Installation pour le tri et le classement de documents ou d'objets. La présente invention, due à 14I. Robert Gourdon, Paris, concerne une installation pour le tri et le classement de documents ou objets, en particulier de lettres.
Elle concerne plus particulièrement une installation du type dans lequel les docu ments ou les objets à trier et classer sont., après identification, introduits dans des ré ceptacles pourvus de moyens d'identification, les opérations de tri étant ensuite effectuées sur ces réceptacles et le classement étant alors réalisé par le déchargement. des récepta cles en des emplacements particuliers.
On connaît déjà des installations de ce type, qui utilisent des réceptacles, codés (c'est-à-dire munis de moyens d'identification disposés suivant un code déterminé) ou non, entraînés de faon continue et rigide à tra vers l'installation, par exemple fixés sur des bandes transporteuses ou à des câbles de transfert. Quelles que soient les formes de réalisation mécanique des machines prévues à cet effet, la manutention des documents ou objets, puis de leurs réceptacles, a. toujours été envisagée sous l'aspect. d'une chaîne de travail dans laquelle les opérations successives étaient rigidement liées les unes aux autres;
il en résultait une cadence de travail impé rative et prédéterminée, tant pour les opéra teurs que pour les mécanismes.
La présente invention vise à éviter cet. inconvénient. et à réaliser une installation de tri et de classement qui se prête particulière- ment à une exécution automatique qui assure l'indépendance des cadences de travail pour les diverses opérations (identification des do cuments ou objets, chargement des récepta cles codés, tri et déchargement), qui présente une grande souplesse d'utilisation, adaptable à toutes conditions d'afflux de documents ou d'objets à. trier et de rapidité de tri à.
satis faire, qui permette des cadences relativement lentes pour chaque fonction (chargement des réceptacles, tri et déchargement), tout en maintenant une vitesse d'ensemble satisfai sant aux conditions de rapidité exigées, et, enfin qui ait un encombrement. réduit vis-à-vis de l'encombrement des dispositifs antérieure ment utilisés.
L'invention a pour objet une installation pour le tri et le classement .d'objets, notam ment de lettres, caractérisée en ce qu'elle comporte un appareil de chargement des objets, des éléments récepteurs indépendants adaptés pour recevoir chacun au moins lui objet, un dispositif de groupage de ces élé ments en blocs de manutention, des organes de verrouillage et de déverrouillage de ces blocs, des dispositifs de sélection à au moins un étage pour lesdits éléments, des dispositifs d'identification et d'extraction des différents éléments, des dispositifs de déchargement des éléments récepteurs et des cases de réception des objets classés.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'instal- nation, objet de l'invention, appliquée au cas du tri et du classement du courrier postal.
Fig. 1 est une vue en perspective d'un ensemble de tri et de classement.
Fig. 2 est une vue en perspective d'un ré ceptacle ou pochette.
Fig. 3 est une vue en perspective d'un bloc de manutention des réceptacles.
Fig. 3A est un détail, à échelle agrandie, d'nn tel bloc.
Fig. 4 est une vue en coupe partielle de profil d'un élément de l'installation.
Fig. 5 est Lune vue en coupe partielle par A-B de l'élément de la fig. 4.
Fig. 6 est une vue en perspective avant de l'élément de la fig. 4, des parties étant enlevées.
Fig. 7 est une vue partielle, à échelle agrandie, de la fig. 4.
Fig. 8 est une vue en coupe, à mi-hauteur, d'un étage de sélection.
Fig. 9 est une vue -latérale de cet étage, des parties étant enlevées.
Fig. 10 est une vue partielle en perspec tive des mécanismes d'-Lui meuble de sélection. Fig. 11 est une vue en perspective, à échelle agrandie, de la partie inférieure des mécanismes de ce meuble.
Fig. 12A, 12B et 12C sont respectivement des vues dans des positions de fonctionne ment différentes d'un des mécanismes repré sentés à la fig. 10.
Fig. 13A et 13B sont des vues en pers pective et de face d'un mécanisme d'identifi cation et d'extraction -utilisé dans de tels meubles.
Fig. 13C est Lune vue en perspective d'un élément de ce mécanisme.
Fig. 14 est une vue en coupe de profil et fig. 14A Lune vue en coupe transversale d'un dispositif extracteur monté.
Fig. 15 est une vine en perspective d'un meuble de classement.
Fig. 16 est une vue en perspective des mé canismes de déchargement des réceptacles. Fig. 17A et 17B sont des viles en pers pective, respectivement de face, d'un méca- nisme d'identification et de déchargement uti lisé dans de tels meubles de classement.
Fig. 17C est une vue en perspective d'un élément de ce mécanisme, et fig. 18 est Lune vue en coupe de profil d'un tel mécanisme monté.
La fig. 1 représente schématiquement une installation complète de tri et de classement du courrier postal. Les lettres sont empilées en 1 à .l'étage supérieur d'un meuble d'iden tification et d'indexage 2, dans lequel elles sont introduites dans des réceptacles indivi duels, ou pochettes, sous .la commande d'iln dispositif d'indexage muni d'un pupitre de commande 3.
Cette commande peut soit régler sur chaque réceptacle un code effa@rable, ca ractéristique de la destination de la lettre qui y est introduite (c'est-à-dire régler les posi tions d'organes identificateurs, d'après un code déterminé, suivant, la destination des lettres à trier), soit choisir pour réceptacle d'une lettre un de ceux dont le code prédéter miné .correspond à ladite destination. Les po chettes indépendantes ainsi- chargées descen dent dans le meuble au fur et à mesure de .leur chargement et sont finalement rassem blées en des blocs de manutention, tels que 4, à leur sortie du meuble.
Les blocs 4 sont alors dirigés vers des meubles de tri ou de sélection, soit tels qu'in diqués en 5, pour un premier tri en un nom bre limité de directions (quatre dans le type de meuble figuré), soit tels -qu'indiqués en 6, pour un tri détaillé suivi d'une distribution immédiate dans des boîtes postales 7, qui s'effectue dans la partie 8 de ces meubles. Dans le cas où l'on utilise des meubles de tri intermédiaire 5, les réceptacles correspon dant à une même sélection effectuée dans ces meubles 5 sont ensuite regroupés en des blocs dirigés ensuite sur les meubles 6 affectés à des tris ultérieurs plus poussés.
Dans une telle installation, seules les opé rations effectuées dans les meubles 5 et 6 sont automatiques et s'accomplissent à des ca dences prédéterminées. Les opérations effec tuées dans le meuble 2 dépendent de la ca dence de travail de l'opérateur et, par suite, cette cadence peut, varier dans de larges li mites sans affecter la vitesse générale de tri dans l'installation.
En effet, selon la charge horaire, varia ble ait cours clé la journée, on selon la charge inoYenne du bureau postal considéré, on peut utiliser toutes combinaisons appropriées de nneubles d'indexage 2, de présélection 5 et de sélection 6. Par exemple, si la cadence de tri automatique dans les meubles 5 et, 6 est élevée, on peut utiliser plusieurs meubles d'identifi- eation et d'indexage 2 pour chaque meuble 5 oct 6.
Ou encore, si le centre est peu impor tant, les meubles 5 peuvent être supprimés, on être réduits à une ou deux unités polo' Un nombre plus grand clé meubles de sélection 6.
I1 paraît préférable pour simplifier, selon une caractéristique secondaire de l'invention, clé munir les réceptacles utilisés d'organes identificateurs, placés suivant un code déter ininé, disposés sur la tranche ou le côté de eliaclue réceptacle. La disposition latérale du code sur le réceptacle permet en effet d'em piler les réceptacles dans les blocs 4 dans le sens clé leur épaisseur, d'où une réduction de l'encombrement clés blocs ou, à un autre point (le vue, une possibilité de manutention d'un plus grand nombre de réceptacles par bloc.
])'autre part, la sélection s'effectuant latéra lement, il n'est, pas nécessaire de prévoir, à chaque position clé tri, des déplacements auxiliaires des réceptacles dans le bloc, tels chie basenlement ou inclinaisons, qui pour raient être nécessaires pour rendre leurs codes visibles si ces derniers étaient disposés sur les faces avant ou arrière desdits réceptacles. Enfin, cette disposition facilite l'extraction nniltiple (les réceptacles prévus d'antre part, comme on. le verra par la suite.
Un type préféré de réceptacle pour la mise < n ceuvre clé l'invention est représenté à la fig. 2. Il consiste en une pochette 10 ouverte à \sa partie supérieure, la face ou paroi avant 71 étant. plus basse que la paroi arrière 12 et un fond 13 étant susceptible d'être. ouvert, par exemple sous la. poussée de barres de commande 11, logées dans la pochette.
Les bords clé la paroi 12 sont encochés en 15 au milieu du bord supérieur et en 16 aux extré mités du bord inférieur, pour faciliter le gui dage et le maintien des pochettes dans les blocs et les chemins de manutention. Leurs parois latérales 17 sont plus épaisses que les autres parois et, dans ces parois latérales, sont ménagés des alvéoles ouverts latérale ment en 18 pour recevoir des codes réglables. En 19 est indiquée une cavité servant à gui der les dispositifs de mise en code et d'identi fication, comme cela sera décrit. plus loin.
Sur les faces supérieures et inférieures des parois épaisses 17 sont fixés des crochets tels que 20, offrant une prise aux extracteurs utilisés dans les opérations de sélection pour le re trait latéral d'une pochette identifiée d'un bloc de manutention.
Un exemple de bloc de manutention est représenté dans les fi,. 3 .et 3A. Il consiste en une carcasse 21 ouverte sur ses faces latérales et pourvue de rebords 22 pour le guidage des blocs au cours de leur manutention. Les faces internes supérieure et inférieure des blocs présentent des stries transversales écar tées d'une distance correspondant au moins à l'épaisseur d'une pochette, ou encore, comme indiqué en 23, un gaufrage transversal, de largeur élémentaire au moins égale à l'épais seur d'une pochette.
Les pochettes chargées et indexées dans le meuble 2 se présentent au bas du meuble en un empilage de largeur égale à celui d'un bloc 4, et. cet empilage est introduit par pous sée (au moyen de tout mécanisme approprié non représenté dans les dessins) dans le bloc vide qui l'attend. Les parois 12 des pochet tes assurent leur guidage dans les stries ou le gaufrage 23, comme visible à la fi-. 3, dans laquelle le bloc a été représenté, à cet effet, incomplètement chargé.
Au moment du chargement, une barre longitudinale de verrouillage 24 est main tenue soulevée par un organe approprié, schématisé en 25, qui coopère avec une pièce en saillie 26 solidaire .de la barre 24, ledit organe 25 étant monté fixe dans le meuble 2. Dès que le bloc 4 est retiré du meuble, la pièce 25 dégage la saillie 26 et la. barre 24 re- tombe dans une fente 27 et pénètre ainsi dans toutes les encoches 15 des pochettes, ce qui assure leur verrouillage en position. Les dé placements de la barre 24 sont guidés par des appliques 28 fixées sur .chaque face d'extré mité du bloc, sur lesquelles faces est recour bée la barre 24.
On voit qu'avec une telle disposition -de bloc, l'accès aux parois latérales des pochettes est dégagé pour toute opération de sélection.
Ces parois latérales portent un code d'identification réglable, comme indiqué pré cédemment. Les opérations de mise en code et de chargement des pochettes sont effectuées simultanément, selon une caractéristique par ticulière de l'invention, le courrier postal étant de plus oblitéré par une opération qui s'effectue au cours du chargement, selon une autre caractéristique également de l'inven tion, dans le meuble d'indexage 2.
Un fonc tionnement plus détaillé des mécanismes con tenus dans ce meuble va être exposé en rela tion avec les fig. 4 à 7.
Le courrier 1 à distribuer est empilé à l'étage supérieur du meuble 2 sur un tapis roulant 30 (fig. 4 et 7<B>)</B>, sur lequel il est maintenu vertical en étant pressé par tout dispositif approprié, schématisé en 31, contre une glace avant inclinée 32. Le tapis roulant 30 est incliné à la fois dans le sens de l'en traînement et dans le sens transversal, comme on le voit dans les fig. 4 et 5.
Une buse 33, alimentée en air sous pression par une souf flerie, assure en coopération avec le méca nisme de descente décrit plus loin la sépara tion de ce courrier, élément par élément, et applique chaque lettre ou missive qui se pré sente contre la glace 32, comme indiqué à la fig. 7. L'opérateur est donc à même de lire, au travers de la glace, la suscription de cha que lettre en indiquant la destination.
Il pré pare alors, à partir du tableau 3, l'enregis trement du code par l'intermédiaire d'un des combinateurs 29 sur ime pochette vierge 34, dans laquelle devra être conduit le document identifié. Les pochettes à mettre en code sont empilées à l'étage en dessous et guidées vers l'opérateur par tout dispositif d'avancement convenable, par exemple par .les bandes trans porteuses 60 et 61.
Entre l'étage du courrier 1 et l'étage des pochettes à charger sont intercalés, dans le meuble, les deux dispositifs suivants 1 Un dispositif qui prend individuelle ment chacune des lettres appliquées successi vement contre la glace 32 pour la faire descendre dans la pochette 34.
2 Un dispositif d'oblitération automati que de la lettre au cours de sa descente. Le fonctionnement des mécanismes assurant ces deux opérations est combiné de la façon suivante (fig. 4, 6 et 7): Un rouleau 35, logé dans le bâti du meu ble entre l'étage du courrier et l'étage des pochettes à .charger, est animé .d'un mouve ment oscillant qui se traduit par des montées et .des descentes répétées d'une lame souple 36 terminée à son extrémité par un prolonge ment rigide rugueux 37. En remontant, le prolongement 37 vient se placer derrière la lettre 1 qui est appliquée contre la glace 32 et en redescendant, il entraîne cette lettre, en coopérant alors avec un galet de guidage à monture élastique 38.
Sur l'axe du rouleau 35 et dans -deux extrémités du rouleau sont fixés ,les leviers 39 qui oscillent ou basculent avec l'axe. Ces leviers 39 portent des tiges 40 qui maintiennent en position soulevée des pièces 41 contre l'action d'un ressort 42, tant que les leviers 39 sont en position haute.
Lorsque les leviers 39 pivotent vers le bas, les tiges 40 s'abaissent et permettent au res sort 42 de faire descendre les pièces 41 qui dégagent l'entrée d'évidement 43.A cet ins tant, des doigts 44, fixés sur un axe 45 cons tamment soumis à l'action de ressorts non figurés, pénètrent dans les évidements 43 et entraînent, par l'intermédiaire de leviers 47 et 48, un rouleau imprimeur d'oblitération 46 qui vient porter contre la lettre en cours de descente et l'oblitère.
La longueur des tiges 40 et l'angle de basculement des leviers 39 sont tels que l'oblitération se produira tou jours à la partie supérieure de la lettre. En fait, l'ouverture 43 étant dégagée par l'abais sement de la pièce 41 (voir précédemment), c'est lorsque cette ouverture est démasquée par le bord supérieur de la lettre en descente que l'oblitération de ladite lettre se produit.
Au moment de son oblitération et ensuite au cours de sa descente dans la pochette à charger 34, la lettre est guidée sur l'avant. par des galets fixes tels que 4-9 (fig. 7) et sur l'arrière par des galets 51 portés par des bras 52 des leviers oscillants 39. Les leviers 47 et les galets 49 sont portés par des bras 53 fixés sur le bâti avant du meuble.
La pochette ainsi chargée d'un pli oblitéré est alors entraînée vers le bas par des galets 50 articulés par l'intermédiaire de tiges 54 et 55 sur des crémaillères 56, elles-mêmes en traînées par des roues dentées 57 dont la ro tation est commandée à, partir d'un groupe moteur 58. Une autre pochette vide vient prendre sa place, sous la commande des ban des transporteuses 60 et 61.
La pochette chargée est, à son arrivée à l'étage inférieur, poussée sous l'action d'un mécanisme non représenté entraîné par le groupe moteur 58, dans un couloir 59, où elle est maintenue entre les bandes transporteuses 61 et 62 (fig. 4 et 5). Lorsque le .couloir est plein, la butée de la pochette d'extrémité contre le fond du couloir, ou le poids de l'em pilage, ou un dispositif approprié permettant de compter le nombre de pochettes introduite clans le couloir, provoque la mise en marche d'un moteur qui assure le transfert de l'em pilage des pochettes chargées, par translation latérale par exemple, dans un bloc de manu tention 4, comme décrit en référence à la fig. 1.
Ces divers mécanismes étant décrits, il est maintenant possible d'exposer la succession des opérations d'identification, de ebarge- ment, de mise en code et d'évacuation des po chettes chargées et. codées, à l'intérieur d'un meuble 2 (fig. 4 à 7).
Chaque pli 1 qui se présente derrière la glace 32 est identifié visuellement par l'opé rateur placé devant le meuble. De la main droite, cet opérateur prépare la mise en code en fermant, par le contacteur 63, _1e circuit de préparation des combinateurs de code 29. Le temps d'arrêt du contacteur sur le tableau 3 peut être bref, inférieur à une seconde par exemple, les circuits mis en jeu restant exci tés après le retrait du contacteur.
La lettre identifiée est évacuée dans une pochette par le dispositif 37 et, comme expli qué, le pli est oblitéré automatiquement avec toutes indications de services désirées: lieu du tri, date, heure, numéro de l'opérateur, avant de s'engager dans la. pochette 34. En même temps, une pochette précédente chargée et codée, est. entraînée vers le bas par le dépla cement des crémaillères 56 qui remontent ensuite pour ramener les galets 50 en prise avec la pochette en cours de chargement et de codification qui, pendant. la descente de la crémaillère 56,a été amenée clans une po sition où elle est prête à être évacuée. Lors de leur remontée, les galets 50, grâce à leur articulation sur les crémaillères, glissent le long de cette pochette.
L'entraînement vers le bas de la pochette s'effectue sous la commande du groupe mo teur 58 dont le contrôle (mise en marche et arrêt) est assuré par l'opérateur au .moyen du levier de contact électrique 64 placé à sa main gauche. La mise en marche de ce groupe moteur commande également l'enregistrement du code par les combinateurs 29, actionnés par la. liaison 65; le fonctionnement de ces combinateurs permet. de réaliser, au moyen de dispositifs appropriés qui ne font pas partie de l'invention et qui n'ont donc pas été re présentés dans le dessin, la disposition des organes identificateurs prévus sur le côté des pochettes suivant un code déterminé (opéra tion dite mise en code ).
Dans l'exemple de meuble de chargement. des pochettes décrit, il a été de plus prévu un palliatif à des erreurs possibles ou des incertitudes de destination des lettres, au moyen d'un dispositif mécanique actionné par une pédale 66 (fig. 6), permettant d'ouvrir une pochette chargée avant sa descente. La pédale 66 commande l'abaissement, par rota tion de loquets 67 (fig. 7), de tiges 68 (dont une extrémité est seule représentée à la fig. 7, pour ne pas surcharger le dessin).
Ces tiges sont recourbées en<B>U,</B> de manière que leurs bords puissent appuyer respectivement sur les barres 14 (fig. 2), dont la descente com mande l'ouverture du fond 13 de la pochette, donc la chute de la lettre qu'elle contenait. Les lettres .ainsi évacuées sont recueillies en 69 dans le bas du meuble où elles pourront être reprises pour nouvel examen et orienta tion convenable.
Les blocs de pochettes 4 (fig. 1) ainsi chargées et mises en code, comme il vient d'être décrit, sont alors individuellement amenés à des meubles de tri, tels que les meu bles 5 (tri préliminaire) ou 6 (tri direct ou définitif). Dans chacun de ces meubles, les tris sont effectués selon un procédé de sélec tion multiple simultanée, également caracté ristique de l'invention, qui va maintenant être exposé, en relation avec les schémas des fig. 8 et 9, et l'exemple de réalisation des fig. 10 :à 14.
Lorsque, dans un des meubles 5 ou 6, un bloc de pochettes arrive à un étage de sélec tion, deux ensembles d'éléments identifica- teurs-extracteurs 70 et 71 viennent au con tact des parois latérales, porteuses de codes, des pochettes dans l'exemple choisi. Ces élé ments sont en même nombre que les pochettes dans im bloc et ont la même largeur qu'une pochette. L'organisation et le fonctionnement de ces éléments identificateurs-extracteurs se ront appliqués en détail à propos de la des cription des fig. 10 à 14.
Les caractéristiques des dispositifs d'iden tification que comportent ces éléments identi- ficateurs-extracteurs ont été préréglés pour obtenir la sélection désirée, et ces dispositifs commandent des moyens de préhension pour l'extraction du bloc, en une seule opération, des pochettes identifiées lors de la course de retrait des ensembles 70 et 71,
comme on l'expliquera plus complètement à propos de la description qui sera faite plus loin d'un élé ment identificateur-extracteur en référence aux fig. 10 à 14. La fig. 8 montre im tel pro cessus d'extraction en cours.
Les pochettes extraites sont entraînées par les extracteurs identificateurs entre des bandes transporteuses, telles que 72 et 73 (fig. 9), dont la surface est ondulée pour assurer leur maintien en position verticale, après quoi ces bandes sont entraînées par des rouleaux tels que 74 pour introduire les pochettes dans des couloirs de regroupement 75. Dans les meu bles de sélection intermédiaire, tels que 5 (fig. 1), l'avancement des pochettes dans ces couloirs peut n'être commandé que par l'in troduction successive des pochettes, de ma nière qu'elles se présentent sous la forme gé nérale d'un empilage susceptible d'être intro duit à nouveau dans un bloc de manutention.
Dans les meubles de sélection et de décharge ment, tels que 6 (fig. 1), les parois supérieu res 76 et inférieures 77 desdits couloirs, pour vues de crans de retenue 78, peuvent entraî ner directement les pochettes vers les postes de déchargement, un certain regroupement étant assuré par la différence des vitesses de déplacement linéaires des bandes 72, 73 et des parois 76, 77. Les parois peuvent d'ail leurs être fixes et des bandes transporteuses, assurant simultanément le maintien vertical des pochettes, peuvent glisser sur elles.
Les opérations qui viennent d'être indi quées peuvent évidemment être effectuées par de nombreux moyens de mise en oeuvre, dont les fig. 10 à 14 représentent un exemple de réalisation.
La disposition générale des mécanismes est. représentée à la fig. 10, le bloc 4 devant être entraîné successivement aux trois postes de sélection définis par les paires de bandes transporteuses 72-73, 72'-73' et 72"-73" et les paires symétriques figurées; le trajet de déplacement du bloc 4 passe entre ces paires .de bandes transporteuses, le bloc étant soutenu sur les deux paires de bandes trans porteuses 79 (avant) et 80 (arrière) par des taquets, tels que 81 (fig. 1), fixés sur ces bandes, pour aboutir à la position du bloc vidé de ses pochettes.
Les ensembles identifi- cateurs-extracteurs 70 et 71 ne sont pas mon trés à la fig. 10 pour simplifier la représenta tion.
Un moteur 82 est en prise permanente avec une boîte d'engrenages 83 à partir de la- quelle le schéma cinématique des transmis sions est le suivant. Un arbre vertical avant 84 et un arbre horizontal 85 entraînant, par l'intermédiaire d'un engrenage, un arbre ver tical arrière 86; les deux arbres verticaux 84 et 86 entraînant, par l'intermédiaire d'engre nages, des arbres horizontaux supérieurs 87 et 88 pour l'entraînement des bandes éléva trices 79 et 80. Les arbres 87 et 88 engrènent eux-mêmes avec des arbres latéraux, dont un seul est indiqué en 89 à l'avant de la figure. Sur les arbres verticaux 84 et 89, des man chons tels que 90 portent des engrenages à. angle droit 91 pour l'entraînement des bandes transporteuses 72-73, etc.
Un arbre horizon tal transversal 92 attaque, par une bielle 93, une barre oscillante verticale 94 disposée sur l'avant du meuble entre les bandes élévatrices 79. A chaque étage de sélection, la barre oscillante 94 porte un dispositif de crémail lère, schématisé en 95 dans les fig. 10 et 11 et représenté de profil, en plus de détails dans les fig. 12A, 12B, 12C. Ce dispositif de crémaillère vient périodiquement en prise avec un pignon 96 fixé sur un axe 97 présen tant deux filetages de sens opposés sur les quels se déplacent des supports 98 et 99 des dispositifs d'identification et d'extraction 70 et 71, une paire de dispositifs 70-71 étant prévue à chaque étage de sélection.
Cette commande s'effectue comme suit Lorsque la barre oscillante 94 est en position basse, les crémaillères 95 qu'elle porte par l'intermédiaire de l'articulation 100 sont, par rapport aux pignons 96 correspondants, dans la position représentée à la fig. 12A. A cet instant, les blocs 4 sont sur leurs bandes trans porteuses 79, en des positions intermédiaires entre les étages de sélection. Les engrenages 101 (sortie de la boîte de vitesse), 102 (en traînement de la. barre oscillante 94) et 103 (entraînement de l'axe 104 des bandes trans porteuses 79) sont en prise et tournent dans les sens indiqués par les flèches.
Lorsque la saillie 105 qui peut être, par exemple, la saillie 26 représentée dans les fig. 3 et 3 A du bloc 4, arrive au contact du bossage 106 (fig. 12B) de la crémaillère, il fait basculer celle-ci autour de l'articulation 100, de telle fagon qu'un téton fixe 107 porté par la barre 94 vienne buter contre le bord intérieur opposé à celui contre lequel. il porte en position de repos. La crémaillère engrène alors avec le pignon 96 qui, par la rotation de l'arbre 97, commande le déplacement si multané, vers l'intérieur, des deux ensembles identificateurs-extracteurs 70 et 71.
Le dépla cement des supports 98-99 de ces ensem bles permet le basculement autour d'axes tels que 108 (fig. 11) de pièces telles que 109, dans le sens de la flèche, d'où libération d'em brayages tels que 110, et arrêt des rouleaux ou bandes d'entraînement 72-73 qui se dé plaçaient jusqu'à cet instant sous la com mande de l'arbre 84. Le téton 107 coulisse dans la rainure 111 de la crémaillère jusqu'à ce que la saillie 105 du bloc à décharger libère le bossage 106 de la crémaillère (fig. 12C).
A cet instant, bien que le moteur 82 et l'axe 84 continuent à tourner, les bandes 79 et la barre 94 sont immobilisées pendant un temps suffisant à l'identification des pochet tes du bloc, du fait que les engrenages 102 et 103 comportent à cette fin des secteurs lisses 112 et 113, respectivement, comme indiqué à la fig. 11.
Toutefois, le secteur 112 est plus court due le secteur 113, de manière que la barre 94, donc la. crémaillère 95, redescend alors que le bloc 4 est. toujours immobile, ce qui a pour résultat d'opérer le recul des ident.ifi- cateurs-extracteurs avec les pochettes identi fiées. Le téton 107 se dégage de la rainure 111, et la crémaillère, par son articulation 100, dégage le pignon 96. En même temps, les supports 98 font basculer en sens inverse les pièces 109, ce qui réenclenche les em brayages 110 et actionne les rouleaux 72-73 pour l'évacuation des pochettes extraites, comme indiqué à propos des fig. 8 et 9.
Puis les bandes transporteuses 79 sont de nouveau entraînées et le bloc 4 continue sa course vers l'étage supérieur.
Selon la cadence imprimée au dispositif, il peut être désirable de n'introduire les blocs 4 dans le meuble qu'avec, par exemple, un intervalle de deux étages de sélection entre blocs. Aux étages auxquels il n'y a pas de blocs en déplacement, la crémaillère 95 ne vient pas en prise avec le pignon 96 corres pondant et le téton 107 se déplace alors dans -Laie seconde rainure 114 de la crémaillère, dont le guidage est assuré dans tous les cas.
Les ensembles identifieateurs-extracteurs peuvent être exécutés sous bien des formes selon les formes de réalisation .des pochettes et de leurs codes, mais, toutefois, pour la simplicité de la construction et du réglage, ils seront de préférence constitués par des organes semblables indépendants, assemblés dans une monture commune. Dans le cas où la disposition de la pochette est telle que re présentée à la fig. 2,
chaque organe identifi- cateur-extracteur peut être prévu avec les ca ractéristiques particulières qui vont être dé crites en relation avec les fig. 13 et 14.
Le corps de l'identificateur-extracteur est constitué par une pièce allongée à section en<B>U</B> 115, 116, 117, mieux visible à la fig. 14A. Les ailes 115 et 116 sont percées d'autant de canaux 118 qu'il peut y avoir d'index de code 119 logés dans la paroi 17 de la pochette (fig. 14). Les canaux 118 traversent complè tement la paroi 116 et finissent en trous borgnes dans la paroi 115. Dans certains de ces canaux sont logés des éléments d'identifi cation 120, en correspondance des codes de l'étage de sélection considéré.
Ces éléments 120, dont un est représenté en perspective à la fig. 13C, ont un .corps cy lindrique ou prismatique dont l'extrémité antérieure est fendue transversalement en 121; ils sont pressés vers l'avant par des res sorts 122, logés dans les canaux borgnes de la paroi 115 (fig. 14 et 14A), leur maintien étant assuré par des clavettes 123 (fig. 13A) pas sant à travers la paroi 116 et des perçages allongés 124 de leur corps (fig. 13C), de sorte qu'ils peuvent effectuer -Lune certaine transla tion dans les canaux 118 contre l'action des ressorts 122, sans tourner sur eux-mêmes.
Ainsi, lorsque les organes identificateurs- extracteurs sont amenés contre les parois laté- rales de pochettes codées, comme indiqué dans les fig. 14 et 14A, s'il y a concordance de code, les fentes 121 s'engagent sur des saillies 125 des éléments de code et les éléments iden- tificateurs demeurent dans leurs positions saillantes (ce qui est le cas pour l'élément su périeur 120 sur la fig. 14A) sous l'action des ressorts 122;
par contre, s'il n'y a pas concor dance de code (ce qui est le cas pour l'élé ment inférieur 120 sur la fig. 14A), l'extré mité avant (c'est-à-dire l'extrémité de gauche si l'on considère les fig. 14 et 14A) de l'élé ment 120 bute contre la saillie 125, disposée en regard, de l'index de code 119 et, par suite, l'élément 120 est refoulé vers l'arrière (c'est-à-dire vers la droite si l'on considère la fig. 14A) à l'intérieur de son logement, en comprimant le ressort 122 lorsque le disposi tif d'identification et d'extraction en 71 est amené contre les parois latérales des pochet tes codées 10.
Lorsque ce dispositif d'identi fication et d'extraction 71 est éloigné des dites parois latérales des pochettes 10, tout élément 120 qui s'est effacé à l'intérieur de son logement (comme c'est le cas sur la fig. 14A pour l'élément inférieur 120) re prend, sous l'action de la détente du ressort 122, sa position saillante.
Dans cette opération, la précision du gui dage ou centrage relatif entre la paroi 17 de la .pochette et l'organe identificateur-extrac- teur est assurée par la pénétration de la sail lie latérale 126 de la partie médiane 127 de ,cet organe dans la dépression 19 de la-paroi, et un guidage latéral est prévu grâce à .des plaques telles que 144 qui viennent. se glisser entre deux pochettes consécutives.
L'identification ainsi effectuée entraîne automatiquement, si elle est positive, la saisie de la pochette par le mécanisme de préhen sion servant à l'extraction. Ce mécanisme est constitué par deux barres 128 et 129, portant chacune à une extrémité une barre de préhen sion 130, 131, de profil incurvé, comme repré senté à la fig. 13B. Les barres 128, 129 sont découpées à leur autre extrémité de la façon montrée dans les fig. 13A et 14, de manière à pouvoir glisser à frottement sur un axe 132 porté par la paroi 117. Les barres 128, 129 sont logées entre les parties 115 et 116 du corps de 1.'identificaterir-exti#aeteur# 71.
Les extrémités intérieures découpées 133 et 134 de ces barres portent. des tétons 135 et 136 coulissant. dans une rainure diamétrale d'une came 137, de manière à. assurer la ro tation de cette came lorsque les barres se dé placent. simultanément. en se rapprochant ou en s'écartant. l'une de l'autre, ladite came tournant. contre l'action d'un ressort 138 (fig. 14), dont. la partie saillante vient s'en gager dans l'une ou l'autre de deux encoches de verrouillage (dont une seule est visible dans le dessin) prévues sur la. came 137, ce qui lui assure deux positions de verrouillage correspondant respectivement à la position d'engagement et à. la. position de dégagement. des leviers de préhension 130 et 131 par rap port aux crochets d'extraction 20 des po chettes codées.
Les éléments identificateurs sont. fendus sur l'arrière en 139 (fig. 13C), de manière à venir se placer à cheval sur les barres 128 et 129, et de plus présentent des encoches 140 qui, au repos, se trouvent en face de butées 141, portées par lesdites barres (il y a autant de butées 141 que de canaux 118).
Si donc il v a. concordance de code (fig.14), les barres 128 et<B>129</B> se rapproche ront, sous l'action d'un ressort 142, ,logé dans le bâti du meuble (un ressort par position d'identificateur-extracteur), du fait, que leurs butées 1-11 pénétreront dans les encoches cor respondantes 140 des éléments identificateurs en place.
Ces ressorts 1-12 sont montés sur un axe de commande unique pouvant tourner de 90 en temps voulu. Lorsque les barres 128-129 se rapprochent sous l'action du res sort 142, en cas de concordance de code, ce rapprochement détermine une rotation de la came 137 par l'intermédiaire des tétons 135-136; à la fin de son mouvement de ro tation, cette came se verrouillera dans la po sition d'extraction, grâce à. la saillie du res sort 138 et de l'encoche correspondante que comporte cette came. Le rapprochement des barres 128-129 déterminera un basculement des barres de préhension 130-131 qui saisi ront alors la pochette correspondante par ses crochets 20.
Cette pochette se trouvera alors entraînée et extraite du bloc où elle se trou vait lorsque l'ensemble des identificateurs extracteurs 71 (ou 70) effectuera sa course de retrait, qui l'éloignera du bloc de pochettes. S'il n'y a. pas concordance de code, une ou plusieurs des butées 141 des barres 128-129 ne seront. pas en regard des encoches 140 des organes 120 et porteront. contre le corps de ces organes; dans ces conditions, les barres 128-129 seront immobilisées et ne pourront pas se déplacer l'une vers l'autre, malgré l'action exercée par le ressort 142, ce qui em pêchera les leviers 130-131 de venir accro cher les crochets de prise 20 des pochettes codées, lesquelles ne seront donc pas extraites du bloc.
A la fin de cette course de retour, les po chettes sélectionnées sont. libérées des ensem bles identificateurs-extracteurs grâce à la dis position suivante Chaque came 137 porte un levier 137a qui, en position de repos, se trouve dirigé vers le bas et, en position active, vers le haut (posi tion indiquée en pointillé en 137' à la fig. 14), ce levier se déplaçant dans un évidement ad hoc de la paroi 115.
Une barre 143 commune à tous les organes identificateurs-extracteurs d'un bloc est alors abaissée par un poussoir lié au mécanisme général de commande (et non représenté clans le dessin, car il ne fait pas partie de l'inven tion) jusqu'à la position indiquée en 143', provoquant l'abaissement des leviers 137a qui avaient été actionnés (voir ci-dessus ) ; cet. abaissement des leviers 137a, fait tourner les cames 137 dans le sens des aiguilles d'une montre, ce qui entraîne l'écartement des barres 128-129 sous l'action de ladite came et des tétons 135-136 et, par conséquent, le dégagement des leviers 130-131 par rapport aux crochets de prise 20 des pochettes qui seront ainsi libérées.
La fixation des organes identificateurs- extracteurs dans leur support peut être telle que représentée; elle ne sera pas décrite en détail, non plus que certaines formes du corps de ces organes qui sont susceptibles de nom breuses variantes de réalisation et qui ne font pas spécialement partie de l'invention.
Les pochettes ainsi extraites à chaque étage de sélection sont alors regroupées ainsi qu'il a été décrit en référence aux fig. 8 et 9, en vue de leur déchargement dans les casiers postaux correspondants. La fig. 15 montre différents ensembles de pochettes regroupées, tels que 145, 146, 147, 148 passant au-dessus des goulottes de déchargement telles que 149 qui amènent les plis libérés des pochettes (la libération des plis contenus dans les pochet tes sera expliquée plus loin) à, des boîtes postales telles que 150.
Puis les pochettes vides sont évacuées par continuation de leur mou vement de translation horizontal et ensuite sont remontées verticalement, comme indiqué en 151, vers un poste d'évacuation 152. Les moyens de manutention ne sont pas indiqués dans ce cas, car ils peuvent consister en des bandes transporteuses bien connues en elles- mêmes dans la technique.
Le déchargement .des pochettes nécessite une nouvelle identification automatique et, selon certaines caractéristiques de l'invention, cette dernière identification a lieu sur un ensemble de pochettes regroupées. Si l'identi fication est positive, c'est-à-dire si les organes d'identification portés par les pochettes sont en concordance avec les organes tâteurs du dispositif de sélection destiné à choisir les pochettes qui doivent être déchargées, ce dé chargement s'effectue au moment où les po chettes passent par la position correspon dante, c'est-à-dire par la position dans laquelle il y a des organes tâteurs en concordance avec les organes d'identification de la pochette considérée.
L'avancement des pochettes devant les organes tâteurs du dispositif de sélection a lieu pas à pas (ce pas pouvant être multiple suivant <U>les</U> besoins et les réglages). Un exem ple de réalisation particulièrement intéres sante avec le mécanisme qui entre en jeu dans ces opérations d'identification finale va être décrit en référence aux fig. 16 à 18. La fig. 16 schématise un poste d'identifi cation et de déchargement à dix positions, correspondant, par exemple, à l'ensemble de pochettes regroupées 145 de la fig. 15.
Lors que les pochettes arrivent au poste considéré, elles ne sont acceptées qu'à la cadence déter minée par les réglages (dix par dix ici), du fait qu'une barre de blocage est appliquée sur l'encoche supérieure 15 de leur paroi arrière et est périodiquement débloquée pour l'avan cement (par des moyens d'entraînement non figurés), en synchronisme avec les opérations d'identification et de déchargement, de façron que ces opérations aient lieu pendant l'arrêt des pochettes. On doit noter que la vitesse de cet avancement n'est pas fonction du nombre de pochettes déchargées en parallèle.
Pour ce faire, une rangée .d'organes identi ficateurs 154 est fixée sur une barre 158 qui peut subir un déplacement transversal de faible amplitude par l'engrènement d'in pi gnon 159 et d'une crémaillère 160, cette der nière étant solidaire de la barre 158, dans une cornière de guidage 161. Les pignons 159 sont montés sur un arbre 162 dont l'extrémité porte un pignon 163 engrenant avec une cré maillère 164 d'une barre verticale 165.
Cette barre est animée d'un mouvement de va- et-vient à partir d'une boite d'engrenage 166, par exemple par l'intermédiaire d'un méca nisme pignon 167-crémaillère 168, la boite 166 peut comporter un moteur ou mieux être commandée par un renvoi entraîné par un moteur général affecté à toutes les comman des de déchargement.
A l'extrémité supérieure de la barre 165 est disposé un renvoi formé d'un pignon 169 et d'une crémaillère 170, pour l'entraînement synchrone alternatif d'un axe 171 qui, par les pignons 17<B>2</B> qu'il porte, sert à actionner les crémaillères 173 .des dispositifs d'ouver ture des pochettes, en cas de concordance de code. En effet, comme on le voit à la fig. 18, l'ouverture de la pochette s'effectue par abaissement de la crémaillère 173 qui refoule les barres d'ouverture 14 intérieures de la po chette.
Il est clair d'ailleurs que la même opération est simultanément effectuée à l'au- tre extrémité de la pochette par des éléments correspondants, comme indiqué à la fig. 16, les éléments correspondants étant affectés de l'indice ('). Toutefois, les organes identifica- teurs ne sont nécessaires que d'un côté. La possibilité de descente de la crémaillère est conditionnée par l'enfoncement. d'une barre <B>175</B> de l'organe identificateur.
Cet. organe est de conception similaire à celle de l'organe identificateur-extracteur des fig. 13 et 14; aussi, les éléments correspondants sont-ils dé signés par les mêmes références dans les fig. 17A à 17C et 18; le blocage des pochettes par la barre 153 a lieu sous la commande de l'identificateur par le mécanisme indiqué dans les fig. 16 à 18. Ce mécanisme est cons titué par deux barres 176 et 177 susceptibles de coulisser latéralement dans le bâti du meu ble et rendues solidaires d'une came 178 par des fentes 1.79 et 180, dans lesquelles pénè trent des tétons 181 portés par cette came.
La barre 176 est constamment rappelée par un ressort 183 travaillant à la compression et prenant appui sur le bâti du meuble, de ma nière que l'extrémité de la barre 177 presse sur la barre de blocage 153 des pochettes. La barre 177 est prolongée en 184, au-delà de la. crémaillère 173.
Lorsque les identificateurs 154 sont écartés pour permettre l'avancement des pochettes, le ressort. 183 agit pour basculer la came et, par suite, dégager la barre de blocage 153. Ce mouvement est possible du fait que l'extré mité 184 de la barre 177 peut. se déplacer latéralement, puisque cette extrémité 184 n'est plus retenue par la barre 175 qui s'est écartée vers la droite (fig. 18) avec l'ensemble de l'identificateur 154.
Lorsque les identificateurs reviennent, en se déplaçant. vers la gauche (fig. 18), contre les pochettes, la barre 175 presse contre le prolongement. 184 de la barre 177 et refoule cette barre vers la. gauche (fig. 18), provo quant le basculement inverse de la came contre l'action du ressort 183, d'où pression de la barre 177 sur la barre de blocage 153 et. maintien de la pochette. Si l'identification est négative, la barre 175 ne peut s'abaisser, une butée 141 portant. contre le corps de l'élément identificateur correspondant, et le ressort plat 185 soulevé, assure le débrayage du pignon 172 d'avec, la crémaillère 173, comme indiqué en pointillé en 186.
Si l'identification. est positive, la barre 175 descend, le ressort 186 n'est pas soulevé et le pignon 172 engrène avec la cré maillère 173 pour provoquer son abaissement, donc l'enfoncement des barres d'ouverture de la pochette. Il est clair que, simultanément, le prolongement (non figuré) de la tige 176 assure les mêmes opérations de la crémaillère de l'autre côté de la pochette. La lettre ainsi évacuée tombe dans une goulotte la condui sant à la boîte postale correspondante.
L'installation décrite peut avoir, en tout ou partie, de nombreuses applications dans d'autres domaines que celui du tri postal.