<B>Procédé de commande du fonctionnement d'un onduleur.</B> Contrairement à ce qui se fait dans les redresseurs où l'on commande l'instant d'al lumage, et qui peuvent en général être mis hors fonction d'une façon très rapide en em pêchant un allumage, par exemple, par une tension négative appliquée aux grilles ou en supprimant une impulsion à un allumeur ins tantané, il est très difficile de mettre des on- duleurs hors fonction d'une façon rapide. Un allumage manqué entraîne dans les onduleurs une perturbation plus ou moins grave, à la quelle il faut remédier par les moyens spé ciaux, généralement par une réduction de la tension continue alimentant l'onduleur.
Il est connu d'employer comme dispositif protecteur des convertisseurs statiques, une valve de passage branchée en parallèle avec le convertisseur et mise en fonction, par exem ple en cas de perturbation, de façon à déchar ger le convertisseur. La mise en circuit d'une telle valve de passage n'est cependant qu'une mesure provisoire. Dans un redresseur, elle a été complétée, par exemple, par un blocage de l'allumage continu, mais, dans les onduleurs, on s'est contenté de ce moyen provisoire et on a considéré une réduction de la tension continue comme une mesure de complément.
La présente invention a pour objet un pro cédé de commande du fonctionnement d'un onduleur, qui est caractérisé en ce que pour la mise hors de fonction de l'onduleur, on dé bloque une valve de passage branchée en pa- rallèle avec l'onduleur, en empêchant en même temps que l'onduleur fournisse du courant. Une mesure empêchant l'onduleur de fournir un courant peut consister, par exemple, en un blocage de l'allumage.
Tandis qu'une telle mesure, prise sans préparation, provoque. une perturbation au lieu d'y remédier, il a été prouvé que conjointement avec le déblocage d'une valve de passage, ladite mesures peut très bien être utilisée et qu'elle met alors l'on- duleur définitivement hors fonction.
Une autre mesure qui est connue en soi, mais qui est plus facilement réalisable avec le déblocage de la valve de passage qu'autre ment, consiste en un déclenchement de l'on duleur du réseau alternatif. Ce déclenchement peut normalement, après la mise en fonction de la valve de passage, être effectué pratique ment sans courant. Si, d'autre part, une per turbation sérieuse s'est produite, par exemple des altérations considérables des tensions du réseau alternatif ou des dégâts aux grilles de l'onduleur ou à leurs organes de commande, l'onduleur peut continuer à débiter un cou rant considérable, même après le déblocage de la valve de passage.
Ce déblocage réduit pourtant le courant de l'onduleur et permet surtout le blocage de celui-ci par l'application d'une tension négative aux grilles, mesure qui est, autrement, sans résultat dans un ondu- leur.
Dans la fig. 1 du dessin annexé, on a re présenté le diagramme des tensions d'un on- duleur triphasé, soit les trois tensions d'un onduleur à simple voie, soit les tensions des valves de la moitié d'un onduleur à double voie, à savoir les valves dont les cathodes sont reliées ensemble. Les courbes de tension d'un tel onduleur sont désignées par I, II, III, et les parties en trait gras de ces courbes repré sentent les parties des périodes pendant les quelles les phases conduisent le courant.
(Le temps de commutation a été négligé.) La ligne zéro représentes le potentiel du point neutre du transformateur d'un onduleur à simple voie et le potentiel de la cathode est repré senté par celui des anodes débitant le courant, donc la courbe composée par les trois courbes en trait gras, la chute de tension entre anode et cathode d'une valve active étant négli geable.
Généralement, le fonctionnement comme onduleur implique que la valeur moyenne du potentiel de la cathode est négative par rap port au point neutre du transformateur. Il peut arriver cependant que les plus hautes -aarties de la courbe de tension de la cathode montent au-dessus de la ligne zéro de la fi gure, et ceci implique que la tension de l'on duleur prend les sens de celle d'un redresseur pendant des parties de périodes.
Pour les onduleurs à double voie, les con ditions de fonctionnement sont en réalité tout à fait analogues à celles décrites, bien que leur représentation dans un diagramme soit un peu plus compliquée.
Une mesure à prendre conjointement avec la mise en fonction de la valve de passage est de retarder suffisamment l'allumage de l'on- duleur, de manière à le rendre inactif, ce qui implique que la tension de l'onduleur ne peut pas prendre le sens de celle d'un redresseur, même pendant une partie d'une période.
Les mesures décrites conviennent surtout à des onduleurs qui sont reliés en série avec d'autres onduleurs similaires, pour transfor mer une tension continue très haute. Ces me sures doivent alors être appliquées aux ondu- leurs individuels, de façon qu'un ou plusieurs d'entre eux puissent être mis hors fonction, tandis que les autres continuent à fonction ner normalement.
Les mesures peuvent être appliquées soit en cas de perturbation, quand elles doivent intervenir d'une façon automatique, soit dans les cas où l'on veut mettre un onduleur tem porairement hors fonction, par exemple pour une inspection.
La remise en fonction d'un onduleur shunté par une valve de passage se fait, de préférence, de la manière qui sera décrite ci- dessous en se référant à la fig. 1. Si l'on court-circuite par une valve de passage la connexion entre le point neutre du transfor mateur et la cathode (correspondant à la con nexion .entre les deux bornes à courant con tinu de la fig. 2), les anodes présentent tou jours un potentiel négatif par rapport à la cathode et ne peuvent donc pas s'allumer. Pour allumer une anode, il est nécessaire qu'elle soit débloquée pendant que son poten tiel est encore supérieur à celui du point neu tre,
c'est-à-dire pendant que sa courbe de ten sion (par exemple la courbe I) est au-dessus de la ligne zéro. Si elle est donc débloquée au point a et si la valve de passage est bloquée avant que la courbe I coupe la ligne zéro, la valve correspondant à I commence à laisser passer le courant qui passe ensuite dans l'ordre normal à la prochaine valve en service, ete. Généralement, la condition de remise en ser vices peut être formulée ainsi: L'onduleur doit être déphasé d'un angle tel qu'il donne une tension qui a le sens de celle d'un redresseur au moins dans certaines parties de périodes.
Le blocage de la valve de passages peut être effectué avant ou après l'allumage de la valve de service, mais il doit être complet avant que la tension moyenne du courant continu de l'onduleur passe par zéro.
Le procédé selon la présente invention pour mettre l'onduleur hors service doit, dans la plupart des cas, être appliqué conjointe ment avec un réglage ou une limitation du courant de la source de courant continu, qui peut être, par exemple, un groupe redresseur, (le faon que le court-circuit total ou partiel de l'onduleur, du côté courant continu, ne pro voque pas de courants inadmissibles.
Un exemple d'une installation permettant la mise hors fonction d'un onduleur selon le procédé objet de l'invention est représenté d'une façon schématique dans la fig. 2. 1-6 sont six valves d'un onduleur triphasé à double voie, dont les bornes côté courant con tinu sont désignées par 7 et les bornes côté courant alternatif par S. Du côté continu, l'onduleur peut, par exemple, être relié en série avec des onduleurs similaires et, du côté alternatif, il peut être relié à un réseau par l'intermédiaire d'un transformateur.
Du côté courant continu, tune valve; de passage 9 est branchée en parallèle sur l'onduleur.
Pour la commande des grilles, chacune des valves est munie d'un organe (connu en soi) qui n'est cependant, pour simplifier le dessin, représenté que pour les valves 1 et 9 d'une façon toute schématique en 11 et 19, respec tivement. Cet organe peut, après avoir récit une impulsion dans l'une ou l'autre direction, maintenir la grille correspondante à un poten tiel positif ou négatif, jusqu'à ce que par vienne une impulsion dans la direction oppo sée.
De telles impulsions sont envoyées à tra vers des transformateurs d'isolation 21, 29 à partir clé commutateurs 31, 39, qui peuvent., par exemple, être reliés entre eux de façon que la grille de la valve 1 soit rendue négative en même temps ou immédiatement après que la grille de la valve 9 a été rendue positive. Eventuellement, les grilles des valves principa les 1-6 peuvent, comme il a été déjà dit., rece voir de telles impulsions conjointement avec le déblocage clé la valve 9, en même temps que la commutation de toutes les valves prin cipales est déphasée de façon que celles-ci ne donnent aucun courant,
ou bien un interrup teur dit côté alternatif peut être déclenché en même temps que le déblocage de la valve 9, de façon à couper la connexion entre l'onduleur et le réseau alternatif. Un tel interrupteur est, de préférence, monté dit côté basse tension d'un transformateur relié à l'onduleur. Après que l'onduleur a été mis hors fonc tion selon une des manières décrites, il est recommandable de le déconnecter des bornes courant continu par des sectionneurs 18, après que lesdites bornes du circuit courant continu et la valve de passage ont été court- circuitées par un sectionneur 17.
Certaines des valves principales de l'ondu- leur peuvent aussi servir de valves de pas sage. Dans ce cas, deux valves reliées en série entre les bornes de courant continu sont dé bloquées à la fois, ce qui n'est jamais le cas en régime normal.