Dispositif enregistreur de longueurs de ruban laminé par un laminoir.
Il'objet de l'invention est un dispositif enregistreur de longi'eui's de ruban laminé par un laminoir, destiné à contrôler le travail des équipes, ainsi que la façon dont est maintenue l'épaisseur déterminée que doit avoir une bande sortant d'un laminoir.
Il est d'une importance considérable pour les opérateurs d'un laminoir de connaître la quantité de matière qui a été laminée dans les limites de tolérances admises.
Si i l'on reut obtenir ce renseignement, il est utilisable pour comparer l'habileté des différentes équipes utilisant la machine et, naturellement, il est désirable de connaître à chaque instant la longueur de la bande qui a été laminée au-dessus et au-dessous des tolérances. Des dispositifs d'enregistrement sont utilisés qui enregistrent le travail accompli par une équipe d'opérateurs, en un emegistrement continu.
De e tels enregistrements, même s'ils sont complets, sont de peu d'intérêt dans la pratique du laminage, parce que dans le laminage, le métal est laminé avec une tolérance fixe audessus et au-dessous d'une épaisseur donnée et que c'est en premier lieu la quantité de métal laminé à l'intérieur de ces limites de tolérance qui intéresse les opérateurs.
Pour que ce renseignement puisse être extrait d'un enregistrement sur papier, il faut un travail eonsidérable et une grande perte de temps s et cela entraîne naturellement une grande dépense de ruban de papier imprimé pour les enregistreurs.
Ceci dit, un des buts de la présente invention est de réaliser un dispositif de construction relativement simple qui indique, à chaque instant, non seulement la longueur totale du ruban qui a été laminé, mais encore les longueurs qui, à ce même instant, ont été laminées respectivement au-dessus et au-dessous des tolérances fixées.
Avec ces chiffres, il est naturellement possible de déterminer le pourcentage de ruban laminé dans les limites des tolérances.
Une forme d'exécution est montrée, à titre d'exemple, au dessin annexé.
La fig. 3. représente une élévation partielle, schématique, d'un laminoir montrant la disposition générale du dispositif.
La fig. 2 est une vue en élévation représentant le montage de la jauge à micromètre.
La fig. 3 est une vue en élévation des tableaux de compteurs.
La fig. 4 est un schéma montrant le dispositif d'entraînement des compteurs.
La fig. 5 est un schéma de connexions.
La fig. 6 montre une disposition pratique d'un tableau sur lequel peuvent etre portés les résultats des différentes équipes.
Dans la fig. 1 sont représentés des rouleaux de laminage l et des rouleaux d'appui 2, montés dans une cage 3 de laminoir, à travers laquelle passe la bande 4 qui est travail lée par ce laminoir.
La bande passe du laminoir dans la direction de la flèche sur un enrouleur 5.
Un rouleau 6 est muni d'une roue dentée 7 qui est disposée pour entraîner le générateur 10 d'un dispositif de synehronisation
Selsyn au moyen d'un pignon 8 engrenant avec la roue dentée 7 et d'une boîte d'engrenages 9.
Le générateur Selsyn 10 est relié électriquement à un récepteur Selsyn 16 - dont l'ac- tion est décrite ci-après.
On a indiqué par 11, d'une facon conventionnelle, une jauge à micromètre palpeur mobile, qui est montée comme il est indiqué plus clairement dans la fig. 2 pour être engagée sur le ruban 4.
Cette jauge 11 peut être d'un type connu et elle est montée de facon à pouvoir coulisser sur un support coulissant 12 et peut être déplacée pour être engagée ou dégagée de la bande au moyen d'un levier 13 relié à ladite jauge. Le levier 13 est muni d'un interrupteur à mercure 14 qui est disposé de manière à être fermé quand la jauge micrométrique 11. est engagée sur la bande 4.
L'interrupteur 14, comme il est décrit plus loin, est inséré dans le circuit du dispositif
Selsyn.
Un indicateur 15 de lecture à distance de la jauge à micromètre est monté sur la cage 3 du laminoir, comme représenté, et il comporte des contacts qui peuvent être réglés de manière que leur position corresponde aux valeurs supérieure et inférieure de la tolérance admise. Par exemple, les indicateurs peuvent être fixés à + 0,02 mm et à -0,02 mm, respectivement, de la jauge fixée.
La jauge à micromètre et son indicateur à distance décrits ici ne fout pas partie de l'invention et ne seront pas décrits en détail, car on peut se les procurer aisément sur le marché.
Le récepteur Selsyn 16 peut être placé en tout point approprié éloigné du laminoir et relié électriquement au générateur Selsyn pour être actionné par lui.
Le récepteur Selsyn 16 est accouplé à un axe rotatif 17 qui porte trois jeux de pignons de renvoi 18, 25 et 26, qui sont disposés pour entraîner des compteurs 19, 21 et 23.
lie compteur 19 est entraîné au moyen d'un accouplement fixe 20, tandis que les compteurs 21 et 23 sont accouplés par l'intel- médiaire d'embrayages magnétiques, respeeti remuent. 22 et 24.
Le compteur 19, qui est ainsi constamment entraîné quand le récepteur Selsvn i 6 tourie, indiquera, suivant les engrenages utilisés, en mètres ou en dizaines de mètres ou en unités queleonques à la demande, les longueurs totales de ruban qui ont été laminées.
Dans la forme d'exécution décrite, les engrenages sont choisis de manière que le compteur indique la longueur totale en dizaines de mètres.
Les embrayages magnétiques 22 et 24 sont disposés de manière à n'être actionnés pour entraîner les compteurs respectifs 21 et 23 que lorsque le ruban est laminé en dessus ou en dessous des limites de tolérances.
En se référant plus particulièrement au diagramme de connexions de la fig. 5, on voit que le courant alternatif d'alimentation arrive par les lignes 27 et 28. Celles-ci sont reliées au récepteur Selsyn par les conducteurs 29 et 30.
Comme on peut le remarquer, l'interrupteur à mercure 14 est branché en série dans le conducteur 31 pour ferm.er le circuit du générateur Selsyn 10 et le mettre en action quand la jauge à micromètre mobile 11 est en contact avec la bande.
Le générateur 10 et le récepteur Selsyn 16 sont interconnectés par les conducteurs 32, 33 et 34. Les embrayages magnétiques 22 et 24 sont alimentés en courant continu par un redresseur 35.
Le redresseur est connecté avec l'indiea- teur 15 et les embrayages 22 et 24 comme indiqué (fig. 5).
De cette façon, si la tolérance minimum n'est pas atteinte, le circuit s'établit par la ligne 36, le contact négatif de l'indicateur 15, la ligne 40, l'embrayage 24 et la ligne 39.
Quand cela se produit, l'embrayage 24 entre cn prise et l'inclieatenr 23 fonctionne aussi longtemps s que la cote dii ruban laminé reste au-dessous de la valeur minimum de la toléranee.
Aussitôt que la jauge du ruban s'accroît et atteint la limite des tolérances, l'embrayage 24 est débrayé et le compteur 23 cesse d'enregistrer.
lle même, si le maximum de tolérance est dépassé, le circuit s'établit par les lignes 36, le contact positif de l'indicateur 15, la ligne 37, l'embrayage 22 et la ligne 39, ce qui : fait que l'embrayage 22 entre en prise et que le compteur 21 enregistre combien de décamètres de ruban sont laminés au-dessus de la limite de tolérance maximum.
Il en résulte clairement qu'un tableau peut être établi comme celui montré à la fig. 6 et que sur ce tableau, on peut inscrire la désignation de l'équipe (par exemple par tour et chef d'équipe) et, après l'avoir calculée au moyen des indieations des compteurs, la longueur de bande laminée dans les tolérances et, enfin, les longueurs laminées en dessus et en dessous des dimensions tolérées, ces longueurs pouvant être calculées en pour-cent.
Il est clair qu'à chaque instant, tout ce qui est intéressant peut, en observant les ta bîcaux des compteurs de la fig. 3, être connu et indique immédiatement comment le laminage s'effectue.