Procédé de fabrication d'une chaîne destinée notamment<B>à</B> servir de bracelet. Cette invention a pour objet un procédé de fabrication permettant d'articuler deux<B>à</B> deux les éléments adjacents d'une chaîne, cette chaîne pouvant être exécutée notamment sous un petit volume et<B>à</B> l'aide de métaux de grande valeur pour constituer un bracelet articulé.
Ce procédé consiste<B>à</B> relier successivement l'un des éléments creux constitutifs de la chaîne<B>à</B> l'élément voisin au moyen de cava liers ayant une forme d'U, <B>à</B> engager les branches de ces cavaliers dans les éléments de cette chaîne, de manière que la base de chaque cavalier recouvre partiellement les extrémités de deux éléments voisins et l'in tervalle qui les sépare,<B>à</B> rendre une partie de ladite base solidaire de l'élément qu'elle recouvre, l'autre branche étant libre par rap port<B>à</B> l'élément voisin, de façon que deux éléments voisins soient articulés l'un<B>à</B> Fautre.
Cette solidarisation peut se faire, par exemple, par soudage avec ou sans soudure d'apport, sertissage, collage ou emboîtage.
L'invention concerne également une chaîne obtenue par ce procédé et caractérisée en ce qu'elle comprend une succession d'éléments creux qui en forment les maillons, ces mai - lons étant reliés les uns aux autres par des cavaliers en forme d'U dont les branches sont engagées dans deux maillons voisins, de ma nière<B>à</B> recouvrir les intervalles entre ces maillons et une partie des extrémités de ceux- ci, une partie de la base de chaque cavalier étant solidaire du maillon dont elle recouvre partiellement l'extréniité, tandis que ledit ca- valier demeure libre par rapport au maillon voisin,
de façon que deux maillons voisins soient articulés l'un<B>à</B> Fautre.
Les éléments peuvent avoir des formes et des dimensions semblables ou différentes; ils peuvent être établis en matières telles que métaux, alliages, pierres, matières plastiques ou résines synthétiques qui peuvent, elles aussi, être semblables ou différentes d'un<B>élé-</B> ment<B>à</B> l'élément voisin. Ces éléments peuvent être constitués par des pièces tubulaires<B>à</B> section droite, ronde ou polygonale.
Les cavaliers sont prévus des deux côtés <B>de</B> la succession des éléments ou maillons, afin de former des articulations symétriques. Les bases des cavaliers peuvent faire saillie latéralement par rapport aux éléments qu'ils réunissent ou être noyées dans ces éléments, notamment grâce<B>à</B> une fraisure. Les cavaliers peuvent être étudiés pour que leur aspect se marie esthétiquement aux éléments qu'ils réunissent, et leurs branches peuvent avoir des longueurs égales ou différentes.
Le dessin schématique annexé représente, <B>à</B> titre d'exemples, plusieurs formes d'exécu- tien de l'objet de l'invention.
La fig. <B>1</B> est une vue en plan d'une chaîne -utilisable comme bracelet.
La fig. 2 est une vue en plan d'une chaîne formée de maillons de formes et de dimen sions différentes.
La fig. <B>3</B> représente une autre chaîne<B>à</B> bords latéraux concaves. La fig. 4 est une vue en plan d'une autre variante, dans laquelle les maillons ont des dimensions différentes.
La fig. <B>5</B> est une vue partielle en perspec tive d'un procédé de, montage.
La fig. <B>6</B> est une vue de détail,<B>à</B> plus paude gr échelle, de la fig. 5.
Comme représenté, le procédé consiste<B>à</B> artici-der les uns aux autres un certain nombre de maillons<B>1</B> disposés côte<B>à</B> côte et séparés par des intervalles 2 plus ou moins larges,<B>à</B> l'aide clé cavaliers montés<B>à.</B> cheval sur ces intervalles 2 et dont chacun comprend -une base<B>3</B> et deux branches 4 et<B>5</B> s'étendant pa rallèlement ou<B>à</B> peu près parallèlement et pouvant avoir diverses longueurs et grosseurs selon les modalités de l'assemblage<B>à</B> réaliser entre les maillons. Ceux-ci sont mortaisés, évi dés ou autrement façon-nés pour recevoir les branches des cavaliers.
Dans la forme d'exécution que montre la fig. <B>1,</B> les maillons<B>1</B> sont identiques et les bases des cavaliers montés sur leurs deux bords sont arasées par rapport<B>à</B> ces bords. Chaque cavalier est fixé<B>à</B> l'un des maillons <B>1</B> qu'il articule au maillon voisin.
Cette fixa tion peut être assurée, par exemple, par un point de soudure tel que <B>6</B> reliant une partie ou une moitié de la base<B>3</B> du cavalier au maillon<B>1</B> adjacent, réalisant ainsi la rigidité requise entre ces deux pièces, tandis que l'autre partie ou moitié de la base<B>3</B> du ca- va-lier demeure libre par rapport<B>à</B> l'autre maillon<B>1</B> et permet ainsi<B>à</B> celui-ci de pivoter autour de la branche<B>5</B> du cavalier. L'arti- ci-flation est réalisée de la sorte par -un moyen très simple.
Dans la forme d'exécution que montre la fig. 2, les maillons<B>1</B> sont différents de formes et de dimensions et les bases<B>3</B> des cavaliers sont noyées dans ces maillons<B>1.</B> La fixation est réalisée dans les mêmes conditions que dans la fig. <B>1.</B> Des logements doivent être ménagés dans les maillons<B>1</B> pour<B>y</B> loger les bases<B>3</B> et les branches 4 et<B>5</B> des cavaliers. Ces logements peuvent être ménagés lors de <B>là</B> fabrication des maillons<B>1</B> ou après coup, selon les besoins et les modalités d'exécution.
Dans la forme d'exécution que montre la fig. <B>3,</B> les maillons<B>1</B> ont des formes sembla bles, mais leurs dimensions sont graduellement croissantes pour que leur rapprochement donne lie-Li <B>à</B> -an ruban (par exemple un bra celet)<B>à</B> bords longitudinaux incurvés. Les cavaliers montés sur les deux bords sont sup posés faire saillie sur ces bords.
Dans la forme d'exécution que montre la fig. 4, les cavaliers sont noyés<B>à</B> Viiii des bords de la chaîne, tandis qu!à l'autre bord qui forme des gradins, une partie de la branche <B>5</B> de chaque cavalier dépasse légèrement. Cette disposition ne se rencontrera guère dans la pratique, mais elle est signalée pour mettre en évidence les variantes possibles auxquelles se prête l'invention.
La forme d'exécution que montre la fig. <B>5</B> suppose le cas où chaque maillon<B>1</B> est cons titué par -une pièce tubulaire<B>à</B> section droite rectangulaire. Les branches 4 et<B>5</B> des cava liers sont engagées dans les creux de ces pièces tubulaires<B>1</B> et les parties de gauche des bases <B>3</B> des cavaliers sont soudées, collées ou fixées en<B>6</B> par un autre moyen<B>à</B> l'un des maillons. Les parties de droite des bases<B>3</B> des cavaliers sont au contraire libres par rapport aux mail lons adjacents, ce qui permet<B>à</B> ceux-ci de pivoter autour des branches<B>5.</B> Cette disposi tion se retrouve sur l'autre bord (non repré senté) de la chaîne formée par la succession des maillons articulés<B>1.</B>
Les bases<B>3</B> des cavaliers peuvent être noyées dans les maillons ou faire plus ou moins saillie sur ceux-ci. Une, façon de les noyer pour qu'elles soie-nt arasées est repré sentée dans la fig. <B>6</B> qui montre que l'extré mité du maillon<B>1</B> présente -une paroi concave <B>7</B> dans laquelle est logée la base<B>3</B> du cava lier et contre laquelle elle est fixée par une soudure<B>6</B> ou par collage ou un autre moyen de fixation équivalent tel qu'un encastrement ou un sertissage. La face externe<B>8</B> de la base <B>3</B> du cavalier est plane. Ce résultat peut être obtenu, surtout s'il s'agit de petites pièces comme des pièces de bijouterie, par limage ou par un moyen équivalent.
Un assemblage tel que l'un de ceux qui viennent d'être décrits peut être utilisé dans la grande industrie, par exemple comme ta blier transporteur, courroie, organe de renvoi, etc., ou dans les industries de luxe comme la bijouterie. C'est ainsi qu'un bracelet-joaillerie ou un bracelet-montre peut être réalisé comme <B>le</B> montre schématiquement la fig. <B>5.</B>