer la frappe et la remise à zéro de ]'appareil de contrôle.
La remise à zéro du plateau inscripteur 68 est assurée par la came 56 (fig. 6) qui agit sur le galet du levier de frappe 57. Lorsque ee levier est à fin de course, la eame 56 lâche brusquement ce levier qui, sons l'effet du ressort de rappel 58, vient frapper la came en cceur 60 portée par l'axe 48, sur lequel se trouve également le plateau inscripteur 68. Ceci a pour résultat de faire revenir ce plateau à sa position correspondant à zéro. Cette frappe, assez brutale, a pour effet de donner un peu d'inertie au cceur et, par conséquent, aussi au plateau 68.
Pour remédier à cet inconvénient, c'est-à-dire pour immobiliser le plateau dès qu'il est revenu à zéro, on a prévu au bout de l'axe 48 un disque à encoches 53 (fig. 5) et un galet de retenue 54 qui assurent lui arrêt franc au plateau au moment et dans la position voulus.
Comme on peut s'en rendre compte par les fig. 7 et 11, la came en cceur assure uniquement le retour à zéro du plateau 68; le plateau 76 n'est pas porté directement par l'axe 48; sa rotation est assurée par l'intermédiaire des engrenages 69, 70, 71, 72. Au moment de la frappe du levier 57 sur le coeur 60, la came 61, qui est également portée par le fourreau porte-eames 33, agit sur le levier,62 (fig. 7) qui, par l'intermédiaire de la bielle 65, agit sur le levier 66 et a pour effet de rompre la liaison entre les deux plateaux inscripteurs. Le plateau 76 étant libéré, celui-ci revient à zéro sous l'effet du eâble 95 (fig. 10) et du barillet de rappel 94, et ce par l'intermédiaire du chariot 91 et du câble d'entraînement 74.
Pour empêcher, lors de cette ma oeuvre, le plateau 76 de dépasser par inertie sa position de départ au zéro, on a prévu la butée 76' et le bouton d'arrêt b correspondant à la position zéro. Dès que la remise à zéro du plateau 76 est assurée, la même came 61 provoque le réengrenage des roues dentées 70 et 71.
Le retour en arrière brusque du chariot 91 a pour effet de tracer une ligne droite horizontale 142 sur la bande de papier 104 (fig. 15).
Comme, en général, les compteurs à gaz installés dans les stations de distribution ont été établis pour un débit horaire déterminé, il est intéressant de pouvoir contrôler si le débit, pour un compteur donné, n'a pas été supérieur à 150% du débit nominal par exemple. En vue de ce contrôle, il a été prévu un déclenche- ment de l'appareil enregistreur quand le débit dépasse les 150% dont il est question ci-dessus. Il est d'ailleurs nécessaire de fixer un maximum de débit afin que l'échelle sur le papier à diagrammes et la graduation sur l'échelle 96 ne soient pas trop petites. Dans ce but, la butée a a été prévue sur le plateau 76. La position de cette butée sur la périphérie de ce plateau est réglable à volonté en vue d'adapter l'appareil à n'importe quel compteur.
Lorsque le débit maximum a été atteint, lc bouton a vient buter contre le levier des limites 115 (fig. 7 et 13), ce qui a pour effet d'agir, par l'intermédiaire du levier 117, sur l'étrier de déelenehement 118 faisant fonctionner le moulinet 125, comme cela se passe lors d'une détente horaire. Grâce à ce dispositif, une frappe se fait sur le papier et on constate aisément sur celui-ci qu'à un moment déterminé quelque chose d'anormal s'est passé. Pour connaître le débit total pour l'heure pendant laquelle s'est produit cet excès de débit, il suffit évidemment de faire l'addition des deux volumes qui figurent, pour cette heure, sur le papier à diagrammes.
Le graphique de la fig. 15 montre clairement que le 20 du mois, à 13 a4 heures environ. un débit nominal extrême de 8000m3 a été atteint, c'est-à-dire qu'un déclenchement a eu lieu à ce moment. Pendant le quart d'heure restant à courir avant le déclenchement horaire de 14 heures, le compteur a débité 1000 m3, soit un total de débit de 8000 t 1000, ou 9000mu de débit horaire entre 13 et 14 heures.
En examinant le diagramme de la fig. 15, on constate que le 20 du mois à 6 heures, le chef de poste a réglé l'appareil pour un débit horaire de 6000 m3 en déplaçant le curseur 96' vers la gauche.
Entre 6 et 7 heures, le débit a été normal et régulier ; entre 7 et 8 heures, il a été normal mais irrégulier, c'est-à-dire exagéré au début.
Entre 8 et 9 heures, le débit a été irrégulier et marque un excès de 1000 m3. Entre 9 et 10 heures, le débit a été inférieur à la normale et a subi un arrêt momentané d'environ 10 minutes. Entre 10 et 13 heures, le prélèvement de gaz a marqué un temps d'arrêt, après un début de consommation peu après 10 heures, et une reprise del consommation peu avant 13 heures. Pendant ce temps d'arrêt, les détentes horaires n'ont pas fonctionné et la pendule a marché sur sa réserve de remontage. A 18 heures, le chef de poste règle le débit en fixant celui-ci à 2000 m3. Une zone B, s'éten- dant de 18 à 24 heures, indique une période de marche et de débits horaires normaux.
Le compteur décrit ci-dessus et représenté au dessin annexé trouve son application dans la mesure, pendant des périodes successives de même durée, des débits de fluides quelconques tels que l'eau, les liquides quelconques, la vapeur d'eau, les autres vapeurs, l'air, les gaz comme le gaz de cokerie, le gaz d'éclairage, etc.